Une soirée qui fêtera le sortie de Cèl 2, nouveau triple album sur lequel nous reviendrons prochainement en ces pages...
KoSmïk muZïk
Zeuhl forcément mais aussi autour, ailleurs et surtout libre de toutes chapelles... Vidéos, sons, archives... le meilleur est à venir... ici ! Definitely Zeuhl but all around it too, elsewhere and above all free from all clans… Videos, sounds, archives … the best is to come… here !

mercredi 2 avril 2025
Yochk'O Seffer & Neffesh Music ce vendredi au Triton
jeudi 27 mars 2025
Magma à Istres
Assister à un concert de MAGMA plus de 55 ans après la création du mythe par une horde de jeunes fous furieux désireux d’en découdre avec les forces de l’Univers, est une chance inespérée, trop rare en ces temps qui n’incitent pas vraiment à placer quelque espoir que ce soit en l’avenir de l’humanité.
Reconnaissance éternelle donc, à cet enfant de 77 printemps qu’est Christian, que rien ne dévie de sa quête illuminée vers la vibration zeuhl ultime que lui seul est en mesure d’appréhender. Qu’importe le véhicule d’ailleurs, qu’il s’appelle MAGMA, OFFERING ou autre. Il me semble d’ailleurs que la « formule » MAGMA d’aujourd’hui, par la place qu’elle accorde aux voix et à leurs tessitures (avec 2 chanteuses alto, Isabelle et Sylvie, 2 soprano, Laura et Caroline, et un chanteur baryton, Hervé, sans oublier Christian lui-même côte basse et Thierry de plus en plus actif vocalement), fusionne le MAGMA « Zeuhl » de la décennie 70 au « OFFERING » injustement boudé la décennie suivante.
Ce soir, dans une salle comble, attentive et respectueuse, voire bienveillante, nous revisiterons « Köhntarkösz Anteria », étonnant laboratoire à thèmes du proto-MAGMA Zeuhl des années 72-73, ressuscité en 2004, mais toujours ponctué de « Om Zanka », sorte d’épiphanie que je me plais à imaginer durer jusqu’à l’aube. Après un détour par « Auroville » du regretté Michel Graillier, trop tôt parti vers Kobaïa et interprété par le trio pianos-basse constitué de Simon, Thierry et Jimmy (le fils de « vous-savez-qui » à qui il ressemble de plus en plus d’ailleurs), c’est au tour de « Félicité Thösz » de se réincarner en gagnant en magnificence à travers les envolées lyriques de Caroline, qui trouve là l’occasion de s’émanciper de son pupitre de fond de scène !
Un « Félicité Thösz » qui confine à l’allégresse et qui fait du bien à retrouver sur scène après tant d’années, mais dont Simon nous avouera plus tard dans la soirée qu’elle reste une pièce difficile à jouer, y compris pour le musicien aguerri et familier de l’univers musical vandérien qu’il est.
Si « Kobaïa » fut remis sur le métier une énième fois lors de la balance (un grand merci à ceux qui m’ont permis d’y assister !), c’est pourtant à « the Night we died » au final glaçant (le sang), puis à un « Ehn Deïss », tout autant pétri de fragilité que d’émotion, qu’ils revinrent de clôturer cette célébration sous forme d’un « MAGMA à la maison » en grand format.
Aucune date n’étant actuellement prévue au-delà du 14 août (festival « Motocultor » à Carhaix-Plouguer en Bretagne), précipitez-vous voir MAGMA là où vous le pourrez. Moi, j’ai déjà mon billet pour le Théâtre de la Mer à Sète le 20 Juin prochain !!!
Pierre Durand (Article & 1er cliché - Autres clichés = Eurydice Anahë).
lundi 24 mars 2025
Alerte aux fortes chaleurs chez Thierry Zaboitzeff
Thierry Zaboitzeff se retrouve seul aux commandes de son orchestre "imaginaire" dans un cheminement lié à l'actualité climatique. Introduction sous forme d'alerte, ambiance assez dures avec une large instrumentation très pertinente, le début de l'album est prenant et happe facilement l'auditeur. L'agencement des sons et des masses sonores captent l'audition sur les trois premiers titres et sont sans détour dans leur maîtrise confirmée. Du grand art pour ceux qui aiment ce genre d'ambiances.
Cold Song, le 4eme morceau, est inspiré du titre le plus connu d'Henry Purcell, une relecture surprenante insérée subrepticement dans la fluidité des premiers titres de l'album. Cold Song est ici une allégorie à la suffocation climatique. A l'origine tiré d'un opéra faisant référence au Roi Arthur, le chant, ici en langue imaginaire, interpelle forcément car très éloigné de la version de Klaus Nomi. Un décalage assez transgressif qui peut ne pas convaincre certains...
Echoes m'évoque une forme de folklore imaginaire, une danse rituelle de la pluie ? Allez savoir... Mais la cause est entendue et le disque s'achève dans les craquements du bois qui brûle, il est désormais bien tard... trop tard.
Dupont & Dupond
Inoui Distribution
mercredi 19 mars 2025
Un Bandcamp pour Jannick Top avec de jolies raretés
Seul le label fonctionnera, brièvement, mais le temps de lever le voile sur l'univers musical de cet étrange compositeur. De jolis documents, recoupant l'histoire de Magma furent publiés avant que l'aventure ne s'arrête une fois encore...
Le Bandcamp proposé depuis plusieurs semaines met à disposition plusieurs disques publiés ainsi que l'ultime version d'Infernal Machina augmentée de la Musique des Sphères.
A commander ICI avant qu'il ne soit trop tard... définitivement.
mardi 4 mars 2025
Magma sans Hervé et Stella pour les prochains concerts
Chers amis,
mardi 25 février 2025
Une souscription pour le nouveau projet d'Albert Marcoeur
V'là autre chose comprendra 13 titres et... trente musiciens ! Les cordes sont toujours là mais notons le retour des cuivres (Tiens Denis Brely, Louis Sclavis) au sein de guitares, d'accordéons, de piano, de chœurs, de percussions... On en salive d'avance !
Produire un tel projet dans le contexte actuel n'est pas chose facile et un système de souscription/financement participatif a été mis sur place avec différentes propositions.
On vous espère nombreux à nous y rejoindre ICI
samedi 22 février 2025
Masal Siempre
Cette fin d’année 2024 aura vu la sortie du dernier album de Masal, deux ans après le précédent, Ahora. Voilà une histoire qui se déroule sur presque un demi-siècle, avec une longue parenthèse jusqu’en 2009 où le groupe se réactive pour une nouvelle série d’albums mettant à la manœuvre la famille PRAT : Jean Paul et son fils Jean. Ces 2 opus ont pour point commun, entre autres, de rassembler un vaste collectif de musiciens, ouvrant ainsi un large éventail de possibilités harmoniques.
Quelques jours avant la mise en vente officielle de l’album, Masal avait convié son public sur Bandcamp pour une écoute en live et en avant-première de son nouveau disque, intitulé Siempre,
Nous étions donc une poignée de chanceux à nous être connectés pour le découvrir ensemble et en présence de Jean Paul PRAT en personne.
Une initiative originale et heureuse qui nous a offert le luxe de partager ce moment de découverte, comme une sorte de concert privé entre « happy few ». Un tchat était disponible pendant toute la durée de la session, ce qui a permis aux uns et aux autres d'exprimer leurs ressentis et d'interagir avec le compositeur. L’accueil a été unanimement enthousiaste et c’était à la fois agréable et instructif pourvoir partager ces feedbacks.
Tout au long de l’album, on est frappés par la richesse musicale des arrangements et compositions, par la recherche et la finesse d’écriture, mais aussi certains partis pris dans le choix des instruments. C’est une musique expressive et picturale : on voit au fil des morceaux se former des images, des couleurs et des formes. La réalisation est aussi d’une grande qualité, il s’agit d’une autoproduction de très belle facture.
On remarque également le grand contraste entre la 1ère et la 2e partie de l’album. Nous avons là un « noir et blanc » assez saisissant, un fort contraste d’ambiance et d’esprit : animus et anima, feu et eau, ombre et lumière …
Ainsi, dans la première partie se retrouvent des compositions issues ou inspirées des opus des années 80, avec une belle patine de cuivres, un registre plus nerveux et plus Zeuhl. La deuxième partie fait place à des morceaux plus longs, mettant en valeur des instruments que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans ces territoires musicaux : hautbois, clarinette, flûte, mandoline ….
L’album s’ouvre ainsi sur un 1er monceau très tonique : le TGV vers le Paradis nous emmène crescendo, dans un rythme joyeux et soutenu. La guitare électrique et les cuivres s’en donnent à cœur joie, soutenus par une batterie sans faille.
Petite variante pour le morceau suivant, Feu, construit sur les boucles avec des accords répétitifs sur lesquelles s'implantent des tourneries, avec une ambiance un peu plus pesante. On reste dans cet esprit électrique augmentée de cuivres, c’est d’ailleurs le morceau de l’album où l’influence de Magma se fait sentir le plus clairement. Certains sur le tchat évoquent une « marche des géants » et c’est vrai qu’on se figure bien leur pas décidé, rappelant un peu la « marche des éléphants » de la section cuivre de certaines versions de MDK.
Après le dernier accord, nous voilà en train de changer de monde sans transition aucune ! On passe à une tout autre palette et à une tout autre énergie.
La Danse de l’eau nous transporte dans une ritournelle inspirée des musiques anciennes, où le thème est décliné et réinterprété par plusieurs instruments : clarinette, piano, flute … On entre dans l’univers de la limpidité, de la fluidité et de la légèreté. Ce n’est pas démenti par la suite, Isami déclinant sa danse gracieuse et poétique, sur une douzaine de minutes, avec une très jolie mélodie au piano. Des flots d’eau vive, le bien nommé, invite le hautbois à broder autours du piano dont l’ostinato permet à chaque instrument de raconter son histoire. Un très bel ensemble de flute et clarinette, des cuivres s’exprimant en douceur et en rondeur, puis une tonalité nostalgique qui s’invite avec la guitare, et une conclusion sur la pointe des pieds en s’effaçant petit à petit dans un écho japonisant.
D’une façon surprenante, l’album se conclut sur une reprise de La Marseillaise dans une forme de douceur jazzistique qui gomme l'aspect martial de l'hymne jusqu'à s'éloigner franchement du thème bien connu.
Au final, ce court album « deux en un » nous permet de passer un beau moment de musique, servi par une escouade de musiciens de talent. On ne saurait trop vous encourager à y glisser une oreille et à vous laisser tenter par la (re)découverte de l’ensemble de la discographie (un coup de cœur pour Vient des Quatre vents, dans cette antériorité pour ma part, mais l’ensemble mérite d’être écouté attentivement.)
Eurydice Anahë
mardi 18 février 2025
Le cas K.A. revient, et en 45T !
20 ans... Et oui, déjà plus de 20 ans, en 2004, que K.A. est sorti en CD. Et sur scène, on pourrait même dire plus de 50 ans !
Intéressant aussi, sachant que K.A. devrait faire partie du répertoire de la tournée à venir, voici que Music on Vinyl sort en pré-commande une version en résine de synthèse, en vinyle quoi, de K.A.
Alors, si le projet vous intéresse, pour une sortie officielle le 21 mars prochain, direction Seventh ICI
Petite, voire grande nouveauté, il sera à la vitesse de 45tm ! Et toujours en double LP.
mardi 11 février 2025
Embarquez-vous avec Ubik Kaotik Orkestra
dimanche 9 février 2025
Ad Vitam Duo à Ivry le 21 Février
vendredi 7 février 2025
Dans un mois, ce sera l'"émoi" du printemps, le mois du renouvellement et la tournée Magma !!
Avez vous réservé vos places ? Avez vous planifié vos vacances pour ces dates ? Avez vous payé vos chambres d'hôtels ? Avez vous le bon T-shirt acheté exclusivement chez Seventh ?
Bref, n'attendez pas le dernier moment...!
Un petit rappel, en plus de la Dawotsïn :
mardi 14 janvier 2025
Le 18 Janvier le Triton fête ses 25 ans avec un programme de haut vol !
Himiko, Band of Dogs, Simon Goubert, Sophia Domancich, John Greaves, Médéric Collignon, One Shot augmenté de Christophe Godin, Christophe Chassol, Thierry Eliez, Magma...
C'est le 18 Janvier et c'est inratable... enfin pour nous !
lundi 30 décembre 2024
MAJ C'est fait : Laurent Thibault annonce la sortie de la réédition de Univeria Zekt en vinyle avec un 45 tours bonus !
dimanche 22 décembre 2024
Magma en répétition publique au Triton ce 14 décembre 2024, l'apothéose finale !!
Sur la première date, Eurydice, nouvelle mais plus tellement, plume provençale de ce blog, nous avait fait un très bon et beau résumé (Ici) illustré de très belles photos mais quelques personnes n'ont pas été très satisfaites de la forme, voire de la formule de ces répétitions, et, en plus pas toujours de manière courtoise. Certes, libre à chacun d'avoir son opinion, positive ou négative, mais ceux qui, grands visionnaires du futur, ont dit "ciao" Magma, auraient mieux fait de tourner 7 fois leur langue & leur clavier d'ordi anonyme dans leur bouche (ou de celle de leur choix, mais SVP, pas la mienne...). On verra bien si certains révisent leur point de vue.
Alors, concernant ce 14 décembre, les couloirs et allée du Triton se sont remplis dès 13h00, des visages connus et toujours fidèles malgré un tarif inhabituel pour notre troupe dans cette salle, mais ramené à l'heure cela s'avère finalement très accessible (moins de 10€/heure). Nous voyons certains musiciens fendre une foule en liesse (oui, j'exagère, mais à peine 😄) afin de pénétrer dans le mythique espace "lilasien", un bassiste de renom arrivant même à vélo afin de préserver nos petits poumons noircis... Les portes s'ouvrent et la foule transie (de froid & d'impatience) entre dans l'antre...
Comme vous le savez, sinon on vous l'apprend, cette date était complète, et comme pour le pain, complet, il y avait le son, un son amélioré par de nouveaux équipements, ce n'est pas moi qui le dit mais la publicité du Triton. Une caméra était présente, comme pour les autres soirées, et, en en parlant avec Francis et Jacques Vivante (le frère du boss), cela devrait après montage aboutir sur les vidéo et streaming du Triton. Comme ça vous pourrez voir et vérifier que l'on vous a dit toute la vérité, rien que la vérité, promis, juré, craché...!On ne vous apprendra rien, les salles du Triton ne sont pas en concurrence coté surface de scène avec l'Accord Arena La Défense ou le stade de France, donc forcément 11 musiciens et leurs instruments, ça prend de la place. Du coup, mais pas que pour ça, Stella était face à la scène dans le couloir central, dos au pilier, juste à coté de moi (elle a été très sage toute l'après midi, je peux en témoigner). Au passage, sur ma gauche était assise Mme Jimmy Top mère, j'étais vraiment bien entouré ! Mais il y a aussi une compensation pour le public, une très grosse compensation, on peut être vraiment au contact des musiciens, moins d'un mètre, ce qui n'est plus guère possible de nos jours.
Le concept de ces 3 journées, répétitions avec public, veut dire que les musiciens jouent des morceaux ou des parties de morceaux, que certains demandent à revoir telle partie de tel thème, qu'ils font, volontairement ou non (!!??) des couacs, des problèmes de tempo... Bref, ça sert à faire des réglages, des révisions, des essais et autres. Ah, n'oublions pas non plus que le noir n'était pas la couleur vestimentaire "imposée" même si elle reste de mise et pas que pour Zébehn Straïn Dë Geustaah ! Et puis aussi l'ambiance, sur et hors scène est joyeuse, détendue, animée de diverses plaisanteries tout en restant très pro et concentrée.
Des couacs il y en eu, volontaires, involontaires (je l'ai déjà dit ?!!?), avoués ou dénoncés (ça, c'est pas beau !) Isabelle nous a concédé des erreurs, Stella a oublié de chanter tel passage (et a eu du mal à le reconnaître !), Simon n'est pas parti au bon moment ou sur la bonne gamme sur tel thème... Les réglages aussi, Stella n'étant pas sur scène, trouvait que Rudy jouait beaucoup trop fort en appelant presque à l'avis du public (puisqu'elle s'y trouvait au milieu). Etant moi même au 2ème rang, le son est plutôt "global" donc cela ne me dérangeait pas si Rudy jouait fort. Et jouait-il vraiment fort ?? D'ailleurs à plusieurs reprises il s'est élevé contre cette mise au pilori, cette injustice flagrante jusqu'à en être contraint de quitter le plateau. Bon, c'est surtout parce qu'il n'avait pas à jouer à ce moment là !! Cela nous donne l'occasion de voir et surtout d'entendre Christian dans un autre registre, l'humour vandérien, quand le Maitre peut mettre au millimètre ses plaisanteries et mots choisis. Un régal !
Ce samedi a été divisé en trois parties, de 14h20 à 18h45.
Nous eûmes en 1ère partie K.A. Ca tapait fort, ça frappait dur, ça grattait nerveusement et ça chantait haut ! Ah ce divin moment avec Om Zanka, découvert (pour moi) sur Inédits et entendu sur scène au milieu des années 2000 quand K.A. fut remonté et enregistré. Une espèce de condensé de Magma en quelques minutes, une montée progressive, un tempo lancinant et envoutant vers une apothéose volcanique, explosive ! Waow, rappelez vous Monseigneur dans Moi yen a vouloir des sous, "c'est le pied mon fils, le pied" disait-il. Et quel pied, celui d'un basketteur au minimum !! Cette 1ère partie a bien duré 1h40 environ, une pause a donc été prise, ce qui permet à tous et en fonction, de recharger les batteries, d'encrasser ses poumons, de remplir et/ou vider sa vessie, de discuter un peu et de se détendre le fessier de sièges pas si moelleux que ça...!
En deuxième partie, et pour une durée similaire, Magma nous a proposé "Auroville, La Dawotsïn, Dëhndë et Hhaï". Christian, nous ayant parlé de sa fracture ouverte à fort écoulement sanguin, a préféré lever le pied, enfin plutôt le bras droit, en cela poussé par les conseils avisés et protecteurs de Stella. Et donc nous l'avons retrouvé au chant sur des thèmes plus aériens, nous rappelant combien le départ trop tôt de Michel Graillier l'affectait et combien aussi celui de son meilleur ami René "Stundehr" Garber lui pesait. Nous aussi. Ces divers thèmes que nous avons entendu ces derniers temps en concert ou en rappel, nous rappelle combien est forte et diverse l'œuvre du (même des) Maitre, La Dawotsïn étant pour mon cœur , mon âme et mes oreilles, un des Graal de Magma.
La troisième et dernière partie, un peu plus courte, a été consacrée à Félicité Thosz. Christian était sur son siège à la batterie, mais juste pour taper ses cymbales ou donner un bon coup sur un de ses futs afin de marquer un temps ou une rupture. Du regard ou de la parole, interrogeant Stella pour jouer ou non, elle finit par lui demander ce qu'il voulait faire ! Alors il est reparti de plus belle à jouer, à se libérer d'une contrainte certainement salvatrice mais oh combien pour lui contraignante ! D'ailleurs sur ces 2ème et 3ème sets, on voyait bien que cela le démangeait de ne pouvoir pas jouer comme il l'entendait et le souhaitait, comme un gamin, un gamin de 76 ans, jeune, heureux, rayonnant, débordant d'énergie. Le pied !! (je l'ai dit plus haut, ah oui ?!? bizarre, vous avez dit bizarre mon cher cousin, comme c'est étrange...). Tiens, au passage, nos cantatrices reviennent toutes avec un beau chemisier en soie japonais, offert par Itoh, venu tout spécialement (??) du Japon. Il a eu du coup sa minute de gloire sous nos applaudissements. Un couple venant du Chili a eu le droit aussi aux remerciements de Simon, et devant moi un autre couple italien a lui aussi assisté au concert. Le monde entier réuni dans 80m carré !!
Comme à chaque fin de cession de ces trois journées, Simon (enfin si c'est lui qui à chaque fois en était le préposé) a demandé au public si quelqu'un voulait posé une question, dire quelque chose... Sans doute impressionné, le public n'a pas osé intervenir. Je me suis donc lancé à en poser une, grandiose... A savoir : "Christian, as-tu posé des bandes anti-dérapantes dans ton escalier ?" Il me regarde d'un air dubitatif (peut être même consterné...) et Stella précise du coup "oui, comme tu es tombé dans ton escalier, as tu mis des bandes sur tes marches ?" Il nous répond "mais non, je ne suis pas tombé dans l'escalier, je suis tombé debout !!!" Eclat de rire général dans la salle ! Il précise alors qu'il était pieds nus, qu'il avait des invités et que comme il faisait chaud il voulait ressentir la fraicheur du sol, qu'il y avait une grille au pied du fameux escalier et que c'est là à ce moment qu'il est tombé, se fracassant le bras sur une marche. Aidé aussi, a-t-il précisé, par deux bouteilles de scotch !! Maintenant, vous savez tout de cette histoire de fracture, de marches d'escalier et d'annulation/report de concert.
Profitant de la présence à mes cotés de Stella, je lui ai demandé si le répertoire du jour préfigurait celui de la tournée 2025. Elle m'a et nous a indiqué que celui-ci n'était pas encore arrêté. pour le savoir, il faudra venir, aux concerts. Nous y serons. Et vous ???!!!??? Elle m'a aussi dit que son livre autobiographique sur sa carrière et Magma, était fini d'écrire, mais elle doit encore le relire et le faire relire avant de l'envoyer à l'éditeur, lui n'étant pas encore trouvé même si de sérieuses pistes existent.
A noter qu'à l'origine, ces journées étaient partagées entre musique dans la salle 1 et le film "Tristan et Iseult" dans la salle 2, et rencontres ici et là pendant les pauses. Le concept a marqué ses limites car le film n'a pas été diffusé le 14 décembre (ainsi que le 28 novembre ?) car entre le film ou la scène, le choix est rapide. Et en plus on perdait sa place.
Voilà, il fallait vraiment être là aujourd'hui, et tant pis pour les grincheux qui n'ont pas voulu y être, tant mieux pour ceux qui y étaient et dommage pour ceux qui n'ont pas pu venir.
Votre dévoué, qui, sur un ton humoristique, lequel j'espère, ne vous a pas irrité mais représente plutôt le reflet d'une journée plus que plaisante, passionnante et joyeuse. Deux sensations qui seront les vôtres j'espère, en cette période de fêtes.
NB : que Thierry et Rudy me pardonnent, mais leurs photos n'étaient pas à la hauteur, j'en suis désolé...
Hamtaï !
lundi 9 décembre 2024
Anaïd en grande formation en Avril 2025
Comme vous le savez, nous soutenons particulièrement Anaïd au travers de ses aventures depuis sa refondation en 2014. Le groupe a un nouveau projet pour 2025, une vision orchestrale (cordes et vents) et dansante de sa musique pour un concert unique qui sera enregistré ef filmé en vu d'un double album live. A cette occasion, le groupe sera également renforcé par Sophia Domancich aux claviers.
Evidemment un tel projet demande des moyens. Le groupe s'appuyant sur son réseau local, le concert aura lieu à Saintes le Dimanche 13 Avril.
On peut l'aider en ligne en réservant sa place, en réservant le futur disque et plus encore...
C'est ICI pour les dons et le support...
samedi 7 décembre 2024
MàJ, Magma, les concerts 2025 annoncés
Après un accident (chute au pied de son eskalathör) survenu en août 2024 et la tournée automnale de 2024 reportée à 2025, la marche (d'escalier) reprend sa voie (et ses voix) céleste !
Et bien sûr, cela sera mis à jour au fur et à mesures des infos reçues.
Voici le planning annoncé ce jour :
dimanche 1 décembre 2024
Ad Vitam duo en concert
Ce sera sous la forme d'un duo que le groupe se produira en ce mois de Décembre : le 11/12 au Red Lion de Marseille.
mardi 26 novembre 2024
Une Xzonn à défendre
Une partie de la réponse est donnée dans le nom du groupe, aussi bien que le titre du disque, qui nous invitent à regarder ailleurs. Ni Paga groupe, ni résurrection de Weidorje, c’est une musique différente, tout aussi intense, vivante et subtile, dont chaque détour surprend et séduit. Certes, cette musique se dégage du lyrisme magmaïen, où une voix porte la musique (et nous emporte), car ici tout chante, les claviers comme la basse, tandis que la voix, discrète, endosse parfois un rôle harmonique. Les morceaux, au nombre de six, sont comme autant de petites suites, composées en séquences d’une grande richesse. D’autre part, que le titre, Ondes, renvoie à la dimension vibratoire de cette musique, constitue une parenté évidente avec l’univers magmaïen. Mais ce mot désigne aussi bien, de manière poétique, l’eau, ce qu’illustre thématiquement la photo de la pochette et ce à quoi renvoie cette musique, empreinte de poésie et de mystère.
Le disque s’ouvre avec « IC1101 », du nom de l’une des plus grandes galaxies de l’univers. Construit initialement autour d’une boucle funky et faussement facile, il offre un dialogue tout en tension entre des claviers à l’ampleur quasi symphonique et une basse tellurique et inquiétante, jusqu’à l’intervention de la clarinette de Stéphane Chausse, tour à tour lyrique et plaintive.
Le deuxième morceau présente un début apaisé et tendre, sur un tempo moyen, sur lequel se greffent des lignes de basse répétitives construisant une boucle envoûtante. Son titre, « Processionnaire », est bien choisi : c’est l’image d’une marche qui surgit à l’écoute de cette pièce, dont la lente montée chromatique accompagnée d’une batterie de plus en plus présente contient des réminiscences de Weidorje. Toutefois, comme les autres morceaux de ce beau disque, il donne lieu à un développement inattendu et se conclut par une séquence balançant entre lyrisme et apaisement, où le chant d’A. Paganotti, que l’on n’a pas entendu depuis longtemps dans cet emploi, fait merveille.
Le troisième morceau, « Obsess », s’ouvre avec un rythme funky qui dessine une boucle rythmique sur laquelle se superposent les sonorités froides et dissonantes des claviers, évoquant le paysage hivernal de la pochette. C’est un morceau où les mélodies foisonnent, dans lequel tous les instruments endossent un rôle mélodique, d’abord les claviers, puis la basse, tandis que la batterie impose un cadre rythmique implacable qui donne toute sa dynamique interne à cette composition. On n’est pas très loin du King Crimson période années 80, avec ses rythmiques diaboliques et ses climats lunaires, ni de certaines tourneries du Miles électrique période Pangea.
Le morceau suivant, titré « Ikari » (serait-ce le nom d’un héros d’animé japonais ?) est une composition plus onirique, apaisée et mélodique, reposant sur un dialogue entre la basse et les claviers, jusqu’à ce que la clarinette et la flûte de S. Chausse lui donnent un tour plus lyrique.
Avant le dernier morceau, l’un des plus réussis de l’album, vient le tour de « Karl », boucle rythmique prenant la forme d’un riff de deux notes, où l’on retrouve à nouveau le chant d’Antoine Paganotti, et dans lequel les lignes de clavier, avec leurs sons déchirés et saturés, tiennent un rôle à la fois rythmique et mélodique.
Puis vient le dernier morceau, « Fast », pièce de choix de l’album. C’est, dans une première séquence, un funk détraqué, avec sa basse magmaïenne, où la mélodie est constamment sur une ligne de crête, sous la menace des sons distordus de la guitare et des claviers. C’est ensuite le chant sans paroles d’Antoine Paganotti, qui délivre une mélodie qui ne va jamais là où on l’attend. C’est enfin une sorte de polyphonie instrumentale (on me pardonnera cette expression bizarre) où tout chante à nouveau : guitare, claviers, basse, conclue par un solo de clavier électrique sur une rythmique pleine de tension, avant qu’une nouvelle accélération ne précipite une fin brutale.
Voilà par conséquent un excellent disque, dont la musique est audacieuse, originale et pleine de feu. Il est à souhaiter que les amateurs de Magma, et plus largement de musique, auront la curiosité de le découvrir et donneront l’envie à ses auteurs de prolonger leur aventure musicale.
S.G.