Le temps passe mais Magma reste ! Libre, vivant pour une nouvelle tournée. La Zeuhl ne fera pas de prisonnier, rien de changé ! En serez vous ? Christian, lui, sera là !
KoSmïk muZïk
Zeuhl forcément mais aussi autour, ailleurs et surtout libre de toutes chapelles... Vidéos, sons, archives... le meilleur est à venir... ici ! Definitely Zeuhl but all around it too, elsewhere and above all free from all clans… Videos, sounds, archives … the best is to come… here !
mardi 2 juin 2026
dimanche 31 mai 2026
Du nouveau chez Soleil Zeuhl
Après une longue mise en sommeil, Soleil Zeuhl vient d'annoncer trois nouvelles publications faisant suite aux quatre sorties du début d'année.
Tout d'abord Free Human Zoo pour un CD live tiré de leur jolie prestation de Mars 2024 au Zèbre de Belleville. J'avoue une certaine impatience à réécouter ceci.
Autre live avec le passage de Rhùn le même soir, qui ne m'avait pas convaincu. Reste à voir avec le recul et la distance qu'implique l'objet discographique, ce que je ressentirai à l'écoute ?
Le troisième disque est un enregistrement studio à savoir le 5eme disque de Unit Wail, ici sans Franck Fromy.
3 Parutions à découvrir dès le 5 Juin, avant d'autres surprises. Pré-commandes ouvertes ICI
samedi 30 mai 2026
MàJ, Magma, les dates pour 2026
MAGMA :
27 au 31 janvier 2026 : Les Lilas, le Triton (en version 6 musiciens)
06 mars 2026 : Rome, Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone
24 juin 2026 : Saint Maurice de Rémens, parc du château de Saint Maurice, festival "le Printemps de Pérouge".
02 au 04 juillet 2026 : Les Lilas (93), le Triton (en version 6 musiciens).
10 novembre 2026 : Arc et Senans (25), la Saline Royale (en version 6 musiciens).
17 novembre 2026 : Cléon (76), la Traverse (en version 6 musiciens).
20 novembre 2026 : Ris Orangis (91), le Plan (en version 6 musiciens).
21 novembre 2026 : Vitry sur Seine (94), le Kilowatt (en version 6 musiciens).
27 novembre 2026 : Nancy (54), l'autre Canal (en version 6 musiciens).
28 novembre 2026 : Vichy (03), centre culturel (en version 6 musiciens).
02 décembre 2026 : Saint Brieuc (22), Bonjour Minuit (en version 6 musiciens).
04 décembre 2026 : La Roche sur Yon (85), Quai M (en version 6 musiciens).
05 décembre 2026 : Cognac (16), les Abattoirs (en version 6 musiciens).
10 décembre 2026 : Cenon (33), le Rocher de Palmer (en version 6 musiciens).
12 décembre 2026 : Tours (37), le Bateau Ivre (en version 6 musiciens).
18 décembre 2026 : Strasbourg (67), la Laiterie (en version 6 musiciens).
mercredi 20 mai 2026
Christian Vander et certains ingénieurs du son...
En tout cas, et cela vous aura peut être échappé, comme moi, mais en mars 2024 dans le n°211 de Batterie magazine, notre divin maître conteur, batteur, chanteur, compositeur... a dit ce qu'il pensait du son global actuel des batterie du fait des ingénieurs du son.
Même s'il n'est pas cité, Francis qui enregistre Christian depuis si longtemps n'est pas concerné. Et c'est tant mieux, on l'aime Francis !
Bon voila, c'était pour vous faire partager cette petite note en attendant mieux.
mardi 14 avril 2026
Carmina accède enfin à la lumière
Peu à peu, une scène alternative s'est mise en place chaperonnée, pour partie, par le Utopia de Gomelsky réactivant le concept de Rock pas Dégénéré et de ses tournées dans les MJC (Gong, Magma, Nico, Crium Delirium...). A Bordeaux ce sera Xalph, à Toulouse Potemkine, à Nantes Zig Zag, en Ile de France Eskaton et à Chaumont Carmina donc.
Faute de disque, et de documents sonores décents, le groupe est resté longtemps un objet d'attention pour quelques spécialistes. Les documents présentés ici (répétitions, studio et concert) ont une qualité correcte compte tenu de leur rareté. 3 prises de l'emblématique Hamra enregistrées sur une période d'un an et demi. L'influence de Köhntarkösz est notable mais malheureusement Carmina ne disposait pas d'un Klaus Blasquiz dans son moteur, les vocaux étant par moments assez caricaturaux. Ce sont les parties instrumentales qui s'avèrent être les plus intéressantes, de belles tourneries de claviers, des thèmes qui rentrent en tête, des chorus coltraniens assez prenants. Deux musiciens issus de la fournaise feront un joli parcours : Manuel Denizet, la batteur, longtemps aux côtés de Claude Barthelemy et Philippe Gisselmann, le sax de la première période, vu aux côtés de Y.Seffer.
Ajoutez à cela une pochette bien dans "l'esprit" de Thierry Moreau, une biographie documentée d'Aymeric Leroy et vous obtenez une parution qui jette une regard sincère et pertinent sur cette scène spécifiquement française que les aficionados, dont je suis, auront à coeur de découvrir.
Distribution : Soleil Zeuhl
samedi 14 mars 2026
Avec les années Eskaton n'a rien perdu de son ardeur
Face à ce premier essai, Ardeur présente des titres plus courts, plus ramassés même si Magma reste le grand inspirateur. Fender Rhodes, chœurs féminins (mais paroles en français), basse "grondante" se conjuguent dans la grande tradition zeuhlienne. Toute réédition peut être œuvre de démystification mais force est de constater que cet album, malgré quelques jolies rides, attachantes d'ailleurs, garde un attrait certain, faisant même figure de modèle du genre. C'est joliment envoyé, avec esprit et énergie et j'avoue avoir redécouvert pas mal de nuances sonores grâce à un remastering qui a bien éclairci l'enregistrement original, le tout étant livré sur un LP blanc de belle facture. Joli bonus avec un maxi reprenant le 45 tours de 1979 et 3 titres inédits plus tardifs.
Selon nos meilleurs espions cette édition se vendrait très bien, à tel point que les 500 copies devraient partir assez vite, ce qui n'est que justice pour Alain Lebon (à quand une réédition CD ?) et Soleil Zeuhl. Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas tarder...
En vente ICI
mercredi 4 mars 2026
Un nouvel EP pour Thierry Zaboitzeff : Artefacts
Avec Artefacts, Thierry Zaboitzeff signe un opus habité, dont les compositions portent un regard à la fois sensible et profond sur le monde et sur la condition humaine. Il y explore la relation à l’autre, aux autres, à la nature, et interroge les grandes énigmes de l’existence.
Des influences assumées et parfaitement maîtrisées affleurent, telles un écho à la trompette atmosphérique de Jon Hassell ou aux saxophones aux teintes nordiques de Jan Garbarek, ainsi qu’à Krzysztof Penderecki et aux rythmiciens du début du XXᵉ siècle.
Son œuvre s’apparente à une danse rituelle : libre, habitée, essentielle.
Un projet à découvrir sans réserve, bien au-delà des cercles initiés, pour tous les auditeurs en quête d’expériences sonores singulières et profondes.
Thierry Moreau
dimanche 1 mars 2026
Utopic Sporadic Orchestra, ou USO...? UFO dans le monde zeuhlien ?!!?
La couverture de l'album, de Nicolas Camillini (qui pourrait être une création du légendaire M. C. Escher,) avec ce motif en trompe-l'œil, évoque bien une certaine constante dans le travail de Jannick, avec des boucles revenant sans cesse (sur Mekanik Machine aussi), sans fin, ainsi que la teinte verdâtre pouvant exprimer cette horreur d'entrée dans l'ère atomique préfigurant le titre phare de cet album, De Futura. Les photos n&b sont de Michel Adda et Eric Courtin et le feuillet écrit historico-technique est de Jean-Christophe Alluin & Thierry Moreau.
L'on trouve sur ce disque, face 1, Utopia Viva (4'35") et De Futura Part I (12'40"), et face 2, De Futura Part II (11'09") et Epithecanthropus Erectus (4'32").
De Futura, ici découpé en deux parties pour cause de vinyle, est enregistrée en live à Nancy. La formule voulue par J. Top, mêlant des musiciens issus de divers univers n'est pas sans rappeler celle de Centipede sur "Septober Energy" sous l'égide de Keith Tippett et sa pléthore de musiciens. Le résultat, qui aurait pu semblé "symphonique" ne donne pas cette impression de grand orchestre mais pourtant l'on perçoit des séquences avec les cordes, les claviers ou les percussions (Christian très en forme !) sont mises en avant. Cette version, jouée pour la première fois en public à l'occasion du Nancy Jazz Pulsations (nom prédestiné !) sera par la suite assez différente, en particulier pour la première partie. Ce qui rend d'autant plus l'écoute de ce disque indispensable. Il est assez amusant de savoir que ce titre, joué de manière plus ou moins continu par Magma est pourtant bien différend de ses climats habituels, bien que les titres d'Üdü Wüdü s'en rapprochent. Exception confirmant la règle...
Les deux titres venant du simple Utopia Viva, épuisé depuis longtemps, furent réédités en 2001 sur le CD "Soleil d'Ork", Jannick les ayant rallongé en studio. Nous sommes bien dans son univers, sons de basses puissants, boucles incessantes, pas ou peu de voix, musique quelque peu robotique, tout y est !
Alors, De Futura, OVNI dans le monde zeuhlien ? A vous de voir...
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| SP Utopia Viva |
Tirage très limité de 1000 ex..., dépêchez vous avant qu'il ne soit trop tard !
Utopic Sporadic Orchestra chez Soleil Zeuhl, à acheter Ici.
lundi 23 février 2026
Un 4eme opus pour Corima
samedi 21 février 2026
3 jours en Juillet à ne pas rater
Vous les avez raté en Janvier, vous les adorerez en Juillet !
3 concerts annoncés, toujours au Triton, histoire d'entretenir le feu Sacré de la Zeuhl Wortz ! Les réservation sont ouvertes ! C'est du 2 au 4 Juillet.
dimanche 15 février 2026
A Ambarès Minimum Vital au cœur de son royaume
Le groupe fait preuve d'une cohésion sans faille : la solidité de la section rythmique (Eric Rebeyrol-Charly Berna) permet aux deux solistes de s'échapper sur un socle vivant et rigoureux. Le concert est vif, affûté, le groupe développe une belle énergie scénique ce qui n'interdit pas certains traits d'humour d'ailleurs. Minimum Vital est en plein maîtrise de son art et embarque sans difficulté la salle quasi pleine dans son univers entre électricité et réminiscences médiévales.
vendredi 13 février 2026
Cela réédite à tout va cet hiver
lundi 9 février 2026
Des nouveautés chez Soleil Zeuhl
mercredi 4 février 2026
Magma Zeuhl Kommandöh : un simple changement de perspective
Dans une formule resserrée et très justement baptisée Zeuhl Kommandöh, Magma nous a proposé une belle série de 5 concerts consécutifs en cette dernière semaine de janvier.
La promesse de l’expérience immersive a été tenue : c’est ce luxe qu’offrent les petites salles comme le Triton, grâce à la proximité avec les artistes, d’avoir la sensation d’être littéralement dans la musique avec eux.
Coté public, une assemblée quasi exclusivement masculine comme l’a fait remarquer avec plus ou moins de finesse JP Vivante dans son discours d’introduction, comptant des fans venus de loin (Chili, Japon) pour l’occasion . On a retrouvé aussi le jeune garçon qui était monté sur scène auprès de Christian à Nantes et lors de la répétition publique de novembre 25, apportant un peu de jeunesse dans ce cénacle.
Affranchi des chœurs qui avaient charmé nos oreilles ces dernières années, ce Magma-là opère un retour aux sources. Un Magma brut, minéral, qui a rappelé aux afficionados de longue date l’esprit du groupe des seventies. C’est la face plus dure qui s’exprime ici, sans concessions : sombre, puissante, implacable. Et quel kif !
Je ne choisirai pas entre cette version radicale et le Magma choral : ce sont deux expressions complémentaires d’une musique qui, comme nous l’avait prouvé le splendide akoustik wokaahl, se réinvente et s’incarne dans des formes multiples sans perdre de sa saveur . Evidemment on n'est pas emmenés dans le même monde ni dans la même ambiance, mais c’est aussi ça qui en fait la richesse !
Une des forces de cette proposition est sans doute de laisser de la place aux instruments pour faire respirer la musique, de donner à entendre véritablement le jeu et la richesse de chacun d’entre eux. Ainsi, la révélation de cette série de concerts est sans doute le bassiste Charles Lucas. Dans une configuration minimaliste où chaque instrument s'entend pleinement, il fallait une basse présente et "sérieuse" . C’est ce que nous a proposé Charles, avec un jeu parfaitement adapté au répertoire, à la fois lourd et swinguant, et dont on pouvait ressentir la vibration dans le sol aux premiers rangs. Sur scène, de beaux échanges de regard entre lui et Simon, une concentration intense - imaginons le travail qu'il a dû fournir pour, en moins d’un mois, apprendre tous ls morceaux ! Cela faisait un moment qu’on n’avait pas entendu un son de basse comme ça dans Magma, et ça fait bien plaisir. Il faut aussi saluer le défi relevé par Hervé, qui a assuré seul pendant les cinq soirs le lead vocal, avec des pièces exigeantes sollicitant toutes les ressources de sa voix.
On a aussi pu remarquer l’évolution de son attitude scénique : regards très expressifs, gestes évoquant parfois ceux de Christian, marche immobile calée sur le martèlement de la batterie, accentuant l’aspect martial et nous emmenant avec lui dans cette traversée. Le plus impressionnant reste Christian et son incroyable énergie … Je retiens , entre autres, cet instant solennel quand il se lève derrière la batterie pour déclamer Ëk da ëhrdzort fuh osk : le rite s’accomplit entre lui et Hervé dont les voix se tissent dans une tension hypnotique.
S’il fallait comparer les 2 concerts auxquels nous avons assisté (les 2 derniers de la semaine) , je dirais que celui du vendredi était plus «fou» et celui du samedi plus «précis» musicalement .
Nous avons eu la chance de redécouvrir un superbe Theusz Hamtaahk, œuvre rarement donnéesur scène, surtout à un tel niveau, et une version magistrale de M.D.K. , rappelant celle de l’album de 73. Dommage pour nous, pas de Zombie cette fois, mais on comprend que l’équipe ait fait le choix d’y renoncer afin de pouvoir tenir sur la durée. En bis, Ehn Deiss comme nous en avons pris l’habitude désormais, réarrangé pour s’adapter à la nouvelle composition du groupe, la partie de Stella restant confiée à la guitare de Rudy. C’est toujours un moment d’émotion et, en l’occurrence, une façon de clore la soirée dans l’apaisement après le déferlement qui aura précédé.
En résumé : un Magma exigeant, sans fard et plus vivant que jamais, que nous espérons revoir souvent en 2026 !
Texte : Eurydice Anahë
Photos (30/01/26) : Zeuhl Wortz Zëhrebrahl HistorÏk Mëmorizatör
mercredi 28 janvier 2026
Première soirée au Triton d'un Magma resserré.
Le Triton a depuis l'an passé resserré les murs, la salle 2 n'est plus, le resto a perdu la moitié de ses tables et moins d'affiches exposées car moins de murs à dispo ! En échange, les trois premiers rangs de la salle ont gagné en fauteuils plus confortables, une assise plus moelleuse. C'est pas plus mal.
Venons en au pourquoi de ce post, le concert et nos questions.
Alors, pour la première, certains connaissaient déjà Charles Lucas pour l'avoir vu évoluer à la basse dans Caillou, et, ce n'est que ma supposition, mais étant donné son niveau pour un jeune et tout nouvel embauché, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est très convainquant. Et ce d'autant plus qu'il est à un poste oh combien emblématique pour Magma, faisant suite à un musicien au nom prestigieux doublé d'une personnalité attachante. Peut être a-t-il depuis sa (récente) jeunesse fait des gammes à la maison sur les disques de Magma ! Peut être mais en tout cas, n'étant ni musicien ni critique musical, je n'ai rien vu et surtout entendu à lui reprocher, bien au contraire. Bienvenue dans le chaudron !
Pour la deuxième question, une formation resserrée et plus électrique, Hervé au chant avec Thierry faisant des "chœurs" et une double intervention de Christian au micro. La salle, au plafond bas aux murs noirs et étroits, une sono renouvelée dite "immersive" augmentent l'impression sonore. Oui, il y avait du punch, de l'énergie, de l'électricité dans l'air, ça tapait, grattait et cognait dur pour notre plus grand plaisir.
Enfin, le répertoire. On avait entendu sur la page fb d'Hervé quelques notes de Theusz Hamtaak, et c'est lui qui a ouvert la séance. Et quelle entame, un vrai bouillonnement de Magma liquide et incandescent ! Je n'ai pas connu ce titre sur scène dans les années 70 mais que de frissons ont parcouru ma frêle échine... Furent joués Zombies, Auroville en duo Hervé-Simon, MDK et Ehn Deïss en rappel.
mardi 20 janvier 2026
Une sortie surprise !
Un jour la lumière se fait...
jeudi 15 janvier 2026
Minimum Vital fête son nouvel album en concert ! Et c'est gratuit !
Une telle longévité se célèbre et ce sera le cas le Vendredi 6 Février à 20h30 au Pôle Culturel Evasion d'Ambarès & Lagrave, en Gironde pardi ! La première partie sera assuré par Sombre Reptile qui existe depuis 1977.
Le concert est gratuit et il suffit de réserver ICI
A ne pas manquer et d'ailleurs, nous y serons.
mardi 13 janvier 2026
De la Zeuhl au lyrique
C'est ainsi que début décembre, j'ai eu la chance d'assister à un très joli concert, intitulé « L’orgue sauvage » .
Loin des sentiers de la Zeuhl (quoique …), un conte musical qui rassemblait la voix de Caroline et celle de l’orgue de l’église de Bouc Bel Air, joué par Cécile Maurel.
Autour d’airs classiques (de Bach à Fauré en passant par Debussy et Moulinié) et de compositions contemporaines (de la plume de Cécile Maurel elle-même), se bâtit un conte sur l’histoire d’un orgue oublié, découvert par un jeune musicien qui y composera ses premières œuvres, avant d’être volé. Le conte s’enracine dans un écrit de Lucienne Desnoue, et fait la part belle à l’amour de la musique comme à celui de la terre de Provence .
On aura tous pu découvrir et admirer le talent de Caroline dans Magma, notamment lors de la dernière tournée où elle a pris le lead vocal féminin en l’absence de Stella. C’est une autre dimension ici quand, revenant à sa formation initiale, elle nous offre toute la puissance et la chaleur de sa voix lyrique.
Sonorisée pour la partie récit uniquement, elle n’a pas besoin, en vraie cantatrice, de micro pour emplir toute l’église de son timbre lumineux de soprano lors des passages chantés. Ce choix judicieux lui permet, grâce sa diction précise, d’être entendue et intelligible sans forcer en tant que récitante, pour ensuite laisser s’envoler sa voix, sans aucun intermédiaire entre elle et nous.
On retrouve aussi la sobriété de sa posture, loin de tout bluff ou falbala, donnant toute la place à la voix et à la musique, sans jamais marquer l’effort ou la difficulté. (Je serai toujours impressionnée par cette façon, chez les chanteurs lyriques, d’aborder des morceaux parfois incroyablement complexes tout en donnant l’impression de facilité et d’aisance …)
Coté public, l’église était pleine, des personnes habituées à ce type de répertoire, plutôt d’âge mur mais aussi des familles attirées par l’aspect conte de Noel. Une belle qualité d’écoute et des applaudissements nourris ont été au rendez-vous.
Cette simplicité s'est exprimée aussi après le concert, auprès des personnes venues la féliciter et poser la question qui devait leur trotter dans la tête depuis la lecture du programme : c'est quoi le rock progressif ? C'est quoi Magma ? (Car bien sur ces éléments n'ont pas été omis dans la présentation des artistes sur le feuillet de programme !).
Chaque fois elle aura su répondre avec le sourire en quelque mots à chacun, prenant le temps pour ces échanges avec les spectateurs admiratifs.
Je ne saurai trop, même si vous n’êtes pas familier avec le chant lyrique, vous inciter à aller écouter cette proposition si ce beau duo se produit près de chez vous !
Eurydice Anahé

































