jeudi 23 décembre 2021

Il est Noël...

 

Il est Noël... Enfin, il est presque Noël !!


Petit jeu.

Quel est le document le plus proche de Noël que vous ayez concernant Christian ? 

On exceptera sa photo tout jeune avec le dit Père Noël (d'autant plus que seul lui doit avoir l'original), pas de tricherie, s'il vous plait !!

Moi, j'ai pas mieux que quelques photos (floues par manque de moyens technologiques à cette époque ...) du concert donné par offering à la MJC d'Orgemont à Epinay-sur-Seine le 20 décembre 1989.


Alors, à vos archives et surtout, participez !!

mardi 23 novembre 2021

Le second pilier de Magma

C'est en écoutant et en regardant Stella Vander sur la scène du Metullum de Melle, que j'ai eu envie de l'interviewer. Rendez-vous pris à Rennes quelques heures avant le premier concert de Magma à l'opéra. Un entretien sous la surveillance bienveillante du Zeuhl Wörtz Zëhrebral Hïstorïk Mêmorizatör, avec un fond d'aspirateur et une question subsidiaire par un invité surprise.


Interview réalisée par Didier Houde.

jeudi 18 novembre 2021

C'est la folie aux Folies Bergère...

 

Et oui, le samedi 8 octobre 2022, pourtant dans un an, est en pleine effervescence, en totale folie! 

Les places encore disponibles deviennent rares, et sur les 5 catégories proposées, une ne l'est déjà plus. Pour les autres, quelques dizaines de places disponibles seulement (25 places pour le carré or par exemple). 

Alors un (très) bon conseil, réservez vite, très vite même si vous souhaitez en faire partie...

A voir et à réserver Ici

mardi 16 novembre 2021

One Shot reformé

Après s'être réuni au Triton, il y a quelques semaines, afin de rendre un ultime hommage à James Mac Gaw, les musiciens ont décidé de poursuivre l'aventure dans une formule à deux claviers (Ruder/Borghi). Prochain RDV le 19 Mars au Triton...

Photo : Julien Vivante.

samedi 13 novembre 2021

Magma, BBC 1974 Londres en une superbe édition double vinyle couleur


Black is black disait l'autre, alors revisitons la formule et disons " black is red" ! 

Et oui, pour le Black Friday, Seventh édite en version vinyle rouge un superbe BBC 1974 Londres en double album. Superbe enregistrement d'un concert phénoménal, une troupe en totale fusion, une énergie nucléaire, que dis je, solaire, encore plus fort que le big bang originel ! Un véritable sommet. 

Alors, ne serait ce que pour le plaisir d'avoir ce très bel objet, suivez l'actualité Seventh pour vous l'offrir, vous le faire offrir ou me l'offrir !!!

Le Black Friday tombe le 26 novembre cette année, et pour spré-commander cet événement, rendez vous Ici

mercredi 10 novembre 2021

Magma, la Rodia, Besançon, 22 octobre

Pour moi ce sera mon dernier concert de cette tournée automnale, mais quel final, en apothéose !!
Cela conforte ce que je disais sur le post du concert d'Epinal, les concerts de Magma peuvent se suivre mais ne se ressemblent pas.

Tout d'abord la salle, certes classique vue de l'intérieur, une grande fosse avec ou sans sièges selon les configurations et un grand balcon en C mais c'est plutôt dehors que se trouve la singularité. Bien située au milieu des arbres et au bords du Doubs, belle rivière majestueuse, et au pied d'une haute falaise coiffée d'un monumental fort Vauban. Ca donne vraiment envie de revenir aux beaux jours...

Le concert commence à l'heure et avec une première partie, une formation locale nommée Potlach, un quintet sur une base classique guitare-basse-batterie enrichie d'un saxophone et d'un trombone. Groupe intéressant aux thèmes qui le sont tout autant, une espèce de jazz à la Canterbury touch très dynamique. De belles envolées par les deux vents maintiennent l'attention du public, très bien soutenues par les autres membres.

Le temps, après 30mn de musique, d'apprêter la scène afin qu'elle soit prête pour le dixtuor + 1 Magma !

Les titres joués sont bien les mêmes et dans le même ordre depuis le début de la tournée, de ce coté là, pas de grande surprise. Les morceaux nouveaux ou nouvellement interprétés, gagnent, date après date, en maturité, en volume, en densité.
Inutile de revenir sur nos articles récemment publiés des concerts précédents.

Besançon a vue naitre Victor Hugo ou les frères Lumière, certes, mais James Mac Gaw y a aussi vécu et étudié, et Stella, avant la présentation des musiciens, nous l'a rappelé non sans émotion, sentiment partagé entre tous tant ce fantastique musicien nous a tous touché par son talent fougueux et sa gentillesse.

Au moment de présenter Simon, en ce 22 octobre, Stella, bien en verve, a vendu la mèche, et toute la troupe a entonné en cœur un "Joyeux anniversaire Simon" de haute volée, le public n'étant pas en reste. Simon un peu ému, nous a dit qu'il n'imaginait pas au début des 70's, en écoutant en boucle des disques de magma, qu'un jour le public et les musiciens entonneraient de concert (!) ce chant ! 
En aparté du concert d'Epinal, Thierry Eliez m'en a dit presque autant, me signalant qu'il ne pensait pas être au sein de cette formation lorsqu'il écoutait leurs disques !
Est-ce que tous ces hommages ont survolté toute la troupe ? En tout cas, nous avons eu le droit a un MDK très puissant, d'une intensité de feu. Quant on vous dit que les soirées passent mais la musique aussi évolue et change.

Cette soirée était décidément sous de joyeux auspices et le public, enfin, au moins un spectateur, pas timoré et échangeant avec le groupe à plusieurs reprises, a tenu à remercier les voix et chœurs, ce qui à la longue, a été gentiment souligné par Christian nous disant que "demain soir nous jouerons sans la rythmique, visiblement elle ne sert à rien !", puis revenant sur l'anniversaire de Simon, demandant, il nous a demandé si quelqu'un avait amené du champagne, et sans réponse positive lui dit que "ce sera à l'eau comme d'habitude, personne n'a pensé à toi !!" 

Il nous a dit encore que Magma avait les plus belles voix du monde et qu'il nous embrassait tous bien fort en nous faisant un gros bisou sur les deux joues !!! Il fini en nous disant que la reine d'Angleterre ne se sentait pas très bien. En tout cas lui et nous étions parfaitement bien en ce lieu et cette date, ça c'est sûr !

Une très belle soirée, un très beau concert, un magnifique lieu, et un excellent public pour une musique inoubliable.

Il fallait y être et j'ai eu la chance d'en faire partie, merci à vous tous !




vendredi 29 octobre 2021

Un bel hommage d'Epinal, Magma à la Souris Verte le 21 octobre

Difficile d'écrire après l'article de Jean-Christophe sur le concert de Biganos. Même tournée mais pas forcément même concert. Et puis, avec Magma, il n'y a jamais vraiment de répétition, chaque soirée ayant ses différences car certains morceaux sont en construction, en évolution (Walomehndom, Stevie Vander, Balade Bossa).  D'autres ont été revus et réadaptés comme K. A. 1, I Must Return ou The Night we Died. Et, le gros morceaux de cette tournée, MDK, lui aussi a subi son lifting, ne serait ce que pour s'adapter aux voix mais aussi parce que chacun, va essayer, tenter, tester, d'y introduire sa touche personnelle. Touche d'un soir ou de plusieurs mais en tout cas si cette musique est écrite elle n'est pas pour autant figée, bien au contraire.

Alors cette salle vosgienne, pleine à craquer, avec, au passage, une quarantaine d'ados venus profiter de cet événement (saluons au passage leur comportement, exemplaire, et leur attention pour cette musique qui n'est sans doute pas celle de leur quotidien habituel). Tout le monde est debout sauf pour une douzaine de chanceux au balcon, ouf, j'en faisais partie !

Le répertoire est le même depuis le début de cette tournée (les répétitions publiques du Triton) jusqu'aux concerts de Rennes de novembre prochain. Enfin, on peut le supposer, sauf surprise pour la dernière soirée, allez savoir.

Voir plusieurs concerts d'une tournée (Triton, Rombas, Epinal et plus tard viendra Besançon) permet de se plonger dans le spectacle, d'en découvrir certains aspects non perçus précédemment (c'est comme de revoir un film ou réécouter un disque), sans ressentir un sentiment de répétition. Oh que non, les salles sont différentes, le public aussi, et donc nos musiciens, en plus de nous donner le meilleurs d'eux mêmes, nous apportent leur vision, leur évolution. L'un en ajoutant une intro différente, l'autre en poussant le chant plus loin...

Comme dit plus haut, le choix plutôt inhabituel du répertoire mêlant des titres du début des 70's (MDK), du milieu des 70's (K.A. 1 même si réadapté vers les années 2000), de la fin des 70's (Stevie Vander et la Ballade Bossa, I Must Return), d'une touche d'Offering (The Night we Died) et un titre nouveau (Walomehndom) nous offre une belle palette des couleurs de Magma au fil du temps. Les talents des uns et des autres contribuent à ce renouvellement, d'une soirée à l'autre. 

L'arrivée de Caroline en début de tournée, la montée en puissance de Jimmy sont indéniablement facteurs et acteurs de ces changements de jour en jour. La prise de soli, parfois furtifs, par Sylvie, Laura, Caroline ou Rudy mettent aussi ces talents en avant tout en permettant au public d'en apprécier les singularités (Sylvie au chant basse, Laura, pas grande par la taille mais immense dans la puissance de son chant, Caroline à la palette vocale impressionnante et nous n'en sommes qu'à la découverte de cette talentueuse musicienne, c'est dire !), Jimmy, guitariste à la base mais à la virtuosité indéniable avec 4 cordes.

Nos piliers (Christian, Stella, Isabelle, Hervé le Diamant) sont là, entourant toute cette troupe d'une rythmique implacable, le retour de l'"enfant" prodige Simon (présent fin 1996 au retour de Magma) ou le récent mais si talentueux Thierry claviériste et chanteur. Tous éblouissant, évidement pourrait-on dire, comme si le talent était facile. Bien sur que non, que de travail derrière tout cela...


Bon, pour revenir à Epinal, je dirait que le MDK était d'un tempo un peu moins rapide et marqué qu'aux précédents concerts. Le chant de Christian dans MDK était plus tourmenté, plus de l'intériorisé, venant de son âme la plus profonde, des notes et des sons déchirants, un grand moment. A mon sens, ce serait là les différences les plus notoires, pour le reste, des petites touches de-ci de-là qui font que ce concert diffère de celui de la veille ou du lendemain... Et que les lumières rouges n'aident pas les photographes !

Magma est un éternel renouveau. Un éternel plaisir. Et pourvu que nous fêtions tous ensemble les 100 ans en 2069 de cette formation, à l'éternelle jouvence !



vendredi 22 octobre 2021

Minimum Vital en concert

 

Voilà qui est rare et donc précieux, deux dates pour nos girondins : 

- Le 6 Novembre à Lormont (33), espace Castelldefels.

- Le 13 Novembre à Peralta (Navarre, Espagne) dans le cadre du festival Minnuendo.



lundi 18 octobre 2021

Master Class à La Laiterie, Strasbourg le 24 octobre

Après la Master Class de Valence du 18 octobre, Christian Vander nous invite dimanche 24 octobre, le lendemain du concert de Magma à La Laiterie, à une nouvelle Master Class, mais à la différence qu'il n'y aura que Christian.

En fait, c'est la reprogrammation de celle de 2020 qui n'a pu avoir lieu pour les raisons que l'on sait.

Alors, rendez vous à la Laiterie de 15 à 18h00 pour en prendre plein les futs !!

Infos et location Ici

dimanche 17 octobre 2021

Magma à Rombas, 5 oct 2021


Jean-Christophe vous ayant tout dit du concert du 2 octobre 2021 de Biganos avec photos de Melle, je ne reviendrai pas vraiment sur le concert, certainement assez similaire mais plus sur son environnement, et quelques photos... Photos prises lors de la balance car interdiction (respectée par votre narrateur) pendant le spectacle.


La salle, divisée en deux parties, une tribune et la fosse qui a été remplacée par des gradins offrant un très bon confort et une bonne visibilité car tous les deux rangs l'on saute un rang, pratique pour ceux qui ne font pas partie des géants...


Très bonne sonorité, très justement rendue par Francis, une fois de plus magicien des consoles nous offrant un son ample et généreux. Le tout servi par de bons éclairages, ce qui est loin d'être fréquent, peut être aussi à la demande de ou des musiciens...


Bref, tout cela augurait une belle soirée à venir.

Revenons plus tôt dans l'après-midi. Journée très pluvieuse, et après m'être garé et avoir fait un petit tour du lieu je me dirige vers le Centre Culturel. La place devant la salle est tristement vide et bien grisâtre. En mettant mon nez sur la vitre de la porte du Centre Culturel je vois tout de même XXXX s'affairer à mettre le stand Seventh en ordre de marche. La vie de la planète Kobaïa est elle déjà bien vivante, quelques notes des premiers combattants sortent par quelques anfractuosités et réchauffent nos oreilles, enfin les miennes car il n'y a pas vraiment âme qui vive dehors !

Arrive deux personnes, salutations rapides, mais comme on a tous froid on ne s'éternise pas.
Je fais quelques pas et retrouve une personne debout sous la pluie un carnet et un stylo à la main (je l'avais déjà vu au même endroit 30mn plus tôt) et je tombe sur un visage connu, rasé de très très près, et pas que le visage, le crâne aussi, ce qui en surprendra d'autres plus tard. Je devise avec Didier Hébrard, c'est de lui qu'il s'agit, réfugié sous un escalier à fumer une cigarette. On parle des concerts des 1er et 2 octobre, des kms parcourus pour cette tournée, de la "centralité" de Vichy mais pas tant que ça, de la surpopulation terrestre, que la Covid n'est pas la solution à ce problème et bien d'autres pensées sociaux psychologiques, à ce moment là rejoint nous sommes par les deux comparses vu précédemment (relisez le texte, vous trouverez) qui s'avèrent être la cousine de Christian et son mari !



Nous devisons donc lorsque arrive un van noir. En sort en premier Christian, vite happé par l'homme au carnet voulant seulement un autographe, finalement amplement mérité, puis sortent, une, et puis deux, et puis trois, quatre et cinq femmes ! Mais que s'est il donc passé dans ce van ? Oui bah rien, car ce sont Stella, Isabelle, Laura, Sylvie, Caroline et aussi Hervé. Les chœurs réunis. Et tous lancent à Hervé une petite note d'humour sur sa belle nouvelle capillarité !


Du coup nous nous engouffrons tous dans les coulisses, retrouvant les claviers et les cordes déjà sur place (d'où la musique entendue précédemment, relisez à nouveau cette notice !). Tout le monde se met en place, néanmoins dans un ordre décousu, et la balance peut véritablement commencer. Caroline nous fait entendre quelques faces encore inconnues de ses talents certainement multiples chantant en brésilien sur un joli tempo de carioca. Ensuite essais divers, réglages, reprises, extraits, conseils, demandes, bref une balance quoi ! Isabelle formulera l'idée de débuter le concert par K.A. 1, ce qui avait l'air de tenter nos deux Vander mais finalement ne sera pas retenue. Votre reporter, oui moi, fera quelques photos et puis lorsque la troupe fera sa pause repas, s'éclipsera vers l'accueil, billet en main, attendant comme tout le monde de pouvoir entrer voir ce concert. 

Les titres seront, dans l'ordre prévu initialement, c'est à dire : Walomehndom*, K.A. 1, I Must Return, Stevie Vander,** Ballade Bossa "Stella"**, Mekanïk Destruktïw Kommandöh, The Night we Died.

Voilà, concert superbe, qui en aurait douté, sans pause sinon un rappel. Ambiance joyeuse, entrecoupée d'infos distillées par Stella sur les titres et l'album à venir. Un public conquis pour une musique conquérante, oui chaque instant vécu dans cette arène musicale est un réel bonheur pour tous. Des couleurs et des tensions différentes, des titres anciens et récents, du Magma pur et dur et du Tamla Zeuhl, de l'inédit ou rarement joué et d'autres entendus souvent. Bref, un concert arc en ciel. Magma est multicolore. Magma est tout, rien que ça !!!

* titre écrit par Thierry Eliez.

** titres aux noms provisoires.


mercredi 13 octobre 2021

Melle, Biganos, un Magma Libre et Vivant

Il nous aura donc fallu un an et demi pour retrouver le chemin des salles de concert et, enfin, renouer avec ce nouveau Magma que nous avions capté début 2020. Malgré cette étrange période, une jolie carte de visite est parue, sous la forme d'un double album live, permettant de garder le contact avec le nouveau groupe, voire pour certains de le découvrir.

Avec l'automne approchant, Magma a pu se réunir à nouveau pour préparer un répertoire inédit en vue d'un nouvel album. Alors que le bassin d'Arcachon se rapproche, les quelques échos publiés ici et là résonnent dans mon esprit... La Ballade Bossa... Stevie Vander... autant de thèmes de la fin des 70's laissés en jachère avant de retrouver une nouvelle vie, improbable certes mais avec Magma il ne faut jamais dire jamais mais... toujours...

La salle du centre culturel de Biganos peut recevoir 300 personnes à tout casser. L'ambiance est très détendue ici mais ce n'est pas la foule et cela en est presque choquant, Bordeaux est à 30 minutes seulement...  Quelques têtes connues mais pas tant que ça, la rupture de la fin 2019 aurait-elle laissé tant de traces ? Où bien ce sacré "pass sanitaire", allez donc savoir... A Melle, la veille, la salle était pleine...
Les absents auront tort, car Magma est redevenu Magma et n'évoque plus, ce qui était devenu, par moments, un tribute band célébrant un passé révolu. La musique vit à nouveau, module, évolue... Dès lors la rupture de l'automne 2019 en apparait d'autant plus judicieuse, la manière ne regardant finalement que les participants.

Bien sûr, le fait de disposer de nouveaux morceaux n'y est pas pour rien. En ouverture une composition de Thierry Eliez, assez complexe et qui gagnera en fluidité avec le temps. De belles tourneries rythmiques et des choeurs imposants et lyriques... La section vocale, qui a subi une légère modification depuis Juin, apporte une magnifique couleur en s'appuyant sur les teintes des différentes solistes selon les thèmes interprétés. K.A I est ainsi réapparu, bénéficiant de cet apport vocal inédit et rare car Magma a rarement eu les moyens d'avoir autant de chants sur scène.

Avec I Must Return, peu joué sur scène (79/82-83), les années s'enchaînent vers la période Tamla Zeuhl, un fugace souvenir du concert en banlieue nantaise en Mai 1983 traverse mon esprit, pas de Zuress exatique ce soir, ce n'est pas plus mal... Malgré un tempo un peu incertain, les voix sont à l'honneur, particulièrement Sylvie Fisichella dans un registre plus blues. Et, l'air de rien, voilà de quoi réhabiliter Merci au passage... Irions-nous enfin vers la grande réconciliation ?

Simon Goubert retrouve ici ce travail de rail fondamental pour la musique de Christian Vander, composée, rappelons-le au piano. Ce n'est certes pas un rôle gratifiant sous les spots mais la permanence de sa passion pour cette musique emporte tout sur son passage, force et respect se conjugant ici.
Les voix s'avèrent, au fur et à mesure du concert, d'une pertinence rare. La dernière arrivée, Caroline Szymkowiak se fond très naturellement dans l'ensemble avec un talent non démenti. 
Avec deux titres "inédits" le concert va prendre une teinte très marquée sur le plan vocal. Avec la "Ballade bossa", interprétée une ou deux fois début 77, c'est tant à un voyage temporel que géographique que nous sommes conviés. Voilà une Bossa qui ne dégénère pas si j'ose dire, mais véritablement jouée ici en Bossa, avec un énorme clin d'oeil à Kobaïa. Stella s'empare du chant Solo de ce thème qu'elle affectionne tout particulièrement et Rudy Blas développe les mélodies à la guitare. C'est surprenant, certes, mais cela confirme que ce groupe peut se permettre beaucoup de choses...
Avec Stevie, nous voici en pleine époque Tamla Zeuhl (1977...). Sauvé d'une cassette "à la maison", ce morceau est une véritable perle. Un thème lyrique, lumineux aux arrangements vocaux très réussis. Mais la rytmique n'est pas en reste ici, il y a de l'espace, de l'air, du swing dans ce Magma et Jimmy Top amène vraiment quelque chose au groupe, un jeu plus léger, plus contemporain... Je ne doute pas que ce thème soit un grand moment du prochain disque...


En l'attendant, Magma a remonté Mekanïk. Depuis 1978, j'en ai entendu un certain nombre, mais j'avoue que cette version a une belle dynamique : retour du discours kobaïen en intro, sons de cloches issus des claviers de Thierry Eliez, rythmique à la fois puissante et aérée... de très joli aigus, fort touchants, de Laura Garrato dans les chants Zeuhl. Une petite séquence de choeurs, assez rare (de 1973), a même été remontée le tout avec une belle souplesse et une jolie prestation d'Hervé Aknin particulièrement à l'aise au sein d'une telle équipe vocale. C'est fluide, prenant avec un spectre sonore enfin ouvert à nouveau. Et puis il y a, au centre de la scène, le responsable de tout cela. Bien sûr les années sont là, elles ne font de cadeau à personne. Il y a 50 ans c'était les premières versions da la Bossa qui dégénère mais la passion est toujours là, le feu couve toujours en Christian Vander, avec d'autres moyens mais une intelligence musicale jamais démentie.

Le groupe disparait de scène quelques instants, avant de revenir en configuration vocale pour The Night We Died, encore un extrait de Merci et porte ouverte vers Offering... Les lumières se rallument laissant en chacun l'image d'un groupe régénéré, uni, souriant. La rupture de l'automne 2019 avait permis à certains et certaines d'annoncer, une fois de plus, la fin du grand Magma. Force est de constater qu'ils ont eu, une fois encore, tort.


Un grand merci à Pierre De Ramefort pour ses belles photos du concert de Melle.

lundi 11 octobre 2021

KoSmïk muZïk millionnaire...!

Et oui, grâce à vous, nous sommes millionaire. Enfin, nous le sommes tous, 1 000 000 de pages vues pour ce blog, fondé et animé depuis le 6 octobre 2012 (Ici) par Mémorizator alias Jean-Christophe et rejoint très rapidement par feu Evelyne et moi même, Aredurno alias Franck. 

Alors merci à vous tous, combattant(e)s de la Zeuhl, et bien sûr nous serons à vos cotés pour de nombreuses décennies et de nombreux articles à venir ! 



samedi 9 octobre 2021

Magma , interview et extraits du concert de Rombas du 7 octobre


Thierry-Mro GraphicDesign a dégainé plus vite que les autres. Merci à lui pour l'info. 

Après avoir discuté avec l'équipe vidéo à Rombas, ils m'avaient effectivement donné l'info qu'allait être diffusé sur Rombas Télévision des images voire plus du concert du 7 octobre. Ils n'avaient la possibilité que de filmer la balance, le premier titre joué ainsi que sur le final de MDK. Cerise, une interview a aussi été glissée. 

Ce sont ces images que vous pouvez découvrir .

vendredi 1 octobre 2021

Christian Vander Trio en VOD le 24 octobre, concert Triton !

Réservez votre soirée du dimanche 24 octobre à
20h30 car ce soir là vous pourrez voir ou revoir un concert du Christian Vander Trio filmé au Triton le 24 septembre 2021. 
Bien sur il sera visible sur la base des concerts du Triton au-delà de cette date du 24 octobre.

Visible via la plateforme VOD.LETRITON.COM

A voir Ici

lundi 20 septembre 2021

Christian Vander Trio au Triton les 23 & 24 septembre

Un petit post pour un grand Trio. 

Et oui, les 23 & 24 septembre prochain Le Christian Vander Trio (C. Vander + E. Borghi + E. Grimonprez) sera de passage au Triton aux Lilas. Mine de rien, ce Trio n'a pas été vu en concert depuis avril 2019, déjà aux Lilas. 

Une raison de plus pour y aller, d'autant que vos reporters de KoSmïk muZïk ne pourrons y être... En plus ce sera salle 2, avec une vue plongeante ou contre-plongeante, au choix. Et si vous venez à 3, ce ne sera que 2 entrées de comptées. Que vous dire de plus...

Pour ceux qui y seront, n'hésitez pas à nous donner vos Impressions (!!) ainsi que les titres joués. 

Infos et billetterie Ici uniquement par téléphone au 01 49 72 83 13

Le Triton, 11 bis rue du Coq Français, 93260 Les Lilas

lundi 13 septembre 2021

Septembre au Triton, entre répétition et concert ou entre concert et répétition ...?

Retour en arrière.

Hum, hum, Magma en répétitions publiques au Triton ? Pas de scène depuis le printemps 2020, Covid oblige, mis à part 3 concerts privés pour la télé. C'est tout aussi surprenant qu'alléchant comme démarche. Allez, je téléphone au Triton et je prends mon billet, en direct donc, comme ça, pas d'intermédiaire, c'est encore mieux.

Et arrive la journée du 4 septembre...

J'arrive rue du Coq Français (ça change du coq gaulois qui, comme tout le monde le sait, ne l'était pas, gaulois, mais le jeu de mots amusait nos voisins latins) et les murs jaune Triton s'affichent sur mes pupilles radieuses. Une grande photo de James, bel hommage, sur le flan gauche du programme du troisième tiers de l'année en ce lieu culturel maintenant bien connu et reconnu. Et puis bien plus sympathique que celui du Trésor Public, ce 3ème tiers... 

Bon, je passe le porche et, malgré l'horaire matinal, 17h15, déjà quelques visages connus. Bonjour Denis ! D'autres non. Depuis les tables fusent des discussions, de la réflexion, de l'attente par cette très bel après-midi de septembre. Je vais vers les bureaux pour retirer mon billet mais Jean-Pierre Vivante est inflexible avec un autre futur spectateur, les bureaux n'ouvriront pas avant 18h30, qu'on se le dise. Pour éviter une redite inutile, direction le bar pour une boisson rafraichissante, avec un œil vers l'entrée (et donc aussi la sortie) des artistes. Et effectivement, peu de temps après, commence à sortir les uns après les autres, les fumeurs ouvrant le bal, des visages maintenant célèbres de la galaxie zeuhlienne, le premier étant Hervé, suivi d'Isabelle, et bientôt tout le reste de la bande au complet. Donc, avant les "répétitions" il y a bien eu une balance. Une pré-répétition de la répétition, vous voyez ce que je veux dire, non ? Enfin, c'est ce que pourrait penser à ce moment là un humble spectateur tel que je suis. 

Je me dirige, en ayant pris soin de finir ma boisson gazeuse titrant 5,5°, vers Stella, non pour lui vanter les mérites de cette excellente cervoise mais plutôt pour la remercier du petit privilège qu'elle m'a accordé, mais ça, étant très personnel je n'en dirai rien. Bon allez, juste un indice, cela m'a permis de savoir que Simon était grand-père, enfin, un jeune garçon qui serra assis à coté de moi plus tard l'appelle papy. Et oui, ils sont humains aussi !

Je devise également avec Francis, toujours aussi sympathique. A oui, j'ai oublié de le préciser, ils sont tous aussi charmants et accessibles les uns que les autres, oui, des vrais êtres humains, sans vouloir me répéter. Surprenant, non ? Mr Cyclopède ne pouvant acquiescer, je le ferais pour lui. J'en profite pour dire à Christian, que le fil vert de sa chemise me rappelle la première pochette d'Üdü Wüdü. Zombies ? J. Top ? Le père ou le fils ?

Bon, revenons vers notre sujet. Je converse avec Francis et il me rappelle qu'avant le concert sera diffusé un petit film sur James, une interview effectuée au début de sa maladie. Film émouvant, tous nos musiciens ont pleuré et le (re)voyant. Vin diou, je l'avais oublié ce court métrage, imbécile que je suis, merci Francis. Oui vraiment, merci Francis. En plus il me fait remarquer que le guichet de retrait des billets venait d'ouvrir. Que ferais-je sans toi cher Francis !!!

Du monde commence à venir grossir les rangs des combattants de la Zeuhl (expression de Christian maintenant célèbre), un gentil brouhaha s'élève, les plateaux de boissons traversent  le corridor, le stand Seventh s'installe gentiment mais surement. Ca commence à avoir un doux parfum de soirée festive ! Maintenant il va falloir choisir. Ou attendre gentiment, patiemment devant la porte du Triton pour avoir une bonne place ou voir le film. Non, il n'y a pas à avoir d'hésitation, c'est James, bien sur ! 

Hop, direction la salle 2 où déjà s'affaire JP Vivante avec les ouvreurs et les consignes Pass sanitaire, contrôle du billet, tamponnage uni ou bicolore en fonction, et, une fois passé les contrôles drastiques, je m'assois face à l'écran dans une pièce agréablement climatisée, ce qui n'est pas sans déplaire.

Alors oui, ce film-interview est plus que déroutant, il est décalé, psychédélique, dadaïste et plus encore. L'équipe de tournage, le journaliste et James ont vraiment du s'amuser, et pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est que James en jouait de cette maladie et du temps qui lui était alors donné... Un film à voir et à revoir. L'autre film nous raconte la composition offerte par James dans le contexte d'une intégrale de Brahms et jouée par le pianiste Nima Sarkechik. Là aussi, de l'émotion, de la sincérité, Nima nous expliquant que James a composé ce morceaux avec l'aide d'un ordinateur, au seuil de sa vie. Quand je pense que nous étions tout au plus une trentaine à voir ces deux films, les autres devisant, fumant, buvant dehors... Parfois l'on pourrait dire à quoi bon, public ingrat...

Une fois visionné ces deux courts métrages, direction la salle une. Une comme une seule personne devant la porte, il est pourtant 19h30 pour un concert prévu à 20h30. Finalement, le public commence à patienter dans l'entrée et dans le corridor du Triton. Va et vient des musiciens entre le backstage et l'extérieur, là aussi, il n'y a qu'au Triton que l'on voit ça. Communion des artistes et des spectateurs, au moins tout le monde se côtoie et se croise. L'ouverture des portes à 20h00 propulse le public en salle et moi tout devant.  Concerts des 4 et 5 complets, assis comme debout. Covid ou pas, nous sommes tous en rangs serrés à échanger les uns avec les autres à attendre le début du concert. Ma voisine, 20 ans puissance 3 voire 4, charmante, me dit qu'elle assiste aux concerts de Magma depuis de nombreuses années et qu'elle en savoure la musique et l'évolution. 

Comme l'on pouvait s'y attendre, la scène est vraiment chargée, des instruments de partout, des podiums, des pupitres... Et encore, il manque les musiciens, ça va ressembler à une rame de métro de la Régie Autonome ! Les lumières se tamisent et arrive Jean-Pierre Vivante pour sa maintenant classique présentation d'avant concert. A oui, c'était annoncé comme des répétitions, et JP, en guise d'épilogue, nous dit qu'il ne tient qu'à nous que ces répétitions se changent en concert... Le doute subsiste !

Les musiciens arrivent sur scène, au passage, l'on remarque l'absence de Sandrine et la présence d'une jeune chanteuse. Bon, épiphénomène d'une soirée ou deux ou remplacement ? Et les premières notes fusent. Etrange ce premier morceau, une impression de le connaitre mais aussi de ne pas vraiment savoir quel est ce titre. Ca sonne comme le Magma de la fin des 70's et du début des 80's, avec cette pointe de Tamla Zeuhl. Le deuxième morceau aussi, dans la même veine. Ca swingue bien, le voisin de ma voisine (son fils ??) est très enchanté (au passage, un aficionados de très longue date et reconnaissable à son couvre-chef orné de la griffe en cuivre, même s'il l'a perdu depuis, cette coiffe...) et le restera toute la soirée, avec éclats de voix et rires massifs ! Le troisième morceau, est intitulé provisoirement, nous dit Stella, "Stevie Vander", ce qui en dit long sur l'ambiance qu'il dégage. Elle nous signale aussi que le suivant est une nouvelle composition de Thierry Eliez, elle plus ancrée dans l'univers vandérien classique, que Magma prépare un nouvel album avec des compositions de plusieurs musiciens, ce qui n'avait pas été le cas depuis longtemps. Mais au fait, si les morceaux s'enchainent, ce n'est pas une répétition alors ? Il faut dire qu'entre chaque titre, tous s'amusent, l'une disant qu'elle a oublié des paroles, un autre disant que la batterie pose problème et se propose même de refaire le titre sans elle (Christian tu es un petit filou parce que tu utilisais quand même ton charley et tes cymbales !!!). Bref, une ambiance très détendue, un peu comme une répétition donc. Ca me plait bien cette formule, plus trop vraiment une répét' mais pas encore celle des soirées dont nous avons l'habitude. Ce coté R&B Tamla doit avoir sa part de responsabilité, enfin, c'est ce que je me dis. 

Ah, je les reconnais tout de suite ces notes là, frissons éternels tout le long de la colonne vertébrale, obligé. Magma n'est pas qu'MDK, mais MDK est tellement Magma ! Waow, et quel MDK ! J'avais bien aimé celui pour la soirée Arte Concert, bien axé sur une certaine douceur des voix, des chœurs, bref, une version plus "douce". Ce soir, c'est plutôt le chant (!) de bataille, l'artillerie lourde et les chars de combats. Ca explose de partout, tout le monde donne le maximum et même au-delà. Une claque, que dis-je, un uppercut direct pleine face, KO debout, ou plutôt assis, mes tympans sont nettoyés pour des mois ! Quelle demi heure de folie, quelle soirée. Ca bouillonne dedans, ça bouillonne dehors, ça fait du bien, trop, non, jamais trop, de bien !! Stella nous annonce que du fait de la configuration de la scène, ils ne peuvent sortir et revenir, donc enchainement  de suite avec le rappel. Ca aussi c'est plutôt nouveau comme formule ! I Must Return vient terminer brillamment cette soirée, à la fois très Tamla, très swing, très zeuhl. Très Magma donc !!!Les lumières se rallument, étant au premier rang, je fais partie des derniers à sortir, pas plus mal, ça prolonge le concert, 1h30 d'affilée. C'est court et si long en même temps.Ce groupe, qui par les "événements" ne peut pas tourner comme il le souhaiterait, est soudé comme jamais. Caroline Indjein,  jeune choriste depuis seulement quelques semaines, est déjà bien en place, Laura qui l'accompagne sur le podium haut droit nous offre tout son talent et ses très hautes capacités vocales, ce que je n'avais pas encore remarqué. Waow, quelle voix !!! Isabelle a quitté le devant de la scène pour le podium haut gauche aux cotés de Sylvie, l'avant du plateau étant pour Stella et Hervé. Stella, toujours aussi magnifique,  parfois tournée vers les musiciens comme si elle faisait aussi partie du public et voulant profiter du concert. Les pianos, face à face, déroulent de la touche, Jimmy, très en verve et montrant toute l'amplitude de son jeu, échangeant souvent des regards complices avec Christian (ça, c'est une constance des bassistes de magma !) et Rudy, discret sur scène mais si présent avec ses cordes. Et Christian ? Impérial...what else !!! Une belle osmose générale, d'une répétition qui n'en n'était pas vraiment une pour un concert qui en était presque un ! Vraiment, je regrette encore plus de ne pouvoir être là le lendemain...


mardi 20 juillet 2021

Nouvel album live de Magma !



Ca ne bouge plus dans la galaxie Zeuhl, ça grouille !!! 

Et oui, un passage sur Arte (avec une suite en septembre), une réédition en vinyle du CD Simples dans le cadre du Disquaire Day, des répétitions en public en septembre au Triton en prévision de la reprise des concerts en Octobre et maintenant un nouvel album, toujours pour Septembre. 

La série AKT va s'enrichir d'un nouvel opus, extraits des concerts de 2020 à Bordeaux, Toulouse et Perpignan.

En précommande prochainement sur Seventh, on vous préviendra !