Laurent Skoczek : Trombone.
Gilles Le Rest : Drums, Percussions, Vocals.
Matthieu Metzger : Alto and Soprano Saxophones.
Yann Phayphet : Bass, Upright Bass.
Alexis Delva : Guitars.
Zeuhl forcément mais aussi autour, ailleurs et surtout libre de toutes chapelles... Vidéos, sons, archives... le meilleur est à venir... ici ! Definitely Zeuhl but all around it too, elsewhere and above all free from all clans… Videos, sounds, archives … the best is to come… here !
Klaus et Emmanuel sont, tout comme moi, arrivés bien avant l'horaire, afin de prendre possession des lieux, de l'environnement et répéter un petit peu. Des élèves répétaient, d'autres étudiaient et quelques personnes naviguaient dans cette petite médiathèque.
A l'heure prévue, soit 18h00, l'organisateur de cette soirée, Philippe Bourgeade, en présence de 40-50 de spectateurs, commença par nous présenter l'organigramme de cette réunion, exposé d'une dizaine de minutes tout de même, Jean-Pierre Vivante est largement battu dans cet exercice !
En fait, Philippe Bourgeade nous a conté les derniers moments précédent le lancement de Magma, un peu d'enfance de Christian et un peu d'histoire des premières années du groupe. Quelques petites bévues genre Elvin Jones fut le prof de batterie de Christian, que MDK est rebaptisé en Mecano Destruktiw Kommandoh... Et donc, entre quelques infos et discours le micro fut donné à Klaus afin qu'il conte sa version, narre cette histoire ou évoque quelques anecdotes au fil de la soirée.
Et Klaus et Manu dans tout ça me direz vous ??
Et bien, ils ont interprété l'intro de MDK, un extrait de Köhntarkösz, un autre de Kobaïa et à nouveau un autre extrait de MDK, au fur et à mesure du déroulement de la soirée et de l'histoire de Magma. Emmanuel, et c'est bien dommage, n'a été convié que pour joué du piano. Pourtant il aurait pu aussi nous éclairer de ses impression, et pas que celles de Coltrane !! Klaus, avec quelques percussions, a toujours cette voix si puissante et si en accord avec cette musique, et en plus, il est le seul à savoir danser dessus !!
Si j'étais en région parisienne je saurai quoi faire ce Jeudi ! C'est gratuit dans la limite des places disponibles.
Christian, via entre autres la page fb d'Hervé, a, le 27 mai dernier, fait l'annonce ci dessous. Surtout pour ceux qui ne l'ont jamais vu sur scène, il faut voir et entendre ce Magma là. Depuis 2020, juste avant la pandémie, il a enchanté nos sens. Nous ne pourrons pas être présent mais nous comptons sur vous pour y être. Une dernière fois...
Le temps passe mais Magma reste ! Libre, vivant pour une nouvelle tournée. La Zeuhl ne fera pas de prisonnier, rien de changé ! En serez vous ? Christian, lui, sera là !
Tout d'abord Free Human Zoo pour un CD live tiré de leur jolie prestation de Mars 2024 au Zèbre de Belleville. J'avoue une certaine impatience à réécouter ceci.
Autre live avec le passage de Rhùn le même soir, qui ne m'avait pas convaincu. Reste à voir avec le recul et la distance qu'implique l'objet discographique, ce que je ressentirai à l'écoute ?
Le troisième disque est un enregistrement studio à savoir le 5eme disque de Unit Wail, ici sans Franck Fromy.
3 Parutions à découvrir dès le 5 Juin, avant d'autres surprises. Pré-commandes ouvertes ICI
MAGMA :
27 au 31 janvier 2026 : Les Lilas, le Triton (en version 6 musiciens)
06 mars 2026 : Rome, Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone
24 juin 2026 : Saint Maurice de Rémens, parc du château de Saint Maurice, festival "le Printemps de Pérouge".
02 au 04 juillet 2026 : Les Lilas (93), le Triton (en version 6 musiciens).
10 novembre 2026 : Arc et Senans (25), la Saline Royale (en version 6 musiciens).
17 novembre 2026 : Cléon (76), la Traverse (en version 6 musiciens).
20 novembre 2026 : Ris Orangis (91), le Plan (en version 6 musiciens).
21 novembre 2026 : Vitry sur Seine (94), le Kilowatt (en version 6 musiciens).
27 novembre 2026 : Nancy (54), l'autre Canal (en version 6 musiciens).
28 novembre 2026 : Vichy (03), centre culturel (en version 6 musiciens).
02 décembre 2026 : Saint Brieuc (22), Bonjour Minuit (en version 6 musiciens).
04 décembre 2026 : La Roche sur Yon (85), Quai M (en version 6 musiciens).
05 décembre 2026 : Cognac (16), les Abattoirs (en version 6 musiciens).
10 décembre 2026 : Cenon (33), le Rocher de Palmer (en version 6 musiciens).
12 décembre 2026 : Tours (37), le Bateau Ivre (en version 6 musiciens).
18 décembre 2026 : Strasbourg (67), la Laiterie (en version 6 musiciens).
En tout cas, et cela vous aura peut être échappé, comme moi, mais en mars 2024 dans le n°211 de Batterie magazine, notre divin maître conteur, batteur, chanteur, compositeur... a dit ce qu'il pensait du son global actuel des batterie du fait des ingénieurs du son.
Même s'il n'est pas cité, Francis qui enregistre Christian depuis si longtemps n'est pas concerné. Et c'est tant mieux, on l'aime Francis !
Bon voila, c'était pour vous faire partager cette petite note en attendant mieux.
Peu à peu, une scène alternative s'est mise en place chaperonnée, pour partie, par le Utopia de Gomelsky réactivant le concept de Rock pas Dégénéré et de ses tournées dans les MJC (Gong, Magma, Nico, Crium Delirium...). A Bordeaux ce sera Xalph, à Toulouse Potemkine, à Nantes Zig Zag, en Ile de France Eskaton et à Chaumont Carmina donc.
Faute de disque, et de documents sonores décents, le groupe est resté longtemps un objet d'attention pour quelques spécialistes. Les documents présentés ici (répétitions, studio et concert) ont une qualité correcte compte tenu de leur rareté. 3 prises de l'emblématique Hamra enregistrées sur une période d'un an et demi. L'influence de Köhntarkösz est notable mais malheureusement Carmina ne disposait pas d'un Klaus Blasquiz dans son moteur, les vocaux étant par moments assez caricaturaux. Ce sont les parties instrumentales qui s'avèrent être les plus intéressantes, de belles tourneries de claviers, des thèmes qui rentrent en tête, des chorus coltraniens assez prenants. Deux musiciens issus de la fournaise feront un joli parcours : Manuel Denizet, la batteur, longtemps aux côtés de Claude Barthelemy et Philippe Gisselmann, le sax de la première période, vu aux côtés de Y.Seffer.
Ajoutez à cela une pochette bien dans "l'esprit" de Thierry Moreau, une biographie documentée d'Aymeric Leroy et vous obtenez une parution qui jette une regard sincère et pertinent sur cette scène spécifiquement française que les aficionados, dont je suis, auront à coeur de découvrir.
Distribution : Soleil Zeuhl
Face à ce premier essai, Ardeur présente des titres plus courts, plus ramassés même si Magma reste le grand inspirateur. Fender Rhodes, chœurs féminins (mais paroles en français), basse "grondante" se conjuguent dans la grande tradition zeuhlienne. Toute réédition peut être œuvre de démystification mais force est de constater que cet album, malgré quelques jolies rides, attachantes d'ailleurs, garde un attrait certain, faisant même figure de modèle du genre. C'est joliment envoyé, avec esprit et énergie et j'avoue avoir redécouvert pas mal de nuances sonores grâce à un remastering qui a bien éclairci l'enregistrement original, le tout étant livré sur un LP blanc de belle facture. Joli bonus avec un maxi reprenant le 45 tours de 1979 et 3 titres inédits plus tardifs.
Selon nos meilleurs espions cette édition se vendrait très bien, à tel point que les 500 copies devraient partir assez vite, ce qui n'est que justice pour Alain Lebon (à quand une réédition CD ?) et Soleil Zeuhl. Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas tarder...
En vente ICI
Avec Artefacts, Thierry Zaboitzeff signe un opus habité, dont les compositions portent un regard à la fois sensible et profond sur le monde et sur la condition humaine. Il y explore la relation à l’autre, aux autres, à la nature, et interroge les grandes énigmes de l’existence.
Des influences assumées et parfaitement maîtrisées affleurent, telles un écho à la trompette atmosphérique de Jon Hassell ou aux saxophones aux teintes nordiques de Jan Garbarek, ainsi qu’à Krzysztof Penderecki et aux rythmiciens du début du XXᵉ siècle.
Son œuvre s’apparente à une danse rituelle : libre, habitée, essentielle.
Un projet à découvrir sans réserve, bien au-delà des cercles initiés, pour tous les auditeurs en quête d’expériences sonores singulières et profondes.
Thierry Moreau
La couverture de l'album, de Nicolas Camillini (qui pourrait être une création du légendaire M. C. Escher,) avec ce motif en trompe-l'œil, évoque bien une certaine constante dans le travail de Jannick, avec des boucles revenant sans cesse (sur Mekanik Machine aussi), sans fin, ainsi que la teinte verdâtre pouvant exprimer cette horreur d'entrée dans l'ère atomique préfigurant le titre phare de cet album, De Futura. Les photos n&b sont de Michel Adda et Eric Courtin et le feuillet écrit historico-technique est de Jean-Christophe Alluin & Thierry Moreau.
L'on trouve sur ce disque, face 1, Utopia Viva (4'35") et De Futura Part I (12'40"), et face 2, De Futura Part II (11'09") et Epithecanthropus Erectus (4'32").
De Futura, ici découpé en deux parties pour cause de vinyle, est enregistrée en live à Nancy. La formule voulue par J. Top, mêlant des musiciens issus de divers univers n'est pas sans rappeler celle de Centipede sur "Septober Energy" sous l'égide de Keith Tippett et sa pléthore de musiciens. Le résultat, qui aurait pu semblé "symphonique" ne donne pas cette impression de grand orchestre mais pourtant l'on perçoit des séquences avec les cordes, les claviers ou les percussions (Christian très en forme !) sont mises en avant. Cette version, jouée pour la première fois en public à l'occasion du Nancy Jazz Pulsations (nom prédestiné !) sera par la suite assez différente, en particulier pour la première partie. Ce qui rend d'autant plus l'écoute de ce disque indispensable. Il est assez amusant de savoir que ce titre, joué de manière plus ou moins continu par Magma est pourtant bien différend de ses climats habituels, bien que les titres d'Üdü Wüdü s'en rapprochent. Exception confirmant la règle...
Les deux titres venant du simple Utopia Viva, épuisé depuis longtemps, furent réédités en 2001 sur le CD "Soleil d'Ork", Jannick les ayant rallongé en studio. Nous sommes bien dans son univers, sons de basses puissants, boucles incessantes, pas ou peu de voix, musique quelque peu robotique, tout y est !
Alors, De Futura, OVNI dans le monde zeuhlien ? A vous de voir...
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| SP Utopia Viva |
Tirage très limité de 1000 ex..., dépêchez vous avant qu'il ne soit trop tard !
Utopic Sporadic Orchestra chez Soleil Zeuhl, à acheter Ici.
Vous les avez raté en Janvier, vous les adorerez en Juillet !
3 concerts annoncés, toujours au Triton, histoire d'entretenir le feu Sacré de la Zeuhl Wortz ! Les réservation sont ouvertes ! C'est du 2 au 4 Juillet.
Dans une formule resserrée et très justement baptisée Zeuhl Kommandöh, Magma nous a proposé une belle série de 5 concerts consécutifs en cette dernière semaine de janvier.
La promesse de l’expérience immersive a été tenue : c’est ce luxe qu’offrent les petites salles comme le Triton, grâce à la proximité avec les artistes, d’avoir la sensation d’être littéralement dans la musique avec eux.
Coté public, une assemblée quasi exclusivement masculine comme l’a fait remarquer avec plus ou moins de finesse JP Vivante dans son discours d’introduction, comptant des fans venus de loin (Chili, Japon) pour l’occasion . On a retrouvé aussi le jeune garçon qui était monté sur scène auprès de Christian à Nantes et lors de la répétition publique de novembre 25, apportant un peu de jeunesse dans ce cénacle.
Affranchi des chœurs qui avaient charmé nos oreilles ces dernières années, ce Magma-là opère un retour aux sources. Un Magma brut, minéral, qui a rappelé aux afficionados de longue date l’esprit du groupe des seventies. C’est la face plus dure qui s’exprime ici, sans concessions : sombre, puissante, implacable. Et quel kif !
Je ne choisirai pas entre cette version radicale et le Magma choral : ce sont deux expressions complémentaires d’une musique qui, comme nous l’avait prouvé le splendide akoustik wokaahl, se réinvente et s’incarne dans des formes multiples sans perdre de sa saveur . Evidemment on n'est pas emmenés dans le même monde ni dans la même ambiance, mais c’est aussi ça qui en fait la richesse !
Une des forces de cette proposition est sans doute de laisser de la place aux instruments pour faire respirer la musique, de donner à entendre véritablement le jeu et la richesse de chacun d’entre eux. Ainsi, la révélation de cette série de concerts est sans doute le bassiste Charles Lucas. Dans une configuration minimaliste où chaque instrument s'entend pleinement, il fallait une basse présente et "sérieuse" . C’est ce que nous a proposé Charles, avec un jeu parfaitement adapté au répertoire, à la fois lourd et swinguant, et dont on pouvait ressentir la vibration dans le sol aux premiers rangs. Sur scène, de beaux échanges de regard entre lui et Simon, une concentration intense - imaginons le travail qu'il a dû fournir pour, en moins d’un mois, apprendre tous ls morceaux ! Cela faisait un moment qu’on n’avait pas entendu un son de basse comme ça dans Magma, et ça fait bien plaisir. Il faut aussi saluer le défi relevé par Hervé, qui a assuré seul pendant les cinq soirs le lead vocal, avec des pièces exigeantes sollicitant toutes les ressources de sa voix.
S’il fallait comparer les 2 concerts auxquels nous avons assisté (les 2 derniers de la semaine) , je dirais que celui du vendredi était plus «fou» et celui du samedi plus «précis» musicalement .
Nous avons eu la chance de redécouvrir un superbe Theusz Hamtaahk, œuvre rarement donnéeEn résumé : un Magma exigeant, sans fard et plus vivant que jamais, que nous espérons revoir souvent en 2026 !
Texte : Eurydice Anahë
Photos (30/01/26) : Zeuhl Wortz Zëhrebrahl HistorÏk Mëmorizatör
Le Triton a depuis l'an passé resserré les murs, la salle 2 n'est plus, le resto a perdu la moitié de ses tables et moins d'affiches exposées car moins de murs à dispo ! En échange, les trois premiers rangs de la salle ont gagné en fauteuils plus confortables, une assise plus moelleuse. C'est pas plus mal.
Venons en au pourquoi de ce post, le concert et nos questions.
Alors, pour la première, certains connaissaient déjà Charles Lucas pour l'avoir vu évoluer à la basse dans Caillou, et, ce n'est que ma supposition, mais étant donné son niveau pour un jeune et tout nouvel embauché, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est très convainquant. Et ce d'autant plus qu'il est à un poste oh combien emblématique pour Magma, faisant suite à un musicien au nom prestigieux doublé d'une personnalité attachante. Peut être a-t-il depuis sa (récente) jeunesse fait des gammes à la maison sur les disques de Magma ! Peut être mais en tout cas, n'étant ni musicien ni critique musical, je n'ai rien vu et surtout entendu à lui reprocher, bien au contraire. Bienvenue dans le chaudron !
Enfin, le répertoire. On avait entendu sur la page fb d'Hervé quelques notes de Theusz Hamtaak, et c'est lui qui a ouvert la séance. Et quelle entame, un vrai bouillonnement de Magma liquide et incandescent ! Je n'ai pas connu ce titre sur scène dans les années 70 mais que de frissons ont parcouru ma frêle échine... Furent joués Zombies, Auroville en duo Hervé-Simon, MDK et Ehn Deïss en rappel.