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dimanche 14 juin 2026

Klaus Blasquiz & Emmanuel Borghi "aux sources du Magma".

Dans les murs du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, dans lequel Klaus professait encore l'an passé, une petite réunion eu lieu dans la médiathèque Hector Berlioz afin de discuter de Christian Vander et de Magma. En parallèle, une petite exposition de différents documents, disques & photos complétait cette soirée dans ces lieux. Expo qui va perdurer jusqu'au 3 juillet.

Klaus et Emmanuel sont, tout comme moi, arrivés bien avant l'horaire, afin de prendre possession des lieux, de l'environnement et répéter un petit peu. Des élèves répétaient, d'autres étudiaient et quelques personnes naviguaient dans cette petite médiathèque.


A l'heure prévue, soit 18h00, l'organisateur de cette soirée, Philippe Bourgeade, en présence de 40-50 de spectateurs, commença par nous présenter l'organigramme de cette réunion, exposé d'une dizaine de minutes tout de même, Jean-Pierre Vivante est largement battu dans cet exercice !

En fait, Philippe Bourgeade nous a conté les derniers moments précédent le lancement de Magma, un peu d'enfance de Christian et un peu d'histoire des premières années du groupe. Quelques petites bévues genre Elvin Jones fut le prof de batterie de Christian, que MDK est rebaptisé en Mecano Destruktiw Kommandoh... Et donc, entre quelques infos et discours le micro fut donné à Klaus afin qu'il conte sa version, narre cette histoire ou évoque quelques anecdotes au fil de la soirée.


Rien de vraiment nouveau pour le premier rang de l'assistance, dont Mme Klaus Blasquiz à ma gauche avec qui j'ai longuement discuté avant ce débat. Pour les autres, en fonction de leur connaissance du sujet, j'espère que ça leur aura donné envie de voir Magma en concert et/ou de les écouter sur disques (et non pas sur youtube...). Cette rencontre fut entrecoupée de nombreuses interventions musicales des élèves du Conservatoire (en fait ceux qui ont répété avant la soirée), nous jouant en piano à 4 mains un extrait du Printemps de Stravinski (superbe), un quintet de violoncelles nous offrant des extraits de Bartok, un duo sax-piano électrique/chant réinterprétant a Love Supreme de Coltrane, le quintet revenant une dernière fois nous interpréter For Us de Mauricio Kagel. 

Et Klaus et Manu dans tout ça me direz vous ??

Et bien, ils ont interprété l'intro de MDK, un extrait de Köhntarkösz, un autre de Kobaïa et à nouveau un autre extrait de MDK, au fur et à mesure du déroulement de la soirée et de l'histoire de Magma. Emmanuel, et c'est bien dommage, n'a été convié que pour joué du piano. Pourtant il aurait pu aussi nous éclairer de ses impression, et pas que celles de Coltrane !! Klaus, avec quelques percussions, a toujours cette voix si puissante et si en accord avec cette musique, et en plus, il est le seul à savoir danser dessus !!


Voilà, 1h30 plus tard, la soirée coté musique s'achevait et un pot venait clore celle ci.











mercredi 20 mai 2026

Christian Vander et certains ingénieurs du son...

Cette (toute petite) rubrique pourrait être cette d'une nouvelle série. Pas sûr... 

En tout cas, et cela vous aura peut être échappé, comme moi, mais en mars 2024 dans le n°211 de Batterie magazine, notre divin maître conteur, batteur, chanteur, compositeur... a dit ce qu'il pensait du son global actuel des batterie du fait des ingénieurs du son.

Même s'il n'est pas cité, Francis qui enregistre Christian depuis si longtemps n'est pas concerné. Et c'est tant mieux, on l'aime Francis !


Bon voila, c'était pour vous faire partager cette petite note en attendant mieux.

lundi 9 février 2026

Des nouveautés chez Soleil Zeuhl

Le label qu'on avait cru disparu se réactive donc cet hiver avec 4 publications, 2 LP, 2 CD. Disponibles sur le nouveau Bandcamp de Soleil Zeuhl ! 

mercredi 4 février 2026

Magma Zeuhl Kommandöh : un simple changement de perspective

Dans une formule resserrée et très justement baptisée Zeuhl Kommandöh, Magma nous a proposé une belle série de 5 concerts consécutifs en cette dernière semaine de janvier.

La promesse de l’expérience immersive a été tenue : c’est ce luxe qu’offrent les petites salles comme le Triton, grâce à la proximité avec les artistes, d’avoir la sensation d’être littéralement dans la musique avec eux.

Coté public, une assemblée quasi exclusivement masculine comme l’a fait remarquer avec plus ou moins de finesse JP Vivante dans son discours d’introduction, comptant des fans venus de loin (Chili, Japon) pour l’occasion . On a retrouvé aussi le jeune garçon qui était monté sur scène auprès de Christian à Nantes et lors de la répétition publique de novembre 25, apportant un peu de jeunesse dans ce cénacle.

Affranchi des chœurs qui avaient charmé nos oreilles ces dernières années, ce Magma-là opère un retour aux sources. Un Magma brut, minéral, qui a rappelé aux afficionados de longue date l’esprit du groupe des seventies. C’est la face plus dure qui s’exprime ici, sans concessions : sombre, puissante, implacable. Et quel kif !

Je ne choisirai pas entre cette version radicale et le Magma choral : ce sont deux expressions complémentaires d’une musique qui, comme nous l’avait prouvé le splendide akoustik wokaahl, se réinvente et s’incarne dans des formes multiples sans perdre de sa saveur . Evidemment on n'est pas emmenés dans le même monde ni dans la même ambiance, mais c’est aussi ça qui en fait la richesse !

Une des forces de cette proposition est sans doute de laisser de la place aux instruments pour faire respirer la musique, de donner à entendre véritablement le jeu et la richesse de chacun d’entre eux.  Ainsi, la révélation de cette série de concerts est sans doute le bassiste Charles Lucas. Dans une configuration minimaliste où chaque instrument s'entend pleinement, il fallait une basse présente et "sérieuse" .  C’est ce que nous a proposé Charles, avec un jeu parfaitement adapté au répertoire, à la fois lourd et swinguant, et dont on pouvait ressentir la vibration dans le sol aux premiers rangs. Sur scène, de beaux échanges de regard entre lui et Simon, une concentration intense - imaginons le travail qu'il a dû fournir pour, en moins d’un mois, apprendre tous ls morceaux ! Cela faisait un moment qu’on n’avait pas entendu un son de basse comme ça dans Magma, et ça fait bien plaisir.  Il faut aussi saluer le défi relevé par Hervé, qui a assuré seul pendant les cinq soirs le lead vocal, avec des pièces exigeantes sollicitant toutes les ressources de sa voix.

On a aussi pu remarquer l’évolution de son attitude scénique : regards très expressifs, gestes évoquant parfois ceux de Christian, marche immobile calée sur le martèlement de la batterie, accentuant l’aspect martial et nous emmenant avec lui dans cette traversée. Le plus impressionnant reste Christian et son incroyable énergie … Je retiens , entre autres, cet instant solennel quand il se lève derrière la batterie pour déclamer 
Ëk da ëhrdzort fuh osk : le rite s’accomplit entre lui et Hervé dont les voix se tissent dans une tension hypnotique.

S’il fallait comparer les 2 concerts auxquels nous avons assisté (les 2 derniers de la semaine) , je dirais que celui du vendredi était plus «fou» et celui du samedi plus «précis» musicalement .  

Nous avons eu la chance de redécouvrir un superbe Theusz Hamtaahk, œuvre rarement donnée
sur scène, surtout à un tel niveau, et une version magistrale de M.D.K.  , rappelant celle de l’album de 73. Dommage pour nous, pas de Zombie cette fois, mais on comprend que l’équipe ait fait le choix d’y renoncer afin de pouvoir tenir sur la durée. En bis, Ehn Deiss comme nous en avons pris l’habitude désormais, réarrangé pour s’adapter à la nouvelle composition du groupe, la partie de Stella restant confiée à la guitare de Rudy. C’est toujours un moment d’émotion et, en l’occurrence, une façon de clore la soirée dans l’apaisement après le déferlement qui aura précédé.

En résumé : un Magma exigeant, sans fard et plus vivant que jamais, que nous espérons revoir souvent en 2026 !


mercredi 5 novembre 2025

MàJ 4 - Le saviez vous ? Christian sur un album d'Yves Touati chez Futura

Au début des seventees, Christian Vander & Magma ont participé, par l'intermédiaire de Teddy Lasry, à plusieurs albums dits de "musiciens engagés" tels que Jean-Max Brua ou Gilles Elbaz par exemples. Yves Touati, devait en faire partie pour Futura Records, label mythique des années 70 (et au-delà) du monde musical "underground" français de l'époque.

A ce propos, j'ai contacté feu Gérard Terronès (RIP) et voici ce qu'il m'avait répondu à ce sujet, le 24 mars 2011, et oui, il y a déjà quelques années... 



Bonjour Franck,

Merci pour votre mail qui me ramène un peu plus de quarante ans en arrière, 1972.

Tout d'abord, les disques Futura n'ont jamais disparu, ils sont toujours visibles sur le marché du CD, parce qu'à 71 ans je suis toujours vivant, en bonne santé, et en activité (voir mon historique sur mon site Internet : http://futuramarge.free.fr.

Vous pouvez aussi en savoir plus long en allant sur Google, et en cherchant mes coordonnées (gérard terrones, ou Gérard Terronès, ou les Disques Futura et Marge), et en cliquant sur Citizen Jazz (les 40 ans du label Futura), et sur Culture Jazz (mon historique).

Depuis quelques années je m'efforce de rééditer en CD le plus de références Futura possibles, ce qui économiquement parlant n'est pas toujours facile et évident, car le public a beaucoup changé en cinq décennies, et par ailleurs le marché du CD s'affaiblit de plus en plus.

Exemple de mes récentes rééditions en CD, il y a très peu de temps durant ce mois de mars 2011,  le « Rire des camisoles » du groupe Barricade (Futura Red 07), et très bientôt au début avril ce sera l'apparition du « Aorta » de Paul Van Gysegem (Futura Ger 27).

Simplement au milieu des années 1970 face à différentes difficultés économiques, j'avais mis en sommeil le label Futura en créant un nouveau label (Marge) à tendance internationale et beaucoup plus politique (voir les Disques Futura et Marge sur Wikipedia et sur Google).

C'est seulement en 1997-98 que j'ai effectué la fusion des deux labels (Futura & Marge) en créant l'entité commerciale les Disques Futura et Marge, dont le siège social se situe au 127, rue Amelot, 75011 Paris.

Je ne pourrai pas vous aider dans votre recherche de documents sur le « Voyage en Printemps » d'Yves Touati (Futura Red 05) car après l'enregistrement le studio Europasonor à Paris a subi un très grave incendie qui a complètement détruit toutes ses structures.

En résumé, toutes les bandes magnétiques originelles ont été détruites dans cet incendie, et je ne dispose donc plus de traces de cet enregistrement.

Je peux seulement vous signaler qu'il existe quelque part une copie brute (fin de séance en vitesse 19cm) de l'enregistrement, mais la personne qui en dispose n'a jamais voulu nous la remettre (ou en faire une autre copie), tant à Yves Touati (maintenant décédé) qu'à moi-même.

Probablement, parce qu'à l'époque le groupe Magma de Christian Vander avait un contrat d'enregistrement exclusif avec un manager, et un autre label ?

Bref et sauf miracle (ou piratage ?), à moins de récupérer cette fameuse copie d'enregistrement, cet album Futura ne sera jamais publié !

En parallèle, comme de son vivant nous n'avions Yves Touati et moi-même jamais pu mettre en route la présentation et la configuration de cet album Futura, je ne dispose donc d'aucun document photos ou textes relatifs à cet enregistrement.

De plus je dois vous avouer que depuis 1972 j'ai été amené à poursuivre toutes mes multiples autres activités en professionnel (jazz clubs, concerts, festivals, radio, tournées...), et bien entendu ma mémoire à quelque peu faibli.

Je ne sais pas du tout si le fait de me rencontrer pourra vous rendre service, car franchement tout cela est tellement lointain que je n'en ai plus beaucoup de souvenir.

Faites moi savoir si vous voulez me voir (j'ai un chapeau très reconnaissable) ou vous voulez dans Paris, vous savez maintenant comment et ou me joindre.

Fraternité,  

Disques Futura et Marge
Gérard Terronès
http://futuramarge.free.fr





L'album devait s'appeler "Le Voyage en Printemps", chez Futura Red 05, enregistré de mai à septembre 1972 au studio Europasonor de Paris, et avec Yves Touati au chant & guitare, Teddy Lasry aux cuivres, Yochk'o Seffer aux cuivres, Louis Toesca à la trompette, Francis Moze à la basse, Christian Vander à la batterie.


Alors, si vous êtes l'heureux propriétaire de cette bande, et lecteur assidu de ce blog, nous comptons sur vous pour publier cette rareté, inconnue de la plupart (tous ?) d'entre nous !!

samedi 10 mai 2025

Magma, Christian Vander, Rudy Blas... ça a publié de mars à mai !

 

Certes, on vous communique l'info un peu tard surtout pour ceux qui ont déjà ces revues, mais peut être sera-t-elle utile pour d'autres, qui pourront encore commander ces magazines à leur libraire préféré.

Tout commence par Batterie Mag n°222 de mars 2025 avec une longue interview de Christian Vander sur 7 pages, illustrée de nombreuses photos, où l'on parle de l'actualité de Magma, de méthode de composition, de matériels...

L'aventure continue avec Guitare Part n°369 d'avril 2025, où Christian et Rudy Blas échangent, 6 pages avec photos où l'on cause de Magma, Coltrane, de guitare... et ça permet aussi de mettre en lumière Rudy, d'un naturel un peu réservé mais si sympathique !

Et, pour clore ce chapitre, Rock & Folk n°693 de mai 2025, 6 pages avec photos n&b anciennes et une interview de CV qui parle de l'historie de Magma. A noter, amusant hasard de circonstance, un article sur Starshooter, mais si, rappelez vous, "Ils courent plus vite que Magma, ils font plus de bruit que Guy Drut", sinon pas sûr que vous vous en rappelleriez de Starshoot...







Voila, tardivement, mais on vous l'aura dit !!


dimanche 22 décembre 2024

Magma en répétition publique au Triton ce 14 décembre 2024, l'apothéose finale !!


S'il n'avait fallu être présent qu'à une seule après midi, c'était bien celle-ci. Enfin, disons qu'au fur et à mesure des journées, le programme est allé crescendo. En effet, Christian, indépendamment de sa volonté, n'a pas pu jouer sur la première date, (K.A. était au menu), pour raison physiologique, avis médical en main ! Deuxième date, il était cette fois-là avec ses baguettes, au programme Félicité Thosz. Troisième et dernière date, notre percussionniste favori était (certes pas toujours) derrière ses futs zé cymbales pour un programme bien plus étoffé. 

Sur la première date, Eurydice, nouvelle mais plus tellement, plume provençale de ce blog, nous avait fait un très bon et beau résumé (Ici) illustré de très belles photos mais quelques personnes n'ont pas été très satisfaites de la forme, voire de la formule de ces répétitions, et, en plus pas toujours de manière courtoise. Certes, libre à chacun d'avoir son opinion, positive ou négative, mais ceux qui, grands visionnaires du futur, ont dit "ciao" Magma, auraient mieux fait de tourner 7 fois leur langue & leur clavier d'ordi anonyme dans leur bouche (ou de celle de leur choix, mais SVP, pas la mienne...). On verra bien si certains révisent leur point de vue. 


Alors, concernant ce 14 décembre, les couloirs et allée du Triton se sont remplis dès 13h00, des visages connus et toujours fidèles malgré un tarif inhabituel pour notre troupe dans cette salle, mais ramené à l'heure cela s'avère finalement très accessible (moins de 10€/heure). Nous voyons certains musiciens fendre une foule en liesse (oui, j'exagère, mais à peine 😄) afin de pénétrer dans le mythique espace "lilasien", un bassiste de renom arrivant même à vélo afin de préserver nos petits poumons noircis... Les portes s'ouvrent et la foule transie (de froid & d'impatience) entre dans l'antre...

Comme vous le savez, sinon on vous l'apprend, cette date était complète, et comme pour le pain, complet, il y avait le son, un son amélioré par de nouveaux équipements, ce n'est pas moi qui le dit mais la publicité du Triton. Une caméra était présente, comme pour les autres soirées, et, en en parlant avec Francis et Jacques Vivante (le frère du boss), cela devrait après montage aboutir sur les vidéo et streaming du Triton. Comme ça vous pourrez voir et vérifier que l'on vous a dit toute la vérité, rien que la vérité, promis, juré, craché...!

On ne vous apprendra rien, les salles du Triton ne sont pas en concurrence coté surface de scène avec l'Accord Arena La Défense ou le stade de France, donc forcément 11 musiciens et leurs instruments, ça prend de la place. Du coup, mais pas que pour ça, Stella était face à la scène dans le couloir central, dos au pilier, juste à coté de moi (elle a été très sage toute l'après midi, je peux en témoigner). Au passage, sur ma gauche était assise Mme Jimmy Top mère, j'étais vraiment bien entouré ! Mais il y a aussi une compensation pour le public, une très grosse compensation, on peut être vraiment au contact des musiciens, moins d'un mètre, ce qui n'est plus guère possible de nos jours.

Le concept de ces 3 journées, répétitions avec public, veut dire que les musiciens jouent des morceaux ou des parties de morceaux, que certains demandent à revoir telle partie de tel thème, qu'ils font, volontairement ou non (!!??) des couacs, des problèmes de tempo... Bref, ça sert à faire des réglages, des révisions, des essais et autres. Ah, n'oublions pas non plus que le noir n'était pas la couleur vestimentaire "imposée" même si elle reste de mise et pas que pour Zébehn Straïn Dë Geustaah ! Et puis aussi l'ambiance, sur et hors scène est joyeuse, détendue, animée de diverses plaisanteries tout en restant très pro et concentrée.


 Des couacs il y en eu, volontaires, involontaires (je l'ai déjà dit ?!!?), avoués ou dénoncés (ça, c'est pas beau !) Isabelle nous a concédé des erreurs, Stella a oublié de chanter tel passage (et a eu du mal à le reconnaître !), Simon n'est pas parti au bon moment ou sur la bonne gamme sur tel thème... Les réglages aussi, Stella n'étant pas sur scène, trouvait que Rudy jouait beaucoup trop fort en appelant presque à l'avis du public (puisqu'elle s'y trouvait au milieu). Etant moi même au 2ème rang, le son est plutôt "global" donc cela ne me dérangeait pas si Rudy jouait fort. Et jouait-il vraiment fort ?? D'ailleurs à plusieurs reprises il s'est élevé contre cette mise au pilori, cette injustice flagrante jusqu'à en être contraint de quitter le plateau. Bon, c'est surtout parce qu'il n'avait pas à jouer à ce moment là !! Cela nous donne l'occasion de voir et surtout d'entendre Christian dans un autre registre, l'humour vandérien, quand le Maitre peut mettre au millimètre ses plaisanteries et mots choisis. Un régal ! 



Ce samedi a été divisé en trois parties, de 14h20 à 18h45. 

Nous eûmes en 1ère partie K.A. Ca tapait fort, ça frappait dur, ça grattait nerveusement et ça chantait haut ! Ah ce divin moment avec Om Zanka, découvert (pour moi) sur Inédits et entendu sur scène au milieu des années 2000 quand K.A. fut remonté et enregistré. Une espèce de condensé de Magma en quelques minutes, une montée progressive, un tempo lancinant et envoutant vers une apothéose volcanique, explosive ! Waow, rappelez vous Monseigneur dans Moi yen a vouloir des sous, "c'est le pied mon fils, le pied" disait-il. Et quel pied, celui d'un basketteur au minimum !! Cette 1ère partie a bien duré 1h40 environ, une pause a donc été prise, ce qui permet à tous et en fonction, de recharger les batteries, d'encrasser ses poumons, de remplir et/ou vider sa vessie, de discuter un peu et de se détendre le fessier de sièges pas si moelleux que ça...!


 En deuxième partie, et pour une durée similaire, Magma nous a proposé "Auroville, La Dawotsïn, Dëhndë et Hhaï". Christian, nous ayant parlé de sa fracture ouverte à fort écoulement sanguin, a préféré lever le pied, enfin plutôt le bras droit, en cela poussé par les conseils avisés et protecteurs de Stella. Et donc nous l'avons retrouvé au chant sur des thèmes plus aériens, nous rappelant combien le départ trop tôt de Michel Graillier l'affectait et combien aussi celui de son meilleur ami René "Stundehr" Garber lui pesait. Nous aussi. Ces divers thèmes que nous avons entendu ces derniers temps en concert ou en rappel, nous rappelle combien est forte et diverse l'œuvre du (même des) Maitre, La Dawotsïn étant pour mon cœur , mon âme et mes oreilles, un des Graal de Magma.  



La troisième et dernière partie, un peu plus courte, a été consacrée à Félicité Thosz. Christian était sur son siège à la batterie, mais juste pour taper ses cymbales ou donner un bon coup sur un de ses futs afin de marquer un temps ou une rupture. Du regard ou de la parole, interrogeant Stella pour jouer ou non, elle finit par lui demander ce qu'il voulait faire ! Alors il est reparti de plus belle à jouer, à se libérer d'une contrainte certainement salvatrice mais oh combien pour lui contraignante ! D'ailleurs sur ces 2ème et 3ème sets, on voyait bien que cela le démangeait de ne pouvoir pas jouer comme il l'entendait et le souhaitait, comme un gamin, un gamin de 76 ans, jeune, heureux, rayonnant, débordant d'énergie. Le pied !! (je l'ai dit plus haut, ah oui ?!? bizarre, vous avez dit bizarre mon cher cousin, comme c'est étrange...). Tiens, au passage, nos cantatrices reviennent toutes avec un beau chemisier en soie japonais, offert par Itoh, venu tout spécialement (??) du Japon. Il a eu du coup sa minute de gloire sous nos applaudissements. Un couple venant du Chili a eu le droit aussi aux remerciements de Simon, et devant moi un autre couple italien a lui aussi assisté au concert. Le monde entier réuni dans 80m carré !!


 Comme à chaque fin de cession de ces trois journées, Simon (enfin si c'est lui qui à chaque fois en était le préposé) a demandé au public si quelqu'un voulait posé une question, dire quelque chose... Sans doute impressionné, le public n'a pas osé intervenir. Je me suis donc lancé à en poser une, grandiose... A savoir : "Christian, as-tu posé des bandes anti-dérapantes dans ton escalier ?" Il me regarde d'un air dubitatif (peut être même consterné...) et Stella précise du coup "oui, comme tu es tombé dans ton escalier, as tu mis des bandes sur tes marches ?" Il nous répond "mais non, je ne suis pas tombé dans l'escalier, je suis tombé debout !!!" Eclat de rire général dans la salle ! Il précise alors qu'il était pieds nus, qu'il avait des invités et que comme il faisait chaud il voulait ressentir la fraicheur du sol, qu'il y avait une grille au pied du fameux escalier et que c'est là à ce moment qu'il est tombé, se fracassant le bras sur une marche. Aidé aussi, a-t-il précisé, par deux bouteilles de scotch !! Maintenant, vous savez tout de cette histoire de fracture, de marches d'escalier et d'annulation/report de concert. 

Profitant de la présence à mes cotés de Stella, je lui ai demandé si le répertoire du jour préfigurait celui de la tournée 2025. Elle m'a et nous a indiqué que celui-ci n'était pas encore arrêté. pour le savoir, il faudra venir, aux concerts. Nous y serons. Et vous ???!!!??? Elle m'a aussi dit que son livre autobiographique sur sa carrière et Magma, était fini d'écrire, mais elle doit encore le relire et le faire relire avant de l'envoyer à l'éditeur, lui n'étant pas encore trouvé même si de sérieuses pistes existent.

A noter qu'à l'origine, ces journées étaient partagées entre musique dans la salle 1 et le film "Tristan et Iseult" dans la salle 2, et rencontres ici et là pendant les pauses. Le concept a marqué ses limites car le film n'a pas été diffusé le 14 décembre (ainsi que le 28 novembre ?) car entre le film ou la scène, le choix est rapide. Et en plus on perdait sa place. 




Voilà, il fallait vraiment être là aujourd'hui, et tant pis pour les grincheux qui n'ont pas voulu y être, tant mieux pour ceux qui y étaient et dommage pour ceux qui n'ont pas pu venir.


Votre dévoué, qui, sur un ton humoristique, lequel j'espère, ne vous a pas irrité mais représente plutôt le reflet d'une journée plus que plaisante, passionnante et joyeuse. Deux sensations qui seront les vôtres  j'espère, en cette période de fêtes. 


NB : que Thierry et Rudy me pardonnent, mais leurs photos n'étaient pas à la hauteur, j'en suis désolé...



Hamtaï !

samedi 9 novembre 2024

En 1970 Mal Waldron avait un très bon batteur...

Etonnante nouvelle ! Une bande enregistrée le 10 Mars 1970 au Palais d'Orsay de Paris va voir le jour, en Lp uniquement, la semaine prochaine. Au programme, le trio du pianiste accompagné ici par Jean François Catoire et Christian Vander avec quel il jouait régulièremet depuis 1968 (Italie et France). Rappelons que le batteur était alors en pleines répétitions (Navigator, MJC de Vincennes) de ce qui allait devenir le premier double album de Magma.

Un ami, féru de belles éditions, m'a vanté la qualité des productions de Sam Records, un label... français ! Le disque peut être commandé sur le site decSam Records et quelques extraits sont en ligne ICI

Entre ce disque et la réédition des "Innommables", votre Noël est tout trouvé...

jeudi 26 septembre 2024

MAJ. Quelques nouvelles de Christian, qui a certainement hâte d'en "dé-coud(r)e"...


Vous vous souvenez de la dernière photo d'hier ?

Oui ? Non ? Mais si, Stella demandait quelque chose à Christian...

Elle lui demandait où en était il concernant sa chute dans l'escalier en août dernier, juste avant le concert du Motocultor festival.




Et bien, aux dernières nouvelles, celles de Stella, il a un excellent moral et est en pleine forme. 

Et pour celles de son médecin, tout se consolide très bien et du coup il va pouvoir entamer 3 semaines de rééducation en centre spécialisé.

Ce qui fait qu'il sera fin prêt pour les sessions du Triton de novembre-décembre !





Christian va nous en dire plus dans une petite vidéo qui sera bientôt postée sur Facebook. 

Alors surveillez fb...!


NON NON NON, ce n'est pas via facebook mais sur insta, et c'est LÀ


NB 2 : photos par moi même et toujours à Enghien en 2023.


mardi 20 août 2024

Magma, Motocultor, fracture du coude, Ange, Stivell...


Vous avez forcément appris l'annulation du concert de Magma prévu au festival Motocultor du 15 août dernier. Christian étant tombé dans un escalier et s'étant fracturé le coude. Gênant pour un batteur, et même pour quiconque ! Voir Ici

Etant sur place pour ce concert, et Magma étant inclus dans un festival, pas de remboursement ni de re-programmation ultérieure. 

Ange est venu remplacer Magma dans son créneau horaire de 20h00 iso 17h00. Je ne critiquerai pas ce groupe, qui n'est pas ma tasse de thé, mais lui aussi a su tenir plus de 50 ans, cela mérite d'être souligné, ainsi que par respect pour ceux qui apprécient leur musique. 

Il y avait bien sûr nombre de groupes "métalleux" mais là aussi j'ai du mal, et pas qu'aux oreilles !! Néanmoins, beaucoup étaient différents du cliché habituel, et des métalleux en tutu rose, ça, fallait oser !! Et bien d'autres se sont pris à ce jeu vestimentaire. Il régnait une excellente ambiance générale, tout le monde se sentait bien, moi compris. Comme quoi les clichés malveillants...

Une sérigraphie à tirage limité (100 copies) avait même été prévue pour cet évènement, vous pouvez toujours l'acquérir via ce site Ici.




Enfin, et ce devait être le premier de mes deux concerts du jour, il y eu la prestation d'Alan Stivell. Problèmes de micro (parfois pas de son alors qu'il chantait ou jouait de la bombarde), mais depuis le temps que je voulais le voir, on pardonnera ces quelques dizaines de secondes d'absences... Et pour 80 ans, toujours aussi combatif pour la Bretagne, sa langue et sa culture. Et un petit air de ... Francis Linon !

Alors pour finir un petit jeu, quels sont les musiciens qui sont venus d'Alan Stivell vers Magma et/ou inversement ?

A vos claviers ? Partez !!

On vous aide pour commencer, Clément Bailly en 1977 sur le LP "Raok Dilestra-Stivell", et la tournée Magma 1977 avec le film tourné à l'hippodrome de Pantin...




samedi 10 août 2024

Christian Vander n'est pas une pierre qui roule(ment de tambour ??!!)

 

Avant le concert à venir chez nos amis métaleux à Carhaix, il y eu sur le site du magazine Rolling Stone version française, en juillet, un article sur "les 100 meilleurs batteurs".

Exercice sans grand intérêt sachant que les avis et les goûts sont forcément pas partagés. Et le commentaire, sans parti pris, sur CV est ... stupéfiant !

Et heureusement que ce n'était pas les 99 meilleurs, sinon, couic...

Pour info, Elvin Jones arrive en 23ème place et John Bonham domine tout le monde.

Même pas eu le courage de recadrer les captures...

mercredi 16 août 2023

Christian Vander Quartet au Sunside, les 11 & 12 août

Depuis 1982, le Sunset, par la suite agrandi du Sunside, est devenu une adresse incontournable du jazz parisien de la rive droite, avec le Duc des Lombards, le Baiser Salé, le New Morning... Bref, le pendant de la rive gauche et de son historique quartier de Saint Germain des Prés. 

Pour ces deux soirées, titrées "Hommage à John Coltrane", nous retrouvons un Quartet devenu au fil du temps un classique, à savoir Jean-Michel Couchet au saxophone, Laurent Fickelson au piano, Emmanuel Grimonprez à la contrebasse et Christian Vander aux baguettes & peaux.

Le billet indiquait "Christian Vander Trio" et Emmanuel Grimonprez etait requalifié en Manu Grimmonprez, basculement de M certainement...




Les deux soirées furent complètes, ce qui est un bon signe surtout en août, et cela bien avant la date des concerts, ce qui est encore mieux !

Si vous vous êtes réveillés trop tard, il ne faut vous en prendre qu'à vous même, Jean-Christophe vous avait informé de la tenue prochaine des concerts dès le mois de juillet (voir Ici). Et bien évidement, c'était le bon choix que d'y être. Il faut reconnaitre que les formules jazz de Christian Vander sont plus souvent à l'affiche sur Paris qu'en province ou pire à l'étranger. C'est mieux pour l'image de marque de la capitale, il est préférable de voir du feu sur scène que dans les rues...! Ca compense donc !!














Mais revenons à ces soirées, même si je n'ai assisté qu'à la seconde. Et commençons par le programme, important, imposant, éclectique et comportant aussi avec des titres rarement joués.

A savoir : Afro Blue, Body and Soul, Mr Syms, Naima, Impressions, For Tomorrow, India, Lonnie's Lament, The Promise, I Want to Talk About You,  My Favorite Things, Equinox. 

Sachant que For Tomorrow n'a été proposé que le 12, joué uniquement au piano et batterie, la contrebasse n'arrivant que sur la fin. Titre proposé en retour de pause au début du deuxième set pour informer les musiciens absents (!!!) qu'il fallait revenir ! Personne ne s'en est plaint, ça nous a fait un petit rab plein d'humour. Jean-Michel souhaitant siroter son cocktail a préféré le finir sur les planches.




Alors, ce quartet n'a malheureusement pas eu la possibilité de pouvoir répéter avant les concerts et sans doute que les musiciens ne sont pas satisfaits dans ces conditions de la prestation offerte au public. Mais, puisque qu'il n'y avait pas d'autre possibilité ni d'autre alternative, et en plus vu la qualité donnée, quartet bien rodé depuis des années, personne dans la salle ne s'en est plaint, bien au contraire. L'ambiance sur scène comme en salle était parfaite. Bonne humeur, humour, technique, détente, concentration... bref tous les ingrédients d'un bon moment, plus de deux heures pause inclue.

La salle, enfin, le couloir et le devant de scène (!) était remplie de jeunes et moins jeunes, de femmes et d'hommes, d'hexagonaux et d'étrangers (US, Italie...), bref, une belle palette. Un bar, quelques tables, des verres qui tintent, et des notes, beaucoup de notes qui remplissent l'espace, des couples, des familles, des amis, des solitaires, des curieux, des passionnés, des connaisseurs, voilà l'ambiance du soir. Qui s'est prolongée ensuite au dehors sur la terrasse.

N'étant pas musicien, je ne ferai pas l'offense aux musiciens et à mes ô combien nombreux lecteurs d'une quelconque critique de cette belle soirée. Mais, malgré les conditions sus nommées, je suis sûr que nos musiciens, certes pas satisfait à la hauteur de leur exigence, pendant ces deux heures, ont tout donné et ont même oublié ces aléas à ce moment là.

Ca faisait un certain temps que je n'avais pas mis mes petons au Sunset-Sunside et j'avais un peu la hantise de la chaleur et de la promiscuité du lieu. Magie de la musique, dès les premières notes, tout était oublié ! Quelques habitués étaient présents et même un guitariste d'un groupe qui a fait la première partie d'un autre groupe, groupe qui, quelques années auparavant, faisait la première partie du premier groupe. Vous me suivez ? Le guitariste s'appelle Rudy Blas bien évidement et fait partie de Magma (j'en sais des choses...). L'autre formation dont il est question s'appelle Porcupine Tree si je ne m'étais pas fait comprendre vu la clarté de mon laïus. 

La boucle est bouclée !


PS : les photos sont de qualité "téléphone", c'est pratique, rapide, silencieux mais... ça se voit !!