vendredi 20 mai 2022

Retour sur le Christian Vander Trio au Triton

Nous (JCA + FP) avons eu le plaisir d'assister aux deux concerts donnés au Triton les 29 et 30 avril dernier. Deux soirées pour deux ambiances pas tout à fait similaires. 

Le public déjà, tendance chevelure blanche ou absente. Quelques jeunes de moins de 30 ans mais ce n'était pas ce que draine Magma, de 7 à 77 ans comme dirait l'autre. Je n'ai rien contre les plus de 50, faisant partie de cette "élite" depuis quelques années, mais c'est une petite surprise tout de même. Très peu de visages connus, sans doute l'effet "non Magma", mais pourtant comme dirait Christian lors des concerts Solo, il y a une batterie, alors...? Alors voilà, ce n'est peut être pas que la batterie, mais peut être le manque de Kobaïen  ou de chœurs, ou de visages féminins, ou, ou....... Mais à noter la présence le samedi soir de Klaus, la "cathédrale" Klaus, charmant jeune homme aux projets actuels "funky".

Le lieu, salle 1, quelques tables en lieu et place du premier rang, pas vraiment de public debout mais sinon une salle complète (ou presque) pour les deux soirées, c'est toujours bon à constater. Eclairage le vendredi un peu fort sur les musiciens et basiquement le même du début à la fin avec effet bleuté. Le principal est sonore et non visuel, les spots nous le rappellent...


Les musiciens, que vous dire que vous ne sauriez pas, bien peu de choses... Tous nous ont gratifié d'un passage solo, ce qui permet toujours de les mettre en lumière, de mieux se concentrer l'espace de quelques minutes, d'apprécier en plus du talent, l'osmose entre le musicien et son instrument. 


Mention spéciale pour Emmanuel, lequel ? Il est plus petit que son instrument, n'est pas ventru comme lui et pourtant il l'enlace, lui tire tout ce qu'il peut donner, presque d'une manière percutante, "percussive", répétitive et changeante tout à la fois. Présence discrète mais omniprésente et indispensable, oui, le solo le met vraiment sur le devant de la scène comme il le mérite. Ce pêcheur (et pas que devant l'Eternel) a vraiment la pêche !


Mention spéciale aussi pour le maestro des baguettes, qui en plus de sa présence naturelle nous a offert deux soli aux couleurs différentes selon les soirées, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de l'entendre seul aux percussions, si l'on excepte les master classes bien sûr. 74 ans et quel punch, et pas que sur ces quelques minutes, tout au long de la soirée selon la nature des morceaux. 


Mention spéciale encore pour Emmanuel, encore, mais lequel ? C'est simple, il est assis face à son instrument et pourtant il fait corps avec les touches du clavier, les percutant ou les frôlant, courant d'un bout à l'autre de ce piano, 10 doigts qui paraissent 100 ou mille. Un des rares musiciens à avoir accompagné Christian dans presque tous ses projets et réalisations, Magma, Offering, Trio, Quartet..., Welcome. Un incontournable de la planète Zeuhl et au-delà.


Christian Vander Trio joue Coltrane, bien sûr voire évidemment, mais pas que. Furent joués ces deux soirées dans le premier set : The Coaster, For Tomorrow, Like Sonny, Body and Soul, Impressions, le deuxième set : India, My Favorite Things, Naima, Dear Mac et en rappel Equinox. Bel équilibre que ce choix alternant les ambiances. Et justement, en préambule je soulignais que les deux soirées différaient quelque peu. C'était plus évident à percevoir sur le premier set, joué plus finement, plus en délicatesse, bref un peu moins percutant que le lendemain, même dans son solo sur "Impressions" Christian semblait moins "souriant". Peut être n'était-ce qu'un ressenti, celles et ceux qui on vu les deux concerts pourrons nous dire ce qu'ils ont ressenti. Même chose ou non.


En tout cas deux très belles soirées pour nous autres petits scarabées, venant enrichir notre mémoire entre Vander Solo ou Magma pour cette année. Les absents ont toujours tort, nous, nous y étions !


jeudi 5 mai 2022

Wurdah Itah violet en juin, nouvelle sortie vinyle

Il va falloir s'habituer cette année aux rééditions en vinyle couleur. Après MDK et Köhntarkösz, voici venir pour juin celle de Wurdah Itah
Le premier double et 1001° n'ont pas eu droit à ce privilège, je n'imagine pas Inédits non plus. Donc à qui le tour après ? Live Hhaï ? Üdü Wüdü ? Attahk ? Rétro ? Merci ? Voire les sorties des années 2000, K.A. ? Félicité Thösz ? Slag Tanz ? Zess ? Bref, des surprises à venir, et nous, on aime ça !!!

S'ils sortent tous, et nous n'y voyons que du plaisir, il faudra néanmoins faire un tour chez Ikea...!

Pour cet opus, un des plus beaux sinon le plus bel album de Magma, en tous cas le plus intimiste mais avec des montées explosives, des passages atomiques, dévastateurs et juste après, de la dentelle, de la porcelaine, que de frissons à son écoute. Eblouissant, unique, indispensable.

Pochette double, sans doute avec les paroles, vinyle violet, pochette de la réédition de 2015 (déjà !) chez Jazz Village, pochette auquel j'ai modestement participé, et oui.

Pour le plaisir dirait l'autre...


Lien Ici à consulter en juin.

dimanche 24 avril 2022

Interview de Christian du 21 juillet 2020, forcément intéressante...!

Interview parue initialement dans MowNo le 21 juillet 2020, à lire ou à relire Ici ou ci-dessous... Au passage, excellent site du WEB, à découvrir ou redécouvrir via son actu et ses archives. Site documenté, riche et éclectique. Bref, un lieu comme on les aime !




MAGMA, DISCUSSION MULTI-DIRECTIONNELLE AVEC CHRISTIAN VANDER
Christian Vander, figure emblématique de Magma, est un musicien passionnant qui anime depuis des décennies une musique inclassable, entre jazz, rock et classique, inspirant et formant au passage plusieurs générations de musiciens. Voir Magma en concert est une expérience à part entière, presque une nécessité. Au cours d’un entretien, il nous a délivré avec passion quelques anecdotes et conseils musicaux. Le tout avec une gentillesse délicate, un enthousiasme communicatif, guidé naturellement par… John Coltrane.
Après vous avoir vu il y a quelques jours en concert, on sent une énergie intacte au sein de Magma. 50 ans après, qu’est-ce qui vous motive à jouer de la musique, à faire des concerts ?
Christian Vander : La motivation est liée à l’impression de continuer à évoluer. Pas à pas de géants, comme John Coltrane, mais en ayant la chance d’être en forme physiquement. Des personnes m’ont tellement marqué, imprégné de leur musique, que je me dois de continuer. C’est une question de respect vis-à-vis d’eux, mais aussi de soi-même. C’est aimer la musique passionnément. Et pour continuer à exister, il faut aussi aller vers les gens.
Est-ce que Magma a fait des émules au niveau musical ? Est-ce que vous retrouvez l’esprit du groupe dans des formations plus contemporaines ? Je pense par exemple à Thomas de Pourquery ?
Des gens dans ce type d’ambiances musicales ? Ou qui se réfèrent carrément à la musique Zeuhl ?
Oui, ou le mouvement RIO, mais donc des formations plus jeunes ?
Moi, je ne retrouve pas l’esprit de Magma dans cette musique. Ils peuvent s’appeler Zeuhl bien entendu… Ils ne m’ont pas demandé d’ailleurs (rires). Magma appartient à Zeuhl, qui est quelque chose de suprême, mais je ne prétends pas jouer de la musique Zeuhl. On va peut-être commencer un jour. Ce que j’appelle personnellement la musique Zeuhl, c’est de la musique multi-directionnelle. C’est une autre manière de concevoir les mouvements de musique. Jusqu’à présent, je n’avais pas ces directions. J’ai fait une musique comme on l’écoute en général.
Votre relation à John Coltrane est particulière. Comment a-t-elle guidé votre musique ?
J’ai écouté tout ce qu’il écrivait et la manière dont les mouvements se déplaçaient dans l’espace. Je parle ici du quartet magique. Je ressentais tout ce qui se passait. Sur un passage, j’avais par exemple l’impression qu’Elvin Jones avait la tête en bas et subitement… mettait un coup de frein, l’air de dire : ‘on va basculer‘. Et John qui reprenait le thème à ce moment-là. Ce coup de frein désespéré, c’est comme s’il disait à John ‘Attention, on va basculer John !‘. C’est vraiment une impression que j’ai ressentie physiquement. J’avais dit il y a quelques années que je ferais un jour des musiques multi-directionnelles, sans trop savoir de quoi il en retournait. Et j’ai retrouvé plus tard une interview de John qui répondait à la question ‘Comment décririez-vous votre musique ?‘. Il a répondu : ‘C’est une musique multidirectionnelle‘. La période du quartet m’intéresse particulièrement chez lui, beaucoup plus que celle plus free, vers 66-67. La période la plus forte étant en 1965. Il en est sorti beaucoup de choses depuis.
En quoi votre musique se distingue-t-elle de celle Coltrane ?
Elle est conçue complètement différemment du jazz. Ce sont des mouvements qui s’enchainent, avec leur propre couleur. Lorsque je trouve une couleur, j’essaie de la projeter et de créer des sensations nouvelles à l’auditeur — moi le premier d’ailleurs ! Comme d’autres musiciens où sur chaque disque, on se demande ce qu’ils vont faire… comme John. C’était fantastique, ahurissant ! Beaucoup de musiciens de renoms ont commencé par le critiquer : ‘Elvin Jones est un bon batteur, mais il se trompe d’un temps toutes les mesures‘. Ou que McCoy Tyner ne savait pas jouer de piano. Je ne citerai pas le pianiste qui a dit ça, c’est trop dur…. Ils n’avaient strictement rien compris ! John était en avance d’un temps ! Et on entendait des gens dirent qu’il avait un mauvais son de sax. C’est choquant pour un gosse… Moi, j’ai plongé instinctivement dans cette musique. Aujourd’hui, je l’écoute de manière cyclique, un de ses disques n’est jamais loin.
Vous l’avez vu en live ?
Oui à Paris, il a été sifflé ! Après ça a changé. J’allais le voir en France, pas partout bien sûr… Si j’avais pu le faire, je l’aurais fait (rires).
Est-ce que vous pensez que votre musique, que ce soit Offering ou Magma, pourrait être interprétée par des formations différentes ? Par exemple, des orchestres ? Ça vous intéresserait ou vous vous en foutriez complètement ?
En ce qui me concerne, j’essaie de jouer avec l’esprit de la musique de John en quartet ou quintet. Je suis totalement imbibé de cette musique-là. Je dirais, que moi ici, de ce monde, réaliser cette musique en orchestre symphonique, nous l’avons fait. Et on a des projets, mais ça doit rester top secret (rires). Mais c’est vrai que quand je compose cette musique au piano, je l’imagine jouée par un grand orchestre. J’imagine souvent un trombone ou une trompette, dans ma main gauche par exemple. D’ailleurs, je n’ai jamais imaginé être le seul batteur de Magma étant donné le niveau d’énergie envoyée. C’est ce qui se passe en concert… Il faut vraiment bien capter le lieu et envoyer l’énergie de manière groupée… Et c’est fantastique. Mais pour ça il faut que le groupe ait une unité.
Mais vous pensez en termes de musique démultipliée quand vous composez ?
Exactement, mais si j’entends beaucoup de ‘soufflant’, j’entends moins les cordes. Quelque chose m’échappe dans les cordes, bien que je trouve ça très beau.
Comment expliquez-vous le succès de Magma auprès d’un public jeune, aujourd’hui ? Lorsqu’on assiste à un concert, le public est très mixte. On ne voit pas que des vieux ours grisonnants…
Je suis ravi qu’il y ait des jeunes. C’est Stella qui me le fait remarquer, parce sur scène je suis très concentré. Mais effectivement, on a vu des enfants de 10-12 ans ! Une gamine était folle de cette musique à cet âge. Et je comprends… Moi, au sien, j’étais fou de Coltrane. Je pense que la puissance transmise y est pour quelque chose. Sur les disques, c’est plus difficile à véhiculer. Il faut prendre le temps, s’installer. Beaucoup de gens nous ont découverts par ce biais, et c’est pour cela qu’on continue à aller vers les gens. Et puis ils en viennent aux disques.
Une question un peu différente. Si on prend un morceau comme Mekanik, pourriez-vous et voudriez-vous encore composer un titre comme celui-là aujourd’hui ?
Je disais justement ça à un ami récemment : ‘je peux te composer un Mekanik chaque semaine !‘. Non, honnêtement j’ai fait un peu le tour. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’à l’époque, on était limité par le temps, à 18 minutes environ par face. Bien sûr, on pouvait monter au-dessus, comme Miles et ses 26 minutes, mais la qualité dégringolait… Le passage un peu obsessionnel de Mekanik durait 20 ou 30 minutes en réalité ! Donc comme beaucoup de morceaux, nous avons dû réduire, car c’est dans l’obsession qu’on obtenait l’hystérie. Mais à un moment, il faut passer à la suite, sinon on ne finirait pas le disque. Pour un morceau que j’ai fait à titre personnel, ‘Des cygnes et des corbeaux’, j’ai dû retirer un mouvement car j’avais peur de dépasser les 74 minutes maximum d’un CD.
Une question plus stylistique maintenant. Dans l’enregistrement de Mekanik en 1971, au théâtre 140, on a presque l’impression d’une intro bossa nova…
(rires) C’était de l’humour. L’intro était très bossa nova et on voulait donner l’impression qu’on allait jouer un morceau tendre et soudainement… Mekanik commence. Ça n’empêche que j’écoute beaucoup de bossa nova, de musique afro-cubaine. Mais là, c’était juste l’humour du groupe de l’époque. On jouait une jolie intro sourires aux lèvres. Les spectateurs se disaient : ‘Tiens c’est bizarre, Magma a changé de style‘, et puis baaaam.
Le line-up de Magma n’a cessé d’évoluer. Comment s’arrête une collaboration avec un musicien ? Ça se fait dans la douleur ?
Oui, absolument. Les musiciens quittent souvent le groupe au moment même. Claude Engel par exemple. Il était arrivé un peu en retard et il a dit : ‘il y a un ordre du jour : je quitte le groupe‘. Et moi j’étais, comme toujours, parti pour la vie avec lui ! C’était insensé ! Claude Engel ? C’était un pilier du groupe ! On l’appelait l’homme-orchestre. Avec deux pédales, il faisait le boulot que des mecs font aujourd’hui avec 15 ! Un immense guitariste ! On a eu un mal fou à le remplacer… On a fait une bonne section cuivre, mais le manque restait. C’est aussi arrivé qu’on décide de se séparer de quelqu’un, mais ça me pose des problèmes de conscience. C’est abominable…
Cela a toujours été aussi abrupt ?
Le plus souvent. C’est rare qu’un musicien te dise, ‘Dans 3 mois, Christian, je quitte le groupe‘. On a toujours eu la chance de trouver des remplaçants. Mais ce n’est pas simple, surtout un pianiste qui est essentiel. Le piano est l’ossature de la musique.
Et pas la batterie ?
Non, le piano était central. En tant que batteur, j’ai dû trouver une place. Cette musique était complète, déjà très riche rythmiquement. Et c’est peut-être comme ça que j’ai trouvé quelque chose de différent à la batterie, en m’immisçant.
Vous composez au piano uniquement ?
Oui bien sûr. Parfois une heure avant un enregistrement, je ne sais pas ce que je vais jouer. Sur Wurda Itah, par exemple, j’ai joué la partie de piano et Jannick Top la basse. La batterie, je n’y avais pas pensé une seconde et j’ai dû terminer par cette partie. C’était le mot 3-4 et je ne dis jamais 3-4… Ca aussi c’est important. Vous savez pourquoi ? Ca empêche les gens d’anticiper. Les musiciens comptent 1-2, 1-2-3-4. Tout le monde se précipite sur le premier temps. Et c’est moche. Alors qu’1-2, 1-2-3 laisse de la place, de l’ouverture, le loisir d’attaquer comme vous le désirez. Jamais 4 ! Ça fait partie des choses les plus importantes.
Quelles sont vos autres influences ? Ces dernières semaines par exemple ? À part Coltrane ?
Je n’écoute pas beaucoup d’autre musique, mais quand j’écoute quelque chose, c’est du classique, du contemporain. Nadia Boulanger. Superbe, écoutez ça aussi ! Ça m’inspire.
Quelle est la place des solos dans votre musique ?
Je m’en méfie. Ça peut être lassant. Ça vieillit avec le temps. Je demande parfois aux guitaristes de composer les chorus. Avec Didier Lockwood, on avait par exemple tramé un morceau dans la même dynamique que le Chorus de Coltrane Transitions. Sauf que les harmonies ne passaient pas vu qu’on restait linéairement sur un rythme. Coltrane joue un premier solo jusqu’à une sorte de cri. Ensuite, il monte par étage, en dents de scie. Puis vient un nouveau cri, plus profond, plus douloureux, et le troisième est une ascension en spirale. Et à la fin, il redescend tout. C’est extraordinaire !
Avec Didier, on a construit un chorus dans ce type d’ambiance sur Mekanik Kommandoh. Ce n’est pas lassant de le jouer lorsqu’on a une direction. Les gens qui improvisent et qui jouent à la note, ça peut être fantastique un soir, et le lendemain un désastre. Alors qu’ici, on avait quelque chose qui tenait même si Didier était un soir en méforme… Ou moi bien sûr, ça peut arriver. Le solo tenait la route. Il l’a utilisé toute sa vie. Pour la musique de John Coltrane, c’est tellement évident. D’ailleurs, on en parlait avec Philippe Catherine. Il m’avait dit : ‘c’est une belle version poétique de la musique de John Coltrane‘. Je lui ai dit ‘je suis désolé mon cher, mais ce n’est pas ça‘. Il semblait douter. Les gens ne peuvent pas s’imaginer qu’il y a une construction. Les mouvements internes se travaillent. Il y a de l’improvisation bien sûr, mais sans direction, les musiciens se lassent. C’est aussi très important. Il faut une direction pour raconter quelque chose.
La musique, vous y pensez tout le temps ?
Ca se médite, la musique. Quand je marche, je pense musique, comme un félin. Si je chante en pensant un jour à une cymbale, j’analyse cela puis le transpose dans mon jeu. Et ça peut changer mon positionnement de charley par exemple. Musculairement, c’est important. Il ne faut pas frapper mais poser. Parfois, je frappe plus violemment le charley, mais dans l’ensemble je pose souplement. C’est important aussi ! Les muscles sont utiles, mais il faut poser ! La musique nous appelle et on répond. Il faut laisser respirer la peau. Le son peut alors se projeter vers le haut, un peu en éventail. Si vous frappez fort, le son reste bloqué et on perd ce son ample.
(ENTRETIEN : CORENTIN CAUDRON/MOWNO)

jeudi 21 avril 2022

Magma à Mâcon le 16 juillet, et ce sera gratuit !

Il pleut des concerts ! Bon, espérons que côté pluie, ce ne sera pas pour cette soirée...

Concert gratuit, en plein air, dans le cadre du Crescent Jazz Festival à Mâcon (71) le 16 juillet prochain, esplanade Lamartine et prévu à 22h00.

En plus, Mâcon place incontournable des vins de Bourgogne, mais avec modération, quoique, ça devrait vraiment le faire. 

mercredi 13 avril 2022

Magma au Triton en répétition le 15 juin prochain

Nous vous informons d'une nouvelle date à insérer dans vos agendas pour une répétition publique avant la mini tournée britannique, à savoir le 15 juin à 20h30 au Triton, adresse maintenant mythique aux Lilas, près de Paris dans la cosmogonie zeuhlienne.

La précédente répétition publique de septembre 2021, en ce même Triton, ce fut deux soirées sous le signe du sérieux, bien sûr, mais aussi de la détente car toutes et tous n'ont pas manqué de plaisanter entre les morceaux, voire même à l'intérieur du morceau !

Alors, une soirée dans une ambiance inhabituelle mais vraiment très plaisante, à ne pas manquer donc...

Vous aurez toutes les infos et liens pour acheter votre place Ici.

mardi 12 avril 2022

Anaïd à Paris !

 

Deux ans après un passage remarqué au Triton,  Anaïd revient dans la capitale le Jeudi 28 Avril. L'occasion de découvrir sa nouvelle formation ainsi que de nouvelles compositions...

vendredi 25 mars 2022

Au tour de Köhntarkösz !

Après MDK voici le moment pour Köhntarkösz de renouer avec le vinyle. Une nouveauté cependant, avec une pochette ouvrante, que j'imagine incluant les paroles apparues, il y a quelques années, à l'occasion d'une réédition CD. 

En précommande le 4 Avril pour une sortie, en série limitée, le 6 Mai prochain.

mercredi 16 mars 2022

One Shot au Triton ce samedi avec un disque


Après un concert dédié à James Mac Gaw le 9 Octobre dernier, le groupe retrouve la salle des Lilas ce Samedi. Une occasion de fèter la sortie du "live" A James... L'histoire continue... 



jeudi 3 mars 2022

Un nouveau piano pour un solo


Avec les années, les occasions de voir Christian Vander dans cette formule se font rares. Depuis 2018, et une ultime date phocéenne, pas la moindre date... Si on rajoute, là dessus, la pandémie, ses confinements et autres péripéties autant dire que j'avais fait une croix dessus. C'était sans compter sur la fidélité du batracien des Lilas qui offre, là, une occasion à Christian de s'exprimer, qui plus est sur un piano tout neuf, accordé quelques minutes avant le concert.

Le public arrive sagement, il est rapidement évident que la salle ne sera pas remplie... Suites du covid ? Difficultés à sortir du contexte Magma ? Manque de curiosité ? Christian en parlera plus tard dans la soirée, il n'y avait effectivement pas de batterie... Le concert a finalement lieu dans la salle "historique" du Triton et c'est tant mieux. 
La set list est "classique" avec cependant le plaisir de réentendre le thème en hommage à René "Stündëhr" Garber jusque là peu joué. A l'instar de l'Homme Seul, morceau "oublié" en ce Samedi, le thème est toujours sifflé.
Christian s'excusera plusieurs fois de ne pas avoir pris assez de temps pour répéter avant ce concert. Il est vrai que ces derniers mois, si "curieux" ont eu de quoi nous faire perdre le fil, à tous...
Le musicien s'est présenté avec une jolie forme, faisant plaisir à voir. La voix est chaleureuse et présente et le piano sonne très bien effectivement. Le fait de ne pas avoir pu "trop" travailler préserve la fraîcheur de l'ensemble en évitant le piège des improvisations trop longues. En ce sens, le concert de Samedi était exemplaire, fragile mais accompli, intime mais intense. 
    
Cette formule reste le meilleur moyen pour découvrir ce qui se cache derrière l'apparente violence de Magma : une extrème sensibilité, un lyrisme exacerbé, un parcours personnel débarrassé de tout opportunisme pour suivre une vision intérieure. Alors certes, nous sommes plus près ici d'Offering que de Mekanïk Kommandöh, c'est sans doute ce qui pose problème à certains dont le compteur semble être resté bloqué dans les 70's.
Un souhait, cependant, que ce répertoire finisse par être enfin enregistré...

Photos N&B : Jean-Christophe Alluin
Photos couleurs : Franck Poignet





samedi 12 février 2022

Thierry Zaboitzeff fête ses 50 ans en 2022

 

Avec cette pandémie récurrente aux aléas incertains, il est difficile de suivre nombre d'artistes que nous aimons. Ainsi Thierry Zaboitzeff a du mettre en sommeil le magnifique Aria Primitiva, dont nous avions dit tout le bien que nous pensions, et est revenu à une formule solo, qu'il pratique depuis de nombreuses années.

Professional Stranger est apparu d'abord sous forme numérique avant de connaître une édition physique au printemps dernier dans un contexte forcément peu propice. 9 titres assez différents se suivent dans une forme de voyages aux sonorités assez surprenantes pour ceux qui fréquentent les voies de traverses du compositeur. On pourrait même penser que T.Z. a voulu proposer ici une forme d'introduction à son univers, avec des clins d'oeil "pop" assez appuyés. Ce n'est pas un problème en soi, le musicien est passé maitre dans l'art de l'arrangement sonore depuis longtemps, mais à mon grand regret, le disque ne parvient pas à maintenir l'intérêt de l'auditeur. Problème dans l'ordre des titres ? Peut-être... Il y a ici de belles choses mais la scénographie globale m'échappe totalement me faisant me raccrocher aux ambiances plus caractéristiques du musicien. Il me manque un liant ou simplement ce disque ne s'adresse pas à moi, malgré ses évidentes qualités.

Avec Pagan Dances on se retrouve en terrain plus connu. Les influences européennes sont ici affirmées et la musique se fait plus violente avec cet art du contre pied qui est un peu la marque de fabrique du compositeur. Les percussions (électroniques) sont au coeur de certaines séquences plus enlevées, dommage que Daniel Denis ne soit pas de la partie d'ailleurs. J'avoue me retrouver ici beaucoup plus en phase dans cet univers plus sombre, parfois tourmenté aux dédales imprévus. Le visuel de Thierry Moreau illustre parfaitement le climat général. Ces danses païennes réservent bien des surprises à l'auditeur avec un second titre plus "atmosphérique" à la langue imaginaire et au mystère non démenti. Pagan Dances est uniquement disponible en numérique sur le site de l'artiste.

2022 marquant son 50 anniversaire (de musique), Thierry retrace son parcours sur son site, des débuts d'Art Zoyd à... C'est passionnant, vivant et le reflet d'une sacrée époque ! On murmure, dans les milieux bien informés, qu'un coffret retrospectif serait à l'ordre du jour... A suivre...


mercredi 9 février 2022

Le Coeur D'Anaïd

Il n’y a pas que MAGMA qui se restructure et qui travaille. Anaïd aussi. En octobre 2021, KoSmïk répondait à l’invitation du groupe qui répétait dans une chapelle sur les hauteurs de Saintes (Charente-Maritime). Nous y avons retrouvé Emmanuel Lionet (chant), Jean-Max Delva (batterie et vibraphone) Alexis Delva (guitares) et Théo Ferrari (saxophones et maintenant claviers), rejoints par Engueyrand Dufour (basse et trompette). Le lendemain, après de savoureuses lasagnes, les trois premiers ont répondu aux questions de votre serviteur. Un entretien qui sera bientôt diffusé sur Radio Campus Bordeaux et Alternantes FM. Anaïd donnera un premier concert en 2022, le jeudi 17 février dans l’auditorium du conservatoire de Saintes. Ouverture des portes à 19h30. 120 places gratuites sur réservation sur anaid.group@gmail.com ou sur la page Facebook du groupe.

Entretien réalisé par Didier Houde.

vendredi 28 janvier 2022

Après tant de mois si étranges écoutons des disques : Ethnic Duo Tarass Boulba


Le temps s'écoule inexorablement mais la présence de quelques passionnés, fidèles et efficaces, qui assurent ici et là, rééditions et exhumations de bandes inconnues, nous donne, par moment, l'heureuse occasion d'un sacré bond dans le temps. 
Nous voici au printemps 80, Le Festival du Mans n'est pas encore le rendez-vous printanier qu'il est devenu, et pour cause, nous en sommes ici à la première édition. 
Le duo est en pleine osmose dans cette approche folklorique propres aux influences hongroises de Seffer. Certes les parties improvisées, favorisées par un certain vocabulaire commun aux deux protagonistes pourront lasser certaines oreilles à force de longueurs, mais cela est équilibré, fort heureusement, par le lyrisme du jeu de Cahen et de jolies thématiques.
Plus de 40 ans après, tout a changé mais cet enregistrement parvient à retrouver, par moments, la tension de Zao, groupe hélas bien oublié de nos jours... Entre défauts et qualités, ce disque, d'une facture correcte, jette un regard honnète sur ce qui fut aussi, et même avant tout, une belle aventure humaine entre deux musiciens aux parcours croisés. Et à quand un coffret live de Zao ?

(ACEL Distribution Muséa)

vendredi 14 janvier 2022

Le Trio au Sunset en Janvier


Ce n'est pas si courant et c'est donc à ne pas rater, le Trio (avec Emmanuel Borghi et Emmanuel Grimonprez) se produit les 14 et 15 Janvier dans le club parisien du premier arrondissement. Merci à Didier Houde d'avoir attirer notre attention sur le rue des Lombards.


Rappel, c'est ce soir et demain soir...

jeudi 13 janvier 2022

Décès du vibraphoniste Khan Jamal le 10 janvier

Peut-être que pour un certain nombres d'entres vous, ce nom de Khan Jamal ne parle pas, même aux amoureux du jazz. 

Néanmoins, en 1974 est sorti un album sous le titre  Give the vibes some par Jeff Gilson sur le label Palm. Les choses doivent se préciser pour vous. Sur cet album, nous retrouvons au saxophone Clint Jackson III et à la batterie un certain Hassan Rashid sur 2 des 4 titres. La batterie a été ajoutée au mixage de l'album sans véritable autorisation ni consentement du musicien, comme ce fut le cas sur ce label pour d'autres éditions (Ici). 

Je vous laisse deviner qui se trouve sous ce pseudonyme...

vendredi 7 janvier 2022

MDK paré de cuivre et de bronze, réédition limitée en vinyle, précommande le 7 janvier 2022

 

Une nouvelle réédition, la dernière étant de 2015, de MDK, mais celle-ci est remasterisée, en vinyle couleur cuivre et dans une édition numérotée limitée à 2000 exemplaires. 

Le lancement de la précommande aujourd'hui 7 janvier sur le site de Seventh, Ici. Sortie prévue pour fin janvier.

Une fois de plus, on vous aura prévenu !

lundi 3 janvier 2022

Christian Vander rien que pour vous le 26 février au Triton


Christian Vander intime et en toute intimité, en solo, le 26 février au Triton à 20h30 salle 2. Pour mieux apprécier la genèse des compositions de Christian, rien de mieux que ces concerts en Solo. C'est presque comme être en studio et de voir le Maître composer devant vous.

Alors, les infos sont Ici et nulle part ailleurs !

Le CV Trio au Triton, les 29 & 30 avril prochains


Hop, un premier post 2022 et deux nouveaux concerts en prévision !

Le Christian Vander Trio va enflammer le Triton les 29 & 30 avril prochain à 20h30 salle 1, l'obligation de rester assis sera peut être levée à cette époque, alors venez nombreux assis, debout ou comme vous voulez !

Plus d'infos Ici et 

jeudi 23 décembre 2021

Il est Noël...

 

Il est Noël... Enfin, il est presque Noël !!


Petit jeu.

Quel est le document le plus proche de Noël que vous ayez concernant Christian ? 

On exceptera sa photo tout jeune avec le dit Père Noël (d'autant plus que seul lui doit avoir l'original), pas de tricherie, s'il vous plait !!

Moi, j'ai pas mieux que quelques photos (floues par manque de moyens technologiques à cette époque ...) du concert donné par offering à la MJC d'Orgemont à Epinay-sur-Seine le 20 décembre 1989.


Alors, à vos archives et surtout, participez !!