lundi 21 novembre 2022

Les 50 ans de musique(s) de Thierry Zaboitzeff

50 ans ! 
Avec un tel panorama, on aurait pu craindre un coffret un peu passéiste avec moults archives à la clef, au son d'époque forcément analogique et d'époque. Mais nous ne sommes pas ici sur ce registre rétrospectif mais, plutôt, sur celui d'une carte de visite réactualisée et pleinement actuelle, y compris au niveau sonore, avec un travail visuel de Thierry Moreau parfaitement en phase avec cette modernité électrique affirmée.
De Thierry Zaboitzeff on connait évidemment son passé dans Art Zoyd dont certaines belles traces figurent ici, parfois dans une forme réactualisée, y compris par le magnifique Aria Primitiva à la destinée hélas abrégée.  Un clin d'oeil à Rocco Fernandez, fondateur de AZ, des extraits savamment choisis que les afficionados sauront reconnaitre et quelques "covers" assez décoiffantes...
L'homme a quitté cette matrice en 1997 et c'est là où, ce coffret, devrait ouvrir des portes à beaucoup. S'affranchissant de toute logique chronologique, Thierry Zaboitzeff a construit ici un labyrinthe audacieux où l'auditeur est emporté en des terres multiples. Du séminal Prométhée, paru en 1984 et dont votre serviteur a bien usé le LP à l'époque, au récent Pagan Dances (uniquement en numérique), ce sont plus de 20 disques produits sous son nom qui se sont succédés, hélas, sans beaucoup d'écho ici, faute de distribution et de promotion. 
Ce coffret permettra donc à nombre d'entre vous de découvrir un univers personnel, protéiforme tout en étant extrèmement cohérent. Alors peu importe le catalogage : musiques nouvelles, progressif, post rock, musique contemporaine, rock in opposition, chant liturgique... Thierry Zaboitzeff est partout et, surtout, ailleurs, en musicien libre et affranchi, en compositeur singulier aux univers pluriels. Il y a urgence à le (re)découvrir. 

(Label : Monstre Sonore/ WPTL)

Le site de l'artiste c'est ICI

vendredi 18 novembre 2022

Interview de Christian Vander dans Jazz à FIP, 16 novembre dernier

Bon, je ne vais pas vous mentir, je ne l'ai pas écouté en direct et je n'ai pas encore eu le temps de le faire. Mais je vais le faire !!! Et pour que vous aussi puissiez le faire, quoi de mieux qu'un podcast. Alors en voici le chemin le plus rapide, et c'est Ici.

En plus, une interview de Christian c'est toujours intéressant, et je ne doute pas un seul instant qu'il en soit autrement, d'autant plus sur FIP et dans Jazz à FIP (carte blanche à...). Cette interview dure 1h12mn et a été diffusée le 16 novembre dernier.

Alors, précipitez vous si vous ne l'avez déjà fait !!

dimanche 13 novembre 2022

Christian Vander en couverture de Batteur Magazine avec une interview, que demande le peuple !!

Alors, quelques noms et quelques mots. Batteur Magazine, Christian Vander, Laurent Bendahan, interview, batterie, Magma, Zess, Kãrtëhl. Déjà, les éléments se mettent en place.

Ensuite, interview sur 6 pages où vous apprendrez, au moins, que : Jimmy Top est moins austère que son père, qu'Hervé Aknin est un nouveau chanteur dans Magma, qu'il existe au moins 2 cymbales découpées, qu'il faut poser son verre au bar avec douceur, qu'il ne faut pas utiliser de baguettes en fer, que Christian aime les charleys qui sonnent "sale et précis", qu'il avait perdu les premières paroles de Zëss, que Klaus a enregistré un très grand nombre de concerts sur K7, qu'il y aurait beaucoup de musiciens japonais "zeuhl", que Christian à l'inverse de Stella n'a pas d'acouphènes, que le sigle de Magma ne doit pas tourner en rond... Et moult autres informations ! 

Alors, n'attendez pas, filez chez votre libraire acheter ce Batteur Magazine 358 de novembre-décembre 2022 !!!

samedi 12 novembre 2022

Un nouveau livre pour Pierre-Michel Sivadier

 

Pierre-Michel Sivadier fut le pianiste d'Offering, des Voix de Magma puis de Magma dans les années 90. Outre un parcours très personnel dans la chanson, il publie régulièrment des ouvrages dont  L'être que je suis est le cinquième. Comme le précédent Paùl Jack, paru en 2020, il est disponible auprès des éditions Stellamaris.

vendredi 28 octobre 2022

Dans l'Entrelacs des Roses-Pierres, nouveau CD de Patrick Gauthier.

Un album de Patrick Gauthier, c'est toujours un plaisir, plaisir pas si fréquent. Et oui, difficile de sortir un disque lorsque l'on est pas dans une Major ou si l'on est pas un "majeur" dans le "buzz e ness"...

Patrick nous a gentiment fait suivre pour écoute un MP3 de cet album (tout le monde ne le fait pas...) afin de le découvrir et de vous le faire découvrir, et bien sur pour l'acheter afin de soutenir cet artiste singulier.

Sur ce disque de 7 + 4 titres (voir en bas*), nous retrouvons, au fil des titres, les fidèles Bernard Paganotti à la basse et Antoine Paganotti au chant et à la caisse claire. Ainsi que Stéphane Chausse (clarinette), Eric Mula (trompette) et Jean-Marc Welch (trombone) pour les cuivres, et au chant, nous trouvons la fidèle Isabelle Carpentier, et Véronique Perrault, Margo Corto Lucia Schreyer et Philippe Drevet. L'Entrelacs est sur le label Assaï Records et est disponible sur les sites Internet de la FNAC, Amazon ainsi que sur ledisquaire.com pour une sortie mondiale le 28 octobre.

Comme si justement écrit dans la discographie ci-dessous, des influences de Stravinsky, Bartok, Vander ou Glass sont discernables voire clairement audibles. Il n'empêche, Patrick a une sensibilité bien à lui et qui n'appartient qu'à lui, comme un fil conducteur de ses différentes, et bien trop rares, réalisations tout au long de sa carrière. Pour ceux que ne le connaissent pas ou peu, on peut y admirer tout son talent de compositeur mais aussi de pianiste au gré de ses inspirations.
Un album qui pourrait nous faire croire à une œuvre piano-voix, ce qui est vrai sur 3 morceaux, mais nous en avons un autre avec en plus une basse et deux autres avec des vents, le dernier, en fait celui qui ouvre l'album (La Petite Marche) est une composition plus orchestrale car nous trouvons des voix, cuivres, percussion, vibraphone et claviers.
Donc un album avec différentes formules mais avec une cohésion générale évidente, une fluidité de la musique, de sa musique qui coule comme un petit ruisseau dans une verte prairie de printemps ! Légèreté mais profondeur, simplicité mais émotions, tels sont les maîtres mots de cette œuvre que l'on peut écouter pour se reposer, se détendre, pour méditer, pour la mélodie, des plaisirs vrais car essentiels, ceux qui touchent l'âme et le cœur.

La photo de couverture d'un Patrick un peu raide et stricte, voudrait nous faire croire à une œuvre qui le serait alors que c'est tout autre. Des titres plutôt courts mais qui ne demandent, j'en sui persuadé, qu'à s'étirer lors de futurs concerts que l'on espère prochains. Pour lui, mais aussi pour nous !

*A noter que cet album a été enrichi de quatre titres (Estinien, Fantomas, Nathalie C. & Vilna, avec Himiko, Antoine & Bernard Paganotti ainsi qu'Isabelle Carpentier) issus de son avant dernier opus (Clinamens), sortie au Japon, à la demande de son éditeur. Nous ne pouvons que saluer cette idée car ce disque nippon n'a été distribué que lors des concerts (trop rares) ou via Internet.



jeudi 27 octobre 2022

Un nouveau disque pour Anaïd

 

Nous vous parlons régulièrement de ce groupe "familial" auquel nous sommes particulièrement attachés. Anaïd prépare son septième album et a besoin de vous, de nous, pour le financer. Un financement participatif est donc ouvert sur une plateforme dédiée avec un système de contributions.

A vous de jouer : ICI






mardi 25 octobre 2022

Band of Dogs un troisième opus à écouter

Avec ce troisième disque, c'est à la fin d'une formule que nous assistons et aussi à son apogée. Si vous avez suivi les deux derniers concerts au Triton en Septembre dernier, vous savez ce qu'il en est. Ce disque est le dernier de la formule "à invités" et, sans doute, le plus abouti.
Le concept reste le même, construire un scénario musical à partir de sources distinctes puisées dans des concerts différents. Jean-Philippe Morel maîtrise désormais totalement la méthode et le résultat est bluffant dans sa cohérence et son intensité. Selon les moments on peut ainsi entendre Emmanuel Borghi, Thierry Eliez, Julien Desprez, Mike Ladd, Fabrice Martinez, Claudia Solal, Laurent Bardainne... entre autres.
Ces chiens sont toujours aussi impolis, plein d'envie et d'audace, libres et provocateurs, la rythmique Gleizes/Morel affûtée et insaisissable... Un disque qui mérite le détour pour peu que l'on ait les oreilles ouvertes... Je vous renvoie à ma chronique du premier opus (ICI) dont le propos reste totalement valide. Et si vous avez raté les épisodes précédents, sachez que le Triton propose un coffret des trois opus pour la modique somme de 35 Euros (port compris) à commander  . Dans 10 ans ce sera un collector ! Peut-être avant d'ailleurs...

Et tant que j'y suis, n'oublions pas leur deuxième opus, passé inaperçu pour cause de Covid et que j'ai rapidement remisé, par erreur, sur l'étagère, en ces temps étranges de confinement. Un Opus II assez extrème, le plus expérimental, sans doute, avec une belle bande de fous : Aymeric Avice, Bruno Ruder, Elise Caron, Andy Emler, Thomas de Pourquery, Vincent PeiraniThéo Ceccaldi... Des ambiances âpres, industrielles, organiques et aussi de belles envollées avec une section de cuivres de belle facture. N'hésitez plus !

jeudi 20 octobre 2022

Magma à la folie aux Folies...

Commençons par le lieu, les Folies Bergère, salle de spectacle parisienne proche des Grands Boulevards, fondée en 1869, rénovée et transformée en 1926 avec sa désormais célèbre façade art-déco, elle même restaurée en 2012 (dixit Wikipédia).

Bon, cela augurait d'un lieu attrayant pour nos musiciens et aussi pour le public. Le grand hall d'entrée, très théâtral avec ses stucs et ses marbres, même si de ci de là quelques décors et peintures tombent sous le coup de l'âge et de la fatigue donnant un premier "la" pour la suite de ce lieu. Grande salle de spectacle en fer à cheval et à l'ancienne, orchestre en bas et ensuite premier et deuxième balcon. Je ne sais pas comment était la partie basse et son "carré d'or" mais le premier balcon et ses "fauteuils" de catégorie 1 (à 80€ pour mémoire) étaient bien plus des strapontins au velour défraichi que de véritables fauteuils. Ca reste plus confortable que les chaises pliantes du Triton (!) mais on aurait pu s'attendre à mieux.

Je reviendrai plus tard sur la salle et passons au concert lui même. Le principe du siège réservé est vraiment très agréable, pas besoin de faire la queue pendant des heures pour avoir les "meilleures" places, premier acheté, premier servi. Le public arrive au fur et à mesure sur place, rempli les bars alentours ainsi que l'espace face aux Folies, jusqu'à l'ouverture des portes vers 19h30. Gentiment tout ce beau monde, en fonction du niveau du verre restant à finir, se dirige vers la salle. Fouille rapide et arrivée dans le grand hall, stand Seventh au milieu avec foule pour l'achat, entre autres, de leur dernier opus. Montée des marches et placement par de dynamiques ouvreuses et ouvreurs. Une fois sur place, et situé à seulement 2 mètres de Francis à la sono (je pense celle du lieu et non la sienne) étrangement placé de coté et non de face ce qui, pour en avoir discuté avec lui, l'a un peu surpris et n'a pas facilité son travail. La "chasse" aux têtes connues, commencée déjà à l'extérieur se poursuit donc à l'intérieur. Le noyau habituel d'hexagonaux et d'outre-frontières est là, avec ou sans kilt, et Klaus, déjà aperçu dehors est à quelques mètres de mon strapontin velouté en compagnie de Janik. J'ai lu sur fb que Laurent Cokelaere (Neffesh Music, Maison Klaus...) était juste derrière ce duo magique, sans doute d'autres pointures garnissaient le public. Bref, du monde, 1720 spectateurs, et du beau monde !

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Magma vient tout juste de sortir un album, Kãrtëhl, dont certains titres font partie du répertoire depuis 2021. Ce soir, c'est tout cet album qui a été joué, principalement en première partie, avec K.A. I en préambule, ce qui est le cas depuis l'an passé. Magma était, est et sera toujours une musique de chants, de voix, par les voix et pour les voix. Les trois nouvelles choristes (depuis 2020 tout de même, par le nombre), en plus de Stella, Isabelle, Hervé, Christian (parfois) et même Thierry donne une ampleur jamais entendue auparavant à cet instrument dans Magma, correspondant certainement à ce qu'a toujours voulu Christian. Et je crois que pour tous, public et musiciens, c'est un plaisir renouvelé à chaque seconde et à chaque concert, rien de moins !! Les nouveaux, mais pas si nouveaux, non plus, musiciens (Simon, Thierry et Jimmy) sont tellement dans ce tourbillon qu'ils donnent l'impression d'être présents depuis des lustres, (pas faux pour Simon), d'être incontournables. Rudy, qui n'en fini pas de monter vers l'état de grâce "guitaristique" participe pleinement à l'ossature de cette équipe et, rendons grâce au fondateur, qui, à bientôt trois fois 25 ans nous donne l'impression de n'en avoir avoir qu'une fois (quelle présence forte et pleine d'émotion sur le dernier rappel...). Oui, cette formation fait et fera date dans celles iconiques de Magma, et d'avoir fait partie des spectateurs de cette soirée fait déjà date dans mon esprit... 

Donc, comme dit dans le paragraphe ci-dessus, première partie presque totalement consacrée à l'album. Si la composition de Thierry nous est familière depuis l'an passé, celles de Christian également et même bien au-delà pour ceux qui ont vu Magma depuis la fin des 70's. Par contre, découverte pour tous des compos d'Hervé et de Simon. Des "flashes" d'Offering ou de Magma les parcourent tout en ayant leurs couleurs propres mais bien ancrées dans la "zeuhl", quand même ! Je suis même sûr que si ces morceaux avaient été, ou si elles avaient pu être présentées sur scène précédemment, elles n'en auraient qu'été améliorées lors des sessions studios. Attention, je ne suis ni musicien ni critique musical, c'est le ressenti de ce que j'ai pu entendre de musiciens. En plus, ça a été très souvent la manière de procéder de Magma depuis son origine. Perso, j'aime tout particulièrement Irena Balladina et Walomëhndëm Warreï, mais cet album qui semblerait de prime abort presque bancal car de l'ancien et du nouveau, de la zeuhl et de la "Tamla-zeuhl", finalement, a son sens, sa cohésion et ses raisons. Et comme nous l'a si bien présenté Stella, c'est un album de groupe pour le groupe, appelant tous à donner le meilleur de soi. En cela, c'est une habitude bien "magmaïenne" de donner le meilleur de soi !! Pour autant certains auditeurs sont un peu sur la retenue, préfèrant un Magma sur de grandes et longues œuvres (MDK, ER, Zëss...) et moins sur des titres courts. Certes, cela peut s'entendre, mais lorsque furent mis sous presse les Zombies, The Last Seven Minutes et autres Maahnt, qui s'en est plaint !! J'y ajouterais, si vous me permettez, La Dawotsïn qui me touche tant... Bref, peu importe la longueur du moment que cette musique touche le cœur...

En deuxième partie fut joué Ëmëhntëhtt-Rê. Inutile de revenir dessus sinon dire combien l'ensemble de chaque voix apporte à cette musique (et aussi d'entendre Zombies et Hhaï !). Je dirais si vous me l'autorisez, que je préfère la version de Zombies lors de sa reprise en 2005 par P. Bussonnet, c'était bien plus sauvage, plus métallique, plus lourd, plus indus, plus brutal, attention, ça reste toujours Zombies mais en moins "terrifiant", moins mort-vivant quoi ! Hhaï et Christian, ça ne fait qu'un et là aussi pas de surprise à dire ceci.

En premier rappel, The Night we Died, une fois encore avec ces si belles voix juste soutenu par un clavier, Rudy et Jimmy attendant en coulisses. Un deuxième rappel, bande de petits coquins, avec un Dëhndë de toute beauté, Christian sur le devant de la scène derrière son pupitre, littéralement habité par ce chant, très bel hommage de et pour Stündëhr. Une ambiance très Tamla Zeuhl bien dans l'ancrage de cette fin des années soixante dix et même début quatre vingt. Un des meilleurs moments de ce concert, n'hésitons pas à le dire, sans doute aussi car une véritable découverte sur scène 

Alors, concert mixant le passé et le présent, des titres courts ou long, du pur C.V. mais aussi une belle part pour les membres du groupe d'aujourd'hui ou de toujours (Stündëhr), des musiciens complices et heureux de partager avec nous ce trop court moment (oui, on veut des concerts de 5h00 !!). Des nouveautés sur scène ou de la tradition, bref un concert varié sans aucune avarie !
Mais, car oui il y a un mais, si l'on oublie car finalement pas si important, une certaine vétusté du lieu, disons un théâtre encore bien ancré dans son passé comme expliqué au départ de cet article, il y a encore un fait à expliquer. Pour mémoire j'étais situé au 1er balcon, donc ce ne sont peut-être que mes sensations à cet endroit là. J'ai trouvé un son qui n'était pas au rendez-vous, un peu trop global, ne laissant pas correctement percevoir chaque voix, chaque instrument tel qu'espéré. A la pause j'en ai discuté avec Francis, rappelez-vous, de coté avec la sono locale, surpris de cette remarque mais pas tant que ça, du fait de sa position latérale et surtout de la sonorisation du lieu, m'a-t-il dit et si j'ai bien compris, qui était une ingénierie "globale" (j'espère bien retransmettre ses paroles). Pour en avoir également discuté avec un ami présent lui aussi au 1er balcon mais plus haut, qui a eu la même sensation. Maintenant sur fb, j'ai lu des avis similaires mais aussi tout à l'opposé, enjoués par le son, alors était-ce ce balcon ? Peut être que le son était bien différent en dessous ou au dessus ?

Pour conclure, un concert qui fait déjà date, dans la grande lignée de ceux des salles parisiennes ou exo parisiennes depuis 1969. La suite au Japon, et Monaco (avec orchestre symphonique pour 2022, et sur les routes d'ici et d'ailleurs en 2023 !


Les photos, hormis celle de la facade des Folies Bergère, sont de Jacky Vuillermoz, que je remercie ici chaleureusement.

mardi 18 octobre 2022

Une archive live d'Uppsala en 1982 bientôt disponible

Enfin ! Il en était question depuis quelque temps déjà. Une archive en concert du groupe bordelais alors en pleine (re)lancée va donc voir le voir dans quelques jours. L'occasion de renouer avec ce superbe trio composé de Philippe Cauvin, Dany Marcombe et Didier Lamarque. Toute une époque d'un certain rock français... Personnellement j'ai hâte...

dimanche 16 octobre 2022

Magma : les dates pour 2023

Non la Zeuhl ne s'arrètera pas ! La preuve, ces premières dates pour 2023... Avant d'autres à découvrir, sans doute bientôt...

1er Février
: Cholet (49). Théâtre Saint Louis.
3 & 4 Février
: Cenon (33), le Rocher de Palmer.
16 Février : Enghein les bains (95), Centre des Arts.
23 Mai : Saint Nazaire (44), VIP.



vendredi 14 octobre 2022

Vous aussi écrivez-nous votre chronique de Kãrtëhl

A force de vous relater nos émotions depuis près de dix ans, il est temps, pour vous, d'exposer les votres à l'écoute de ce "dernier " disque de Magma. Grace à Pierre de Ramefort, ici en relais, voici un premier texte, que nous vous proposons donc... En attendant les votres !

Musicologue averti, auteur d'une encyclopédie exhaustive de la création musicale en tous genres dans le département des Deux-Sèvres (Micro Faunes, 30 ans de création musicale en Deux Sèvres, Geste Editions), chanteur semi-professionnel au timbre de voix élégant, également auteur d'une trilogie de romans policiers prenant place dans sa ville de Niort (Geste Editions), Philippe Guillemoteau n'oubliera certainement pas ce jour de 1976 où il remporta avec son groupe du moment, dénommé Alcide, un tremplin régional pour assurer la première partie de Ange à Saint Martin de Ré (Ile de Ré) en Juillet. Christian Descamps s'étant blessé, Ange fut remplacé au pied levé par Magma alors à l'apogée de la formation du Magma Live (Patrick Gauthier ayant juste remplacé Jean-Pol Asseline entretemps). Chroniquant tous les disques qu'il achète (sa collection en compte environ 7000 !), Philippe Guillemoteau nous livre ses impressions à l'écoute de Kãrtëhl.

Je viens d'écouter attentivement le nouveau Magma, reçu il y a une semaine déjà mais sur lequel je n'avais pas encore pris le temps de me poser.

Je le trouve vraiment bien, varié (ça tient sans doute au fait que Vander a laissé un peu de place aux autres compositeurs) et par moments presque gai (ce n'est pas un mot que j'utilise d'habitude pour Magma !). Dëhndë est un morceau carrément dansant : si l'on écoute bien les paroles Hakëhn dëhnsz n'est jamais que la transposition en kobaïen de I can Dance !!!

C'est une excéllente idée d'avoir mis les versions de travail des morceaux écrits en 1978 (l'époque d'Attahk. On est en effet assez proche de l'esprit) et celle de Häken Deïs est assez fascinante.

Si vous ne l'avez pas encore, allez-y en confiance.


lundi 3 octobre 2022

Le Kãrtëhl des magazines de batterie nous écrit !


A l'approche du concert des Follies Bergère et bien sûr et principalement de la sortie du tout nouvel album de Magma "Kãrtëhl", les deux magazines spécialisés par et pour la batterie ont parlé du dernier opus kobaïen dans leurs numéros de septembre, le 357 de Batteur Magazine par Christophe Rossi et le 194 de Batterie magazine. Certes, petites critiques de quelques lignes mais au moins ils en parlent, peut être avant un article plus conséquent ? Allez savoir... 

Et vous, oui vous, serez vous à Paris samedi soir pour les retrouver sur scène ? 

Et n'oubliez pas, pour les commandes, en CD ou/et en vynile, c'est Ici !







mardi 27 septembre 2022

Band of Dogs au Triton : fin et suite

 

Deux soirées bien différentes : la célébration d'un très réussi 3eme album avec une partie des participants (E.Borghi, C.Solal, M.Ladd plus Hugues Mayot). Choix de l'improvisation, prises de risque, explorations sonores, un drôle de voyage où les voix ont parfois eu du mal à se frayer un chemin dans des architectures mouvantes et étranges. Mais la connivence entre la section rythmique et Emmanuel Borghi nous a valu quelques séquences de haute intensité.

Changement de registre le samedi soir. Band of Dogs présentait sa nouvelle formule destinée à perdurer : Thierry Eliez, Mike Ladd, Hugues Mayot et Clément Janinet au violon. Soirée en total contre-pied à la précédente : choix de l'écriture, mouvements d'ensemble, accent sur les architectures sonores, puissance rythmique. Le potentiel est évident et je serai curieux d'entendre le groupe une fois rodé. La complémentarité des deux chanteurs est un bel atout qui élargit le spectre sonore de la formation. Espérons que Band of Dogs puisse tourner dans cette nouvelle formule car seule la pratique scénique lui permettra de révéler la quintessence de cette nouvelle incarnation.








samedi 24 septembre 2022

Au revoir Monsieur Sanders

 

Pharoah Sanders s'est éteint ce jour à l'âge de 81 ans. Pour bon nombre d'entre nous, il aura été un passeur vers la musique de John Coltrane sans ignorer ses albums emblématiques des années 60 et 70 sur Impulse ! 

De Upper and Lower Egyp à Elevation, comment oublier cette filiation menant à un certain Offering des années 83/84 voire à Love Is ?

Merci.

dimanche 11 septembre 2022

Cruciferius ! enfin réédité

 

Avec cette réédition c'est une page d'histoire de la Pop française qui est réhabilitée. A l'origine Cruciférius Lobonz, comprenait en ses rangs un certain Christian Vander. Le groupe simplifia son nom au départ de son batteur pour l'Italie tout en intégrant François Bréant et Patrick Jean.

Après un premier 45 tours et un passage au festival d'Amougies, le groupe se dissout en 1970 suite au départ de son leader, Bernard Paganotti, pour le Japon, départ qui scelle la fin du groupe alors que son premier disque sort enfin.

52 ans après A Nice Way of Life reste un disque attachant, représentatif de l'époque mais sortant du lot grace à une certaine originalité, le vibraphone de F.Bréant, certaines discrètes influences coltraniennes...

Cette réédition est conforme au LP d'époque, y compris dans la découpe de la pochette. Aucune info complémentaire n'est ici disponible, nous sommes loin des biographies à rallonge du Muséa du début... Bon remastering du à Jean-Pascal Boffo, une édition qui remplace avantageusement le pirate apparu il y a quelques années.

Disponible ICI

mercredi 31 août 2022

Rhésus 0 joue Kobaïa en 1971

Petit post estival (remerciements à l'incontournable Mémo d'avoir découvert cette pépite...!)  

Rhésus 0, formation ayant eu en son sein Jean-Pol Asseline, joue au festival de Gigondas durant l'été 1971 une version acoustique de Kobaïa.

A découvrir !


lundi 29 août 2022

Nouvel album de Patrick Gauthier !

Dans l'Entrelacs des Roses-Pierres, tel est le nom de son nouvel album, sortie prévue pour le 28 octobre prochain. 

Pas (encore) d'infos sur cet opus sinon qu'il y a 11 titres et que nous y retrouvons le fidèle compagnon Antoine Paganotti, mais non aux baguettes zé peaux mais en chanteur ténor (très apprécié dans cette fonction chez Magma en son temps).

Chez Assaï Records.

Dès que nous aurons d'autres infos sur cet album, nous vous les communiquerons, enfin, si vous êtes gentils avec lui et avec nous !!

jeudi 25 août 2022

Band of Dogs chasse désormais en meute

 

Alors qu'un troisième album est annoncé pour la rentrée, Band of Dogs va se transformer en sextet à l'occasion de son passage au Triton. Philippe Gleizes et Jean-Philippe Morel seront donc rejoints par Thierry Eliez, Hugues Mayot, Clément Janinet (violon) et Mike Lann (voix, slam). Premier concert de cette nouvelle formule : le 17 Septembre.

A noter que la veille, notre duo fêtera la sortie de son nouveau disque en compagnie d'Emmanuel Borghi, Hugues Mayot, Claudia Solal et Mike Ladd, toujours dans la même salle bien sûr ! 

dimanche 7 août 2022

Nouvel album Magma, Kãrtëhl

Un nouvel album de Magma est toujours un événement. Ce sera forcément le cas. Des titres entendus il y a quelques décennies, d'autres (dont les mêmes) appréciés depuis un an dans les concerts et enfin des nouveautés qui seront des découvertes totales. 

Sobriété de la pochette (photo J-L. Blérol et conception G. Nimal), ce qui ne l'empêche pas d'être superbe, un nouvel accent dans l'écriture kobaïenne(le tilde), une ancienne cymbale, déjà magnifique, qui devient œuvre d'art (et commercialisée par petits bouts sur le stand Magma, sauf erreur).

Toute la troupe actuelle a participé à cette œuvre avec Francis Linon à la console, et le tout sera disponible chez Seventh le 30 septembre pour le CD et le 7 octobre prochain pour le LP.

Oui, oui, important, disponible en CD et/ou en vinyle !! Et avec deux bonus de 1978, que vous dire de plus pour l'instant...

A suivre, forcément...


A précommander pour le 15 septembre mais en passant par Ici



mardi 2 août 2022

Anaïd en concert ce 19 Août au Crescendo


Bonne nouvelle estivale, nos amis d'Anaïd présenteront un nouveau repertoire à l'occasion du Festival Crescendo, à Saint Palais (17), le 19 Août à 18H. Bord de mer, été et belle musique. A ne pas rater....

samedi 30 juillet 2022

Des disques et des retours cet automne

Faut-il y voir une compensation suite à ces tristes années "Covid", plusieurs sorties d'album sont annoncées pour cet automne.

Suite à sa reformation en une formule à deux claviers, et un album live il y a quelques mois, One Shot vient d'enregistrer un nouvel opus au Triton. Sortie sur le label du même nom dans quelques semaines...

Free Human Zoo a de la suite dans les idées et son "leader", le batteur Gilles Le Rest, ne renonce pas à concrétiser sa vision musicale. Inspiré de l'Ile Mystérieuse, on retrouvera dans ce nouvel opus Alexis Delva à la guitare (tient donc...) et une certaine Stella en invitée... Le groupe propose une pré-vente de son album et il n'est pas interdit de l'aider... C'est ICI

Finissons par le plus surprenant : le retour d'Ad Vitam ! Le groupe mené par Jad Ayache s'était éteint après sa magnifique version de Morrison In The Storm sur la Compilation 'Hommage" Hamtaï. Un nouvel album vient d'être enregistré à Metz avec le renfort de Philippe Gleizes pour une sortie à l'automne sur le Label Acel distribué par Muséa.

samedi 16 juillet 2022

Christian Vander Trio le 10 décembre au Triton : un concert qui annonce un disque


Certes l'annonce arrive tôt dans la saison, mais le 10 décembre prochain au Triton, salle 1, sise dans la commune des Lilas, vous pourrez admirer le Christian Vander Trio avec CV bien sûr à la batterie, Emmanuel Borghi au piano et Emmanuel Grimonprez à la contrebasse.

L'époque sera aux achats de Noël, et bien offrez-vous un Noël avant l'heure !!!

Et cerise sur le gateau, le trio disposera d'un répertoire renouvelé (reprises et compositions) en vue d'un album à paraître au printemps ! 

A voir et à réserver Ici

lundi 11 juillet 2022

Concert Magma à Montreux en streaming gratuit le 11 juillet

Pour celles et ceux qui ne peuvent être sur place ce soir 11 juillet à Montreux il reste un dernier espoir, voir celui ci en direct et gratuitement via LIEN LA ou LIEN ICI. Concert de Magma (après celui de John McLaughlin) prévu vers 23h30.

Au passage, merci au festival pour cette initiative qui va permettre de faire profiter au plus grand nombre de ce moment fort.

Nous n'en savons pas plus sur les conditions pour accéder à ce streaming, à vous de voir de votre coté, ça évitera les incompréhensions d'un post précédent...

mardi 5 juillet 2022

Les nouveaux titres de Magma révélés...

Fin juin 2022, les masters du futur album de Magma furent terminés. Vous avez, bien sûr, suivi toute l'actualité de cet opus via Facebook ou ailleurs sur, tantôt l'enregistrement des chœurs, tantôt la rythmique... En amont et en parallèle, certains titres de cet album à venir sont interprétés et affinés sur les planches depuis l'année dernière, avec des noms incomplets ou voire approximatifs (cela étant dû de notre part !). 

Mais KoSmic muZïk comme toujours est auprès de vous, avec l'aide de Stella, en vous révélant certains noms. Cela évitera des confusions ou mauvaises dénominations pour les concerts récents et à venir !

Album de groupe, à l'instigation de Stella, avec des titres anciens de Christian revus et corrigés des créations des membres de Magma, Thierry Elliez, Simon Goubert ou Hervé Aknin. Si tous ne sont pas joués sur scène, ceux qui le sont ont pris définitivement (mais va savoir !) leur noms. 

Les voici :

Walomehndom Warreï (compo de Thierry Eliez) iso Walomehndom.

Hakëhn Deïs (compo de Christian) iso Stevie Vander.

Irena Balladina (compo de Christian) iso Ballade Bossa "Stella".


Bon, je ne sais pas si cela vous aidera à mieux dormir ou à supporter  l'inflation galopante, mais CQFD !!!

mardi 28 juin 2022

3M ? Magma, Montreux, Monaco, vous allez être "scotchés"...


Deux nouvelles dates prestigieuses viennent de tomber. 

Le 11 juillet prochain, Montreux Jazz Festival, à Montreux en Suisse, salle Stravinski avec John Mc Laughlin pour cette même soirée.
Le 27 novembre à Monaco à l'opéra Garnier de Monte Carlo et avec l'orchestre philharmonique de Monte Carlo, veste obligatoire et tenue correcte exigée bien évidement.

De biens beaux lieux pour de biens belles dates...

Infos, résa, billets, adresse...
Montreux : voir Là
Monaco : voir Ici

MAJ : Projets et concerts Magma en 2022


Déjà quelques dates arrivent, nous sommes avides, de passer ce Covid !


15 juin 2022, : Les Lilas, le Triton

17 juin 2022 : Londres, The Garage London

18 juin 2022 : Londres, The Garage London

19 juin 2022 : Manchester, Band on the Wall

26 juin 2022 : Fontainebleau, festival Django Reinhardt, parc du Château, scène Django

11 juillet 2022 : Montreux, festival de jazz, auditorium Stravinski

15 juillet 2022 : Marseille, théâtre Sylvain, festival Marseille jazz des cinq continents

16 juillet 2022 : Mâcon, Crescent Jazz Festival

08 octobre 2022 : Paris, Folies Bergère

24 octobre 2022 : Osaka

26 octobre 2022 : Tokyo

27 octobre 2022 : Tokyo

27 novembre 2022 : Monaco, opéra de Monte Carlo, avec l'orchestre philharmonique de Monte Carlo


A suivre...

mercredi 1 juin 2022

Magma par Didier "Mephisto" Ferry en 100 photos

Le chainon manquant, le dernier élément, bref, il manquait encore pour toute la saga Magma un livre de photos. Le vide est enfin comblé, pour ce qui concerne les années 1975 et fin des années 1980, et pas par n'importe qui mais par le célèbre photographe Didier Ferry alias Mephisto, gage de qualité pour ces clichés.

Bien sur il reste à traiter les années précédent et suivant cette période, voire aussi par d'autres photographes pour cette même quinzaine d'années, mais c'est déjà un plaisir que de parcourir ce livre. Pour ce faire, un dernier détail, il faudra attendre septembre pour lire et admirer ce livre de 176 pages, d'environ 100 photos et en tirage limité mais il est déjà ouvert à souscription.


Pour passer commande, c'est Ici.

vendredi 20 mai 2022

Retour sur le Christian Vander Trio au Triton

Nous (JCA + FP) avons eu le plaisir d'assister aux deux concerts donnés au Triton les 29 et 30 avril dernier. Deux soirées pour deux ambiances pas tout à fait similaires. 

Le public déjà, tendance chevelure blanche ou absente. Quelques jeunes de moins de 30 ans mais ce n'était pas ce que draine Magma, de 7 à 77 ans comme dirait l'autre. Je n'ai rien contre les plus de 50, faisant partie de cette "élite" depuis quelques années, mais c'est une petite surprise tout de même. Très peu de visages connus, sans doute l'effet "non Magma", mais pourtant comme dirait Christian lors des concerts Solo, il y a une batterie, alors...? Alors voilà, ce n'est peut être pas que la batterie, mais peut être le manque de Kobaïen  ou de chœurs, ou de visages féminins, ou, ou....... Mais à noter la présence le samedi soir de Klaus, la "cathédrale" Klaus, charmant jeune homme aux projets actuels "funky".

Le lieu, salle 1, quelques tables en lieu et place du premier rang, pas vraiment de public debout mais sinon une salle complète (ou presque) pour les deux soirées, c'est toujours bon à constater. Eclairage le vendredi un peu fort sur les musiciens et basiquement le même du début à la fin avec effet bleuté. Le principal est sonore et non visuel, les spots nous le rappellent...


Les musiciens, que vous dire que vous ne sauriez pas, bien peu de choses... Tous nous ont gratifié d'un passage solo, ce qui permet toujours de les mettre en lumière, de mieux se concentrer l'espace de quelques minutes, d'apprécier en plus du talent, l'osmose entre le musicien et son instrument. 


Mention spéciale pour Emmanuel, lequel ? Il est plus petit que son instrument, n'est pas ventru comme lui et pourtant il l'enlace, lui tire tout ce qu'il peut donner, presque d'une manière percutante, "percussive", répétitive et changeante tout à la fois. Présence discrète mais omniprésente et indispensable, oui, le solo le met vraiment sur le devant de la scène comme il le mérite. Ce pêcheur (et pas que devant l'Eternel) a vraiment la pêche !


Mention spéciale aussi pour le maestro des baguettes, qui en plus de sa présence naturelle nous a offert deux soli aux couleurs différentes selon les soirées, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de l'entendre seul aux percussions, si l'on excepte les master classes bien sûr. 74 ans et quel punch, et pas que sur ces quelques minutes, tout au long de la soirée selon la nature des morceaux. 


Mention spéciale encore pour Emmanuel, encore, mais lequel ? C'est simple, il est assis face à son instrument et pourtant il fait corps avec les touches du clavier, les percutant ou les frôlant, courant d'un bout à l'autre de ce piano, 10 doigts qui paraissent 100 ou mille. Un des rares musiciens à avoir accompagné Christian dans presque tous ses projets et réalisations, Magma, Offering, Trio, Quartet..., Welcome. Un incontournable de la planète Zeuhl et au-delà.


Christian Vander Trio joue Coltrane, bien sûr voire évidemment, mais pas que. Furent joués ces deux soirées dans le premier set : The Coaster, For Tomorrow, Like Sonny, Body and Soul, Impressions, le deuxième set : India, My Favorite Things, Naima, Dear Mac et en rappel Equinox. Bel équilibre que ce choix alternant les ambiances. Et justement, en préambule je soulignais que les deux soirées différaient quelque peu. C'était plus évident à percevoir sur le premier set, joué plus finement, plus en délicatesse, bref un peu moins percutant que le lendemain, même dans son solo sur "Impressions" Christian semblait moins "souriant". Peut être n'était-ce qu'un ressenti, celles et ceux qui on vu les deux concerts pourrons nous dire ce qu'ils ont ressenti. Même chose ou non.


En tout cas deux très belles soirées pour nous autres petits scarabées, venant enrichir notre mémoire entre Vander Solo ou Magma pour cette année. Les absents ont toujours tort, nous, nous y étions !