samedi 30 mars 2024

Un nouveau passage pour Thierry Zaboitzeff

Hasard des dates, il y a quarante ans Thierry Zaboitzeff publiait son premier album solo, Prométhée, jolie réalisation assez fascinante. C'est à partir de 1998, suite à son départ de la matrice Zoydienne, que de nombreux albums se sont succédès jusqu'au coffret "rétrospectif" paru en 2022 et chroniqué ici même. Une discographie devenue imposante avec le temps, dévoilant un parcours hors norme d'un chercheur de sons.

Avec ce nouvel opus, ce qui frappe d'emblée c'est la maîtrise sonore de l'ensemble, la vaste palette de couleurs avec un art des contrastes et des contrepieds jamais dementi. Le musicien est en pleine maturité et domine à merveille son arsenal technologique pour en faire un outil au partage de sensations et d'images, agençant les masses sonores avec goût et brio. Il y a de la dramaturgie dans cet album, de nombreuses images se succédant au fil des plages.
La présence de la trompette de Jean-Pierre Soarez (sur trois titres) nous renvoie aux années 80, ce Art Zoyd fructueux et défricheur à foison. Alors ce Passage revisite certaines ambiances du passé mais sans rien hypothéquer de l'avenir de la démarche. En habile "metteur en son", Thierry Zaboitzeff nous guide ici en des plages contrastées et aventureuses, chaque nouvelle écoute révélant sa surprise... Il y a matière à écoute et réécoutes tant cet album est subtil et passionnant. Du très bel ouvrage, comme on disait naguère.

(Monstre Sonore Distribution PIAS)

mardi 26 mars 2024

Un Soleil ne s'éteint jamais totalement

En 2013, un premier festival, du même nom, avait eu lieu dans la même salle... Unit Wail, Setna, Neom et Scherzoo. Dix ans après, aucune de ces formations n'étant encore en activité, le label d'Alain Lebon a voulu marquer le coup avec un dernier Festival. Belle initiative qui a permis de réunir quatre groupes : Caillou (reformé), Vak (à découvrir), One Shot (qu'on ne présente plus) et Rhùn et Free Human Zoo pour la dernière soirée, la seule à laquelle nous avons pu assister. Et pour un tel évènement vous aurez droit à une chronique à quatre mains, un vieux briscard de ces scénes alternatives et une âme pure et sincère...





La première partie de la soirée fut assurée par Rhùn, qui nous a proposé une zeuhl assez littérale. J’avoue ne pas avoir totalement adhéré. Sans remettre en cause l’engagement ou la sincérité des musiciens (ainsi la joie manifeste du guitariste, nouvellement intégré au groupe, faisait plaisir à voir), mais peut être à cause d’un manque de soin apporté à leur présentation en scène, ou de l’absence de mélodies évidentes dans leur discours musical, je n’ai pas réussi à entrer dans leur univers . Je n’en dirai donc rien de plus.




C'est délicat à dire mais Rhùn ne m'a pas convaincu lors cette soirée. Trop uniforme, trop prévisible, trop dans les clichés "Zeuhl". Certes il y a de l'énergie, un peu à la japonaise (Ruins etc...), de la bonne volonté mais le groupe ne maîtrise pas la scène faute de pratique, sans doute. Rentré chez moi, j'ai écouté leur dernier album qui est bien au dessus de cette prestation parisienne. Un rendez-vous manqué donc, et c'est dommage malgré le son de la batterie, la "banane" du guitariste, le son à la "Paga"du bassiste... Mais la Zeuhl est lyrique avant tout et pas seulement une machine...


Après un changement de plateau un peu long – mais nécessaire pour installer le matériel, c’est Free Human Zoo qui monte sur scène. Ayant été très séduite par leur dernier album, j’étais impatiente d’en découvrir la traduction en live. Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été déçue et c’est un très beau moment que nous avons passé. 
Dès son arrivée sur scène, l’équipe occupe l'espace. Ils sont nombreux et hormis la chanteuse -vêtue au demeurant avec recherche et élégance, ils portent tous une déclinaison du T-shirt à l’effigie du groupe, démontrant déjà dans le visuel cette homogénéité et cette cohésion qui se traduiront ensuite dans la musique. C’est, du reste, assez remarquable de voir une telle synergie entre des musiciens qui, on peut le déplorer, n’ont pas si souvent l’opportunité de faire des concerts ensemble. 
Premier morceau, une revisitation de Maniacus, issu de l’album Freedom Now, et qui pour l’occasion, revêt de nouvelles couleurs. Bien que n’ayant pas été joué depuis une dizaine d’années, il n’a pas pris une ride et trouve dans son nouvel habillage une vigueur et une fraîcheur très appréciables. Après cette belle introduction, c’est Gilles Le Rest qui prend la parole depuis sa batterie pour présenter la suite des réjouissances. Il évoque le dernier album du
groupe, The Mysterious Island, et parle du voyage auquel il espère nous convier. Le terme sied effectivement comme un gant à ce répertoire : voyage dans nos mémoires pour ceux qui ont connu la série, voyages verniens du capitaine Nemo, voyage musical pour tous quoi qu’il en soit. Sans qu’elle soit forcement toujours gaie, il émane de cette musique une vraie joie, (certainement amplifiée encore par l’échange avec un public attentif et conquis), quelque chose de profondément vivant et riche. Elle ne renie pas ses influences mais sa force créative lui permet de tracer son chemin de façon originale et d’affirmer sa propre voix. En terme de répertoire, une grande partie de l’album sera jouée : Excipit, L’île mystérieuse part 1 et 2, L’essentielle ascension, Les vasques d’eau turquoise, Premiers craquements
Éruption, La nef des hommes de l’ombre. Je retrouve les morceaux que j’y avais préféré, toujours portés par le jeu félin, efficace et tout en finesse de Gilles
à la batterie, mais dopés par ce petit plus qu’apporte la scène. La virtuosité des autres musiciens sert à merveille le foisonnement, la danse qui nous emporte. Ainsi l’alternance de la basse et de la contrebasse, offre des changements de couleur intéressants. On soulignera aussi la performance de la chanteuse, Marie Christine Revranche, dite Lousse. Par ses graves amples et timbrés jusqu’à ses aigus clairs comme des chants d’oiseau, ses jeux avec le souffle et le son, d’un registre à un autre, elle donne à la voix sa place d’instrument à part entière en dialogue comme en complémentarité avec les autres, notamment avec le saxophone de Matthieu Metzeger -ou plutôt les saxos puisqu’il va jouer du sax tenor et soprano, parfois même en même temps ! A la guitare, Alexis Delva (membre aussi de la famille Anaid) amène l’énergie de sa jeunesse et son swing, et au clavier, Camille Petit assure ce numéro d’équilibre entre accords rythmiques, boucles sérielles et mélodie. Le trombone de Laurent Skoscek, pilier du groupe dans la durée, complète la palette de ses tonalités chaudes. Le public ne s’y trompe pas et c’est avec une standing ovation unanime qu’il
salue les musiciens a à la fin du concert.
 



Il aura fallu que quelques mesures à Free Human Zoo pour prendre possession de la scène et de la salle. Une ambiance, une musicalité se sont rapidement imposées faisant frissonner le public assez rapidement. L'apport d'Alexis Delva est assez déterminant dans la formation actuelle et la présence de Lousse apprte une jolie touche féminine. Je n'avais vu le groupe qu'en 2013, au Triton, et c'était encore balbutiant. Je suis ravi de les avoir revu car la travail paie malgré quelques petites longueurs en fin de set. Un très joli moment.




La fin ? Pas tout à fait ! Car une surprise de taille nous attendait encore : la présence de Klaus Blasquiz ! L’occasion pour moi et, sans doute pour pas mal de gens dans la salle, de voir et d’entendre Klaus en live pour la 1er fois. C’est donc une interprétation de Klaus Kombalad à trois voix avec Gilles, tambourin à la main et Lousse (Pierre Lebouteiller de Rhun étant sur remonté sur scène pour assurer la partie batterie) qui vient couronner et clore cette belle soirée.

Cela fait toujours plaisir de voir l'ami Klaus. Il a toujours une bonne blague a raconter, même sans son carnet et ce morceau est évidemment emblématique pour lui. Je pense qu'il n'avait pas été joué depuis Sidji Moon et cette version un peu impro a fait plaisir au public rassemblé en ce lieu non antique.




Après cette conclusion en forme de clin d'oeil, et de retour aux sources, il fut temps pour les musiciens et le public de se séparer, chacun reprenant son chemin plein de cette "aventure musicale de libération et d'émancipation*" et heureux d'y avoir participé.

* Formule empruntée au groupe lui-même.

Article & Photos : Eurydice Anahé & Memorizator


Et pour le même prix, quelques photos en plus...











jeudi 14 mars 2024

Minimum Vital vous attend à Lormont Samedi prochain !

Amis girondins l'hiver a été dur, la neige, la pluie... Il  est temps de reprendre des forces en ce printemps annoncé et quoi de mieux qu'un concert des formidables Minimum Vitaux ?

Ils vous attendent samedi prochain à Lormont et c'est la meilleure ordonnance qui soit ! 

mercredi 13 mars 2024

E=MC2 de Teddy Lasry enfin réédité

Initialement paru en 1976, ce premier album "officiel" de l'ancien arrangeur et saxophoniste du Magma "première époque" n'avait jamais été réédité. C'est désormais chose faite, sur un label allemand, l'occasion de raviver quelques souvenirs auditifs bien lointains. 

Malgré la présence de Jannick Top sur 2 titres il n'y a guère de rapport avec la Zeuhl. On est clairement sur des terres (des cieux ?) électroniques et cela louche terriblement par moments vers Vangelis... Mais il y a aussi des moments plus "ethnos" en avance sur leur temps. Lasry avait un sacré talent, qu'il a mis beaucoup au service de l'illustration sonore (il en existe des piles) ce qui rétrospectivement peut laisser bien des regrets. e=mc2 reste inabouti à bien des aspects, album hétérogène par essence mais néanmoins attachant. Espérons que Seven Stones ait droit au même traitement ?

Réédition européenne : Mig-Music. Réédition japonaise : Belle Antique.

mardi 13 février 2024

1970, une année, un disque... ou plusieurs !

Une année, un disque... ou plusieurs ! 

Tout est dit dans le titre. En effet, essayons de recenser ce qui fut enregistré sur une année. Un disque ? Plusieurs ??

Commençons par 1970, année fondatrice. 

Et déjà un premier problème. 

1970 n'est ni la fondation de Magma, puisqu'il fut créé en 1969, ni celle du premier disque avec Christian (le cœur du sujet), tout juste le premier disque de Magma !

Alors année fondatrice... Ca se discute !

L'objet de cette toute nouvelle rubrique n'est pas de faire la critique des disques, mais plutôt d'essayer de recenser ce qui a été enregistré sur une année. Attention, ce qui compte n'est pas la date de publication mais bien celle de l'enregistrement ! Sont pris en compte les albums, les extraits d'albums (45T), les compilations et les participations de Christian pour d'autres artistes que ses formations (Magma, C. Vander solo, trio..., Alien, Offering, Fusion, Welcome).

Alors, qu'avons nous en 1970...

Magma 1 (ou Kobaïa) sorti en 1970 bien sur ! A noté qu'il était, fait très rare et pour l'époque et pour un premier album, un double LP (comme Mothers-Zappa ou Dylan) sauf en Allemagne où ce fut un album simple avec seulement les faces 1 & 2 !

Cet album se retrouve en entier dans les coffrets japonais "Magma Box" de 2006 et "MDK box" de 2009, mais aussi dans cet autre coffret "Magma, 4 albums originaux" paru en 2016, et enfin dans le coffret de 2009 "Studio Zünd".

On peut en trouver un extrait d'un titre, souvent Kobaïa en entier ou partiellement, dans les compilations "Une image, un son..." de 1993, "Magma, 45 ans de création hors des sentiers" en 2014 et "Golf Drouot, le temple du rock" paru en 2015. Et pour les compilations plus grasses car 2 titres, citons "Mythes et légendes, vol. 1" en 1985. Et aussi "Kompila" sorti en 1997.

Il s'agirait de ne pas omettre le premier 45T de Magma mis dans les bacs en 1970, "Kobaïa-Müh", paru dans une pochette papier journal des plus fragile !

Tout ça quand même pour ce premier opus. Mais il en reste...

Et oui, dans le coffret Studio Zünd de 2008, nous trouvons dans "Archiw II" une maquette du futur Magma 1 de 8 titres, enregistrée début avril 1970, et dans "Archiw I" 7 titres du 27 au 30 juillet 1970 pour la B.O. du film 24 heures seulement.

Pour terminer cette année 1970, n'oublions pas l'extrait de l'émission Discorama que l'on retrouve dans le DVD canadien "The music of Magma"de 2017.

Alors, même si 1970 n'est pas fondatrice, quelle belle base de publications !

PS 1 : nous ne sommes pas des machines ni de l'IA, alors oui il pourrait y avoir des oublis ou des erreurs, par avance, nous nous en excusons, et toujours par avances, vos corrections ou ajouts sont les bienvenus !

PS 2 : Discogs nous ayant pillé (entre autres) notre photo du 45T sans nous en faire la demande, nous nous offrons la leur du 33T. Et qui n'est peut être pas la leur en plus...

vendredi 2 février 2024

Et un Rhùn de plus avant son concert parisien

Alors que le groupe avait été bien silencieux de 2013 à 2023, le voici avec une nouvelles actualité discographique. Tozzos, c'est le nom du nouveau disque, verra le jour en Mars et a été enregistré en même temps que son prédécesseur paru l'an dernier.

Le tout est en précommande sur le Bandcamp du groupe et c'est ICI

Rappelons que le groupe sera sur la scène parisienne du Zèbre de Belleville le 8 Mars prochain aux côtés de Free Human Zoo. On s'y retrouve ?


lundi 29 janvier 2024

Le Quartet au Triton fin Avril

C'est rare et donc forcément c'est à ne pas rater, le quartet de Christian Vander au Triton dans sa formule des années 2010 avec L.Fickelson, E.Grimonprez et J.M.Couchet pour 2 soirées les 26 et 27 Avril prochain. 

mercredi 24 janvier 2024

Magma, les dates pour 2024

 


Magma est un volcan, sous un tranquille tapis de feuilles... le feu !

Alors des dates commencent à tomber, d'autres viendront par la suite. 

Suivez nous pour être au courant !




05 juin : Abbeville (80), théâtre

13 juillet : Katowice (Pologne) à confirmer

15 août : Carhaix (29) Motocultor Festival

une quinzaine de dates en France pour l'automne


A suivre ...!

mardi 16 janvier 2024

Un nouveau CD pour Thierry Zaboitzeff

Après le magnifique coffret "rétrospectif" paru en 2022 et deux "EP "numériques en 2023, une nouvelle sortie physique est annoncée pour cet hiver avec la présence notable de Jean Pierre Soarez, ancien d'Art Zoyd jusqu'en 1985. A découvrir le 9 Février et ici, aussi, bien sûr ! 

jeudi 11 janvier 2024

Le festival Soleil Zeuhl fait son retour

Souvenez-vous, en Septembre 2013 Setna, Unit Wail, Scherzoo et Neom se retrouvaient pour une soirée d'anthologie pour les autres musiques. KSZ avait un an et avait couvert l'évènement. 10 ans plus tard nous sommes toujours sur le front et outre Caillou en apéritif le 6 Mars, le festival se déclinera en deux soirées à ne pas manquer compte tenu de l'affiche : Vak, One Shot, Rhùn er Free Human Zoo. Vous avez toutes les informations ci-contre...

mardi 2 janvier 2024

Du nouveau du côté de Philippe Gleizes

Après de nombreuses années consacrées à la formule "2 +1" de Bands of Dogs, Philippe Gleizes avait présenté une formule "groupe" à l'automne 2022 au Triton. Hélas ce coup d'essai était resté, jusqu'ici, sans suite. Bonne nouvelle, le sextet fait son retour, avec désormais Emmanuel Borghi aux claviers. Ce sera le 15 Février, au Triton bien entendu.

Autre surprise, et de taille, la batteur annonce la reformation de Caillou dans une nouvelle formation : Rudy Blas, Jimmy Top et Antonin Rayon. La première se passera le 6 Mars au Zèbre de Belleville dans le cadre du festival Soleil Zeuhl 2024. 



vendredi 22 décembre 2023

Un nouveau printemps pour Anaïd

Anaïd retrouvera le chemin des scènes en 2024 avec une formule plus étendue comprenant un nouveau bassiste en la personne de Sébastien Husson.

Ce sera au Triton, au Lilas, le 23 Mars, que cette nouvelle formule sera inaugurée. On a hâte ! 

Réserver


samedi 16 décembre 2023

Claude Olmos s'en est allé

 Alors que Magma célèbre les 50 ans de Mekanïk, Claude Olmos vient de débrancher définitivement sa guitare... 

Marseillais, recruté par Jannick Top pour finaliser les sessions à la place de Marc Fosset, il enregistra ses parties en ayant très peu joué avec le groupe. Ensuite ce fut le départ pour New York, dont il gardait un souvenir mitigé, avant les vagues successives de concerts dans toute l'Europe où sa santé se dégrada, le rendant peu à peu incapable d'assurer ses parties. Le groupe dû s'en séparer, non sans regret, au printemps 74, quelques jours avant l'enregistrement de Köhntarkösz à Valbonne.

Heureusement quelques beaux documents ont depuis fait surface (BBC, Bremen, Marquee) permettant de goûter son talent et sa musicalité. Nous avons une pensée pour sa famille, pour son fils Olivier...

dimanche 3 décembre 2023

Euro-Rock press vol.99

 Conforme à l'actualité, le magazine japonais traite de Mekanïk et des divers évènements autour des 50 ans de l'album. La magazine fête d'ailleurs ses 25 ans ! 

dimanche 26 novembre 2023

Brian Godding est parti

 Celui qui avait suppléé au départ de Claude Olmos en 1974, vient de disparaitre. Appelé par Giorgio Gomelsky alors que le groupe était à Valbonne pour enregistrer le disque Köhntarkösz, il participa à Ork Alarm, Coltrane Sündïa et à Mekanïk Machine. Christian Vander a gardé un joli souvenir de leur complicité sur Coltrane Sundïa... Nous pensons à  ses proches et à sa famille.

vendredi 10 novembre 2023

Yochk'O Seffer au Triton en Decembre : Disque, expo et concert !

Cet homme est inépuisable. A 84 ans le voici qui réincarne la Neffesh Music une fois encore dans une formule renouvelée à l'occasion de la sortie d'une nouvel album, Cèl
Concert, exposition au Triton et donc album pour lequel un financement participatif est ouvert sur Hello Asso


lundi 6 novembre 2023

Louis Toesca est parti

C'est avec tristesse que nous avons appris, avec retard, le décès à 93 ans de Louis Toesca le 24 Août dernier. 

Arrivé dans Magma en Janvier 1971 grace à Jeff Seffer, il participe à l'enregistrement du 45 tours Hamtaak, du Magma 2, de la toute première version de Mekanïk Kommando sur la compilation Thélème Puissance 13 + 2 puis la version en 45 tours enregistré à Europe 1.
Il sera de la fameuse tournée des MJC du début 72 avant de quitter le groupe en Mai 72. Le témoin d'une sacrée époque quand on se rappelle qu'il avait quitté le groupe de Claude François pour la Zeuhl ! 

Etonnamment, on le vit réapparaître à l'été 81 aux cotés de René Morizur, en remplacement des frères Guillard, mais aussi à leurs côtés jusqu'en Février 1982.

Nous pensons à tous ses proches et à sa famille.

Merci à Bernard Hadjadj pour l'info.

dimanche 29 octobre 2023

Offering a 40 ans, qui s'en souvient ?

Alors que le cinquantenaire de Mekanïk focalise l'attention des foules "kobaïennes", qu'il me soit ici permis de célébrer un autre anniversaire, même si je sens bien que le nombre ne sera pas au rendez-vous ! 

Il y a 40 ans, Offering apparaissait ! Un concours de circonstance, 3 dates d'Alien Trio étaient programmées dans une salle disparue du Forum des Halles. Mickey Graillier indisponible, Christian Vander pense annuler les dates jusqu'à ce que son amie Jacqueline Ferrari, ancienne propriétaire du Riverbop lui propose de monter une formation pour jouer tous ces thèmes alors en chantier, "comme à la maison".

Un groupe est rapidement formé, Simon Goubert qui vient de remplacer Jean-Pierre Fouquey dans Magma, prend le piano. Aux percussions Sydney Thiam (Zaka Percussion) et Abdou M'Boup font leur apparition. Liza De Luxe annoncée se retire lors des répétitions, Guy Khalifa retrouvant le piano en plus des choeurs et de la flûte.

C'est cette "mini" formation qui prend possesion de la scène du TFH les 6, 7 et 8 Octobre 1983 avec le renfort épisodique du 1st Lieutenant René Garber sur Another Day. 3 concerts historiques désormais, avant une première prestation en province à la Salle du Grand Parc de Bordeaux dont est issue la photographie de notre ami Pierre De Ramefort.

40 ans plus tard, nous n'avons pas oublié la densité du climat, cette ambiance Vaudou "Zeuhl" dans une remise en cause esthétique d'un rare courage. Christian ne passant pas plus de 10 minutes sur une mini batterie afin de se consacrer au chant, souvent en anglais, je vous laisse imaginer la réaction du public ! Pas franchement enthousiastes les fans "purs et durs", réclamant Mekanïk et "Christian à la batterie"...  sans vraiment écouter la proposition qui leur était faite. Le début d'un long malentendu qui fera qu'Offering ne trouvera jamais vraiment son public. Il est temps désormais de réévaluer cette odyssée si atypique au milieu des années 80 et finalement quelque peu préfiguratrice de la future "sono mondiale". Et comment oublier la magnifique transformation de Stella devenant soliste et non plus choriste, les passages de François Laizeau, Marc DepondSteve Shehan, Francis Moze, Michel Lebars, Pierre Marcault, Jean-Pierre FouqueyAlex Ferrand pour n'en rester qu'aux années 83/84. Bien sûr, improvisation oblige, il y eu des soirs "sans" mais tellement de soirs "avec", dans ce constant hommage à l'âme coltranienne.

Par la suite, des Offering différents se sont succédés, comme il y avait eu des Magma différents, mais je garde une tendresse certaine pour ces ambiances tribales et cet élan originel sans détour. Vous en étiez ?

Photo : Pierre de Ramefort
Audio : 6 Octobre 1983, Théâtre du Forum des Halles. Extrait.

mardi 24 octobre 2023

Minimum Vital en concert en Novembre

Les occasions étant rare, la prochaine sera le 3 Novembre à la médiathèque du Bouscat, en Gironde.

samedi 21 octobre 2023

MAJ : Ad Vitam en vinyle et en concerts !

Cela avait été annoncé au printemps, le troisième album du groupe de Jad Ayache est désormais disponible en format analogique. Pour les gens bien intentionnés, l'objet peut être commandé ICI 

Et si vous êtes en Ile de France, le groupe, dans sa configuration scénique avec Charles Lucas à la basse, se produira le 28 Octobre à Ivry sur Seine au théâtre Aleph. Et pour la résa c'est 
Ajout de poids avec la présence de Pierre Michel Sivadier en première partie.

Et cerise sur le gateau, le groupe joue le 23 Au Cherrydon à la Penne sur Huveaune dans le 13.


jeudi 19 octobre 2023

Pleyel

Pour les 50 ans de son album phare, Magma s’offre, en ces 7 et 8 octobre, le prestige et la solennité de la salle Pleyel.

Il fallait bien ça pour célébrer une œuvre majeure qui, au fil de ces 5 décennies, n’aura jamais cessé d’évoluer et de se transformer au gré des époques et des formations.

L’option retenue est de présenter MDK sous 2 versions différentes sur une même soirée : d’abord en version acoustique, puis en « grande formation » avec le renfort d’une section de cuivres. Deux faces d’une même pièce, afin de donner à entendre des choses différentes d’une même œuvre, et montrer qu’elle peut aussi exister dans sa simple expression vocale, soutenue par les pianos conjoints de Christian et Simon.

Le spectacle commence avec un texte récité. C'est Hervé, depuis les coulisses, qui nous parle de la genèse de Mekanik : une histoire de Ré tournant de façon obsessionnelle, bien illustrée par les grondements sourds du piano. Ensuite c’est à Christian d’entrer et d’entamer une déclamation en kobaien (les paroles de MDK venant d' une pré-version de 1973) accompagnée par le piano de Simon.

Hervé prend la relève, également en kobaien, puis les chanteurs font leur entrée les uns après les autres et vont se placer sur leurs praticables : une disposition nouvelle des choristes, qui d’ailleurs met Isabelle plus en avant.

Comme lors de l’Aküstïik Wokaahl en mai au Triton, Thierry Eliez quitte ses claviers et vient rejoindre le chœur.

On entre donc en douceur dans l’ambiance avec cette version épurée, mélodique et presque sage. C’est un pari risqué que de jouer cette carte là dans une salle aussi grande. On se prendrait à rêver d’une 3e voix au pupitre masculin pour compléter de façon parfaitement équilibrée le pool féminin dont les moyens ne sont plus à démontrer. (soyons fous : pourquoi pas Klaus, afin de boucler la boucle en ces soirées exceptionnelles?) Néanmoins, les harmoniques sont là, l’éclairage musical souhaité pour cette variante se démarque de la version habituelle, y compris de celle qui sera jouée plus tard dans la soirée. Nous avons droit également à une jolie surprise avec un solo inédit de Christian, aux évocations clairement coltraniennes et d’une sincérité touchante : le chant de Christian semble tourner autours d’une rémanence d'Afro Blue, puis s’en échapper.

Cette première partie s’achève en beauté sur The Night We Died, là aussi tout en musicalité . On ne peut qu’être saisi par la poésie de ce morceau, qui se prête décidément bien à l’exercice du concert acoustique. Et c’est Stella qui pose le mot de la fin du 1er round en annonçant un entracte de 20 minutes avant « le retour de Mékanik .. avec toute la mécanique ! »

Les 20 minutes passées, le rideau s’ouvre donc sur la formation complète, batterie en majesté, flanquée comme toujours de Rudy et Jimmy, et surmontée du sigle projeté en fond de scène. Ça en jette !

Après la sobriété presque austère de la 1er mi-temps, la scène retrouve des couleurs avec des éclairages très réussis : on peut voir distinctement tout le monde, quelque soit le placement, et c’est bien agréable. On y retrouve les classiques spots rouges et bleus mais la palette s’enrichit de nouvelles tonalités qui mettent bien en valeur l’ensemble des musiciens.

Pour re-situer Mékanik dans son contexte, le set commence avec Theusz Hamtaahk, puis Wurdah Itah : la trilogie en version courte, telle qu’elle avait été recréée pour la tournée 2020. On retrouve Christian aux baguette en très grande forme, entraînant avec lui sa troupe en un foisonnement épique. Très réactif, le public s’agite aux premières notes de MDK. La mélopée de Stella à laquelle succède le texte déclamé par Hervé et l’attaque hautement reconnaissable de la rythmique s’accompagnent de ses clameurs.

Il scandera les transitions entre les différents passages d’acclamations et d’applaudissements nourris : clairement, l’œuvre est toujours aussi populaire chez les fans ! Les 5 soufflants entrent enfin, dûment vêtus de T-shirts siglés … couleur cuivre, et viennent s’installer sur une estrade derrière la batterie. L’arrangement inédit se glisse parfaitement dans le morceau. Même si , là aussi, on aurait envie de les entendre un peu plus distinctement parfois, on apprécie la force expressive qu’ils amènent, ronde et éclatante.

Le morceau se déroule sans accrocs et avec ferveur, dans cette impression d’être dans un univers familier mais relevé de touches inédites réjouissantes. (Ni tout à fait la même Ni tout à fait un autre, comme aurait dit le poète). On retrouve une orchestration proche de ce que l’on avait pu entendre lors de l’excellent concert de St Nazaire en mai de cette année, (à l’exception du final), une belle synergie de tous les instruments, des envolées de guitare de Rudy à la basse vibrante de Jimmy, sans compter les claviers de Thierry et de Simon qui affrontent vents et marées pour déployer rythmes et accords. Après la montée en puissance qui fait la part belle à la fougue et à la vocalité de Laura, le calme revient pour un instant avec le solo de Christian, bien différent de celui de la 1er partie. Un point commun néanmoins : un chant venu des tréfonds de l’être, et qui m’évoque une envolée free jazz, peut-être aussi à cause des doigts jouant sur le micro comme sur un saxophone – un geste que tous ceux qui ont vu Christian en scène connaissent bien. La fin du solo renoue avec le retour de l’ensemble, vigoureux, s’acheminant vers le final.

Tout à son enthousiasme, le public se lève et anticipe d’ailleurs celui-ci . Il faudra attendre qu’il accepte de se rasseoir et de se calmer pour que le groupe puisse réaliser pleinement le final, avec le concours tonitruant des cuivres.

Après les saluts d’usage, le groupe revient et laisse s’élever quelques accords limpides : d’abord incrédules puis franchement ravis, on reconnaît La Dawotsin ! Quelle joie d’entendre en live ce morceau qui aura finalement été peu joué sur scène . Un choix cohérent par rapport à l’époque et au format, mais surtout un très beau cadeau que nous offre Magma avec ce bis. Pour l’occasion le morceau s’habille d’une nouvelle harmonisation pour accueillir toutes les voix mais la place centrale revient toujours à Christian. On y retrouve une émotion et une fraîcheur qui nous vont droit au cœur, cerise délicieuse sur un gâteau déjà savoureux. La surprise aura été un peu éventée pour les spectateurs du dimanche, ceux du samedi n’ayant pu s’empêcher de partager l’évènement sur les réseaux sociaux, mais personne je pense n’aura boudé son plaisir.

C’est par longue standing ovation que se clôt de concert, avec les saluts souriants du groupe et une pirouette de Christian. La foule, parmi laquelle on aura pu apercevoir quelques figures historiques comme Klaus ou Jannik) se déverse dans le hall de la salle : chacun échange ses impressions à chaud, le stand de merchandising fait le plein, celui ci proposant quelques goodies inédit en plus du stock classique et bien sur du fameux coffret anniversaire.

A n’en pas douter ces concerts auront atteint leur objectif et resteront longtemps dans la mémoire des chanceux qui ont pu y assister !

Article : Eurydice Anahë
Photos : Aredurno & Pierre De Ramefort.


PS : Aredurno : Lors du concert de Marly du 27 mai dernier, j'ai eu le privilège de discuter avec Christian pendant la balance et, entre autres, lors de cet échange, je n'ai pu m'empêcher de discuter avec lui d'un thème que j'apprécie tout particulièrement, à savoir La Dawotsïn. Titre qu'il a créé en souvenir de chargements et de coupes de bois de chauffage avec son grand-père dans sa petite enfance dans, déjà, la Haute-Marne. J'ai toujours eu le sentiment que ce titre à la mélodie si belle, limpide, prenante et arrachant des larmes de bonheur, n'était que le début d'une œuvre plus longue et complexe (à noter aussi que, comme Christian le jouait lors des séances studio de MDK, il participe à la controverse de la création de Tubular Bells. Mais c'est une autre histoire...). Christian m'a clairement indiqué que non, mais après tout, peut être un jour prochain reviendra-t-il sur cette affirmation pour nous offrir un La Dawotsïn plus étoffé et plus long...  En tout cas, à l'écoute de cette divine surprise de ce rappel, je n'ai pu m'empêcher d'imaginer que, peut être, notre conversation, lui aura donné l'envie de ce rappel pour ces concerts... Bon, ce n'est sans doute qu'un doux rêve personnel, mais après tout, Magma nous faisant rêver depuis si longtemps, pourquoi s'en empêcher ?





mardi 26 septembre 2023

Répétitions avant Pleyel. Cela se précise...

 

Les concerts de Pleyel approchent, ça répète très fort aux Lilas, toute la troupe ainsi qu'une section de cinq cuivres enchainent les notes dans de nouveaux arrangements écrits par Rémi Dumoulin.

Concerts hommage, hommage pour les 50 ans de MDK ou Magma Dëfinitïw Konzert !!

En pièce jointe (Ici) un extrait proposé par Jean-Pierre Vivante pour vous (nous) donner l'eau à la bouche.


Un bruit court comme quoi quelques places seraient encore disponibles...


Photos publiées par Caroline Indjein.


jeudi 24 août 2023

Free Human Zoo à Jazz à la Villette

Bonne nouvelle ! Free Human Zoo dont nous vous disons régulièrement tout le bien dont nous pensons, va jouer à l'occasion du Festival Jazz à la Villette le Samedi 2 Septembre à 18h00.

jeudi 17 août 2023

Ca y est, le coffret Mekanik est pré-commandable !!!

Nous vous en avions parlé il y a quelques semaines, et ça y est, c'est officiel, le coffret cinquantenaire "Une histoire de Mekanik" est en pré commande chez Seventh Records pour une sortie officielle le 30 septembre prochain !!

7 disques pour 8 versions (1 studio, 3 inédits et 4 qui n'était disponible qu'en CD et 1 en  DVD), de 1972 à 2021, un livre de 84 pages, un drapeau (si si) et un carton numéroté le tout dans un coffret en carton bien solide.
Bref, de nombreuses heures de musique pour apprécier une œuvre devenue intemporelle mais aussi pour en découvrir différentes versions de différents groupes/Magma.

INCONTOURNABLE forcément !

A pré commander Ici, 500 copies chez 7th sur un total de 2000 copies. Inutile de vous dire de vous dépêcher...
Mais on vous le dit quand même !

mercredi 16 août 2023

Christian Vander Quartet au Sunside, les 11 & 12 août

Depuis 1982, le Sunset, par la suite agrandi du Sunside, est devenu une adresse incontournable du jazz parisien de la rive droite, avec le Duc des Lombards, le Baiser Salé, le New Morning... Bref, le pendant de la rive gauche et de son historique quartier de Saint Germain des Prés. 

Pour ces deux soirées, titrées "Hommage à John Coltrane", nous retrouvons un Quartet devenu au fil du temps un classique, à savoir Jean-Michel Couchet au saxophone, Laurent Fickelson au piano, Emmanuel Grimonprez à la contrebasse et Christian Vander aux baguettes & peaux.

Le billet indiquait "Christian Vander Trio" et Emmanuel Grimonprez etait requalifié en Manu Grimmonprez, basculement de M certainement...




Les deux soirées furent complètes, ce qui est un bon signe surtout en août, et cela bien avant la date des concerts, ce qui est encore mieux !

Si vous vous êtes réveillés trop tard, il ne faut vous en prendre qu'à vous même, Jean-Christophe vous avait informé de la tenue prochaine des concerts dès le mois de juillet (voir Ici). Et bien évidement, c'était le bon choix que d'y être. Il faut reconnaitre que les formules jazz de Christian Vander sont plus souvent à l'affiche sur Paris qu'en province ou pire à l'étranger. C'est mieux pour l'image de marque de la capitale, il est préférable de voir du feu sur scène que dans les rues...! Ca compense donc !!














Mais revenons à ces soirées, même si je n'ai assisté qu'à la seconde. Et commençons par le programme, important, imposant, éclectique et comportant aussi avec des titres rarement joués.

A savoir : Afro Blue, Body and Soul, Mr Syms, Naima, Impressions, For Tomorrow, India, Lonnie's Lament, The Promise, I Want to Talk About You My Favorite Things, Equinox

Sachant que For Tomorrow n'a été proposé que le 12, joué uniquement au piano et batterie, la contrebasse n'arrivant que sur la fin. Titre proposé en retour de pause au début du deuxième set pour informer les musiciens absents (!!!) qu'il fallait revenir ! Personne ne s'en est plaint, ça nous a fait un petit rab plein d'humour. Jean-Michel souhaitant siroter son cocktail a préféré le finir sur les planches.




Alors, ce quartet n'a malheureusement pas eu la possibilité de pouvoir répéter avant les concerts et sans doute que les musiciens ne sont pas satisfaits dans ces conditions de la prestation offerte au public. Mais, puisque qu'il n'y avait pas d'autre possibilité ni d'autre alternative, et en plus vu la qualité donnée, quartet bien rodé depuis des années, personne dans la salle ne s'en est plaint, bien au contraire. L'ambiance sur scène comme en salle était parfaite. Bonne humeur, humour, technique, détente, concentration... bref tous les ingrédients d'un bon moment, plus de deux heures pause inclue.

La salle, enfin, le couloir et le devant de scène (!) était remplie de jeunes et moins jeunes, de femmes et d'hommes, d'hexagonaux et d'étrangers (US, Italie...), bref, une belle palette. Un bar, quelques tables, des verres qui tintent, et des notes, beaucoup de notes qui remplissent l'espace, des couples, des familles, des amis, des solitaires, des curieux, des passionnés, des connaisseurs, voilà l'ambiance du soir. Qui s'est prolongée ensuite au dehors sur la terrasse.

N'étant pas musicien, je ne ferai pas l'offense aux musiciens et à mes ô combien nombreux lecteurs d'une quelconque critique de cette belle soirée. Mais, malgré les conditions sus nommées, je suis sûr que nos musiciens, certes pas satisfait à la hauteur de leur exigence, pendant ces deux heures, ont tout donné et ont même oublié ces aléas à ce moment là.

Ca faisait un certain temps que je n'avais pas mis mes petons au Sunset-Sunside et j'avais un peu la hantise de la chaleur et de la promiscuité du lieu. Magie de la musique, dès les premières notes, tout était oublié ! Quelques habitués étaient présents et même un guitariste d'un groupe qui a fait la première partie d'un autre groupe, groupe qui, quelques années auparavant, faisait la première partie du premier groupe. Vous me suivez ? Le guitariste s'appelle Rudy Blas bien évidement et fait partie de Magma (j'en sais des choses...). L'autre formation dont il est question s'appelle Porcupine Tree si je ne m'étais pas fait comprendre vu la clarté de mon laïus. 

La boucle est bouclée !


PS : les photos sont de qualité "téléphone", c'est pratique, rapide, silencieux mais... ça se voit !!