vendredi 25 mars 2022

Au tour de Köhntarkösz !

Après MDK voici le moment pour Köhntarkösz de renouer avec le vinyle. Une nouveauté cependant, avec une pochette ouvrante, que j'imagine incluant les paroles apparues, il y a quelques années, à l'occasion d'une réédition CD. 

En précommande le 4 Avril pour une sortie, en série limitée, le 6 Mai prochain.

mercredi 16 mars 2022

One Shot au Triton ce samedi avec un disque


Après un concert dédié à James Mac Gaw le 9 Octobre dernier, le groupe retrouve la salle des Lilas ce Samedi. Une occasion de fèter la sortie du "live" A James... L'histoire continue... 



jeudi 3 mars 2022

Un nouveau piano pour un solo


Avec les années, les occasions de voir Christian Vander dans cette formule se font rares. Depuis 2018, et une ultime date phocéenne, pas la moindre date... Si on rajoute, là dessus, la pandémie, ses confinements et autres péripéties autant dire que j'avais fait une croix dessus. C'était sans compter sur la fidélité du batracien des Lilas qui offre, là, une occasion à Christian de s'exprimer, qui plus est sur un piano tout neuf, accordé quelques minutes avant le concert.

Le public arrive sagement, il est rapidement évident que la salle ne sera pas remplie... Suites du covid ? Difficultés à sortir du contexte Magma ? Manque de curiosité ? Christian en parlera plus tard dans la soirée, il n'y avait effectivement pas de batterie... Le concert a finalement lieu dans la salle "historique" du Triton et c'est tant mieux. 
La set list est "classique" avec cependant le plaisir de réentendre le thème en hommage à René "Stündëhr" Garber jusque là peu joué. A l'instar de l'Homme Seul, morceau "oublié" en ce Samedi, le thème est toujours sifflé.
Christian s'excusera plusieurs fois de ne pas avoir pris assez de temps pour répéter avant ce concert. Il est vrai que ces derniers mois, si "curieux" ont eu de quoi nous faire perdre le fil, à tous...
Le musicien s'est présenté avec une jolie forme, faisant plaisir à voir. La voix est chaleureuse et présente et le piano sonne très bien effectivement. Le fait de ne pas avoir pu "trop" travailler préserve la fraîcheur de l'ensemble en évitant le piège des improvisations trop longues. En ce sens, le concert de Samedi était exemplaire, fragile mais accompli, intime mais intense. 
    
Cette formule reste le meilleur moyen pour découvrir ce qui se cache derrière l'apparente violence de Magma : une extrème sensibilité, un lyrisme exacerbé, un parcours personnel débarrassé de tout opportunisme pour suivre une vision intérieure. Alors certes, nous sommes plus près ici d'Offering que de Mekanïk Kommandöh, c'est sans doute ce qui pose problème à certains dont le compteur semble être resté bloqué dans les 70's.
Un souhait, cependant, que ce répertoire finisse par être enfin enregistré...

Photos N&B : Jean-Christophe Alluin
Photos couleurs : Franck Poignet





samedi 12 février 2022

Thierry Zaboitzeff fête ses 50 ans en 2022

 

Avec cette pandémie récurrente aux aléas incertains, il est difficile de suivre nombre d'artistes que nous aimons. Ainsi Thierry Zaboitzeff a du mettre en sommeil le magnifique Aria Primitiva, dont nous avions dit tout le bien que nous pensions, et est revenu à une formule solo, qu'il pratique depuis de nombreuses années.

Professional Stranger est apparu d'abord sous forme numérique avant de connaître une édition physique au printemps dernier dans un contexte forcément peu propice. 9 titres assez différents se suivent dans une forme de voyages aux sonorités assez surprenantes pour ceux qui fréquentent les voies de traverses du compositeur. On pourrait même penser que T.Z. a voulu proposer ici une forme d'introduction à son univers, avec des clins d'oeil "pop" assez appuyés. Ce n'est pas un problème en soi, le musicien est passé maitre dans l'art de l'arrangement sonore depuis longtemps, mais à mon grand regret, le disque ne parvient pas à maintenir l'intérêt de l'auditeur. Problème dans l'ordre des titres ? Peut-être... Il y a ici de belles choses mais la scénographie globale m'échappe totalement me faisant me raccrocher aux ambiances plus caractéristiques du musicien. Il me manque un liant ou simplement ce disque ne s'adresse pas à moi, malgré ses évidentes qualités.

Avec Pagan Dances on se retrouve en terrain plus connu. Les influences européennes sont ici affirmées et la musique se fait plus violente avec cet art du contre pied qui est un peu la marque de fabrique du compositeur. Les percussions (électroniques) sont au coeur de certaines séquences plus enlevées, dommage que Daniel Denis ne soit pas de la partie d'ailleurs. J'avoue me retrouver ici beaucoup plus en phase dans cet univers plus sombre, parfois tourmenté aux dédales imprévus. Le visuel de Thierry Moreau illustre parfaitement le climat général. Ces danses païennes réservent bien des surprises à l'auditeur avec un second titre plus "atmosphérique" à la langue imaginaire et au mystère non démenti. Pagan Dances est uniquement disponible en numérique sur le site de l'artiste.

2022 marquant son 50 anniversaire (de musique), Thierry retrace son parcours sur son site, des débuts d'Art Zoyd à... C'est passionnant, vivant et le reflet d'une sacrée époque ! On murmure, dans les milieux bien informés, qu'un coffret retrospectif serait à l'ordre du jour... A suivre...


mercredi 9 février 2022

Le Coeur D'Anaïd

Il n’y a pas que MAGMA qui se restructure et qui travaille. Anaïd aussi. En octobre 2021, KoSmïk répondait à l’invitation du groupe qui répétait dans une chapelle sur les hauteurs de Saintes (Charente-Maritime). Nous y avons retrouvé Emmanuel Lionet (chant), Jean-Max Delva (batterie et vibraphone) Alexis Delva (guitares) et Théo Ferrari (saxophones et maintenant claviers), rejoints par Engueyrand Dufour (basse et trompette). Le lendemain, après de savoureuses lasagnes, les trois premiers ont répondu aux questions de votre serviteur. Un entretien qui sera bientôt diffusé sur Radio Campus Bordeaux et Alternantes FM. Anaïd donnera un premier concert en 2022, le jeudi 17 février dans l’auditorium du conservatoire de Saintes. Ouverture des portes à 19h30. 120 places gratuites sur réservation sur anaid.group@gmail.com ou sur la page Facebook du groupe.

Entretien réalisé par Didier Houde.

vendredi 28 janvier 2022

Après tant de mois si étranges écoutons des disques : Ethnic Duo Tarass Boulba


Le temps s'écoule inexorablement mais la présence de quelques passionnés, fidèles et efficaces, qui assurent ici et là, rééditions et exhumations de bandes inconnues, nous donne, par moment, l'heureuse occasion d'un sacré bond dans le temps. 
Nous voici au printemps 80, Le Festival du Mans n'est pas encore le rendez-vous printanier qu'il est devenu, et pour cause, nous en sommes ici à la première édition. 
Le duo est en pleine osmose dans cette approche folklorique propres aux influences hongroises de Seffer. Certes les parties improvisées, favorisées par un certain vocabulaire commun aux deux protagonistes pourront lasser certaines oreilles à force de longueurs, mais cela est équilibré, fort heureusement, par le lyrisme du jeu de Cahen et de jolies thématiques.
Plus de 40 ans après, tout a changé mais cet enregistrement parvient à retrouver, par moments, la tension de Zao, groupe hélas bien oublié de nos jours... Entre défauts et qualités, ce disque, d'une facture correcte, jette un regard honnète sur ce qui fut aussi, et même avant tout, une belle aventure humaine entre deux musiciens aux parcours croisés. Et à quand un coffret live de Zao ?

(ACEL Distribution Muséa)

vendredi 14 janvier 2022

Le Trio au Sunset en Janvier


Ce n'est pas si courant et c'est donc à ne pas rater, le Trio (avec Emmanuel Borghi et Emmanuel Grimonprez) se produit les 14 et 15 Janvier dans le club parisien du premier arrondissement. Merci à Didier Houde d'avoir attirer notre attention sur le rue des Lombards.


Rappel, c'est ce soir et demain soir...

jeudi 13 janvier 2022

Décès du vibraphoniste Khan Jamal le 10 janvier

Peut-être que pour un certain nombres d'entres vous, ce nom de Khan Jamal ne parle pas, même aux amoureux du jazz. 

Néanmoins, en 1974 est sorti un album sous le titre  Give the vibes some par Jeff Gilson sur le label Palm. Les choses doivent se préciser pour vous. Sur cet album, nous retrouvons au saxophone Clint Jackson III et à la batterie un certain Hassan Rashid sur 2 des 4 titres. La batterie a été ajoutée au mixage de l'album sans véritable autorisation ni consentement du musicien, comme ce fut le cas sur ce label pour d'autres éditions (Ici). 

Je vous laisse deviner qui se trouve sous ce pseudonyme...

vendredi 7 janvier 2022

MDK paré de cuivre et de bronze, réédition limitée en vinyle, précommande le 7 janvier 2022

 

Une nouvelle réédition, la dernière étant de 2015, de MDK, mais celle-ci est remasterisée, en vinyle couleur cuivre et dans une édition numérotée limitée à 2000 exemplaires. 

Le lancement de la précommande aujourd'hui 7 janvier sur le site de Seventh, Ici. Sortie prévue pour fin janvier.

Une fois de plus, on vous aura prévenu !

lundi 3 janvier 2022

Christian Vander rien que pour vous le 26 février au Triton


Christian Vander intime et en toute intimité, en solo, le 26 février au Triton à 20h30 salle 2. Pour mieux apprécier la genèse des compositions de Christian, rien de mieux que ces concerts en Solo. C'est presque comme être en studio et de voir le Maître composer devant vous.

Alors, les infos sont Ici et nulle part ailleurs !

Le CV Trio au Triton, les 29 & 30 avril prochains


Hop, un premier post 2022 et deux nouveaux concerts en prévision !

Le Christian Vander Trio va enflammer le Triton les 29 & 30 avril prochain à 20h30 salle 1, l'obligation de rester assis sera peut être levée à cette époque, alors venez nombreux assis, debout ou comme vous voulez !

Plus d'infos Ici et 

jeudi 23 décembre 2021

Il est Noël...

 

Il est Noël... Enfin, il est presque Noël !!


Petit jeu.

Quel est le document le plus proche de Noël que vous ayez concernant Christian ? 

On exceptera sa photo tout jeune avec le dit Père Noël (d'autant plus que seul lui doit avoir l'original), pas de tricherie, s'il vous plait !!

Moi, j'ai pas mieux que quelques photos (floues par manque de moyens technologiques à cette époque ...) du concert donné par offering à la MJC d'Orgemont à Epinay-sur-Seine le 20 décembre 1989.


Alors, à vos archives et surtout, participez !!

mardi 23 novembre 2021

Le second pilier de Magma

C'est en écoutant et en regardant Stella Vander sur la scène du Metullum de Melle, que j'ai eu envie de l'interviewer. Rendez-vous pris à Rennes quelques heures avant le premier concert de Magma à l'opéra. Un entretien sous la surveillance bienveillante du Zeuhl Wörtz Zëhrebral Hïstorïk Mêmorizatör, avec un fond d'aspirateur et une question subsidiaire par un invité surprise.


Interview réalisée par Didier Houde.

jeudi 18 novembre 2021

C'est la folie aux Folies Bergère...

 

Et oui, le samedi 8 octobre 2022, pourtant dans un an, est en pleine effervescence, en totale folie! 

Les places encore disponibles deviennent rares, et sur les 5 catégories proposées, une ne l'est déjà plus. Pour les autres, quelques dizaines de places disponibles seulement (25 places pour le carré or par exemple). 

Alors un (très) bon conseil, réservez vite, très vite même si vous souhaitez en faire partie...

A voir et à réserver Ici

mardi 16 novembre 2021

One Shot reformé

Après s'être réuni au Triton, il y a quelques semaines, afin de rendre un ultime hommage à James Mac Gaw, les musiciens ont décidé de poursuivre l'aventure dans une formule à deux claviers (Ruder/Borghi). Prochain RDV le 19 Mars au Triton...

Photo : Julien Vivante.

samedi 13 novembre 2021

Magma, BBC 1974 Londres en une superbe édition double vinyle couleur


Black is black disait l'autre, alors revisitons la formule et disons " black is red" ! 

Et oui, pour le Black Friday, Seventh édite en version vinyle rouge un superbe BBC 1974 Londres en double album. Superbe enregistrement d'un concert phénoménal, une troupe en totale fusion, une énergie nucléaire, que dis je, solaire, encore plus fort que le big bang originel ! Un véritable sommet. 

Alors, ne serait ce que pour le plaisir d'avoir ce très bel objet, suivez l'actualité Seventh pour vous l'offrir, vous le faire offrir ou me l'offrir !!!

Le Black Friday tombe le 26 novembre cette année, et pour spré-commander cet événement, rendez vous Ici

mercredi 10 novembre 2021

Magma, la Rodia, Besançon, 22 octobre

Pour moi ce sera mon dernier concert de cette tournée automnale, mais quel final, en apothéose !!
Cela conforte ce que je disais sur le post du concert d'Epinal, les concerts de Magma peuvent se suivre mais ne se ressemblent pas.

Tout d'abord la salle, certes classique vue de l'intérieur, une grande fosse avec ou sans sièges selon les configurations et un grand balcon en C mais c'est plutôt dehors que se trouve la singularité. Bien située au milieu des arbres et au bords du Doubs, belle rivière majestueuse, et au pied d'une haute falaise coiffée d'un monumental fort Vauban. Ca donne vraiment envie de revenir aux beaux jours...

Le concert commence à l'heure et avec une première partie, une formation locale nommée Potlach, un quintet sur une base classique guitare-basse-batterie enrichie d'un saxophone et d'un trombone. Groupe intéressant aux thèmes qui le sont tout autant, une espèce de jazz à la Canterbury touch très dynamique. De belles envolées par les deux vents maintiennent l'attention du public, très bien soutenues par les autres membres.

Le temps, après 30mn de musique, d'apprêter la scène afin qu'elle soit prête pour le dixtuor + 1 Magma !

Les titres joués sont bien les mêmes et dans le même ordre depuis le début de la tournée, de ce coté là, pas de grande surprise. Les morceaux nouveaux ou nouvellement interprétés, gagnent, date après date, en maturité, en volume, en densité.
Inutile de revenir sur nos articles récemment publiés des concerts précédents.

Besançon a vue naitre Victor Hugo ou les frères Lumière, certes, mais James Mac Gaw y a aussi vécu et étudié, et Stella, avant la présentation des musiciens, nous l'a rappelé non sans émotion, sentiment partagé entre tous tant ce fantastique musicien nous a tous touché par son talent fougueux et sa gentillesse.

Au moment de présenter Simon, en ce 22 octobre, Stella, bien en verve, a vendu la mèche, et toute la troupe a entonné en cœur un "Joyeux anniversaire Simon" de haute volée, le public n'étant pas en reste. Simon un peu ému, nous a dit qu'il n'imaginait pas au début des 70's, en écoutant en boucle des disques de magma, qu'un jour le public et les musiciens entonneraient de concert (!) ce chant ! 
En aparté du concert d'Epinal, Thierry Eliez m'en a dit presque autant, me signalant qu'il ne pensait pas être au sein de cette formation lorsqu'il écoutait leurs disques !
Est-ce que tous ces hommages ont survolté toute la troupe ? En tout cas, nous avons eu le droit a un MDK très puissant, d'une intensité de feu. Quant on vous dit que les soirées passent mais la musique aussi évolue et change.

Cette soirée était décidément sous de joyeux auspices et le public, enfin, au moins un spectateur, pas timoré et échangeant avec le groupe à plusieurs reprises, a tenu à remercier les voix et chœurs, ce qui à la longue, a été gentiment souligné par Christian nous disant que "demain soir nous jouerons sans la rythmique, visiblement elle ne sert à rien !", puis revenant sur l'anniversaire de Simon, demandant, il nous a demandé si quelqu'un avait amené du champagne, et sans réponse positive lui dit que "ce sera à l'eau comme d'habitude, personne n'a pensé à toi !!" 

Il nous a dit encore que Magma avait les plus belles voix du monde et qu'il nous embrassait tous bien fort en nous faisant un gros bisou sur les deux joues !!! Il fini en nous disant que la reine d'Angleterre ne se sentait pas très bien. En tout cas lui et nous étions parfaitement bien en ce lieu et cette date, ça c'est sûr !

Une très belle soirée, un très beau concert, un magnifique lieu, et un excellent public pour une musique inoubliable.

Il fallait y être et j'ai eu la chance d'en faire partie, merci à vous tous !




vendredi 29 octobre 2021

Un bel hommage d'Epinal, Magma à la Souris Verte le 21 octobre

Difficile d'écrire après l'article de Jean-Christophe sur le concert de Biganos. Même tournée mais pas forcément même concert. Et puis, avec Magma, il n'y a jamais vraiment de répétition, chaque soirée ayant ses différences car certains morceaux sont en construction, en évolution (Walomehndom, Stevie Vander, Balade Bossa).  D'autres ont été revus et réadaptés comme K. A. 1, I Must Return ou The Night we Died. Et, le gros morceaux de cette tournée, MDK, lui aussi a subi son lifting, ne serait ce que pour s'adapter aux voix mais aussi parce que chacun, va essayer, tenter, tester, d'y introduire sa touche personnelle. Touche d'un soir ou de plusieurs mais en tout cas si cette musique est écrite elle n'est pas pour autant figée, bien au contraire.

Alors cette salle vosgienne, pleine à craquer, avec, au passage, une quarantaine d'ados venus profiter de cet événement (saluons au passage leur comportement, exemplaire, et leur attention pour cette musique qui n'est sans doute pas celle de leur quotidien habituel). Tout le monde est debout sauf pour une douzaine de chanceux au balcon, ouf, j'en faisais partie !

Le répertoire est le même depuis le début de cette tournée (les répétitions publiques du Triton) jusqu'aux concerts de Rennes de novembre prochain. Enfin, on peut le supposer, sauf surprise pour la dernière soirée, allez savoir.

Voir plusieurs concerts d'une tournée (Triton, Rombas, Epinal et plus tard viendra Besançon) permet de se plonger dans le spectacle, d'en découvrir certains aspects non perçus précédemment (c'est comme de revoir un film ou réécouter un disque), sans ressentir un sentiment de répétition. Oh que non, les salles sont différentes, le public aussi, et donc nos musiciens, en plus de nous donner le meilleurs d'eux mêmes, nous apportent leur vision, leur évolution. L'un en ajoutant une intro différente, l'autre en poussant le chant plus loin...

Comme dit plus haut, le choix plutôt inhabituel du répertoire mêlant des titres du début des 70's (MDK), du milieu des 70's (K.A. 1 même si réadapté vers les années 2000), de la fin des 70's (Stevie Vander et la Ballade Bossa, I Must Return), d'une touche d'Offering (The Night we Died) et un titre nouveau (Walomehndom) nous offre une belle palette des couleurs de Magma au fil du temps. Les talents des uns et des autres contribuent à ce renouvellement, d'une soirée à l'autre. 

L'arrivée de Caroline en début de tournée, la montée en puissance de Jimmy sont indéniablement facteurs et acteurs de ces changements de jour en jour. La prise de soli, parfois furtifs, par Sylvie, Laura, Caroline ou Rudy mettent aussi ces talents en avant tout en permettant au public d'en apprécier les singularités (Sylvie au chant basse, Laura, pas grande par la taille mais immense dans la puissance de son chant, Caroline à la palette vocale impressionnante et nous n'en sommes qu'à la découverte de cette talentueuse musicienne, c'est dire !), Jimmy, guitariste à la base mais à la virtuosité indéniable avec 4 cordes.

Nos piliers (Christian, Stella, Isabelle, Hervé le Diamant) sont là, entourant toute cette troupe d'une rythmique implacable, le retour de l'"enfant" prodige Simon (présent fin 1996 au retour de Magma) ou le récent mais si talentueux Thierry claviériste et chanteur. Tous éblouissant, évidement pourrait-on dire, comme si le talent était facile. Bien sur que non, que de travail derrière tout cela...


Bon, pour revenir à Epinal, je dirait que le MDK était d'un tempo un peu moins rapide et marqué qu'aux précédents concerts. Le chant de Christian dans MDK était plus tourmenté, plus de l'intériorisé, venant de son âme la plus profonde, des notes et des sons déchirants, un grand moment. A mon sens, ce serait là les différences les plus notoires, pour le reste, des petites touches de-ci de-là qui font que ce concert diffère de celui de la veille ou du lendemain... Et que les lumières rouges n'aident pas les photographes !

Magma est un éternel renouveau. Un éternel plaisir. Et pourvu que nous fêtions tous ensemble les 100 ans en 2069 de cette formation, à l'éternelle jouvence !



vendredi 22 octobre 2021

Minimum Vital en concert

 

Voilà qui est rare et donc précieux, deux dates pour nos girondins : 

- Le 6 Novembre à Lormont (33), espace Castelldefels.

- Le 13 Novembre à Peralta (Navarre, Espagne) dans le cadre du festival Minnuendo.



lundi 18 octobre 2021

Master Class à La Laiterie, Strasbourg le 24 octobre

Après la Master Class de Valence du 18 octobre, Christian Vander nous invite dimanche 24 octobre, le lendemain du concert de Magma à La Laiterie, à une nouvelle Master Class, mais à la différence qu'il n'y aura que Christian.

En fait, c'est la reprogrammation de celle de 2020 qui n'a pu avoir lieu pour les raisons que l'on sait.

Alors, rendez vous à la Laiterie de 15 à 18h00 pour en prendre plein les futs !!

Infos et location Ici

dimanche 17 octobre 2021

Magma à Rombas, 5 oct 2021


Jean-Christophe vous ayant tout dit du concert du 2 octobre 2021 de Biganos avec photos de Melle, je ne reviendrai pas vraiment sur le concert, certainement assez similaire mais plus sur son environnement, et quelques photos... Photos prises lors de la balance car interdiction (respectée par votre narrateur) pendant le spectacle.


La salle, divisée en deux parties, une tribune et la fosse qui a été remplacée par des gradins offrant un très bon confort et une bonne visibilité car tous les deux rangs l'on saute un rang, pratique pour ceux qui ne font pas partie des géants...


Très bonne sonorité, très justement rendue par Francis, une fois de plus magicien des consoles nous offrant un son ample et généreux. Le tout servi par de bons éclairages, ce qui est loin d'être fréquent, peut être aussi à la demande de ou des musiciens...


Bref, tout cela augurait une belle soirée à venir.

Revenons plus tôt dans l'après-midi. Journée très pluvieuse, et après m'être garé et avoir fait un petit tour du lieu je me dirige vers le Centre Culturel. La place devant la salle est tristement vide et bien grisâtre. En mettant mon nez sur la vitre de la porte du Centre Culturel je vois tout de même XXXX s'affairer à mettre le stand Seventh en ordre de marche. La vie de la planète Kobaïa est elle déjà bien vivante, quelques notes des premiers combattants sortent par quelques anfractuosités et réchauffent nos oreilles, enfin les miennes car il n'y a pas vraiment âme qui vive dehors !

Arrive deux personnes, salutations rapides, mais comme on a tous froid on ne s'éternise pas.
Je fais quelques pas et retrouve une personne debout sous la pluie un carnet et un stylo à la main (je l'avais déjà vu au même endroit 30mn plus tôt) et je tombe sur un visage connu, rasé de très très près, et pas que le visage, le crâne aussi, ce qui en surprendra d'autres plus tard. Je devise avec Didier Hébrard, c'est de lui qu'il s'agit, réfugié sous un escalier à fumer une cigarette. On parle des concerts des 1er et 2 octobre, des kms parcourus pour cette tournée, de la "centralité" de Vichy mais pas tant que ça, de la surpopulation terrestre, que la Covid n'est pas la solution à ce problème et bien d'autres pensées sociaux psychologiques, à ce moment là rejoint nous sommes par les deux comparses vu précédemment (relisez le texte, vous trouverez) qui s'avèrent être la cousine de Christian et son mari !



Nous devisons donc lorsque arrive un van noir. En sort en premier Christian, vite happé par l'homme au carnet voulant seulement un autographe, finalement amplement mérité, puis sortent, une, et puis deux, et puis trois, quatre et cinq femmes ! Mais que s'est il donc passé dans ce van ? Oui bah rien, car ce sont Stella, Isabelle, Laura, Sylvie, Caroline et aussi Hervé. Les chœurs réunis. Et tous lancent à Hervé une petite note d'humour sur sa belle nouvelle capillarité !


Du coup nous nous engouffrons tous dans les coulisses, retrouvant les claviers et les cordes déjà sur place (d'où la musique entendue précédemment, relisez à nouveau cette notice !). Tout le monde se met en place, néanmoins dans un ordre décousu, et la balance peut véritablement commencer. Caroline nous fait entendre quelques faces encore inconnues de ses talents certainement multiples chantant en brésilien sur un joli tempo de carioca. Ensuite essais divers, réglages, reprises, extraits, conseils, demandes, bref une balance quoi ! Isabelle formulera l'idée de débuter le concert par K.A. 1, ce qui avait l'air de tenter nos deux Vander mais finalement ne sera pas retenue. Votre reporter, oui moi, fera quelques photos et puis lorsque la troupe fera sa pause repas, s'éclipsera vers l'accueil, billet en main, attendant comme tout le monde de pouvoir entrer voir ce concert. 

Les titres seront, dans l'ordre prévu initialement, c'est à dire : Walomehndom*, K.A. 1, I Must Return, Stevie Vander,** Ballade Bossa "Stella"**, Mekanïk Destruktïw Kommandöh, The Night we Died.

Voilà, concert superbe, qui en aurait douté, sans pause sinon un rappel. Ambiance joyeuse, entrecoupée d'infos distillées par Stella sur les titres et l'album à venir. Un public conquis pour une musique conquérante, oui chaque instant vécu dans cette arène musicale est un réel bonheur pour tous. Des couleurs et des tensions différentes, des titres anciens et récents, du Magma pur et dur et du Tamla Zeuhl, de l'inédit ou rarement joué et d'autres entendus souvent. Bref, un concert arc en ciel. Magma est multicolore. Magma est tout, rien que ça !!!

* titre écrit par Thierry Eliez.

** titres aux noms provisoires.


mercredi 13 octobre 2021

Melle, Biganos, un Magma Libre et Vivant

Il nous aura donc fallu un an et demi pour retrouver le chemin des salles de concert et, enfin, renouer avec ce nouveau Magma que nous avions capté début 2020. Malgré cette étrange période, une jolie carte de visite est parue, sous la forme d'un double album live, permettant de garder le contact avec le nouveau groupe, voire pour certains de le découvrir.

Avec l'automne approchant, Magma a pu se réunir à nouveau pour préparer un répertoire inédit en vue d'un nouvel album. Alors que le bassin d'Arcachon se rapproche, les quelques échos publiés ici et là résonnent dans mon esprit... La Ballade Bossa... Stevie Vander... autant de thèmes de la fin des 70's laissés en jachère avant de retrouver une nouvelle vie, improbable certes mais avec Magma il ne faut jamais dire jamais mais... toujours...

La salle du centre culturel de Biganos peut recevoir 300 personnes à tout casser. L'ambiance est très détendue ici mais ce n'est pas la foule et cela en est presque choquant, Bordeaux est à 30 minutes seulement...  Quelques têtes connues mais pas tant que ça, la rupture de la fin 2019 aurait-elle laissé tant de traces ? Où bien ce sacré "pass sanitaire", allez donc savoir... A Melle, la veille, la salle était pleine...
Les absents auront tort, car Magma est redevenu Magma et n'évoque plus, ce qui était devenu, par moments, un tribute band célébrant un passé révolu. La musique vit à nouveau, module, évolue... Dès lors la rupture de l'automne 2019 en apparait d'autant plus judicieuse, la manière ne regardant finalement que les participants.

Bien sûr, le fait de disposer de nouveaux morceaux n'y est pas pour rien. En ouverture une composition de Thierry Eliez, assez complexe et qui gagnera en fluidité avec le temps. De belles tourneries rythmiques et des choeurs imposants et lyriques... La section vocale, qui a subi une légère modification depuis Juin, apporte une magnifique couleur en s'appuyant sur les teintes des différentes solistes selon les thèmes interprétés. K.A I est ainsi réapparu, bénéficiant de cet apport vocal inédit et rare car Magma a rarement eu les moyens d'avoir autant de chants sur scène.

Avec I Must Return, peu joué sur scène (79/82-83), les années s'enchaînent vers la période Tamla Zeuhl, un fugace souvenir du concert en banlieue nantaise en Mai 1983 traverse mon esprit, pas de Zuress exatique ce soir, ce n'est pas plus mal... Malgré un tempo un peu incertain, les voix sont à l'honneur, particulièrement Sylvie Fisichella dans un registre plus blues. Et, l'air de rien, voilà de quoi réhabiliter Merci au passage... Irions-nous enfin vers la grande réconciliation ?

Simon Goubert retrouve ici ce travail de rail fondamental pour la musique de Christian Vander, composée, rappelons-le au piano. Ce n'est certes pas un rôle gratifiant sous les spots mais la permanence de sa passion pour cette musique emporte tout sur son passage, force et respect se conjugant ici.
Les voix s'avèrent, au fur et à mesure du concert, d'une pertinence rare. La dernière arrivée, Caroline Szymkowiak se fond très naturellement dans l'ensemble avec un talent non démenti. 
Avec deux titres "inédits" le concert va prendre une teinte très marquée sur le plan vocal. Avec la "Ballade bossa", interprétée une ou deux fois début 77, c'est tant à un voyage temporel que géographique que nous sommes conviés. Voilà une Bossa qui ne dégénère pas si j'ose dire, mais véritablement jouée ici en Bossa, avec un énorme clin d'oeil à Kobaïa. Stella s'empare du chant Solo de ce thème qu'elle affectionne tout particulièrement et Rudy Blas développe les mélodies à la guitare. C'est surprenant, certes, mais cela confirme que ce groupe peut se permettre beaucoup de choses...
Avec Stevie, nous voici en pleine époque Tamla Zeuhl (1977...). Sauvé d'une cassette "à la maison", ce morceau est une véritable perle. Un thème lyrique, lumineux aux arrangements vocaux très réussis. Mais la rytmique n'est pas en reste ici, il y a de l'espace, de l'air, du swing dans ce Magma et Jimmy Top amène vraiment quelque chose au groupe, un jeu plus léger, plus contemporain... Je ne doute pas que ce thème soit un grand moment du prochain disque...


En l'attendant, Magma a remonté Mekanïk. Depuis 1978, j'en ai entendu un certain nombre, mais j'avoue que cette version a une belle dynamique : retour du discours kobaïen en intro, sons de cloches issus des claviers de Thierry Eliez, rythmique à la fois puissante et aérée... de très joli aigus, fort touchants, de Laura Garrato dans les chants Zeuhl. Une petite séquence de choeurs, assez rare (de 1973), a même été remontée le tout avec une belle souplesse et une jolie prestation d'Hervé Aknin particulièrement à l'aise au sein d'une telle équipe vocale. C'est fluide, prenant avec un spectre sonore enfin ouvert à nouveau. Et puis il y a, au centre de la scène, le responsable de tout cela. Bien sûr les années sont là, elles ne font de cadeau à personne. Il y a 50 ans c'était les premières versions da la Bossa qui dégénère mais la passion est toujours là, le feu couve toujours en Christian Vander, avec d'autres moyens mais une intelligence musicale jamais démentie.

Le groupe disparait de scène quelques instants, avant de revenir en configuration vocale pour The Night We Died, encore un extrait de Merci et porte ouverte vers Offering... Les lumières se rallument laissant en chacun l'image d'un groupe régénéré, uni, souriant. La rupture de l'automne 2019 avait permis à certains et certaines d'annoncer, une fois de plus, la fin du grand Magma. Force est de constater qu'ils ont eu, une fois encore, tort.


Un grand merci à Pierre De Ramefort pour ses belles photos du concert de Melle.