mardi 26 septembre 2023

Répétitions avant Pleyel. Cela se précise...

 

Les concerts de Pleyel approchent, ça répète très fort aux Lilas, toute la troupe ainsi qu'une section de cinq cuivres enchainent les notes dans de nouveaux arrangements écrits par Rémi Dumoulin.

Concerts hommage, hommage pour les 50 ans de MDK ou Magma Dëfinitïw Konzert !!

En pièce jointe (Ici) un extrait proposé par Jean-Pierre Vivante pour vous (nous) donner l'eau à la bouche.


Un bruit court comme quoi quelques places seraient encore disponibles...


Photos publiées par Caroline Indjein.


jeudi 24 août 2023

Free Human Zoo à Jazz à la Villette

Bonne nouvelle ! Free Human Zoo dont nous vous disons régulièrement tout le bien dont nous pensons, va jouer à l'occasion du Festival Jazz à la Villette le Samedi 2 Septembre à 18h00.

jeudi 17 août 2023

Ca y est, le coffret Mekanik est pré-commandable !!!

Nous vous en avions parlé il y a quelques semaines, et ça y est, c'est officiel, le coffret cinquantenaire "Une histoire de Mekanik" est en pré commande chez Seventh Records pour une sortie officielle le 30 septembre prochain !!

7 disques pour 8 versions (1 studio, 3 inédits et 4 qui n'était disponible qu'en CD et 1 en  DVD), de 1972 à 2021, un livre de 84 pages, un drapeau (si si) et un carton numéroté le tout dans un coffret en carton bien solide.
Bref, de nombreuses heures de musique pour apprécier une œuvre devenue intemporelle mais aussi pour en découvrir différentes versions de différents groupes/Magma.

INCONTOURNABLE forcément !

A pré commander Ici, 500 copies chez 7th sur un total de 2000 copies. Inutile de vous dire de vous dépêcher...
Mais on vous le dit quand même !

mercredi 16 août 2023

Christian Vander Quartet au Sunside, les 11 & 12 août

Depuis 1982, le Sunset, par la suite agrandi du Sunside, est devenu une adresse incontournable du jazz parisien de la rive droite, avec le Duc des Lombards, le Baiser Salé, le New Morning... Bref, le pendant de la rive gauche et de son historique quartier de Saint Germain des Prés. 

Pour ces deux soirées, titrées "Hommage à John Coltrane", nous retrouvons un Quartet devenu au fil du temps un classique, à savoir Jean-Michel Couchet au saxophone, Laurent Fickelson au piano, Emmanuel Grimonprez à la contrebasse et Christian Vander aux baguettes & peaux.

Le billet indiquait "Christian Vander Trio" et Emmanuel Grimonprez etait requalifié en Manu Grimmonprez, basculement de M certainement...




Les deux soirées furent complètes, ce qui est un bon signe surtout en août, et cela bien avant la date des concerts, ce qui est encore mieux !

Si vous vous êtes réveillés trop tard, il ne faut vous en prendre qu'à vous même, Jean-Christophe vous avait informé de la tenue prochaine des concerts dès le mois de juillet (voir Ici). Et bien évidement, c'était le bon choix que d'y être. Il faut reconnaitre que les formules jazz de Christian Vander sont plus souvent à l'affiche sur Paris qu'en province ou pire à l'étranger. C'est mieux pour l'image de marque de la capitale, il est préférable de voir du feu sur scène que dans les rues...! Ca compense donc !!














Mais revenons à ces soirées, même si je n'ai assisté qu'à la seconde. Et commençons par le programme, important, imposant, éclectique et comportant aussi avec des titres rarement joués.

A savoir : Afro Blue, Body and Soul, Mr Syms, Naima, Impressions, For Tomorrow, India, Lonnie's Lament, The Promise, I Want to Talk About You My Favorite Things, Equinox

Sachant que For Tomorrow n'a été proposé que le 12, joué uniquement au piano et batterie, la contrebasse n'arrivant que sur la fin. Titre proposé en retour de pause au début du deuxième set pour informer les musiciens absents (!!!) qu'il fallait revenir ! Personne ne s'en est plaint, ça nous a fait un petit rab plein d'humour. Jean-Michel souhaitant siroter son cocktail a préféré le finir sur les planches.




Alors, ce quartet n'a malheureusement pas eu la possibilité de pouvoir répéter avant les concerts et sans doute que les musiciens ne sont pas satisfaits dans ces conditions de la prestation offerte au public. Mais, puisque qu'il n'y avait pas d'autre possibilité ni d'autre alternative, et en plus vu la qualité donnée, quartet bien rodé depuis des années, personne dans la salle ne s'en est plaint, bien au contraire. L'ambiance sur scène comme en salle était parfaite. Bonne humeur, humour, technique, détente, concentration... bref tous les ingrédients d'un bon moment, plus de deux heures pause inclue.

La salle, enfin, le couloir et le devant de scène (!) était remplie de jeunes et moins jeunes, de femmes et d'hommes, d'hexagonaux et d'étrangers (US, Italie...), bref, une belle palette. Un bar, quelques tables, des verres qui tintent, et des notes, beaucoup de notes qui remplissent l'espace, des couples, des familles, des amis, des solitaires, des curieux, des passionnés, des connaisseurs, voilà l'ambiance du soir. Qui s'est prolongée ensuite au dehors sur la terrasse.

N'étant pas musicien, je ne ferai pas l'offense aux musiciens et à mes ô combien nombreux lecteurs d'une quelconque critique de cette belle soirée. Mais, malgré les conditions sus nommées, je suis sûr que nos musiciens, certes pas satisfait à la hauteur de leur exigence, pendant ces deux heures, ont tout donné et ont même oublié ces aléas à ce moment là.

Ca faisait un certain temps que je n'avais pas mis mes petons au Sunset-Sunside et j'avais un peu la hantise de la chaleur et de la promiscuité du lieu. Magie de la musique, dès les premières notes, tout était oublié ! Quelques habitués étaient présents et même un guitariste d'un groupe qui a fait la première partie d'un autre groupe, groupe qui, quelques années auparavant, faisait la première partie du premier groupe. Vous me suivez ? Le guitariste s'appelle Rudy Blas bien évidement et fait partie de Magma (j'en sais des choses...). L'autre formation dont il est question s'appelle Porcupine Tree si je ne m'étais pas fait comprendre vu la clarté de mon laïus. 

La boucle est bouclée !


PS : les photos sont de qualité "téléphone", c'est pratique, rapide, silencieux mais... ça se voit !!

dimanche 23 juillet 2023

Anaïd et Minimun Vital en action cet été

Anaïd se produira en quartet (et non en trio) le 31 Juillet à Saint Georges de Didonne. 

Et le 20 Août ce sera au tour de Minimum Vital d'occuper la scène du festival Crescendo.

En bref, 2 belles occasions de visiter la Charente Maritime et pas que ses plages ! 

mercredi 19 juillet 2023

Un retour estival pour le quartet

La vie n'étant que cycles, on ne sera pas plus étonné que cela d'apprendre le retour du quartet après 3 ans et demi d'inactivité (Covid...).

Ce sera donc au Sunset les 11 et 12 Août prochain à 21 heures.





samedi 1 juillet 2023

Rarissime, un disque de Weidorje, live at Toulon 1978 !

Une sortie ultra confidentielle pour ce CD, 200 exemplaires seulement, il ne faut donc pas attendre Noël si vous en voulez un ! Et peut être un collector en puissance. Les 50 premières commandes auront un bonus, parut depuis le 30 juin, donc il vous reste peut être une chance de l'avoir.

7 titres, formation aussi de 7 musiciens, ce chiffre 7 est décidément tenace avec la Zeuhl !!

CD édité au Mexique, alors n'ayez pas les cheveux (pour ceux qui en ont encore...) qui se dressent sur la tête en voyant le prix, le peso et le dollar ont le même signe $, mais pas le même taux de change !!


Le lien Ici  pour le commander.

dimanche 18 juin 2023

Magma : les dates pour 2023 MAJ

Non la Zeuhl ne s'arrètera pas ! La preuve, ces premières dates pour 2023... Avant d'autres à découvrir, sans doute bientôt...

Magma 
1er Février : Cholet (49). Théâtre Saint Louis.
3 & 4 Février
: Cenon (33), le Rocher de Palmer. (+ Anaïd le 4).
16 Février : Enghien-les-Bains (95), Centre des Arts.
28 Avril : Santiago de Chile, teatro Nescafe de las Artes.
29 Avril : Santiago de Chile, teatro Nescafe de las Artes.
1 Mai : Concepción, teatro Universidad.
23 Mai : Saint-Nazaire (44), le VIP.
27 Mai : Marly (57), Marly Jazz Festival, salle le Nec.
29 Juin : Manchester (UK), Manchester Castelfield Bowl.
23 Juillet : St Julien en Genevois (74) festival guitare en scène, scène du Chapiteau.
06 Octobre : Les Lilas (93) le triton, uniquement VIP
07 OCT : Paris (75) salle Pleyel
08 OCT : Paris (75) salle Pleyel
16 Octobre : Nancy (54) Nancy Jazz Pulsations


Les voix de Magma "Aküstïik Wokaahl"

25 & 26 Mai : Les Lilas, Le Triton.


lundi 12 juin 2023

Magma AKÜSTÏIK WOKAAHL au Triton le 25 Mai : Et je te dis Merci !

Une heure et demi d’émerveillement, c’est en quelques mots ce que l’on pourrait dire de cette soirée du 25 mai au Triton.

Magma en effectif restreint, 8 voix autour d’un piano et d’un tambourin, la quintessence de cette musique qui, ce concert le confirme, peut se dévêtir de sa section rythmique sans rien perdre de sa force - au contraire.

Après une brève présentation teintée d’humour par JP Vivante, interrompue sur le même ton par Stella, le concert commence.

Le lieu, à savoir la petite salle du Triton, instaure immédiatement une atmosphère intime, une proximité entre le public et les artistes. Chacun ou presque pourra capter leurs regards, leurs expressions, leur vibration.

Première surprise qui nous indique que cette soirée sera peu ordinaire, elle s’ouvre avec un morceau qui n’avait plus été joué depuis longtemps : Klameuhr, issu de l’album L’Homme Suprême. On ne peut ignorer le lien qui se fait, d’emblée, avec Offering, même si on peut aussi penser aux Voix de Magma.

Nous nous retrouvons dès le début plongés dans un climat très particulier, un cocon, une suspension du temps où seule existe la musique. Un moment spirituel, qui durera pendant tout le concert -et même au delà. La concentration de tous les protagonistes sur scène est palpable, comme un recueillement. Christian, très habité, nous gratifie de ses mimiques inimitables et joue d’une basse imaginaire au gré des morceaux.

Suit une interprétation magnétique de K.A 1. On y entend toute la richesse de cette écriture musicale, la finesse des arrangements, sans artifices.

Kartehl n’est pas oublié , avec Hakehn Deiss, dont le final nous donne un bel perçu des aigus stratosphériques des chanteuses, Do Rin Ili Uss, la composition d’Hervé, que Stella qualifie de « diamant » pour l’occasion, et Irena Baladina, où Thierry reprend sa place au piano, pinçant les cordes à même la table d’harmonie avant de déployer sa mélodie au clavier.

Un détours par Merci, grâce à I Must Return, qui, paré d’un groove tout à fait solaire nous permet d’ apprécier le joli timbre rock de Sylvie, puis une autre référence à Offering, Tilim M’Dohm, qui amène une touche de légèreté, et la Cavatina de Deer Hunter interprétée tout en délicatesse par Stella.

Au fil des morceaux et des ambiances, le piano de Simon chante et danse comme les voix ou vient scander un rythme dans des boucles obsédantes d’enchaînements d’accords à la manière d’ un métronome hanté.

De temps en temps, Christian se retire de la scène , mais sans s’absenter pour autant, tant il garde la connexion par le regard et l’esprit avec le groupe et la musique en train de se faire. On pourrait presque voir l’énergie circuler.

Le moment le plus fort du concert restait encore à venir.

Il a suffi d’un accord pour comprendre : Zëss !

D’abord le chœur, puis, seul sur l’ostinato du piano, le poème, où chaque mot résonne, posé de tout son poids . Nous sommes là. Nous sommes prêts. Le kobaien succède au français, déclamé par un Christian quasi mystique, le geste à l’appui de chaque syllabe, mains ouvertes levées et regard de fièvre. Enfin, les choristes reviennent et la transe monte encore d’un cran, la partie gospel arrive, martelant un Sanctus hypnotique, puissant, jusqu’à l’accord dissonant de son acmé puis les ôm finaux, comme un apaisement, une résolution après cet envol dont il n’est pas possible de revenir indemne.

Autre moment d’intense émotion, Ehn Deiss, en premier rappel. Là aussi, ça nous emporte très haut, très loin, dans une tonalité toute autre mais sans moins de ferveur.

Deuxième rappel, pour ne pas nous laisser revenir sur terre, une magnifique version de Hhai.

Les derniers instants nous laissent éblouis autant qu’incrédules : quoi, c’est déjà fini ? Avons nous vraiment vécu ce moment?

Je suis sortie de ce concert convaincue d’avoir vécu une des plus belles soirées musicales de ma vie, pleine d’un mélange d’émotions incroyables : le bonheur d’avoir entendu Zëss et Ehn Deiss pour la première fois en live (et quel live!) ; la gratitude pour ce cadeau, cette musique et ceux qui la portent ; la conscience du privilège absolu d’avoir été là ; et la certitude d’avoir vécu un moment complètement magique.

Texte de Euridyce Anahë. Photos du Memorizatör sauf la dernière ! 






mercredi 7 juin 2023

A Marly Magma était sur ses grands chevaux !!

Ne nous trompons pas, il ne s'agit évidement pas des chevaux de Marly de G. Coustou pour le château de Louis XV à Marly près de Paris. Ici, nous sommes en périphérie de Metz et pour les chevaux, ils étaient sur scène ce soir !

Ambiance très festive, organisation qui l'était tout autant en amont des concerts, avec soleil, apéro et fanfare sur la pelouse. Les organisateurs tout comme les bénévoles, étaient vraiment sympa, tout le monde aidant tout le monde, les photographes me donnant quelques conseils, et le public était également bon enfant, familial ou individuel, local ou éloigné, spécialisé ou partant à la découverte, d'Allemagne, du Luxembourg, de France et de Navarre. Bref un joyeux melting pot annonçant une belle soirée. Et la soirée fut belle...




En première partie, le quartet de Cédric Hanriot (piano, basse, batterie et chant), mélange de jazz, fusion , hip-pop, récompensé pour son dernier album en France comme à l'étranger, a chauffé la salle pendant plus d'une heure. Le chanteur était plutôt doué en anglais, en même temps étant Américain, ça aide ! Le pianiste, Cédric lui même, a fait une petite incartade sur le milieu de la scène utilisant un synthé keyboard, avec un son que perso je n'aime pas vraiment, mais cette partie fut brève. Le batteur a un jeu très "percussions". Oui bien sur la batterie est un instrument de percussions mais il joue beaucoup avec les tranches des cymbales et les armatures des fûts ce qui rend ce son plus "percussions". Bref, premier concert de la soirée réussi, tout le monde ayant apprécié cette formation.


Ensuite petite pause le temps de préparer la scène, et de boire un p'tit coup ou de discuter avec son voisinage, chacun s'occupe comme il l'entend.

Magma, puisque étrangement ce sont eux qui ont pris la suite, nous a proposé un concert que l'on pourrait qualifier de classique en ce sens où fût joué l'album du moment, Kartëhl, avec Ëmëhntëhtt-Rê en plat de résistance ainsi que The Night we Died. 1h40 de musique vrombissante alliée de chœurs fusant de toutes parts, mais ça, vous le savez. 

De mon coté, j'ai trouvé que certains titres continuaient d'évoluer, même le final d'ER, comme quoi cette musique n'est jamais figée mais en perpétuel bouillonnement. A la fin du concert, petite étrangeté, tout le groupe, et le public aussi, se mettait en place pour un deuxième rappel mais il n'a pas eu lieu, Christian ne l'ayant pas souhaité. Je pense que cela vient du fait que sa voix n'allait pas parfaitement (confirmé par une personne de son entourage) et qu'il a préféré en rester là sachant que sur ce rappel (Dehndëh) et étant au chant et non derrière futs et cymbales, cela lui aurait été sans doute trop compliqué. C'est bien dommage mais aussi compréhensible, car ce titre qui nous ramène vers la fin des 70's, plein de vie et au tonus entraînant, Christian et toute la bande prennent un superbe plaisir à le jouer. Une prochaine fois...

Salle dans son ensemble agréable et certainement multimodale. Le son sur les premiers rangs était un peu trop dans les basses, avec un gradin en bois qui avait tendance à légèrement vibrer, mais sur les parties hautes ce problème n'était pas ou peu ressenti. 

Petit clin d'œil à Rudy, avec qui j'ai eu un (bien court) entretien d'après concert et qui vient régulièrement nous consulter. Qu'il en soit remercié (et imité...!!!)





Voila, inutile d'en dire plus avec un long, répétitif et ennuyeux discours,  quelques photos de la balance et du concert compenseront. Une sélection volontairement axée sur le chant, ce qui correspond bien au Magma actuel. Vous apprécierez au passage plus particulièrement celle de Thierry. Il a le piano dans le cœur et... dans  les yeux !







mardi 23 mai 2023

Köhntarkösz, l'original + bonus live Beijing 2015


Une info qui nous a été communiquée par Thierry Moreau, graphiste et passionné comme nous de cette musique et de bien d'autres encore. 

Alors, il s'agit d'une nouvelle édition CD de Köhntatkösz, remastérisée et avec un bonus "live in Beijing"en 2015, le tout en précommande chez Seventh Rec. pour une sortie le 16 juin prochain. 

Car, renseignements pris, c'est bien une édition et production Seventh, ouf, et le bonus contient l'un des derniers Chorus de James.


A commander Ici et uniquement  Ici !!

mardi 2 mai 2023

Ad Vitam a repris son chemin

Samedi 22 avril avait lieu au Triton le 1er concert de la nouvelle formule d’Ad Vitam pour présenter son dernier né : « Une Seconde Chance ».

Si l’on ne présente plus cette salle, il est peut-être utile de dire un mot du groupe, dans sa composition actuelle. Quelques lustres après son précédent opus, Ad Vitam revient en effet sous la forme d’un trio guitare / voix / basse-batterie.

Sur l’enregistrement, c’est Philippe Gleizes qui assure la partie de basse en plus de la batterie et des percussions, mais celui-ci ne disposant pas du don d’ubiquité, le trio s’enrichit à l’occasion des concerts d’un bassiste, en la personne de Charles Lucas.

Le fil rouge de tout cela demeure Jad Ayache, créateur du groupe, compositeur et parolier, qui délaisse le piano des précédentes formules pour la guitare et le chant.


C’est donc avec le goût particulier des « premières » que s’est déroulée cette soirée : premier concert de la série, lancement de l’album tout frais sorti des presses, mais aussi une première pour cette formation qui n’a pu répéter que peu de temps ensemble avant de monter sur scène. On y sentait de ce fait une émotion tangible mais également une sorte de fraîcheur assez réjouissante : ils étaient contents d’être là, et nous aussi. Je me suis interrogée sur le style musical que l’on pouvait affecter à cet album, sans trouver vraiment de réponse. Mais est-il besoin de mettre une étiquette sur une musique, lorsque celle-ci sait vous parler ?

Au gré des morceaux, le groupe nous mène de l’ombre à la lumière au fil des ambiances musicales, des plus sombres (J’avais cru) aux plus légères (Le printemps) en passant par une quasi berceuse (Malo, dont le jeune dédicataire se trouvait ce soir-là dans la salle) ou une magnifique ballade (Providence, où, en préambule, la chanteuse confiera au public que c’est cette chanson qui l’a décidée à rejoindre l’aventure Ad Vitam, et l’on comprend bien pourquoi à l’écoute.).

Il faut d’ailleurs noter la très belle prestation d’Isabelle Modica au chant. Déjà, s’imposer vocalement au sein de ce collectif qui ne fait pas semblant de jouer et résister à batterie de Philippe Gleizes est une performance en soi. Le faire en gardant autant de sensibilité et d’émotions, de justesse (à tous les sens du terme) dans les interprétations dénote d’un véritable talent. A cela s’ajoute une présence scénique élégante, qui s’impose sans jamais surjouer ni dans la voix ni dans l’attitude. Quand on sait, en plus, qu’elle n’est pas professionnelle, cela force le respect et l’admiration.

Coté section rythmique, impossible de faire l’impasse sur le jeu de Philippe Gleizes : expressif, tout en puissance et en vélocité, avec un « swing » très libre, il apporte tour à tour la danse ou la charge, le feu ou la subtilité. Face à cette exubérance, la basse imperturbable de Charles Lucas s’illustre comme un ancrage, sans rien céder en musicalité. Pour tout dire, l’effet de contraste entre ces deux musiciens est plutôt amusant vu du public.


Et bien sur, il y a l’âme d'Ad Vitam en la personne de son fondateur. Alternant les instruments – j’ai compté 3 guitares différentes ! il nous amène dans son univers avec beaucoup de sincérité. Les accents jazz et rock se métissent parfois résonances teintées de flamenco, expressions d’une « patte » très personnelle. Régulièrement, sa voix se joint à celle d’Isabelle, nous offrant de très jolies harmoniques, sur des mélodies ciselées (de celles qui se nichent dans votre oreille et que vous vous retrouvez à fredonner sans vous en rendre compte, les jours qui suivent...).

En plus de cette découverte des nouveaux titres, le groupe nous a proposé un morceau issu d’une précédente époque (Vallon des Auffes), adapté pour l’occasion, ainsi qu’une reprise de Brassens (Le fidèle) toute en finesse et en couleurs.

Le concert donne clairement envie de se retourner vers l’album, pour redécouvrir la palette musicale mais aussi avoir le loisir de prêter un peu plus d’attention aux paroles des chansons : dans une langue simple mais non exempte de poésie, elles expriment des sentiments et des vécus qui ne peuvent être étrangers à aucun de nous.


Mais comme la perfection n’est pas de ce monde, il faudra tout de même pointer une ombre à ce joli tableau : la rupture de stock de bière au bar du Triton dès le début de soirée, laissant le public sur sa soif à défaut de le laisser sur sa faim !

Chronique et photos couleurs : Eurydice Anahé
Photos N&B : El Memorizatör

samedi 15 avril 2023

Une affaire qui roule très vite, Mëkanïk va se faire "coffret" !

Si si, regardez bien en bas à gauche...

Après, ou plutôt avec, l'annonce des concerts évènements de la salle Pleyel pour le cinquantenaire de MDK en octobre prochain, doit sortir vers ces mêmes dates, un coffret de plusieurs disques vinyles de ce titre si emblématique de la musique de Magma. Ces disques vont couvrir une longue période, à savoir de 1972 à 2020, permettant d'en apprécier l'évolution, et aussi les adaptations sur différents concerts et avec des musiciens différents.

On peut imaginer que ce boitier contiendra également, un livret contenant textes et photos pour notre plus grand plaisir.

Bien sur, dès que nous en saurons plus, nous vous tiendrons au courant. Blog quasi "officiel" oblige !!

Programme très alléchant, on aurait presque envie de vieillir un peu...!

jeudi 13 avril 2023

One Shot 111

Eric Monnier est un fan de One Shot. Musicien lui-même, il a vu le groupe de nombreuses fois depuis 2000 et en a même fait la première partie. C'est tout naturellement que nous lui avons demandé de chroniquer ce retour discographique du groupe...

111 est le 7
ème opus du groupe One Shot. Pourquoi ce titre ? 20 + 21 + 22 = 1 + 2 + 4 = 7… tout simplement ! C’est mathématique : en base 2, « 7 » s’écrit « 111 ». CQFD.

One Shot est né au siècle dernier… en 1998. Emmanuel Borghi est au Fender Rhodes et au synthétiseur, James Mac Gaw à la guitare, Philippe Bussonnet à la basse et Daniel Jeand’heur à la batterie. Les trois premiers jouent depuis peu dans le groupe mythique de Christian Vander, fraîchement reformé : Magma.

Le premier album de One Shot (sans titre) paraît en 1999, enregistré par Olier Arnaud et mixé par Francis Linon.

Trois autres albums sortent en 2001, 2006 et 2008, avec ce même line-up : Vendredi 13  (Soleil Zeuhl),  Ewaz Wader et Dark Shot (Le Triton). En 2008, Emmanuel Borghi quitte Magma. Il est remplacé par Bruno Ruder, au sein de la formation Zeuhl d’abord puis dans One Shot, en 2010. Une seule trace discographique de cette période est disponible : un live à Tokyo enregistré en 2010 (Soleil Zeuhl). Suivent quelques prestations scéniques dont une participation au RIO en 2012 et un concert au Triton en 2014. En 2015, c’est au tour de James Mac Gaw de quitter Magma, pour des raisons de santé. Il va lutter contre la maladie jusqu’en mars 2021. Sept mois plus tard, One Shot, dans une configuration inédite - avec deux claviers - renaît le temps d’un concert, en hommage à son guitariste. L’enregistrement de cette soirée est gravé sur disque ; il s’intitule à James (Le Triton).

C’est à cette occasion que le désir de faire bouillir à nouveau le chaudron One Shot se fait sentir. Le projet d’un nouvel album est lancé. Il est enregistré un an plus tard, en octobre 2022, au Triton. Cinq morceaux au programme de ce nouveau disque. C’est dans la moyenne des albums précédents.

Le premier titre est une composition d’Emmanuel Borghi, Off The Grid  (Hors Réseau). Elle est basée sur une rythmique en 10 temps et un thème répétitif exposé au synthé ; 5 notes entêtantes qui oscillent… et vous hypnotisent rapidement. Ce thème gagne en puissance à mesure qu’il se gorge de couches de synthé qui viennent se surajouter progressivement et que Daniel Jeand’heur déploie avec panache son jeu de batterie.

Le morceau qui suit, Mérovée (hommage au probable grand-père de Clovis ?), première création de Bruno Ruder pour le groupe, n’est pas inconnu des adeptes de One Shot. En effet, le Triton en a proposé une version vidéo sur la toile ; un extrait du concert filmé dans son antre le 13 juin 2014. On y voit James Mac Gaw nous gratifier d’un magnifique solo de guitare. Un des derniers. Après une intro jouée au Fender Rhodes agrémenté d’effets saturation et de modulation, l’exposition du thème est ponctuée à deux reprises par une rythmique lourde et saccadée qui vient créer un contraste saisissant.

On assiste ensuite à deux solos de clavier. D’abord celui de Bruno Ruder, au Fender Rhodes puis celui d’Emmanuel Borghi au synthétiseur. Le premier démarre sur un accompagnement discret, avec peu de notes, montrant toute la science harmonique de son auteur… et puis les doigts s’emballent, avec la musique, les notes s’enchaînent en cascade jusqu’à créer une matière sonore. C’est à ce moment paroxystique qu’entre en scène le synthétiseur du second soliste, soutenu par une rythmique dynamitée. Le discours, à la fois véloce et aérien, monte progressivement en intensité… jusqu’à la reprise du thème, en version musclée et accélérée.

Arrive alors un deuxième titre signé Emmanuel Borghi :  Don’t Ask Me Why. On y retrouve la plupart des ingrédients propres aux morceaux de One Shot : un thème accrocheur, des riffs hyper-efficaces, une rythmique explosive, un son d’ensemble puissant au sein duquel chacun « tricote » en permanence, veillant à construire une matière musicalement organique. Les claviers sont à nouveau mis à l’honneur à travers deux solos ; d’abord le synthétiseur, avec un son plus agressif, puis le Fender Rhodes, en son clair, tout en délicatesse, sur une rythmique plus légère et syncopée.

Pour terminer l’album, deux compositions de Philippe Bussonnet : Mustang et Mustang Coda. Qu’il soit ici question de cheval ou de voiture américaine, ce qui est certain c’est que le caractère sauvage et la dimension de puissante sont évoqués de façon équivoque, évidente, limpide ! Après l’introduction arrive la lourdeur de power-chords que James aurait certainement adorés. On a même l’impression de l’entendre tellement les sons de basse et de claviers, dans leur traitement, se rapprochent de ceux d’une guitare. L’énergie et la couleur sont celles du rock, voire du métal, cher à Bubu (écoutez sa formation Welcome-X), avec des riffs et des breaks ravageurs, qui cognent dur. Un dialogue (une joute ?) de synthés s’invite en fin de morceau, pour le sublimer avant le retour au thème dans son exposition finale. Comme s’il fallait impérativement apaiser nos sens après l’écoute de ce titre incendiaire, sa Coda vient nous panser. Basse et cymbales, sur fond de paysage sonore subtilement esquissé (qui colle plutôt bien à celui représenté graphiquement sur la pochette de l’album*), nous bercent le temps de redescendre… le temps d’une relecture intérieure de ce voyage proposé par ce fabuleux tour-operator qu’est One Shot. En attendant, avec impatience, le prochain…

*artwork de Hugo Gravel