mercredi 8 février 2017

La première de Chantier Public ou quand l'Albert Marcoeur devient conteur

Passer de l'Olympia, de sa salle pleine et de la puissance sonore d'une quarantaine de musiciens à l'intimité d'un charmant troquet alternatif du front de mer nazairien, voilà de quoi illustrer le paradoxe du chroniqueur !
Albert Marcoeur cultive désormais les formules réduites. Après l'approche franco-helvète de Et Bien d'Autres (voir ICI et LA), formation qui n'est hélas plus d'actualité, c'est à la première d'une collaboration avec deux "bretons" (rassurez-moi Saint Nazaire, c'est bien en Bretagne ?) que nous avons pu assister Samedi dernier. Avec, au saxophone baryton, et parfois à la bombarde, Ronan le Gouriérec, que certains ont pu découvrir dans l'Occidentale de Fanfare, et, aux illustrations, Yves Magne.
Autant le dire, nous sommes ici dans un contexte extrêmement minimal. Alors que Marcoeur nous raconte de drôles d'histoires, avec ce regard qui n'appartient qu'à lui, le saxophoniste alterne riffs et climats pendant que Yves Magne s'active aux pinceaux derrière.
Lu comme cela, on peut se demander, de façon légitime, de quoi il s'agit finalement ? Concert ? Pas vraiment... Une forme de happening, plus sûrement... A coup sûr, un truc pas vraiment normal, un mélange des genres qui fonctionne et qui vous capte malgré l'économie de moyens développée ici. La ligne directrice est, ici, impulsée, par les textes d'Albert Marcoeur, des rêves de cigarettes de l'ancien fumeur, aux contrôles de la RATP et de la SNCF (évidemment !), en passant par les droits d'auteur au temps des gaulois, on retrouve ce regard et ce verbe qui n'appartiennent qu'à lui. Il y a du conteur dans cet homme là, un subtil décalage oblique tellement salvateur en ces temps de pensée unique...
Même si on est à des années lumières du foisonnement instrumental de naguère, la signature est pourtant toujours présente. Entre textes, moments musicaux et images, Chantier Public fait partie de ces moments rares, fragiles et quelque part improbables... A l'image de l'Albert finalement !

Aux dernières nouvelles, il semblerait que l'affaire puisse se renouveler au printemps, dans le même lieu. Et si vous passez par la cité nazairienne, n'hésitez pas à vous arrêter boire un verre, ou plus, à Sous les Palmiers, La Plage, attachant endroit situé face à la mer...










mardi 7 février 2017

L'underground français en livre

On a pu lire Philippe Robert dans Jazz Magazine, le pointu Revue & Corrigée ou d'autres support. Après plusieurs ouvrages, notamment chez Le Mot et le Reste, il publie le premier Mars prochain Agitation Frites, témoignages de l'Underground Français chez Lenka Lente. Construit à base d'interviews, il comprend des entretiens avec Christian Vander, Albert Marcoeur, Richard Pinhas, Pascal Comelade... pour n'en citer que quelques uns !

Pour commander c'est ICI

vendredi 3 février 2017

Magma à l'Olympia le 2 février 2017

Alors, si vous allez ce soir à l'Olympia, je serais à votre place, je ne lirais pas les lignes qui suivent, sinon, adieu la surprise !!
Si vous êtes curieux ou malheureusement absent, et pas que pour des raisons professionnelles, alors...

L'Olympia, tout le monde connait. Temple du music hall parisien et scène qui a vu passer du monde, et même du très beau monde (Jimmy Hendrix, RIP et tant d'autres). Et bien sûr notre groupe favori et cela dès ses débuts.

Une petite effervescence toute gentille dès 17h pour aller retirer ses billets, faire un tour des lieux, enfin tour rapide puisque les portes sont fermées ! Vers 19h, une fois le barriérage effectué et que tout le monde fait la queue, et là, il y a bien du monde, passage des filtres de sécurité et arrivée dans la salle mythique. De gentilles hôtesses vous placent, tout le monde s'installe et attend. La lumière s'éteint et...
Eh, n'allez pas plus loin les zeuhlers du 3 ! Bon, vous êtes prévenus.

Les spots s'allument et un Kobaïa définitivement maitrisé nous met dans l'ambiance. Nos huit combattants de la Zeuhl nous en délivrent une une fort belle version. Arrive Theusz Hamtaahk, le titre phare de 2016 est toujours joué (et c'est tant mieux !) , les petits derniers s'étant très bien appropriés le répertoire, Jérôme un peu moins bondissant qu'auparavant peut être et Rudy en montée de gamme. Après une petite heure de musique endiablée, une pause. Déjà !

Pendant celle-ci, on aperçoit des ombres derrière le grand rideau rouge, et on devine qu'il va y avoir du monde sur scène. Vingt minutes plus tard. Levée du voile et...

Christian, tel un maître d'orchestre met le feu à la scène, bondissant, dirigeant, ordonnant les notes pendant que Benoît occupe la batterie. Les musiciens de Magma ainsi qu'un percussionniste sont derrière un paravent transparent et, devant, 17 cuivres et vents, 12 cordes et Christian entament un Ëmëhntëhtt-Rê explosif avec qu'il ne reprenne sa place derrière les fûts. Je n'aime pas le mélange orchestre classique et rock, mais là, ce n'est ni du rock ni vraiment un orchestre classique, et puis surtout, la musique de Magma est bien une musique orchestrale, alors oui, il y a une dimension véritablement supplémentaire, une puissance décuplée, une force qui nous emmène dans ce tourbillon de notes. L'arrivée sur les planches de Didier Lockwood soulève le public, les notes fusent de partout. La communion est totale entre scène et public.
Les musiciens enchainent avec un Slag Tanz où alterne les passages martelés ou aériens, titre à couleurs si différentes, Benoît Alziary faisant lui aussi le chef d'orchestre à plusieurs moments, le Mëtalïk Orkestra toujours en place avec une très belle plus-value pour nos oreilles toujours affamées. Quelques passages revus sur ce récent morceaux, sans doute pour cette soirée déjà mémorable.
Stella, sur fond de "Kreühn Köhrmahn Iss de Hündïn" auquel ne manquait que des croassements de corbeaux, nous présente nos compagnons, pas tous, il y a trop de bruit dans le public et d'émotion sur scène !
En rappel, Christian avec deux flûtes et les cordes Mëtalik, puis épaulé par Stella, Isabelle et Hervé, entonnent un Ehn Deïss toujours aussi magique, vous savez, ce genre de composition qui vous font apparaitre une petite larme au coin de l'œil, si si, cela s'appelle du bonheur...

photo Elsa

Le bonheur d'avoir été là, que j'aurais aimé reconduire aussi ce soir mais...


On en veut plus et Magma nous en donne toujours plus. Miracle éternel, merci Christian, merci Benoît pour tout ton travail autour de ce projet, merci au Mëtalïk Orkestra, merci Stella pour tes envolées lyriques, merci à toutes et tous ...

mercredi 1 février 2017

La nouvelle photo de groupe de Magma

Cela vient de paraître en ligne sur le site de Paris Match (en papier aussi ?) avec une interview de Stella en bonus. Nous n'avons pas le nom du photographe pour le moment par contre.
Certains l'avaient peut-être déjà découverte sur le site officiel du groupe depuis quelques jours mais dans une version un peu différente...

mardi 31 janvier 2017

Il en pleut des concerts en Février ! Enfin un peu...

Après un mois de Janvier quelque peu glacial, bienvenue à la Chandeleur et aux dates que nous avons trouvées pour vous. Bien sûr, il y a l'Olympia mais pas seulement...

African Jazz Roots (Goubert, Cissoko...) : 
1er Février : Nantes, Pannonica.

Magma + Mëtalïk Orkestraah + Didier Lockwood : 
2 & 3 Février : Paris Olympia.

Albert Marcoeur + Chantier Public : 
4 Février : Saint Nazaire, Sous les Palmiers la Plage.

Christian Vander Quintet : 
18 Février : Dinan, Théâtre des Jacobins.

lundi 30 janvier 2017

Speed Limit enfin réédité

En marge de Zao et avant sa propre Neffesh Music, Yochk'O Seffer, peut-être, déjà, en recherche d'une autre voie, avait gravé ces deux disques, au milieu des années 70, aux côtés du batteur George Jinda et du pianiste Jean-Louis Bucchi. Un premier album en 1974, puis un second, avec des cordes et Jannick Top à la Fuzz Bass qui en profita même pour graver une première version, épurée, de Soleil d'Ork sous le nom d'African Dance N°3 (que sont devenues le N° 1 & 2 ?) verront le jour de manière assez confidentielle en dépit d'une réédition japonaise en 2007.
C'est donc avec un certain étonnement que nous avons appris, enfin, la réédition de ces deux disques en Février par Muséa. Si vous ne voulez pas les rater, c'est le moment !

vendredi 27 janvier 2017

MAJ : Art Zoyd le Coffret 44 ans 1/2 disponible en souscription

En Septembre dernier nous vous annoncions le contenu de ce coffret. Compte-tenu de l'impact financier d'une telle sortie, l'objet est disponible en souscription après de Wayside (la VPC du label américain) au tarif de 195 $. Si le nombre de souscripteurs n'est pas suffisant le 1er Mars, les pré-commandes seront remboursées et la sortie annulée...

Pour commander c'est ICI


Il a déjà été question de ce projet de coffret d'Art Zoyd en ces pages mais les choses avancent puisque Cuneïform Records en annonce la sortie pour Février ou Mars 2017. Au programme 12 CD et 2 DVD avec un programme pour le moins alléchant mélant enregistrements en concerts et travaux studios inédits :

• Live Concert Berlin « Loft » (avril 1986) 
• Häxan live Copenhagen « European Capital of Culture » (February 1996) 
• u.B.I.Q.U.e live Maubeuge La Luna (January 2000) 
• Lindbergh (circa 1990)
• Le Mariage du ciel et de l’enfer - ballet de Marseille - Roland Petit live Paris « Théâtre des Champs-Élysées »
• LIVE Reims Maison de la Culture (1980) 
• LIVE Golf Drouot 1972 
• Live at Pop Club avec Jose_ Artur, France-Inter radio (1974)
• LIVE Paris « Théâtre de la Renaissance » (1976) 
• LIVE Le Vivat ARMENTIÈRES (2002)
• LIVE Grenoble (1990)
• LIVE MONS Art Zoyd / Musiques Nouvelles (2000)
• LIVE Maubeuge Art Zoyd / Orchestre National de Lille (2000)
• LIVE MEXICO Art Zoyd / Orquesta Sinfónica del Estado de México (1999)
• Live at Pop Club avec Jose_ Artur, Radio France Inter (1975)


• Faust (unreleased) (1992) 
• Les Présidents (1980)
• Korbes (1995)
• Les Escalators mystérieux (2005) 
• Globe Arena (1989) 
• Musique pour le SIX-CENTENAIRE DU BEFFROI DE BETHUNE (1988)
• BETHUNE 1789 (1989)
• LES INATTENDUS DE MAUBEUGE « SPOUTNIK » (1993)
• Les Trois Mousquetaires
• FLIXECOURT Tisserands 
• La Guerre de Marguerite
• Au nom du Père (1991)
• Malbodium (1987)
• L'étrangleur est derrière vous (1983) 
• Terra Terra ! (1986)
• MARCO POLO (1984) 

DVD 1
LIVE FESTIVAL Rock In Opposition Le Garric / BIRTHDAY CONCERT (19 sept 2015)

DVD 2
BERLIN (live 14 & 15 AVRIL 1986)
PHASE IV / FR3 Télévision (Hôtel de Ville Maubeuge live décembre 1982)
Nosferatu - Teaser (1988)
Musique pour l'Odyssée / FR3 Télévision (1979) extrait
"The marriage of heaven and hell" (1985) - TV excerpt

mercredi 25 janvier 2017

Philippe Cauvin à Talence : Le compte-rendu

Nous vous avions annoncé l'évènement sans, toutefois, pouvoir y assister... Mais c'était sans compter sur notre réseau puisque l'ami Didier Houde, alias Zéro de Fréquence y était et nous fait part de son ressenti face à la nouvelle musique de Philippe Cauvin.


Le vendredi 13 janvier, l’accueillante salle d’animation de la Médiathèque Castagnera à Talence (Gironde) est presque pleine. Un peu plus tôt, en voyant la longue file d’attente devant la porte, je me suis assuré qu’il ne fallait pas réserver. Face au public qui patiente sagement, une guitare Hirade 1974 posée sur une chaise et deux petits amplificateurs AER Domino de chaque côté. Les lumières s’éteignent pour ne laisser que l’estrade éclairée. A peine. En fond, un mur blanc, encore plus blanc grâce au jeu des lumières. Je pense au sable et au désert et, j’ai dans l’esprit, la phrase « les musiciens du bord du monde ». Philippe Cauvin se fait attendre. Un tout petit peu. La guitare ne bouge pas. 
Puis, Cauvin apparait sur scène. Longiligne, chapeau noir sur la tête. Philippe Cauvin est un homme mais il semble parfois être d’ailleurs. On dirait qu’il flotte. Il est intimidité par les applaudissements qui l’accueillent, il hésite un peu. En une fraction de seconde, c’est la détermination qui l’emporte et Philippe Cauvin prend sa guitare et s’assoit. Il y a de la gravité dans ce temps de respiration qui précède la musique. Puis, pendant plus d’une heure, le musicien nous ouvre son monde. Le son est très beau, enveloppant. Les deux amplis AER Domino sont faiblement dosés pour préserver la source naturelle. Les pièces, enchainées sans interruption, sont exigeantes et déroutantes mais cette apparente difficulté séduit. Cauvin ne veut pas nous perdre. Il nous invite à l’exploration, à la divagation, il nous noie même dans la musique mais nous rattrape constamment. Ce concert n’est pas le concert d’un guitariste qui joue de la musique avec sa guitare. Cauvin va plus loin, aborde tous les possibles, au-delà de la vibration des cordes. Les frôlements, les frottements, les crissements, la percussion sur la caisse de l’instrument, nourrissent la musique. Des mélodies émergent de l’instrument. Elles sont souvent à peine esquissées. Elles nous ramènent parfois à l’histoire de la musique et aux influences de Cauvin. On peut entendre le murmure d’un blues ou l’écho de l’Espagne. A certains moments, Philippe Cauvin chante son sabir poétique. La voix est superbe et contribue à rendre ce qu’on entend, ce qu’on voie, encore plus irréel et magique. Ce qui impressionne aussi, c’est la manière de Cauvin qui est un mélange de délicatesse et de fougue, c’est la sérénité qui émane de lui et, en même temps, la tension palpable en permanence. 
Le concert se termine par une pièce intitulée « Glisstar », « morceau marquant et décisif » selon Philippe Cauvin, qu’il a composé pour le Magic Tour de son fils Thibault et qui contient une citation de MDK. Je suis rentré heureux, souriant et, en arrivant chez moi, j’ai écouté « NU », l’enregistrement du concert que Philippe Cauvin a donné au Rocher de Palmer de Cenon en octobre 2014 et premier disque de la série de 6 publiée récemment. Philippe Cauvin est un musicien inspiré qui entame sa nouvelle musique. Il mérite que les esprits libres s’intéressent à lui.
Didier Houde

dimanche 22 janvier 2017

Au Japon une friandise à grignoter en regardant le DVD Emëhntëhtt Rê

C'est un Ümaï-Bö et c'est une patisserie très populaire au Japon, ici en édition spéciale pour les acheteurs du DVD !

Merci à Shigetoshi Myamoto pour cette information culinaire !

mercredi 18 janvier 2017

African Jazz Roots à Nantes le 1er Février

Nous vous avions fait part, durant l'été 2014, de la belle découverte de la formation emmenée par Simon Goubert et Ablaye Cissoko à l'occasion de leur passage aux Heures d'été de Nantes. Bonne nouvelle pour les nantais car la formation sera de retour le 1er Février au Pannonica. Et comble de bonheur, le groupe jouera son nouveau répertoire, fraîchement enregistré cet automne avec Jean-Philippe Viret à la contrebasse et Sophia Domancich au piano... (NDR : Quelle première semaine de Février avec Magma à l'Olympia et Albert Marcoeur à Saint Nazaire...).
















dimanche 15 janvier 2017

Disque(s) et concert, des nouvelles d'Albert Marcoeur

Plusieurs annonces en ce début d'année pour un musicien auquel nous sommes particulièrement attaché ici :

Si oui, Oui, Sinon, non, l'album enregistré avec le Quatuor Béla devrait enfin être disponible au cours du mois de Mars...

Par ailleurs, Albert Marcoeur va participer au prochain disque du très intéressant quartet de Jacky Molard, disque dont la sortie est prévue pour Octobre.

Côté concert, le 4 Février prochain à Saint Nazaire (Au café littéraire Sous les Palmiers, La Plage) aura lieu la première de Chantier Public, formule avec le saxophoniste Ronan le Gouriérec et le dessinateur (!) Yves Magne. Cette première, d'une intrigante formation, aura lieu uniquement sur réservation...


"Chantier public est la réunion improbable d’un saxophoniste baryton, d’un poète et d’un dessinateur. Ensemble, ils vont raconter, jouer, dessiner leurs envies, au gré de lectures, de chansons, de croquis, d’aventures, d’humeurs ou de rancœurs.

La musique est tantôt improvisée, tantôt écrite et d'acier trempé, aux structures fidèles et implacables comme des décennies sans pain. Chantier public développe une trame où les arrangements évoluent pour déranger la voix, déstabiliser, éveiller les sens et créer d’autres urgences.


La parole n’est que le spectacle de nos contradictions, de notre hypocrisie, de notre conservatisme, sinon de notre mort végétée. Et cela, dans un monde qui se devrait merveilleusement révolutionnaire, mais qui plie sous le joug des insolences et des excès.

Le dessin en direct sur papier grand format constitue une œuvre originale dans laquelle le graphisme escorte le texte et chorégraphie la musique, baladant le spectateur dans une dimension narrative et visuelle.

Le dialogue entre les contorsions du saxophone baryton, les techniques vocales et le rythme des coups de crayon permet à Chantier Public de s’affranchir des frontières géographiques et intellectuelles et d’explorer un territoire aussi étranger qu’étrangement familier".

vendredi 13 janvier 2017

Wax'in au Sud de Paris le 28 Janvier

Après s'être rodé par deux fois au Triton, le quartet Godin - Collignon - Vaillant - Bussonnet franchit pour la première fois les portes de la banlieue pour se produire à Brétigny sur Orge. Et comme je suis d'humeur feignante, vous avez tous les renseignements sur l'affiche... Et même la retransmission de leur dernier concert en date au Triton !


mercredi 11 janvier 2017

De Futura sur France Inter c'est pas tous les jours mais c'était ce soir !

Depuis le début de la semaine, dans son émission radiophonique Very Good Trip, Michka Assayas traite de la scène progressive. Le volet de ce soir était titré De la musique progressive aux tourments de l'après punk. Et pour illustrer son propos, l'animateur a choisi, à côté du Red de King Crimson, un extrait de la composition de Jannick Top (vers 11mn). Il est aussi fait mention de la scène allemande de l'époque mais le tout est assez surperficiel quand même... On s'en contentera, en souriant, en pensant aux propos de Christian Vander parlant, à la sortie d'Attahk, d'after Punk...
En écoute ICI

mardi 10 janvier 2017

Rappel : Philippe Cauvin ce Vendredi à Talence

L'évènement est suffisamment rare pour qu'on y revienne... Notez l'horaire inhabituel pour être sûr de ne pas rater le rendez-vous ami Girondins ! Réservation vivement conseillée...

vendredi 6 janvier 2017

Un Olympia cela se prépare...

Il reste à peine un mois avant les deux concerts parisiens où Magma se verra renforcé par trente (!) jeunes musiciens ainsi que par  Didier Lockwood en "guest Star",  (Mekanïk ou pas ?).
Autant dire que Benoît Alziary a du pain sur la planche, d'autant plus que ses arrangements sur Slag Tanz seront ici une première...
Pour preuve, cette petite vidéo, qui a certes déjà pas mal circulé sur Facebook, mais nous savons que vous n'y ètes pas tous...





mardi 3 janvier 2017

MAJ : Le DVD Emëhntëhtt-Rê disponible le 20 Janvier

Finalement annoncé pour le 20 Janvier, le double DVD consacré à la Trilogie Emëhntëhtt Rê et enregistré au Triton en Novembre 2014, sera uniquement disponible auprès de Seventh dans un premier temps... Ne m'en demandez pas la raison, je l'ignore tout comme vous... A noter l'entretien de Christian Vander avec Bruno Heuzé grand connaisseur de l'oeuvre...

C'est à commander, sans tarder, ICI 





lundi 2 janvier 2017

Les concerts de ce début 2017

Est-ce l'effet de la torpeur hivernale, mais nous voici avec bien peu de concerts à annoncer en ce début d'année... Fort heureusement, les deux dates que nous retenons sont deux occasions peu courantes, qu'il s'agisse du quintet de David Patrois et de Pierre Marcault (avec Philippe Gleizes) ou d'une des rares prestations solo de Philippe Cauvin...

Philippe Cauvin : 13 Janvier, Talence, Médiathèque la Castagnéra (18h30).

David Patrois & Pierre Marcault Quintet : 20 Janvier, Les Lilas, Le Triton.

mardi 20 décembre 2016

5 portes (+1) pour (re)découvrir l'univers musical de Philippe Cauvin

En fin d'année dernière, paraissait une imposante série de six disques inédits de Philippe Cauvin. Une forme de record pour quelqu'un qui n'avait publié que trois disques à ce jour ! Couvrant une période allant de 1978 à 2015, ces six volumes récapitulent les différentes "voies" prises par le compositeur, d'abord en parallèle de son travail dans Uppsala (de 1977 à 1986) puis en solo, duo ou en groupe sous diverses formules malheureusement restées, le plus souvent, confinées dans la région Aquitaine.
Il s'agit, pour cinq disques, de témoignages, enregistrés avec les moyens du moment, parfois limités, mais ayant été restaurés au maximum des possibilités techniques. Avec le recul, c'est évidemment rageant qu'aucun de ces projets n'ai pu aboutir sous une forme plus définitive mais cela ne retire rien à l'intérêt d'une telle masse d'archives !

Voici donc quelques pistes pour partir à la découverte d'un univers musical personnel et unique et, afin de vous en faciliter la visite, nous ne respecterons pas tout à fait l'ordre voulu par le musicien...

CD 4 Frôlements
Ce volume est celui qui couvre la plus large période, puisqu'allant de 1978 à 1994 avec des sources de natures différentes : concerts intimes ou en grande salle, studio, maquettes, musiques de film... Complément parfait des Climage et Memento parus dans les années 80, Frôlements multiplie les clefs d'entrée dans l'univers musical du girondin : pièces pour guitare ou plus orchestrales, chant imaginaire ou texte en français, fragilité de la voix solo ou choeurs oniriques, "chansons" ou pièces plus "défricheuses"... tout en permettant de mesurer l'évolution musicale du musicien, ici souvent en compagnie de Serge Korjaveski aux claviers. Diversifié dans son expression, ainsi que que dans son inspiration, Frôlements est construit tel un jeu de pistes, confrontant époques, instrumentations, pièces inédites et versions "alternatives" de classiques du compositeur (Vertiges, Coste et Jukka, Automne). On aurait pu craindre une certaine incohérence, un aspect "catalogue" or rien de tel ici. C'est passionnant de bout en bout et il aurait vraiment été dommage que de tels documents disparaissent avec le temps. Evidemment indispensable pour ceux qui ont aimé Climage et Memento.

CD 2 Philippe Cauvin Groupe
De 1986 à 1988, suite à la dissolution d'Uppsala après une ultime tentative de virage "rock", le guitariste s'est produit au sein de ce quartet atypique : guitare classique, guitare synthé, claviers et batterie. Ne s'étant exposé qu'en Aquitaine, cette formule sera pour beaucoup une découverte même si une chronique dans feu Intra-Musiques avait pu aiguiser l'intérêt des afficionados. 30 ans après, la découverte est de taille sur le plan musical avec les rares traces d'une formation qui proposait une musique ambitieuse et aérienne. Le lien avec Uppsala ne me semble pas si évident tant ce projet est entièrement au service de la vision musicale de Philippe Cauvin. Les titres issus des albums précédents sont transfigurés avec de magnifiques orchestrations lumineuses dans lesquelles chaque musicien occupe une place déterminante. La fluidité du quartet est assez phénoménale et permet à l'univers du guitariste de s'exprimer pleinement, d'une manière lyrique et tourbillonnante franchement emballante. Le groupe ayant peu enregistré (il ne s'agit que de bandes de travail à la qualité pas toujours optimale), Philippe Cauvin a inclus quelques pièces réalisées en solitaire (Guitares, Chant, Percussions, Claviers) prévues à l'origine pour le cinéma. Enregistrées en 1986, et relevant de la même inspiration, elles s'intégrent très naturellement au sein des pièces jouées en groupe. Voilà de quoi avoir bien des regrets trente ans après car le Philippe Cauvin Groupe est hélas arrivé au pire moment et s'est confronté au dédain des années 80. Mon CD préféré de la série, indispensable pour les "fans" du guitariste mais que ceux qui ont les oreilles "ouvertes" ne se privent pas de découvrir cet univers si prenant.

CD 3 Des Mots sur des Notes
La fin des années 80 est terrible pour les artistes "hors-normes". L'industrie du disque s'est concentré économiquement, les disquaires disparaissent et la normalisation est partout. Les circuits alternatifs de concerts issus des années 70 se sont volatilisés en quelques années. Sur la proposition de Bernard  Dauman (producteur cinématographique), le guitariste s'attelle, durant deux années, à l'écriture de cinquante "chansons d'Art" (treize ont été retenues ici) sans doute dans l'espoir de sortir de l'ornière du temps et de rendre sa musique plus accessible. Le projet ne s'est, évidemment, jamais concrétisé et ce sont des maquettes sont sont présentées ici. Alors parlons des choses qui fâchent : le minutage (4mn en moyenne), le son de l'époque et ses boites à rythmes envahissantes, le formatage de l'ensemble... La première écoute s'avère être assez déconcertante. C'est en y revenant plusieurs fois qu'on s'extrait peu à peu de la première impression pour rentrer dans ces ces treizes "chansons" atypiques. Côté textes, Maité Dallet s'est, en fait, basée sur les onomatopées originales pour construire des paroles empreintes de l'univers du musicien et force est de reconnaître que cela fonctionne ! Côté chant, Cauvin se positionne ici clairement comme un "chanteur", d'une voix affirmée assez peu habituelle chez lui. Mais chassez le naturel... car outre le chant solo "normal", de nombreuses pistes vocales "'secondaires" jalonnent ces chansons comme autant d'indices sur son auteur, qui laisse ainsi sa signature de compositeur. Au fil des écoutes, on se prend à se laisser aller à un véritable jeu de pistes : solis rageur à la Uppsala, tourneries de guitare caractéristiques, choeurs lyriques et décalés... Chaque chanson récèle de véritables trouvailles à l'exception de "J'ouvre des bras" qui apparait, en comparaison des autres pièces, bien pauvre. On en regrette finalement que ce projet n'ai pu être achevé avec une véritable production car le résultat aurait été sans nul doute assez surprenant. Un CD qui demande du temps pour en saisir les subtilités, et le sens, mais qui prend sa place, certes "différentes", aux côtés des autres volumes de cette série.

CD5 Philippe Cauvin Except
Ce cinquième volume est consacré au "retour" du guitariste dans les années 2000 avec un trio à la composition rare : guitare & chant, batterie, vibraphone, marimba, flute. Capté "live" en Mars 2008 à Bordeaux, Except permet de suivre le cheminement musical du compositeur : retour à l'acoustique et un glissement progressif vers un jazz contemporain de belle facture. Le groupe privilégie les mouvements d'ensemble aux velléités solistes et propose une musiques de "couleurs" où il est parfois difficile de distinguer compositions et improvisations. Le jeu de Pascale Martinez est pour beaucoup dans la signature sonore du Trio, véritable ossature de la musique proposée ici. C'est donc à une nouvelle mutation de l'univers musical du guitariste à laquelle on assiste, dans l'univers intimiste d'un club. Une mention particulière pour Lulu Bret, le batteur, qui joue avec finesse et musicalité dans un contexte qui demande une grande écoute et un dosage certain... Dommage que la prise de son, au demeurant très correcte, soit un peu distante. Il faut ainsi, parfois, s'y reprendre à plusieurs fois pour capter certaines nuances un peu trop noyées dans une reverb trop présente. A l'exception d'une pièce, le répertoire est constitué de titres inédits qui illustrent l'évolution stylistique du compositeur dont on retrouve bien entendu la "patte" et, plus encore, quand le chant apparaît, sous diverses formes. C'est pourtant par un titre "bonus" (enregistré en studio en 2015), que s'ouvre l'album, à l'origine une composition pour guitare interprétée ici par Pascale Martinez seule avec ses marimbas et vibraphone. Claire Obscure est une pièce assez obsédante, très climatique qui ouvre des perspectives assez différentes dans la musique de Philippe Cauvin.

CD1 Nu
Premier volume de cette série, Nu est le "suite" naturelle de Voie Nacrée, l'album du retour de Philippe Cauvin paru en 2014. Enregistré à l'occasion du concert donné au Rocher de Palmer le 22 Octobre 2014 (voir ICI le compte-rendu de cette soirée afin de ne pas me répéter trop...), le disque reprend une grosse partie du concert avec deux "bonus" enregistrés à l'occasion de la résidence du guitariste à Cenon. Le recul qu'induit le rapport à une musique gravée, et donc définitive, modifie forcément la perception de l'auditeur par rapport au moment du concert. Je ressens ici plus de fluidité que sur place, moins de cassures même si le propos est toujours extrème dans cette recherche de liberté pleine et entière. Nu est, en cela, le résultat d'un étonnant parcours que ces cinq disques éclairent d'un jour nouveau :  s'affranchir de toute contingence stylistique pour créer une musique de l'Instant, entre musique et sons...

CD6 Jordan Cauvin Guitarvision
Dernier volume de cette série, Guitarvision est un peu à part puisque Philippe Cauvin n'y apparait qu'en tant que compositeur, son fils cadet, Jordan, officiant, de belle manières, aux diverses six cordes. La musique est purement instrumentale ce qui, l'air de rien, modifie sacrément la donne. En effet, la signature sonore de l'univers "cauvinal", quelques soient les époques, a toujours reposé en partie sur le travail vocal et sa spécificité ô combien reconnaissable. La musique s'est trouve donc forcément quelque peu "normalisée" par rapport à l'originale. Ce qui induit un changement de perspectives dans l'approche de ce qui est proposé tant il serait vain d'y chercher ce qui n'y est pas. On se concentrera donc sur le subtil travail d'arrangement des différentes pièces proposées ce qui permet d'ouvrir sur d'autres paysages sonores. Jordan Cauvin développe une belle fluidité dans un jeu parfois un peu "jazzifiant", notamment à l'électrique. Les versions sont d'une belle lisibilité en mettant en valeur les diverses mélodies, parfois sous-jacentes dans les versions originelles. S'appropriant avec goût l'oeuvre paternelle, Jordan Cauvin fait preuve d'une belle musicalité et d'une maturité assez étonnante pour un premier disque. à la fois respectueux du leg paternel tout en y ouvrant de nouvelles voies.

On l'aura compris cette série est particulièrement dense, d'où le temps nécessaire pour en appréhender chaque volume et ses richesses (NDR : et d'en faire la chronique ! ). Le parcours de Philippe Cauvin est unique et exigeant, surprenant toujours et, le fait qu'il ait choisi sa musique "actuelle" comme premier volume montre bien que ce qui pourrait être interprété comme une forme d'héritage, est tourné vers le futur d'un cheminement en devenir... On a hate de découvrir la suite !



lundi 12 décembre 2016

Joyeux anniversaire Stella !

Il n'aura échappé à personne qu'aujourd'hui Stella fête ses 20 ans (+ quelques jours...). Alors, pour tout ce qu'elle a fait, fait et fera pour Magma et donc pour nous, bon anniversaire !
Sans oublier notre relation amicale et technique pour ce (nos) blog(s), pour sa disponibilité, sa générosité, sa voix cristalline et tant d'autres choses...












Photos : 4 mai 2012, balance, Argenteuil.

dimanche 11 décembre 2016

Magma à Rennes ce Samedi 26 Novembre

Presque trois ans après, nous voici, à nouveau, montés à l'Etage voir Magma. La salle est toujours aussi désagréable, un couloir sans âme où il fait déjà très chaud alors que le public n'est pas encore totalement là. Etat d'urgence oblige, fouille à l'appui, nous rentrons... Nostalgie de ces années, passées trop vite avec le recul, où nous pouvions entrer librement mais les temps ont changé... Mais je me souviens néanmois du J7 des forces de l'ordre à côté du Cinéma le Paris en Novembre 1978...
La salle se remplit doucement et se remplit encore... pas de doute il y a plus de monde qu'il y a trois ans, dans les 900 spectateurs, à la "louche". Saluons, au passage, la fidélité de Garmonbozia qui programme Magma régulièrement depuis 2000...


Le groupe n'est plus tout à fait le même depuis son dernier passage dans la capitale bretonne, Jérome Martineau et Rudy Blas (le régional de l'étape pour les amateurs de Tour de France) ayant rejoints les rangs de la Zeuhl Wortz, chacun dans un contexte différent et avec sa personnalité, tels deux pôles apparemment opposés dans leurs attitudes scéniques mais finalement complémentaires. Du répertoire du concert de 2013 il ne reste que l'inamovible MDK toujours attendu par un public où les générations se mèlent toujours autant. Un fait notable cependant : les "metalleux" plus nombreux qu'à l'accoutumée en ces terres bretonnes ! Un effet du Hellfest peut être ? (voir ICI  une chronique du concert de samedi sur un site dédié...).

Depuis Février, Magma débute son concert parTheusz Hamtaahk qui avait déserté le répertoire du groupe depuis 2003 à l'exception de la première semaine "mythique et légendaire" au Triton en Juin 2005. Le groupe fait preuve d'une belle cohésion alors que les changements se sont succédés ces
derniers mois. Dans les séquences "calmes", le vibraphone de Benoît Alziary, souvent rejoint par la guitare,  installe de belles ambiances. Hervé Aknin s'est bien emparé de ce morceau certes épique mais néanmoins délicat dans les successions de séquences très différentes. Mais quand le "rite" survient et que la voix de Christian Vander prend possession de l'espace et répond à celle de Hervé, la magie Zeuhlienne agit... On a beau connaître le morceau par coeur, sous ses différentes moutures de 1972 à maintenant, il y a toujours des surprises : ici des ambiances de vibraphone, là des climats de guitare et quelques déclenchements de "machines", via une petit boitier, par Stella. Le morceau, exigeant,  n'est pas le plus gratifiant pour les deux nouveaux arrivés mais il permet, néanmoins, de se rendre compte de la somme de travail qu'ils ont abattu tous deux. Jérome Martineau serait-il le premier pianiste de Magma à jouer debout ? En tous cas, il bouge tout le temps, avec une belle énergie, une présence indéniable pour tenir la barraque et il rompt même avec la tradition du Fender Rhodes... Un concert Magma sans Rhodes, jamais vu ! Rudy Blas est plus effacé, sobre, appliqué. Autant Jim Grandcamp se situait dans une signature sonore preque "Gorgoesque", autant Rudy se place dans la droite ligne du jeu de James. Il a déjà une bonne présence sonore dans le groupe, il lui reste cependant à acquérir un peu d'aisance mais le fait de jouer là dans "sa" ville lui a certainement mis une pression supplémentaire. Zombies achève puissamment un premier set mené tambour battant. A propos de tambour, notons que le nouvelle batterie de Christian Vander me donne l'impression de sonner largement mieux que la précédente qui commencait, sans doute, à accuser le poids des années... et des coups ! Le son de grosse caisse est ainsi beaucoup plus présent que ces dernières années et le batteur semble prendre plaisir à dompter sa nouvelle monture...


Après une pause plus longue qu'annoncée, ce sont les premières notes de MDK qui emplissent la salle rennaise. Cela fait quatre ans que le morceau est "revenu" dans le répertoire de Magma, sous une forme achevée qui ne connaît plus trop de mutations, l'oeuvre étant désormais définitive. Une version maîtrisée donc, saluée par le public comme il est de coutume, public qui accueillera chaleureusement le chorus de voix de Christian Vander. La manière dont ce dernier parvient à renouveler l'exercice est assez prodigieuse. Un moment intense, magique et fragile qui rassemble les différentes veines du compositeur tant on est proche ici des chorus coltraniens d'Offering...
Autre moment d'émotion avec la présence, à la demande de Stella, de James Mc Gaw, venu en voisin, lors de la présentation des musiciens. C'est avec une version assez "libre" et "ouverte" de Kobaïa que le concert s'achève, permettant aux solistes de s'exprimer et de rappeler combien cette musique provient aussi du jazz...

Il faudra désormais attendre les deux concerts exceptionnels à l'Olympia pour revoir le groupe, dans un contexte certes différent ! Sans oublier une tournée française au printemps qui laisse présager du meilleur.



vendredi 9 décembre 2016

Euro-Rock Press vol.71

Fidèle au rendez-vous, notre magazine japonais préféré traite donc dans ce numéro de l'année 2009, et plus spécifiquement de sa seconde partie en trois pages. A noter également : une chronique du DVD Nihao Hamtaï.

lundi 5 décembre 2016

Vingt ans, c'est un bel âge pour un quadra !

Et oui, il ne vous aura pas échappé que le "nouveau" Magma fête ses vingt ans aujourd'hui. D'une certaine manière, le Endless Tour vient aussi célébrer ce renouveau à travers la planète.

Cela avait commencé le 5 décembre 1996 à Marseille, cité qui a volé la primeur à Strasbourg, ville qui aurait du ouvrir le bal le 3 décembre, mais, une grève des routiers en a décidé autrement. Ce n'est pas la première fois que Marseille lui fait le coup à Strasbourg, notre hymne national a subit le même sort il y a plus de deux cents ans ! Marseille qui fut aussi la dernière ville à accueillir Magma en 1983, le 4 juin précisément. Un petit (pourquoi petit, un grand !) concert méridional aurait pu trouver une programmation en décembre vers la Canebière, cela aurait été un joli clin d'œil...

Vous souvenez vous des titres de cette tournée de décembre 1996 ? Non ? Alors une petite révision s'impose.
Voila le programme : Kobaïa, de Futura, Hhaï, Köhntarkösz et MDK. Tient, tient, il y a des airs de 2016 dans tout cela !
Et depuis cette tournée, il y a eu les œuvres remontées et gravées (KA, Ëmëhntëhtt-Rê, Rïah Sahïltaahk), les créations (le CD 2 titres Flöë Ëssi-Ëktah, Félicité Thösz ou Slag Tanz) et une bonne partie de tout le répertoire fut joué au gré du temps (Wurdah Ïtah, Theusz Hamtaahk, Zëss, Attahk...).

Et qui faisait partie de cette nouvelle aventure ? Vous avez tous les noms en tête ? Non ? Alors les voici pour vous rafraichir la mémoire, forcément défaillante vu votre grand âge.
Christian Vander (ah oui ?), Stella Vander, Philippe Bussonnet, Isabelle Feuillebois, Simon Goubert aux claviers, Bertrand Cardiet au chant, Jean-François Déat aux claviers et Franck Vedel à la guitare.
Et que de noms passés ou restés depuis : James Mac Gaw (on pense à toi), Benoit Alziary, Hervé Aknin, Bruno Ruder, Antoine et Himiko Paganotti, Emmanuel Borghi, Pierre-Michel Sivadier, Jérémy Ternoy, Jean-Christophe Gamet, Jim Grandcamp, Frédéric d'Oelsnitz. Ou encore, pour des soirées anniversaire, des concerts spéciaux, ou en renfort ponctuel, les venues de Jannick Top, Klaus Blasquiz, Benoit Widemann, Maria Popkiewicz, Jean-Luc Chevalier, Bernard Paganotti, Didier Lockwood, Julie Vander, Claude Lamamy...

Enfin, quelle terre ne fut pas foulée par cette Zeuhl Wörtz ? Oui, l'Afrique, quoique, sans un volcan islandais, la Réunion était programmée. Sinon USA, Canada, Mexique, Chili, Japon, Chine, Australie, Russie les virent passer, et, pour la première fois en Europe, le Portugal, l'Autriche, l'Estonie, la Finlande, la Slovaquie ou la République Tchèque. Et les terres incontournables que sont le Royaume-Unis, la Belgique, l'Allemagne, la Suisse... les applaudirent diverses fois encore, comme des lieux peu visités comme l'Espagne ou l'Italie, et puis d'autres encore  encore comme les Pays-Bas, la Norvège, la Suède ou Monaco.
Un tel tour du monde à vingt ans, c'est beau !

PS : n'oublions pas les sorties d'albums, des ré-éditions vinyles aux coffrets (studio avec des archives inédites ou live avec là aussi des concerts inédits) en passant par les nouveautés dont on a parlé ci-dessus. Vraiment, que de cadeaux en vingt ans... Merci Magma !

dimanche 4 décembre 2016

Marcel Gottlieb dit Gotlib n'est plus...

Marcel "Gotlib" Gottlieb nous a quittés. Encore une nouvelle bien triste après tant d'autres.
Tous, nous connaissons ses séries ou personnages, comme Rubrique-à-Brac, les Dingodossiers, Superdupont, Hamster Jovial, Gai-Luron ou Pervers Pépère, ses créations, les mensuels L'Echo des Savanes et Fluide Glacial sans oublier son empreinte lors de son passage dans Pilote.
Mais Magma l'a aussi inspiré génialement avec cette parodie de couverture de Kobaïa, son explication du kobaïen par Hamster Jovial à ses louveteaux, ou, en collaboration avec Solé et Dister, une superbe BD consacrée au Rock et à la Pop...

Ouais, y'en a marre de cette rubrique, on voudrait plutôt annoncer des naissances...






















PS : merci à ma correctrice sur Facebook (site que je ne visite pas). Même si j'avais des raisons pour les expliquer, cela ne les excuse pas. Et je, nous, n'avons rien à voir avec le fait que certains ou certaines ne pourraient ou ne peuvent écrire de commentaire ici. Ca, je n'en ai aucune explication.

Les concerts de Décembre

Voici déjà le dernier mois de l'année ! Mois durant lequel, avec les premiers frimas, Magma va hiberner et ce, jusqu'à la Chandeleur et au double concert à l'Olympia. Pour autant Décembre ne sera pas sans attrait, entre Rétrospective et sortie d'album...

Art Zoyd "44 1/2" : 
7 : Valenciennes, le Phénix.

Band of Dogs + Thomas de Pourquery : 
17 : Les Lilas, Le Triton.

Wax'in (Collignon, Bussonnet, Vaillant, Godin) : 
8 au 10 : Les Lilas, Le Triton.

vendredi 2 décembre 2016

Les souvenirs d'enfance de Laurent Voulzy

C'est tout frais puisque cela date d'aujourd'hui ! Sur France Inter, invité par Nagui dans La Bande OriginaleLaurent Voulzy parle durant quelques minutes de son ami d'enfance, Christian Vander. Cela se passe à partir de 27mn15...