"Seetu" est le dernier album du 5tet et le premier enregistrement studio de l'African Jazz Roots. Un disque magnifique, profond et envoutant, qui révèle ses nuances à chaque nouvelle écoute. Un disque dans lequel on entend cinq individualités réunies pour une même musique, inspirée par la tradition de l' Afrique de l'Ouest , le Jazz européen, John Coltrane et... Offering. Quelques heures avant le concert de Magma à Toulouse en mars 2025, Simon Goubert évoquait cette belle aventure qui a débuté par une rencontre à l'embouchure du fleuve Sénégal.
Zeuhl forcément mais aussi autour, ailleurs et surtout libre de toutes chapelles... Vidéos, sons, archives... le meilleur est à venir... ici ! Definitely Zeuhl but all around it too, elsewhere and above all free from all clans… Videos, sounds, archives … the best is to come… here !

samedi 26 avril 2025
mardi 14 janvier 2025
Le 18 Janvier le Triton fête ses 25 ans avec un programme de haut vol !
Himiko, Band of Dogs, Simon Goubert, Sophia Domancich, John Greaves, Médéric Collignon, One Shot augmenté de Christophe Godin, Christophe Chassol, Thierry Eliez, Magma...
C'est le 18 Janvier et c'est inratable... enfin pour nous !
dimanche 22 décembre 2024
Magma en répétition publique au Triton ce 14 décembre 2024, l'apothéose finale !!
Sur la première date, Eurydice, nouvelle mais plus tellement, plume provençale de ce blog, nous avait fait un très bon et beau résumé (Ici) illustré de très belles photos mais quelques personnes n'ont pas été très satisfaites de la forme, voire de la formule de ces répétitions, et, en plus pas toujours de manière courtoise. Certes, libre à chacun d'avoir son opinion, positive ou négative, mais ceux qui, grands visionnaires du futur, ont dit "ciao" Magma, auraient mieux fait de tourner 7 fois leur langue & leur clavier d'ordi anonyme dans leur bouche (ou de celle de leur choix, mais SVP, pas la mienne...). On verra bien si certains révisent leur point de vue.
Alors, concernant ce 14 décembre, les couloirs et allée du Triton se sont remplis dès 13h00, des visages connus et toujours fidèles malgré un tarif inhabituel pour notre troupe dans cette salle, mais ramené à l'heure cela s'avère finalement très accessible (moins de 10€/heure). Nous voyons certains musiciens fendre une foule en liesse (oui, j'exagère, mais à peine 😄) afin de pénétrer dans le mythique espace "lilasien", un bassiste de renom arrivant même à vélo afin de préserver nos petits poumons noircis... Les portes s'ouvrent et la foule transie (de froid & d'impatience) entre dans l'antre...
Comme vous le savez, sinon on vous l'apprend, cette date était complète, et comme pour le pain, complet, il y avait le son, un son amélioré par de nouveaux équipements, ce n'est pas moi qui le dit mais la publicité du Triton. Une caméra était présente, comme pour les autres soirées, et, en en parlant avec Francis et Jacques Vivante (le frère du boss), cela devrait après montage aboutir sur les vidéo et streaming du Triton. Comme ça vous pourrez voir et vérifier que l'on vous a dit toute la vérité, rien que la vérité, promis, juré, craché...!On ne vous apprendra rien, les salles du Triton ne sont pas en concurrence coté surface de scène avec l'Accord Arena La Défense ou le stade de France, donc forcément 11 musiciens et leurs instruments, ça prend de la place. Du coup, mais pas que pour ça, Stella était face à la scène dans le couloir central, dos au pilier, juste à coté de moi (elle a été très sage toute l'après midi, je peux en témoigner). Au passage, sur ma gauche était assise Mme Jimmy Top mère, j'étais vraiment bien entouré ! Mais il y a aussi une compensation pour le public, une très grosse compensation, on peut être vraiment au contact des musiciens, moins d'un mètre, ce qui n'est plus guère possible de nos jours.
Le concept de ces 3 journées, répétitions avec public, veut dire que les musiciens jouent des morceaux ou des parties de morceaux, que certains demandent à revoir telle partie de tel thème, qu'ils font, volontairement ou non (!!??) des couacs, des problèmes de tempo... Bref, ça sert à faire des réglages, des révisions, des essais et autres. Ah, n'oublions pas non plus que le noir n'était pas la couleur vestimentaire "imposée" même si elle reste de mise et pas que pour Zébehn Straïn Dë Geustaah ! Et puis aussi l'ambiance, sur et hors scène est joyeuse, détendue, animée de diverses plaisanteries tout en restant très pro et concentrée.
Des couacs il y en eu, volontaires, involontaires (je l'ai déjà dit ?!!?), avoués ou dénoncés (ça, c'est pas beau !) Isabelle nous a concédé des erreurs, Stella a oublié de chanter tel passage (et a eu du mal à le reconnaître !), Simon n'est pas parti au bon moment ou sur la bonne gamme sur tel thème... Les réglages aussi, Stella n'étant pas sur scène, trouvait que Rudy jouait beaucoup trop fort en appelant presque à l'avis du public (puisqu'elle s'y trouvait au milieu). Etant moi même au 2ème rang, le son est plutôt "global" donc cela ne me dérangeait pas si Rudy jouait fort. Et jouait-il vraiment fort ?? D'ailleurs à plusieurs reprises il s'est élevé contre cette mise au pilori, cette injustice flagrante jusqu'à en être contraint de quitter le plateau. Bon, c'est surtout parce qu'il n'avait pas à jouer à ce moment là !! Cela nous donne l'occasion de voir et surtout d'entendre Christian dans un autre registre, l'humour vandérien, quand le Maitre peut mettre au millimètre ses plaisanteries et mots choisis. Un régal !
Ce samedi a été divisé en trois parties, de 14h20 à 18h45.
Nous eûmes en 1ère partie K.A. Ca tapait fort, ça frappait dur, ça grattait nerveusement et ça chantait haut ! Ah ce divin moment avec Om Zanka, découvert (pour moi) sur Inédits et entendu sur scène au milieu des années 2000 quand K.A. fut remonté et enregistré. Une espèce de condensé de Magma en quelques minutes, une montée progressive, un tempo lancinant et envoutant vers une apothéose volcanique, explosive ! Waow, rappelez vous Monseigneur dans Moi yen a vouloir des sous, "c'est le pied mon fils, le pied" disait-il. Et quel pied, celui d'un basketteur au minimum !! Cette 1ère partie a bien duré 1h40 environ, une pause a donc été prise, ce qui permet à tous et en fonction, de recharger les batteries, d'encrasser ses poumons, de remplir et/ou vider sa vessie, de discuter un peu et de se détendre le fessier de sièges pas si moelleux que ça...!
En deuxième partie, et pour une durée similaire, Magma nous a proposé "Auroville, La Dawotsïn, Dëhndë et Hhaï". Christian, nous ayant parlé de sa fracture ouverte à fort écoulement sanguin, a préféré lever le pied, enfin plutôt le bras droit, en cela poussé par les conseils avisés et protecteurs de Stella. Et donc nous l'avons retrouvé au chant sur des thèmes plus aériens, nous rappelant combien le départ trop tôt de Michel Graillier l'affectait et combien aussi celui de son meilleur ami René "Stundehr" Garber lui pesait. Nous aussi. Ces divers thèmes que nous avons entendu ces derniers temps en concert ou en rappel, nous rappelle combien est forte et diverse l'œuvre du (même des) Maitre, La Dawotsïn étant pour mon cœur , mon âme et mes oreilles, un des Graal de Magma.
La troisième et dernière partie, un peu plus courte, a été consacrée à Félicité Thosz. Christian était sur son siège à la batterie, mais juste pour taper ses cymbales ou donner un bon coup sur un de ses futs afin de marquer un temps ou une rupture. Du regard ou de la parole, interrogeant Stella pour jouer ou non, elle finit par lui demander ce qu'il voulait faire ! Alors il est reparti de plus belle à jouer, à se libérer d'une contrainte certainement salvatrice mais oh combien pour lui contraignante ! D'ailleurs sur ces 2ème et 3ème sets, on voyait bien que cela le démangeait de ne pouvoir pas jouer comme il l'entendait et le souhaitait, comme un gamin, un gamin de 76 ans, jeune, heureux, rayonnant, débordant d'énergie. Le pied !! (je l'ai dit plus haut, ah oui ?!? bizarre, vous avez dit bizarre mon cher cousin, comme c'est étrange...). Tiens, au passage, nos cantatrices reviennent toutes avec un beau chemisier en soie japonais, offert par Itoh, venu tout spécialement (??) du Japon. Il a eu du coup sa minute de gloire sous nos applaudissements. Un couple venant du Chili a eu le droit aussi aux remerciements de Simon, et devant moi un autre couple italien a lui aussi assisté au concert. Le monde entier réuni dans 80m carré !!
Comme à chaque fin de cession de ces trois journées, Simon (enfin si c'est lui qui à chaque fois en était le préposé) a demandé au public si quelqu'un voulait posé une question, dire quelque chose... Sans doute impressionné, le public n'a pas osé intervenir. Je me suis donc lancé à en poser une, grandiose... A savoir : "Christian, as-tu posé des bandes anti-dérapantes dans ton escalier ?" Il me regarde d'un air dubitatif (peut être même consterné...) et Stella précise du coup "oui, comme tu es tombé dans ton escalier, as tu mis des bandes sur tes marches ?" Il nous répond "mais non, je ne suis pas tombé dans l'escalier, je suis tombé debout !!!" Eclat de rire général dans la salle ! Il précise alors qu'il était pieds nus, qu'il avait des invités et que comme il faisait chaud il voulait ressentir la fraicheur du sol, qu'il y avait une grille au pied du fameux escalier et que c'est là à ce moment qu'il est tombé, se fracassant le bras sur une marche. Aidé aussi, a-t-il précisé, par deux bouteilles de scotch !! Maintenant, vous savez tout de cette histoire de fracture, de marches d'escalier et d'annulation/report de concert.
Profitant de la présence à mes cotés de Stella, je lui ai demandé si le répertoire du jour préfigurait celui de la tournée 2025. Elle m'a et nous a indiqué que celui-ci n'était pas encore arrêté. pour le savoir, il faudra venir, aux concerts. Nous y serons. Et vous ???!!!??? Elle m'a aussi dit que son livre autobiographique sur sa carrière et Magma, était fini d'écrire, mais elle doit encore le relire et le faire relire avant de l'envoyer à l'éditeur, lui n'étant pas encore trouvé même si de sérieuses pistes existent.
A noter qu'à l'origine, ces journées étaient partagées entre musique dans la salle 1 et le film "Tristan et Iseult" dans la salle 2, et rencontres ici et là pendant les pauses. Le concept a marqué ses limites car le film n'a pas été diffusé le 14 décembre (ainsi que le 28 novembre ?) car entre le film ou la scène, le choix est rapide. Et en plus on perdait sa place.
Voilà, il fallait vraiment être là aujourd'hui, et tant pis pour les grincheux qui n'ont pas voulu y être, tant mieux pour ceux qui y étaient et dommage pour ceux qui n'ont pas pu venir.
Votre dévoué, qui, sur un ton humoristique, lequel j'espère, ne vous a pas irrité mais représente plutôt le reflet d'une journée plus que plaisante, passionnante et joyeuse. Deux sensations qui seront les vôtres j'espère, en cette période de fêtes.
NB : que Thierry et Rudy me pardonnent, mais leurs photos n'étaient pas à la hauteur, j'en suis désolé...
Hamtaï !
mardi 18 juin 2024
Seetu une pépite spirituelle
Sorti en septembre 2023, le dernier album d’African Jazz Roots est une pépite, une jolie découverte dans le paysage sonore de ces derniers mois.
Poursuivant le chemin commencé en 2009, le collectif continue de nous connecter aux racines africaines du jazz à travers ce 3e opus. Loin de tout folklore gratuit ou anecdotique, l’album tisse et métisse les influences pour créer un univers coloré et poétique. Les morceaux se succèdent sans monotonie, orchestrant de subtils jeux de miroirs entre piano et kora, percu et batterie, basse et calebasse.
En donnant la parole à chaque membre du groupe, l’ album se compose comme une brillante mosaïque d’ambiances : en effet, si quatre des titres sont de la main de Simon Goubert, trois portent la marque d’Ablaye Cissoko (une composition originale et deux airs traditionnels arrangés) , Sophia Domancich, Jean Philippe Viret et Ibrahima NdIr contribuant également avec une composition chacun .Ainsi, Seetu, le morceau inaugural , nous plonge d’emblée dans une douceur teintée de nostalgie qui se mâtine de danse au fur et à mesure de son développement. Le jour des régates se pose , lui, comme la pièce la plus évidement festive, dans une tonalité très enlevée et joyeuse. Se distinguent aussi le très bien nommé D’une évidence l’autre , qui unit en un duo virtuose Kora et Piano, Teunguene, dédié aux percussions, dans une ambiance très africaine et presque rituelle, et Café Touba qui termine l’album, en étant le seul à inclure une voix - celle d’Ablaye Cissoko lui-même, pour une mélodie très douce et un morceau où la kora tient, une fois de plus, une grande place.
C’est d’ailleurs une des choses qui fait l’originalité de cette formation et de cet album, l’omniprésence de la kora et la couleur toute particulière qu’elle apporte, dans un jeu habité.En conclusion, si je ne devais retenir que 3 mots pour décrire cet album, je dirais : danse, vitalité et spiritualité . Bien sûr on pourrait aussi évoquer la douceur, la profondeur, et le coté délibérément solaire mais finalement c’est un peu comme des poupées russes où chaque écoute révèle une nouvelle facette de cette musique. Je vous invite donc à bien écouter et à définir les vôtres !
Article : Eurydice Anahë + Photo (2).
Autres Photos : Memorizatör
vendredi 10 février 2023
Magma à la une de Euro Rock Press
Une couverture de revue, c'est possible... au Japon à l'occasion des concerts de cet automne. Quelques pages pour vous donner envie d'apprendre le japonais...
mercredi 7 juillet 2021
Ce vendredi sur Arte Concert, c'est Apéro Zeuhl !
samedi 5 juin 2021
Master Class à Valence annoncée pour octobre
La culture nous revient tout doucement...
Une masterclass, avec Christian Vander, Simon Goubert, Thierry Eliez et Jimmy Top est annoncée pour le 18 octobre prochain à Valence dans la Drôme au Théâtre de la Ville de 14h00 à 18h00, la veille du concert de Magma dans les mêmes lieux. Venez nombreux !
Inscription ici :
www.jazzactionvalence.com
info@jazzactionvalence.com
samedi 4 avril 2020
La scène française se porte bien : 6 - Rencontre avec Simon Goubert
Avec cet album, dense et touchant, Simon s'affirme en tant que compositeur, et arrangeur, bien au delà de son, grand, talent de batteur...
Et comme tout n'est que cycle, nous avons eu la chance de le retrouver dans le nouveau Magma à l'occasion d'une date bordelaise.
Notre ami Didier Houde était forcément à l'affût...
Vendredi 6 Mars 2020 : A quelques heures du concert bordelais de Magma, entretien avec Simon Goubert à prpos de Nous verrons..., Grand prix de l'Académie Charles Cros Tout de même ! (Photo : Didier Houde).
mercredi 4 septembre 2019
Un nouveau disque pour Simon Goubert
mercredi 1 mai 2019
MAJ : Zëss c'est pour le 28 Juin !
C'est finalement le 28 Juin que Zëss fera son apparition dans les bacs. L'objet sera cependant disponible auprès de Seventh 15 jours avant et bien sûr lors des divers concerts de l'été. Pour en revenir à l'objet, on parle d'un livret assez imposant d'une quarantaine de pages avec de nombreux textes inédits...
Et cerise sur le gâteau un teaser vient d'être mis en ligne !
C'est un Magma quelque peu "renforcé" qui a débuté l'enregistrement de son prochain album, à savoir le mythique Zëss... C'est Morgan Agren qui a assuré la partie, si délicate, de batterie et c'est Simon Goubert qui s'est retrouvé derrière le grand piano du studio Sextan... Au bout de trois jours d'un labeur qu'on imagine sans mal, la dernière prise s'est avérée être la bonne... A Suivre...

dimanche 7 janvier 2018
Les concerts de Janvier
African Jazz Roots (S.Goubert, A.Cissoko...) : 19, Toulouse, centre Henri Desbals.
Magma : 24 au 27, Les Lilas, le Triton. Complet !
mardi 31 janvier 2017
Il en pleut des concerts en Février ! Enfin un peu...
African Jazz Roots (Goubert, Cissoko...) :
1er Février : Nantes, Pannonica.
Magma + Mëtalïk Orkestraah + Didier Lockwood :
2 & 3 Février : Paris Olympia.
Albert Marcoeur + Chantier Public :
4 Février : Saint Nazaire, Sous les Palmiers la Plage.
Christian Vander Quintet :
18 Février : Dinan, Théâtre des Jacobins.
mercredi 18 janvier 2017
African Jazz Roots à Nantes le 1er Février

dimanche 13 novembre 2016
Ce Jeudi un hommage à Michel Graillier à Lens
samedi 1 octobre 2016
Les concerts du mois : Sortons à l'automne mais en Allemagne c'est plus aisé !
Heureusement les parisiens pourront retrouver le magnifique African Jazz Roots pour l'enregistrement d'un album live avec un répertoire tout frais...
African Jazz Roots (Cissoko - Goubert...) :
7 : Arpajon, Festival Au Sud du Nord.
26 : Paris, Studio de l'Ermitage
Magma :
12 : Berlin
13 : Hamburg
14 : Zoetermeer, Cultuurpodium Boerderij.
15 : Leverkusen, Scala Club.
17 : Stuttgart
18 : Francfort, Das Bett
STPO
26 : Orléans, le 108.
28 : Liège (BE)
29 : Leipzig (DE)
30 : Wurzburg (DE)
31 : Augsburg (DE).
dimanche 21 septembre 2014
Offering à Cenon

Nulle cohue à l'ouverture des portes, et la désagréable surprise de voir peu de monde se presser... Rien à voir avec un concert de Magma en ce même lieu ! La soirée sera, de fait, intime, avec une salle remplie au tiers de sa capacité... Bien des visages habitués des concerts bordelais sont ce soir absents...

Comme il se doit, le concert débute avec Offering (Christian aux baguettes et non aux balais) suivi de Joïa, qui voit Simon prendre le piano acoustique... souvenirs... Belle intervention de Pierre Marcault et joli son de basse de Jean-Marc Jafet ! On a du mal à croire qu'il n'y a eu que si peu de jours de répétition... Joli intermède mélodique avec un dynamique Tïlïm M'Döhm, avant une belle version de Love in The Darkness où Isabelle Feuillebois donne toute son âme... Émotions... Le groupe quitte la scène, Simon au piano, Christian au chant et un Ügüma rare et précieux. Un moment de magie, de grâce, appelez cela comme vous voulez... Libéré de la contraintes de devoir tenir le piano en chantant, Christian nous livre ici un incroyable chant en un dialogue intérieur à trois paliers (ce chant aigu bouleversant...). Simplement un moment d'exception qui touche la salle en plein cœur... Michel Graillier en avait du cœur, et cet Auroville joué au piano par Frédéric d'Oelsnitz (Simon au synthé) vient nous le rappeler...

Le public présent se lève, conscient d'avoir assisté à quelque chose de rare et de beau. A vendredi prochain !
lundi 21 juillet 2014
L'African Jazz Roots d'Ablaye Cissoko et Simon Goubert à Nantes le 17 Juillet
African Jazz Roots est un projet co-dirigé par Simon Goubert et Ablaye Cissoko (Kora) depuis 2010, qui a enregistré un album en 2011. Ce jeudi, la formation se présentait sous la forme réduite d'un quartet composé de Jean Philippe Viret à la contrebasse et de Sophia Domancich au piano.

Il suffit de croiser le regard d'Ablaye Cissoko pour comprendre que les notes de sa kora nous parlent de quelque chose de profondément spirituel, immuable... Cet homme là est habité par ce qu'il exprime, nul doute à ce sujet !

Sophia Domancich, tenait ici une double fonction au piano, assurant la tenue harmonique de l'ensemble et également de nombreux dialogues avec la kora, beaux moments d'échanges entre deux mondes...

On l'aura compris, il ne faut pas rater l'African Jazz Roots sur scène même s'il y est visiblement rare. J'ai, certes, le regret de ne pas avoir vu la formation "au complet" (manquaient flûte et percussions) mais allez financer deux déplacements du Sénégal pour un unique concert...

En ce 17 Juillet, comment ne pas saisir les clins d'oeil de ce Spirit Wall au Spiritual de John Coltrane ? Une bien belle soirée...
Pour ceux qui veulent écouter