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lundi 24 mars 2025

Alerte aux fortes chaleurs chez Thierry Zaboitzeff

Depuis plusieurs années, Thierry Zaboitzeff publie régulièrement des traces de son parcours musical, sous forme numérique ou sous forme physique. Il n'aura fallu que quelques mois après le très réussi Passage pour recevoir cette nouvelle proposition du compositeur, visiblement en pleine urgence créatrice.

Thierry Zaboitzeff se retrouve seul aux commandes de son orchestre "imaginaire" dans un cheminement lié à l'actualité climatique. Introduction sous forme d'alerte, ambiance assez dures avec une large instrumentation très pertinente, le début de l'album est prenant et happe facilement l'auditeur. L'agencement des sons et des masses sonores captent l'audition sur les trois premiers titres et sont sans détour dans leur maîtrise confirmée. Du grand art pour ceux qui aiment ce genre d'ambiances.

Cold Song, le 4eme morceau, est inspiré du titre le plus connu d'Henry Purcell, une relecture surprenante insérée subrepticement dans la fluidité des premiers titres de l'album. Cold Song est ici une allégorie à la suffocation climatique. A l'origine tiré d'un opéra faisant référence au Roi Arthur, le chant, ici en langue imaginaire, interpelle forcément car très éloigné de la version de Klaus Nomi. Un décalage assez transgressif qui peut ne pas convaincre certains...

Echoes m'évoque une forme de folklore imaginaire, une danse rituelle de la pluie ? Allez savoir... Mais la cause est entendue et le disque s'achève dans les craquements du bois qui brûle, il est désormais bien tard... trop tard.

Dupont & Dupond

Inoui Distribution




lundi 21 novembre 2022

Les 50 ans de musique(s) de Thierry Zaboitzeff

50 ans ! 
Avec un tel panorama, on aurait pu craindre un coffret un peu passéiste avec moults archives à la clef, au son d'époque forcément analogique et d'époque. Mais nous ne sommes pas ici sur ce registre rétrospectif mais, plutôt, sur celui d'une carte de visite réactualisée et pleinement actuelle, y compris au niveau sonore, avec un travail visuel de Thierry Moreau parfaitement en phase avec cette modernité électrique affirmée.
De Thierry Zaboitzeff on connait évidemment son passé dans Art Zoyd dont certaines belles traces figurent ici, parfois dans une forme réactualisée, y compris par le magnifique Aria Primitiva à la destinée hélas abrégée.  Un clin d'oeil à Rocco Fernandez, fondateur de AZ, des extraits savamment choisis que les afficionados sauront reconnaitre et quelques "covers" assez décoiffantes...
L'homme a quitté cette matrice en 1997 et c'est là où, ce coffret, devrait ouvrir des portes à beaucoup. S'affranchissant de toute logique chronologique, Thierry Zaboitzeff a construit ici un labyrinthe audacieux où l'auditeur est emporté en des terres multiples. Du séminal Prométhée, paru en 1984 et dont votre serviteur a bien usé le LP à l'époque, au récent Pagan Dances (uniquement en numérique), ce sont plus de 20 disques produits sous son nom qui se sont succédés, hélas, sans beaucoup d'écho ici, faute de distribution et de promotion. 
Ce coffret permettra donc à nombre d'entre vous de découvrir un univers personnel, protéiforme tout en étant extrèmement cohérent. Alors peu importe le catalogage : musiques nouvelles, progressif, post rock, musique contemporaine, rock in opposition, chant liturgique... Thierry Zaboitzeff est partout et, surtout, ailleurs, en musicien libre et affranchi, en compositeur singulier aux univers pluriels. Il y a urgence à le (re)découvrir. 

(Label : Monstre Sonore/ WPTL)

Le site de l'artiste c'est ICI

samedi 12 février 2022

Thierry Zaboitzeff fête ses 50 ans en 2022

 

Avec cette pandémie récurrente aux aléas incertains, il est difficile de suivre nombre d'artistes que nous aimons. Ainsi Thierry Zaboitzeff a du mettre en sommeil le magnifique Aria Primitiva, dont nous avions dit tout le bien que nous pensions, et est revenu à une formule solo, qu'il pratique depuis de nombreuses années.

Professional Stranger est apparu d'abord sous forme numérique avant de connaître une édition physique au printemps dernier dans un contexte forcément peu propice. 9 titres assez différents se suivent dans une forme de voyages aux sonorités assez surprenantes pour ceux qui fréquentent les voies de traverses du compositeur. On pourrait même penser que T.Z. a voulu proposer ici une forme d'introduction à son univers, avec des clins d'oeil "pop" assez appuyés. Ce n'est pas un problème en soi, le musicien est passé maitre dans l'art de l'arrangement sonore depuis longtemps, mais à mon grand regret, le disque ne parvient pas à maintenir l'intérêt de l'auditeur. Problème dans l'ordre des titres ? Peut-être... Il y a ici de belles choses mais la scénographie globale m'échappe totalement me faisant me raccrocher aux ambiances plus caractéristiques du musicien. Il me manque un liant ou simplement ce disque ne s'adresse pas à moi, malgré ses évidentes qualités.

Avec Pagan Dances on se retrouve en terrain plus connu. Les influences européennes sont ici affirmées et la musique se fait plus violente avec cet art du contre pied qui est un peu la marque de fabrique du compositeur. Les percussions (électroniques) sont au coeur de certaines séquences plus enlevées, dommage que Daniel Denis ne soit pas de la partie d'ailleurs. J'avoue me retrouver ici beaucoup plus en phase dans cet univers plus sombre, parfois tourmenté aux dédales imprévus. Le visuel de Thierry Moreau illustre parfaitement le climat général. Ces danses païennes réservent bien des surprises à l'auditeur avec un second titre plus "atmosphérique" à la langue imaginaire et au mystère non démenti. Pagan Dances est uniquement disponible en numérique sur le site de l'artiste.

2022 marquant son 50 anniversaire (de musique), Thierry retrace son parcours sur son site, des débuts d'Art Zoyd à... C'est passionnant, vivant et le reflet d'une sacrée époque ! On murmure, dans les milieux bien informés, qu'un coffret retrospectif serait à l'ordre du jour... A suivre...


mardi 30 juillet 2019

La scène française se porte bien : 2 - Aria Primitiva Sleep No More

Un premier EP, première carte de visite, avait permis en 2017 de prendre contact avec la musique du groupe impulsé par Thierry Zaboitzeff. Le titre de ce premier album fait évidemment écho au Art Zoyd des années 80 mais il serait vain de chercher en Aria Primitiva un clone. Disons qu'on se situe dans un prolongement de certaines esthétiques mais avec une instrumentation forcément différente sans parler du temps qui s'est écoulé...
Au travers de multiples expériences, hélas peu relayées en France, Thierry Zaboitzeff livre ici un disque extrèmement travaillé, une oeuvre mature aux dédales surprenants qui happent l'auditeur aventureux. On ne se pose que rarement en ces paysages sonores parfois tourmentés, sombres ou plus calmes pour quelques brefs instants... L'instrumentation est dense et fournie avec de belles ouvertures sonores où les deux musiciennes, Nadia Ratsimandresy et Cécile Thévenot, sont particulièrement à leur aise. On l'aura compris, voici un disque particulièrement puissant dont on peut espérer qu'il permette à Thierry Zaboitzeff de toucher un public plus vaste ce qui ne serait que justice, compte tenu de son passionnant parcours...

Pour se procurer le disque (Cd & LP) c'est ICI et LA
En version numérique


Et cerise sur le gateau, notre ami Thierry Moreau, auteur du très beau visuel du groupe, a réalisé un long entretien avec le musicien dont vous pouvez lire ici l'intégralité, merci à lui !

Peux tu nous parler de tes premiers contacts avec la musique, viens tu d’une famille de musiciens ?
Les premiers contacts, justement, dans la famille par mon grand-père maternel qui était entre-autre organiste à l’église de Fourmies (59). Tout gamin, j’adorais l’accompagner dans la tribune et me laisser prendre par ces sons d’orgue tourbillonnant, vibrants et magiques… Mais le véritable déclic se produisit à l’arrivée de la musique Rock, pas celle de gens comme Elvis Presley car j’étais trop jeune et de toute façon, je trouvais cela ringard, mais plûtot de tout ce qui a suivi un peu plus tard, les Stones, les Beatles, Kinks, Led-Zep, The Who… A cette époque, j’ai détesté l’école, l’autorité, la norme, alors les quelques cours de musique du jeudi, c’était encore l’école, l’autorité… J’ai zappé !
Mais le rock avait accroché mon oreille et très vite, j’ai voulu ressembler à ceux que j’adorais et je me suis essayé à la guitare tentant d’imiter ceux qui m’excitaient tellement… Avec quelques copains de classe ou de quartier, nous formions des groupes qui ne duraient jamais plus de dix jours.
Puis sont arrivés à mes oreilles Hendrix, Pink Floyd, Zappa… j’en passe et là, le choc fût terrible… Les esprits s’ouvraient à autre chose, en tous cas le mien… Je devais avoir 15 ans, ce fût le point de départ d’un long cheminement autodidacte durant lequel, je découvrais pas à pas ce qui était derrière ces Hendrix, Pink Floyd, Soft Machine, Zappa…  Donc Varèse, Debussy, Stravinsky, Bartok, Berio … Des musiques anciennes, baroques, romantiques, post romantiques, je me souviens d’un temps où j’écoutais Mahler en boucle parce que sa musique me touchait et que je voulais savoir comment et de quoi elle était faite.

Comment  es tu rentré dans Art Zoyd, quelle a été ta place au début puis après, les rapports avec les musiciens... 
En 1970, je rencontrais, Gérard Hourbette, je gratouillais des guitares, lui, sortait du conservatoire et je ne sais plus précisément pourquoi, mais ça a tout de suite accroché entre nous malgré mon inexpérience instrumentale d’alors. Nous nous sommes très vitre retrouvés pour monter un duo qui deviendrait ensuite un trio : « Rêve 1 «  là où nous vivions, à Maubeuge. La plupart du temps, nous improvisions sur des structures atmosphériques que nous décidions à l’avance. Gérard au violon électrifié, moi, à la guitare acoustique 12 cordes électrifiée également, le tout dans des effets de type chambre d’écho à bande, pédales de distortion, nous faisions, si je puis dire, feu de tout bois en utilisant tout élément pouvant servir de percussion en l’amplifiant très sommairement et triturant le tout dans ces chambres d’écho sans oublier les bandes magnétiques diffusées à l’envers et sur lesquelles nous intervenions ou pas ! (expérimental et improvisé !!!!  Furieux, poétique) quelques semaines plus tard, un bassiste (Guy Judas) nous rejoignait.
Un jour, Gérard alla s’acheter des cordes de violon à Valenciennes là où se situait l’unique magasin de musique digne de ce nom, au plus proche de Maubeuge. Lorsqu’il entra dans la boutique, le crâne rasé affublé d’un manteau de fourrure, un étui de violon sous le bras, toutes les têtes chevelues, moustachues et à barbe se tournèrent vers lui, je n’étais pas présent à ce moment là mais la conversation et l’échange se firent quasi instantanément entre Gérard et Rocco Fernandez et autres membres de Art Zoyd… Le même jour Gérard rentrait de valenciennes en compagnie d’Art Zoyd dans leur bus, nous fîmes le boeuf dans la cave des parents de Gérard: Art Zoyd III était né. Dès les premières répétitions autour des compositions de Rocco, notre bassiste décidait de nous quitter et là Rocco m’encouragea à prendre la basse, ce que je fis non sans difficultés mais après une une ou deux semaines, je trouvais idéalement ma place et très vite en tant que bassiste je commençais à participer à certains arrangements, cela m’excitait beaucoup de partir de rien…
Nous fîmes énormément de concert en région mais aussi un peu partout en France en particulier dans les MJC mais aussi dans des bals et discothèques… Entre 1971 et 1975, il n’y avait pas trop d’autres alternatives pour se produire sur scène.
En 1975, Rocco décidait de lâcher l’affaire, lassé, fatigué de toutes ces tournées non-rentables, il nous remît à (Gérard et moi même) les clefs de la maison Art Zoyd.
Nous souhaitions profiter de l’occasion pour tenter d’aborder la composition sous un angle différent.
Nous étions souvent très irrités de devoir se mouvoir musicalement sans cesse entre les pulsations régulières et systématiques de batteries et percussions, c’est de cette réflexion et envie qu’est né cet Art Zoyd sans batterie. Du coup selon notre esthétique de l’époque nous pouvions donner des rôles très différents à notre instrumentarium ( 2 violons, trompette et basse électrique) tantôt les uns étaient percussions, les autres harmoniques, nous changions ainsi les rôles au gré de nos envies d’arrangement de nos compositions.
En ce qui me concerne j’ai vraiment commencé à  composer  à Partir de l’album Musique pour l’Odyssée. La pièce s’intitulait Bruit, silence, Bruit, Repos, tout un programme !!! Je vivais à Douai  à ce moment là et il me fallait deux heures trente de transport pour rejoindre notre lieu de répétition qui se trouvait à Maubeuge et parfois encore sur Valenciennes et je profitais de ce long temps de transport pour préparer les arrangements que nous expérimenterions instruments en main durant la répétition. Etant complètement autodidacte, je devais durant mon voyage, trouver des astuces de mémorisation de notation, de fait j’avais tellement tout en tête que parfois je chantais les parties de trompette ou de violon et les musiciens se les notaient ensuite au propre…

Art Zoyd passait en première partie de Magma, le courant  Rock in Opposition est arrivé, tu nous en parles… 
1975-1976, nous tournions énormément dans le circuit des MJC initié alors par nos aînés (Gong-Magma et bien d’autres) Notre route s’est croisée avec celle de Michel Besset (déjà organisateur de concerts dans le sud-ouest de la France, notamment  sur Albi et Carmaux :  Association Transparence)  Il est devenu notre manager, le producteur de notre premier album : « Symphonie pour le jour où brûleront les cités » et nous a fait tourner beaucoup dans sa région et c’est lui encore qui négocia avec Magma et notre précédent tourneur (Jean René Pouilly) pour nous, les premières parties des concerts de Magma en France durant cette période à la suite de ce mémorable gig au palais des sports de Toulouse organisé par Michel Grèzes et son association Tartempion.
(concert devant plus de deux-mille spectateurs). Ces premières parties, nous amenèrent également pour une dizaine de jours au Théâtre de la Renaissance à Paris, le succès fût total, le public s’arrachait nos vinyles à l’entracte, jusqu’à quarante exemplaires par soir. C’était la folie !
Surtout si l’on re-pense à notre line up de l’époque formule commando sans batteur ni claviers.
Violon: Gérard Hourbette
Trompette; Jean-Pierre Soarez
Guitare, violon, violoncelle : Franck Cardon remplacé par Alain Eckert : Violon et Guitare
Thierry Zaboitzeff : basse électriques et vocaux
Cela fît notre son, notre identité, notre marque de fabrique.

Prométhée est ton premier album solo, on sent déjà une orientation, des voies à  exposer… 
En fait Prométhée était à la base une musique destinée à une performance théâtrale par Le Collectif Théâtral du Hainaut de Valenciennes qui me commanda cette composition par son directeur Philippe Asselin. Ce fût la toute première fois depuis mes débuts dans la composition que je me suis senti complètement libre, pas tenu de composer pour tel ou tel ensemble d’Art Zoyd ou autre. J’avais décidé pour ce projet d’utiliser tous les instruments dont je pouvais jouer à l’époque: un bon vieux piano droit pas très bien accordé, le cello, la basse mais aussi la guitare électrique, un casiotone (sorte de synthé-jouet avec des sonorités typiques) et multiples accessoires comme des métronomes, petites percussions (castagnettes, tambour, triangle, boite à rythmes trafiquée) et les multiples pédales de distortion d’alors ainsi que les possibilités offertes par le montage sur bande magnétique…
Ici pas de concertant, pas de solis, rien à prouver sur une scène mais une volonté d’ambiant, de liberté, de manipuler mes instruments et mes textures entièrement « faites maison » Un processus de composition et d’arrangement complètement dépendant de ma volonté et de mes moyens techniques de l’époque.
La source littéraire, la base imposée de mon inspiration : « Prométhée enchaîné » d’Eschyle accompagné d’indications scénographiques.
Très vite, j’ai dû oublier toute cette histoire très compliquée afin de ne pas m’y perdre et je ne gardais que ceci en tête : 
« Éther divin, vents à l'aile rapide, eaux des fleuves, sourire innombrable des vagues marines. Terre, mère des êtres, et toi, Soleil... je vous invoque ici » Et puis Zeus, Les Océanides, Io, Hephaitos…
J’étais marqué par cette image de Prométhée enchaîné et condamné pour avoir révélé les bienfaits du feu aux hommes…
En marge de cette musique de scène, je décidais d’en réaliser un album en remaniant, re-découpant, re-mixant, superposant d’un Revox à l’autre créant ainsi des décalages aléatoires ou volontaires…Mais surtout, au fil de mon travail j’ai toujours veillé à ne pas perdre ce côté très instable, errant mais hiératique que j’avais souhaité.

Quels ont été tes bassistes préférés?
Janick Top, Francis Moze, Tony Levin, Hugh Hopper pour ne citer que ceux qui m’ont directement impressionné.

Tu  joues  de la basse avec un médiator,  pourquoi ce choix ? 
Cela vient du fait qu’auparavant, je jouais de la guitare mais surtout,  je maitrise mieux la précision pour les phrasés très rapides et complexes dans l’exécution rythmique, avec le temps, je me suis organisé de cette façon toute une palette de nuances et de timbres… Je recherche ce côté piqué…Parfois j’utilise les doigts pour obtenir des sons très sourds ou pour balancer quelques slaps, avec modération… Je dois ajouter que je suis avant tout compositeur et que je ne me prends pas pour un bassiste chevronné et exemplaire. j’utilise tout les instruments dont je peux jouer comme passeurs de ma musique.

Le violoncelle ?  Tu y es  venu comment ? Le violoncelle électrique ? 
Lors de la conception de l’album « Musique pour l’odyssée », je trouvais que uniquement ma basse électrique, ça n’allait pas le faire, j’étais frustré, j’avais envie de corde frottée, J’achetais donc un violoncelle et toujours en autodidacte, je me mettais au travail avec l’aide précieuse de Gérard et de Franck qui me communiquèrent quelques rudiments et bon conseils… Le reste fût souffrance, persévérance ! Quant à l’électrification du violoncelle, elle fût toute naturelle car nous électrifions déjà les deux violons et la trompette.

L’apport de la lutherie informatique et électronique donnent des  ouvertures nouvelles, des couleurs  nouvelles, comment sont préparées ces interventions?  Les Ondes Martenot ? 
Dans les années 85-86 Chez Art Zoyd, j’utilisais déjà cette lutherie informatique et électronique. Les manipulations d’alors étaient très basiques et robotiques, c’était très frustrant sauf si vous vouliez ressembler à Kraftwerk, ce qui n’est pas une critique mais cela n’était pas ce que nous recherchions…
Mais revenons en 2019, Les technologies ont bien changé et vous pouvez aujourd’hui avoir dans votre ordinateur portable au sein d’un sampler virtuel tous les sons et les patches que vous avez préparé pour le concert pour ensuite les manipuler et les jouer en direct sur scène à partir de claviers, de pads, de capteurs via le MIDI.
Au sein de ses mêmes samplers, vous avez également accès à la synthèse si vous souhaitez y travailler et créer vos propres sons, autant dire un outil puissant, expressif, formidable.
Ceci apporte dans ma composition toutes les palettes sonores que je souhaite associer à une orchestration…
J’adore le fait de pouvoir par exemple sampler le souffle de ma voix et un accord de violoncelle ou de basse et remixer l’ensemble jusqu`à en faire un son nouveau et puis le triturer encore et encore à l’envi et lorsque cela me procure l’émotion recherchée, j’introduis ce ou ces sons dans ma composition…
Concernant l’onde Martenot, je n’avais jamais travaillé avec cet instrument, je ne l’avais même jamais côtoyé , simplement entendu dans des oeuvres de Messian, Milhaud, Henry pour ne citer que les plus connus et puis aussi dans certaines musiques de film…
C’est la rencontre avec Nadia Ratsimandresy pour ce projet de concert et d’album Aria Primitiva qui a été le déclencheur. Dès cet instant, j’ai commencé à me documenter, à rechercher. C’était un nouveau challenge ! Pour Aria Primitiva, je ne voulais pas écrire des pièces spécifiquement pour l’onde martenot mais l’intégrer à l’architecture sonore que j’avais en tête, entre Rock Metal-Jazz-musique du XXème-électronique-ambient-techno mais « Zaboitzeffienne » !!!
Pour les premières étapes de composition et d’orchestration, j’ai utilisé une Onde Martenot Virtuelle (samplée), histoire de me familiariser seul avec les timbres et les principales possibilités car les membres d’Aria Primitiva sont géographiquement très éloignés et je voulais être informé sur les sons et variations de l’onde avant nos sessions en trio.
Puis nous nous sommes enfin retrouvés instruments en main pour monter ce répertoire «  Sleep No More » et là j’ai vraiment appris beaucoup en découvrant Nadia et son instrument, cela m’a permis de corriger certaines erreurs dans mon écriture mais également d’intégrer l’onde dans des atmosphères musicales inattendues ou à priori incompatibles. Chaque jour, avant de commencer à déchiffrer ou répéter, nous improvisions une vingtaine de minutes et là j’ai vraiment découvert l’onde et ses immenses possibilités.

Dans toute ta discographie, il y a des influences sous jacentes, on peut parler de Xenakis, de Nino Rota, de Jon Hassell, de Gorecki. Tes influences sont en filigranes, et on sent bien ta rigueur d’écriture, ces gens t’ont influencé ? 
Chaque compositeur à souvent du mal à dire qu’il a été influencé par tel ou tel…
Me concernant, il y a des Artistes, des Compositeurs, des Oeuvres que j’ai admiré et qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui: Stravinsky-Bartok-Debussy-Ravel-Eno-Zappa-Hassel-Mahler-Miles Davis-King Crimson-Berio-Ligeti-Orff-Ives-Magma Epok I… Et beaucoup d’autres…
Ce mix vous paraîtra sûrement curieux mais c’est ainsi ! Effectivement, un peu Gorecky, Nino Rota mais pas Xenakis qui ne m’a jamais vraiment attiré.

Tu chantes parfois en latin "Missa Furiosa",  je me  souviens dans une vieille interview que tu parlais de ton grand père et des visites dans  les églises, tu te « sers » du latin un peu comme un gimmick, un clin d’oeil..??? 
Le Chant en Latin, ce fût seulement dans la Missa Furiosa, là encore, un challenge: amener ma musique dans un cadre techno-pop, mêlant instruments acoustiques y compris une batterie, grooves élelectro, chanteurs lyriques  et pour y chanter une Messe imaginaire avec même une citation bluesy du requiem de Mozart !!!
Ma préoccupation dans ce projet était d’être Bombastique-Churchy, à la limite de la caricature, mêlant grandes orgues, chant lyrique, puissance sonore pour une sorte de cérémonial, ce qui m’a toujours attiré car lorsque j’étais enfant, j’accompagnais souvent mon grand-père à la tribune car il était organiste et j’adorais être proche de ces sons parfois grandioses et me laisser empoter par ce visuel-rituel qu’était la grand-Messe avec l’encens, le Garde Suisse - Les debout-Assis, la Communion, etc.
Je trouvais que le latin allait fort bien avec ma musique et comme non-croyant, Je dois ajouter que si tout ceci était parfois caricatural, je n’ai jamais souhaité être critique ou blasphématoire, cela n’était pas le propos ici ! je me sentais plutôt dans une sorte de « rave dominicale… » (hi-hi)
Pour l’anecdote, un moine qui assistait au concert a même acheté l’album Missa Furiosa.

En faisant le point sur ta discographie, on sent que tu explores différentes facettes de ton univers, Aria Primitiva  est un peu la quintessence de ton travail…? 
Oui, dans chaque création nouvelle cela doit transparaître un peu, et cette fois, un peu plus. J’ai personnellement beaucoup de mal à regarder en arrière et donc Aria Primitiva est mon dernier projet en date et dans mon esprit, c’est le meilleur, là où j’ai mis tout mon savoir-faire, mon âme. Ce n’est que mon avis bien entendu !

Pourquoi le nom de Aria Primitiva ?
Bien que finalement il n’y ait pas beaucoup de parties chantées dans ce projet, je recherchais un nom qui fasse allusion au chant de manière globale, chant primitif, chant tribal quelque chose d’antérieur à une musique savante, élaborée mais y faisant tout de même référence…  Aria Primitiva est finalement venu naturellement (Aria pour le côté classique-savant et donc Primitiva pour le côté primitif, tribal… Ce nom m’est venu très vite à l’esprit, nous l’avons adopté aussi vite !

Parle nous de  Cécile Thévenot, Nadia Ratsimandresy, participent elles aux compositions ? La symbiose du trio est évidente... 
Nadia et Cécile n’ont pas participé à la composition, mais je dois vous raconter un peu plus sur notre rencontre et la genèse de ce projet. Nadia , Cécile et moi même faisions partie du line up du concert anniversaire d’Art Zoyd au Phénix de Valenciennes en décembre 2017. Lors des répétitions est née entre-nous une sorte de complicité, d’attirance musicale, le soir, après cet ultime concert, Nadia et Cécile vinrent me demander si l’on ne pourrait pas envisager de travailler ensemble, je dois avouer que sur le coup, j’ai eu quelques réticences par rapport à un trio, pourquoi ?, Comment ? Quelle musique ? Dans l’euphorie du moment, j’ai dit : « Banco ! » je voulais relever ce nouveau défi. Quelques semaines se sont ensuite écoulées, semaines durant lesquelles, j’ai un peu fait le tour de mes envies que j’ai peu à peu communiqué à Nadia et Cécile qui étaient à l’écoute de ce que je proposais. Nous avions évoqué également la possibilité de constituer ce trio sur la base d’improvisations ce qui m’a fait un moment hésiter car l’improvisation n’est pas spécialement mon truc, en tous cas et je rêvais d’une écriture compacte serrée et j’ai donc commencé à écrire puis très vite je suis arrivé à une heure dix de compositions, que j’ai proposé pour le trio en prévoyant des plages d’improvisations libres au sein de morceaux très écrits.
Ce fût donc notre base de travail après approbation de Nadia et Cécile. Puis le temps passant j’ai eu l’impression que sans décision radicale au niveau notamment d’un calendrier nous serions toujours dans un processus d’attente, de réflexion, de recherche chacun dans notre coin et personnellement, je n’en avais ni le temps ni les moyens, nous sommes tous trois séparés par de grandes distances et rien n’est facile pour se retrouver et travailler.  
Alors, j’ai pris sur moi la décision de terminer rapidement l’écriture.  Il m’a fallu aussi vite trouver les lieux de répétitions pour notre première session de travail ainsi qu’une résidence, les premiers concerts puis un cadre technique et financier pour la réalisation de l’album.  Ceci explique que Aria Primitiva est devenu de fait mon projet. Je dois dire que cette première session de répétitions et de rencontre véritable fût exemplaire. Chaque matin avant de nous lancer dans les orchestrations et mises en place, nous improvisions une vingtaine de minutes pour notre plus grand bonheur , histoire de nous rencontrer et nous découvrir. Et je dois encore remercier Nadia et Cécile pour leur grande complicité, aide, collaboration et professionnalisme. Et à ce titre pour moi, c’est aussi leur projet  même si elles n’ont pas signé les compositions. J’avais auparavant pré-programmé les samplers et les empilages de sons que finalement nous nous avons re-répartis ensemble pour des raisons de jeu et de maniabilité des machines en condition de spectacle, laissant Nadia plus disponible pour les Ondes Martenot qui est l’une des originalités de ce projet.
Ce propos musical en trio et sa conception technique ne tiennent qu’à un fil, celui de la complicité-concentration et cela se sent immédiatement lorsque l’on nous regarde en concert. Je suis personnellement très touché de m’en rendre compte au fil des concerts.

Des concerts ? Les projets ?
Pause actuellement pour les concerts car nous avons tous trois d’autres engagements prévus de longue date à honorer mais des possibilités s’annoncent déjà, je ne peux en parler tant que rien n’est fixé définitivement.
Je travaille en ce moment à la composition pour un projet chorégraphique de Editta Braun Company : « Layaz » pièce pour une danseuse Hip-Hop
J’y utilise un peu les codes musicaux de ce style pour en réaliser une pièce toute personnelle, là aussi, un nouveau défi à relever !
La création aura lieu en octobre 2019.
Puis je ferai une longue pause car j’arrive à un moment de ma vie où beaucoup de choses deviennent compliquées et cela sera l’occasion de me ressourcer…

L’ Album Sleep No More bien accueilli ? 
Au regard du courrier, des mails enthousiastes que nous lisons, des ventes sur mon site et d’autres retours (Label-Distributeur) je peux dire que cet album reçoit un excellent accueil. Attendons de voir comment la presse dans son ensemble réagira… Certains articles déjà sortis ici et là sont très positifs sur notre création.

Le courant R.I.O reste assez confidentiel du grand  public,  que penses tu de ce mouvement ?
Le RIO est un mouvement créé vers la fin des années 70 par Chris Cutler et son groupe Henry Cow qui avait enregistré ses premiers albums chez Virgin (GB) Le but du RIO était de de s’opposer en général à l’industrie musicale Rock en particulier, prouvant ainsi qu’il était possible de produire des concerts et des albums en toute indépendance artistique, politique… Ce que chaque groupe de ce mouvement tentait déjà de faire dans son coin, Henry Cow-Art Zoyd-Univers Zéro-Etron Fou Leloublan-Samla Mammas Manna-Stormy Six -Art Bears-Aksak Maboul ) Ensemble, en réseau nous serions plus fort ! C’est ainsi que nous avons participé (Art-Zoyd) à quelques festivals RIO (Milan-Stockholm…)ou concerts isolés labellisés RIO un peu partout en Europe,et produit et distribué en 1982 notre double album Phase IV via Recommended Record devenu le Label du RIO. Comme bassiste, j’ai joué  avec Univers Zero (époque 1313- Hérésie) dans le premier festival RIO qui se tenait au New London Theater en 1978… J’étais bassiste intérimaire dans UZ,  Guy Segers devait me remplacer par la suite et nous nous partagions le répertoire. Nous avions également joué auparavant à Nancy dans cette formule à deux basses alternées.
Puis ce mouvement s’est quelque peu endormi, le public a de moins en moins suivi et les artistes ont repris chacun leur voie. Le RIO est resté dans les mémoires comme une étiquette large englobant rock progressif, avant-garde, fusion, psychédélique ou expérimental hors du contrôle de l’industrie musicale. 
Jusque à une renaissance du mouvement en 2007 sous l’impulsion de Michel Besset et de Roger Trigaux qui se donnèrent les moyens techniques et financiers de remettre ce festival sur pied et d’en faire en France, un évènement musical annuel depuis. Je ne crois pas que ce mouvement soit confidentiel au regard du style des musiciens qui en font partie.
Les concerts qui y sont présentés sont pour la plupart sans concession, originaux. Les temps sont devenus encore plus rudes (artistiquement) pour exister, mais j’ai le sentiment que peu à peu l’intérêt du public revient vers le RIO sur une base plus large, internet aidant !
Ce que je trouve un peu agaçant et dommage, que certains groupes sont un peu dans l’imitation de Magma-Univers Zero-Art Zoyd-Henry Cow…) On aimerait découvrir d’autres sons, d’autres tendances, d’autres originalités. Les temps ont changés, attention de ne pas tourner en rond ! 

Quels sont les musiciens avec qui tu aurais aimé travaillé ?
J’ai passé vingt-cinq années dans Art Zoyd avec des compagnons formidables (Gérard, Jean Pierre, Patricia, André, Daniel…) Nous nous sommes presque tout permis artistiquement jusqu’à une grande lassitude et des envies différentes de part et d’autre, précisément entre Gérard et moi qui étions de 71 à 97 les deux têtes du groupe Art Zoyd…
Gérard souhaitait s’orienter vers la musique contemporaine et ses réseaux de compositeurs en résidence… et utiliser plus de technologie, je souhaitais vivement le contraire, le moment était venu de nous séparer…
J’ai donc  ensuite fait un long chemin solitaire, comme compositeur, dans mes projets et ceux d’autres artistes, chorégraphes, metteurs en scène, réalisateurs… C’était aussi une sorte de thérapie: Ne plus être attaché artistiquement au langage d’un ensemble de musique devenu comme un sorte de parti politique dont il ne fallait pas sortir des lignes y compris des miennes et j’ai donc en quittant Art Zoyd, avec bonheur, joui de cette nouvelle liberté.
Alors aujourd’hui après tous ces chemins de traverses, si je me prenais à rêver d’une nouvelle expérience, c’est avec Daniel Denis (UZ) que j’aimerais jouer mais sûrement pas dans un contexte à la Univers Zero ou Art Zoyd car pour moi les temps ont bien changé. Non dans une autre sensibilité, une approche différente à chercher, nourrir, inventer…
Mais il me reste tant à faire sinon !

Comment procèdes-tu dans la création, tu pars de quoi ? Une rythmique, une mélodie, un son, par quel instrument commences tu ?
Je dirais que c’est un grand bazar ! En fait, souvent, au départ, mes compositions sont de grandes improvisations dans tous les sens du terme, comme je ne suis pas lecteur, je n’écris pas sur papier mais je joue et m’enregistre avec tout et n’importe quoi, je provoque l’inspiration puis je laisse venir, souvent je rejette puis reprends, j’ai besoin de me mettre dans un état d’écoute profond et là tout devient permis, je peux par exemple utiliser ma voix ou ma basse pour ébaucher un rythme, une mélodie, un accord puis directement y introduire le violoncelle et parfois cette petite ébauche ne sera pas utilisée mais aura ouvert un chemin vers d’autres sensations plus magiques que je développerais ultérieurement. Je ne suis pas du genre à théoriser ou à écrire un essai de 500 pages avant de sortir un son, je travaille instrument en main d’ans l’organique, la spontanéité avec brutalité parfois mais pour mieux sortir douceur et tendresse. Il arrivé que la méthode de travail soit plus douce en cherchant sur un piano, harmonie et rythme , imaginant le décor ou l’atmosphère que je planterai autour en studio. J’essaye d’éviter les règles et les systèmes mais comme tout être humain parfois je n’y parviens pas mais le fait d’avoir tenté d’éviter certaines habitudes m’amène souvent vers quelque chose d’inattendu au final.En général, je travaille dans mon studio, là, tout est prêt à être enregistré et si besoin, re-traité sur le champs ! micros et interfaces prêt à l’emploi et ensuite, j’ai besoin d’aller vite pour les choses techniques de manière à rester le plus léger et fluide lorsque l’inspiration vient. Comme je le disais au début, il s’agit bien d’une grande improvisation dont je ne conserverais que l’essence même. Bien sûr, lorsque l’on me commande une musique pour la Danse, le Théâtre, le Film, j’ai des contraintes précises (atmosphérique-utilisation d’instrument particulier-ruptures…) mais ma méthode reste identique. Je m’adapte.

Que penses tu des logiciels prêt  à l'emploi, on en voit dans les domaines de la world, l'ambient, l'électronique... Le tout "prêt à l'emploi"  ( textures, séquences, voix...) ne tue t'il pas la recherche, l’inspiration ?  
Je pense que si l’on veut rester soi-même, il vaut mieux ne pas trop utiliser ces choses prêtes à l’emploi, certains logiciels sons sont intéressants et j’en utilise parfois mais hors du contexte proposé et mêlés à mes propres sons ou textures. Il faut savoir garder ses distances mais ne pas se fermer.
Je fais partie de ces gens qui utilisent la technologie et qui ne veulent pas la mettre en avant, devant ! Je m’y intéresse et je développe autour… Elle doit être au service, de nos idées, de nos envies, des émotions que nous voulons communiquer. Je trouve que certains compositeurs et artistes, actuellement se cachent derrière leur équipement, leurs logiciels et leur théorie et l’on a parfois du mal à sentir quelque chose derrière et c’est toujours très froid et généralement cela ne va nulle part …

Crédits photos : Michel Laloux, E.Valette, Lutz Diehl, Laurent Maginelle.

samedi 5 mai 2018

Gérard Hourbette n'est plus

Cette triste nouvelle a été officialisée ce matin par le quotidien La Voix du Nord, Gérard Hourbette s'est éteint hier après-midi à l'âge de 64 ans. Son nom est évidemment lié à celui d'Art Zoyd qu'il rejoint au début des années 70 et dont il assuma seul le leadership après le départ du groupe de Thierry Zaboitzeff, menant la formation vers des rivages de plus en plus contemporains.
Il nous avait reçu très gentiment il y a quatre ans pour un long entretien, revenant sur un parcours musical très dense et novateur qui aura captivé bon nombre d'entre nous durant de nombreuses années. C'est avec beaucoup de tristesse que nous adressons nos pensées à l'ensemble de ses proches.

lundi 5 février 2018

Aria Primitiva se dévoile avec un premier EP

Nous nous avions annoncé, au printemps, la nouvelle aventure musicale de Thierry Zaboitzeff aux côtés de Nadia Ratsimandresy et Cecile Thevenot, toutes deux aux claviers et autres samplers.
Le trio vient de publier un premier EP en forme de carte de visite. La musique y est, certes, provisoire, Work in Progress oblige, mais permet de prendre contact, au travers de trois titres (près de 24 minutes de musique), avec une proposition musicale qui devrait éveiller l'interêt de nombre d'entre vous.
Le résultat est assez emballant, dans la lignée de ce qu'on peut attendre d'un Thierry Zaboitzeff dont l'exploration sonore a été vaste au travers d'une imposante discographie (18 albums solos quand même !). Il puise ici, au passage, dans son propre patrimoine Art Zoydien avec une reprise épurée de Sleep No More. Mais, en même temps, l'ensemble s'avère diversifié dans son expression mélant les couleurs et les intentions. L'apport des deux musiciennes, et de leurs instrumentations, participe pour beaucoup à la signature et à la dynamique sonores d'Aria Primitiva bien que T.Zaboizeff soit le seul compositeur (pour l'instant?). Post Rock ? Symphonique ? Tribal ? Contemporain ? Européen ? Ambient ? Aria Primitiva est à leur carrefour tout en se traçant une jolie voie personnelle encore en devenir. Leurs prochains premiers concerts ainsi qu'un album, courant 2018, devraient permettre aux musiciens de creuser encore un peu plus ce vocabulaire unique. A suivre, sans dormir plus alors...

Le EP est disponible auprès des musiciens pour la modique somme de 10 Euros (port compris pour l'Europe) ICI

mercredi 31 janvier 2018

Février en concerts


Après un mois de Janvier assez morne, voici un peu plus de grain à moudre en cette fin d'hiver. Programme diversifié donc, pour peu que vous soyez un peu mobiles...

Art Zoyd Ciné Concert Le Voyage dans la Lune
1er : Valenciennes, le Phénix.
6 : Maubeuge, Le Manège

Band of Dogs :
2 : Les Lilas, Le Triton (+Andy Emler)
13 : Ivry sur Seine, Théâtre Antoine Vitez (+ Otomo Yoshihide)

Albert Marcoeur et le Quatuor Bela : 
20 : Rezé, La Soufflerie.
21 : Cosne d'Allier, Le Bastringue.

Minimum Vital :
24 : Lormont, Espace Castefedells.

lundi 20 novembre 2017

Le coffret 44 1/2 d'Art Zoyd est arrivé !

Ce n'est pas sans une certaine joie que les souscripteurs du projet de publication de bandes inédites d'Art Zoyd ont reçu leur cadeau de Noël avec de l'avance. De l'avance pour Noël, car le projet a même, il fut un temps, failli capoter faute d'un nombre suffisant de mécènes et du coût de fabrication de ce coffret. Heureusement, l'histoire a été différente.
Je passerai sur le cadeau promotionnel, un T-shirt siglé Art Zoyd pour aller à l'essentiel, à savoir le contenu de cette jolie boite.
Une pochette qui n'est pas sans rappeler celle de Köhntarkösz, le sigle Magma étant remplacé ici par celui de la formation valenciennoise et le magma par un bel effet sur un ciel nuageux.


Le contenu est dense : 12 CD, 2 DVD, deux livres et deux affiches, de quoi passer de longues soirées à écouter, regarder ou lire tout ce matériel.
La qualité des enregistrements est à la hauteur de ce que l'on connait et attend d'Art Zoyd. Toute la longue, très longue, existence de cette formation valenciennoise est vue, revue et même éditée pour la première fois : de 1975 à 2005 pour le son (live et studio) et de 1979 à 2015 pour l'image. Il est encore trop tôt pour avoir fait le tour d'un tel matériel, bien sûr, mais les quelques extraits écoutés, pour le moment, s'avèrent de haut niveau comme ce concert à Berlin en 1987, ou cette captation du Mariage du Ciel et de l'Enfer de 1985...
Pour les deux livres, le premier est en fait le détail du contenu de chaque CD ou DVD, le deuxième est un recueil de photos, plutôt des dernières années.

Pour tout vous dire, vos deux humbles serviteurs sont même crédités pour bandes audios offertes (à vous de deviner lesquelles...), merci à Gérard et Cuneiform Records. Un indice cependant Ici ...
Un petit reproche cependant, celui de ne pas avoir repris sur les disques les lieux, dates et titres contenus, cela oblige à feuilleter plus que de raison le livret correspondant.

Un superbe cadeau de Noël à offrir ou à s'offrir, disponible Ici et  avant épuisement, le tirage semblant assez limité, alors dépêchez vous !

jeudi 16 mars 2017

Le nouveau projet de Thierry Zaboitzeff

L'ancien co-leader d'Art Zoyd, dont la carrière solo est assez pléthorique malgré son peu d'écho en nos contrées, annonce un nouveau projet pour l'année prochaine. Après avoir longtemps oeuvré en solitaire ces dernières années, il renoue avec une formule plus élargie et qui plus est, largement mixte.
A découvrir en 2018 donc !


vendredi 27 janvier 2017

MAJ : Art Zoyd le Coffret 44 ans 1/2 disponible en souscription

En Septembre dernier nous vous annoncions le contenu de ce coffret. Compte-tenu de l'impact financier d'une telle sortie, l'objet est disponible en souscription après de Wayside (la VPC du label américain) au tarif de 195 $. Si le nombre de souscripteurs n'est pas suffisant le 1er Mars, les pré-commandes seront remboursées et la sortie annulée...

Pour commander c'est ICI


Il a déjà été question de ce projet de coffret d'Art Zoyd en ces pages mais les choses avancent puisque Cuneïform Records en annonce la sortie pour Février ou Mars 2017. Au programme 12 CD et 2 DVD avec un programme pour le moins alléchant mélant enregistrements en concerts et travaux studios inédits :

• Live Concert Berlin « Loft » (avril 1986) 
• Häxan live Copenhagen « European Capital of Culture » (February 1996) 
• u.B.I.Q.U.e live Maubeuge La Luna (January 2000) 
• Lindbergh (circa 1990)
• Le Mariage du ciel et de l’enfer - ballet de Marseille - Roland Petit live Paris « Théâtre des Champs-Élysées »
• LIVE Reims Maison de la Culture (1980) 
• LIVE Golf Drouot 1972 
• Live at Pop Club avec Jose_ Artur, France-Inter radio (1974)
• LIVE Paris « Théâtre de la Renaissance » (1976) 
• LIVE Le Vivat ARMENTIÈRES (2002)
• LIVE Grenoble (1990)
• LIVE MONS Art Zoyd / Musiques Nouvelles (2000)
• LIVE Maubeuge Art Zoyd / Orchestre National de Lille (2000)
• LIVE MEXICO Art Zoyd / Orquesta Sinfónica del Estado de México (1999)
• Live at Pop Club avec Jose_ Artur, Radio France Inter (1975)


• Faust (unreleased) (1992) 
• Les Présidents (1980)
• Korbes (1995)
• Les Escalators mystérieux (2005) 
• Globe Arena (1989) 
• Musique pour le SIX-CENTENAIRE DU BEFFROI DE BETHUNE (1988)
• BETHUNE 1789 (1989)
• LES INATTENDUS DE MAUBEUGE « SPOUTNIK » (1993)
• Les Trois Mousquetaires
• FLIXECOURT Tisserands 
• La Guerre de Marguerite
• Au nom du Père (1991)
• Malbodium (1987)
• L'étrangleur est derrière vous (1983) 
• Terra Terra ! (1986)
• MARCO POLO (1984) 

DVD 1
LIVE FESTIVAL Rock In Opposition Le Garric / BIRTHDAY CONCERT (19 sept 2015)

DVD 2
BERLIN (live 14 & 15 AVRIL 1986)
PHASE IV / FR3 Télévision (Hôtel de Ville Maubeuge live décembre 1982)
Nosferatu - Teaser (1988)
Musique pour l'Odyssée / FR3 Télévision (1979) extrait
"The marriage of heaven and hell" (1985) - TV excerpt

lundi 28 novembre 2016

44 ans 1/2 en deux heures de musique

Après une première remarquée au festival RIO de l'an dernier, Art Zoyd fête à nouveau ses longues et belles années de musique le 7 Décembre prochain à Valenciennes, sur la scène du Phénix. Une occasion à ne pas rater car il n'est visiblement pas certain du tout qu'il y ait d'autres occasions prochainement...


lundi 2 mai 2016

Les concerts de Mai

C'est sûr que quand on voit trois dates pour un mois, on peut, en silence, se lamenter intérieurement... Mais si on creuse un peu, voici trois bonnes nouvelles : un nouveau projet pour Art Zoyd, et deux concerts marquant la sortie d'un disque ! Alors le bilan est finalement loin d'être négatif, malgré les apparences...






Art Zoyd "Hôtel Electrique" :
3 Mai : Valenciennes, Scène Nationale du Phenix.

Free Human Zoo :
21 Mai : Presles.

Patrick Gauthier Trio :
14 Mai, Le Trtion, Les Lilas.

mercredi 20 janvier 2016

Un nouveau projet pour Art Zoyd

Axé autour d'une quinzaine de films courts des années 1895 à 1935, Hôtel Electrique se veut un ciné-concert accessible aux enfants à partir de dix ans ! Trois compositeurs se relaient, pour un spectacle de 70 minutes, dont la première est annoncée le 3 Mai au Phénix de Valenciennes.
Plus d'infos : Ici


lundi 18 janvier 2016

Qu'allons-nous retenir de 2015 ?

Déjà notre quatrième "rétrospective " de l'année écoulée, le temps passe vite, l'air de rien, mais nous sommes toujours fidèles au poste... L'occasion de revenir sur une année qui n'aura pas forcément tenu toutes ses promesses mais qui n'aura pas été sans surprise non plus !

"Catégorie disques" : Evidemment la publication de Slag Tanz aura comblé une longue attente pour les afficionados de Magma. Depuis les premières versions de 2009, le morceau s'est métamorphosé au fil des concerts avant de parvenir à maturité dans cette version définitive et magnifique.

Mais d'autres parutions ne sont évidemment pas à négliger.
Minimum Vital est revenu, sur le plan discographique, en ce début 2015 avec... un double album Pavanes (Muséa) ! Le groupe est en pleine maîtrise de son vocabulaire musical, on regrettera juste l'absence d'une "vraie" batterie (la batterie Midi...moins convaincante que les percussions), quelques disgressions un peu inutiles (le piège du double album) mais la démarche reste toujours aussi sincère, personnelle et musicale.
Dans un registre très différent, STPO aura marqué l'année avec son Imparfait Multiple de Dieu (Solel Mutant). Imparfait peut-être, mais sacrément défricheur et personnel, on vous en avait parlé Ici et plusieurs mois après nos impressions restent intactes, un grand moment !
Avec son troisième disque, Beyond Space Edges (Soleil Mutant), Unit Wail, poursuit dans cette voie d'un rock post-crimsonnien de belle facture mais ce dernier opus marque en même temps, de manière assez paradoxale, l'accomplissement d'une formule mais aussi son épuisement. A l'écoute de ce dernier disque, le plus abouti, certes, et parfaite introduction pour les néophytes en la matière, on ne peut s'empècher de penser que le groupe a, un peu, fait le tour du sujet. L'introduction, par moments, de la voix et du violoncelle, serait-elle l'indice d'un futur renouvellement ? A suivre...
Plus "Pop", certes, mais à ne pas ignorer pour autant, le premier disque de Faustine  (Coop Breizh) aura été une belle oasis en ces temps troublés, savamment ciselée avec une extrème finesse dans l'art du décalage...

"Catégorie Rééditions" : Deux grosses pièces en cette fin d'année auront occupé nos platines. Le Kohnzert Zünd aura rencontré un écho certain à l'international, si on en croit les réactions sur Facebook. Les plus férus retiendront un livret joliment illustré et le concert de l'Alhambra 2009 avec un Emëhntëhtt-Rê particulièrement saignant et un "Gospel" immortalisé. Seconde pièce majeure avec le recueil de six CD de Philippe Cauvin. Pour quelqu'un qui n'avait publié, à ce jour, que trois disques, la performance n'est certes pas mince ! Difficile de tout écouter en si peu de temps mais les bandes du Cauvin Groupe de la fin des 80's, avec une magnifique version d'Automne et Frôlements, le quatrième volume devraient convaincre sans difficulté ceux qui ont gardé Memento et Climage dans leurs oreilles. Nous reviendront sur cette imposante publication, le temps de tout écouter en profondeur... Bientôt ! Et n'oublions pas, non plus les rééditions vinyles des disques de Magma qui se sont succédées durant cette années, avec parfois, de belles surprises pour les pochettes.

"Catégorie Concerts" : Le Tour sans Fin avec ces nouvelles terres acquises enfin à la cause de la Zeuhl Wortz aura forcément marqué l'année passée. La Chine, pensez donc ! Seule ombre au tableau, la défection de James pour les raisons que l'on connaît et qui a forcément entraîné une période délicate pour le groupe dont le dernier concert, en Hollande, est venu à point pour nous rassurer avec l'arrivée, voulue par James, de Jim Grandcamp. La "Rétrospective" Art Zoyd au RIO 2015 aura aussi fortement marqué les esprits avec une formation mélant anciens et nouveaux dans un répertoire couvrant près de 40 années de musique. Reste à espérer qu'un tel projet ne soit pas sans lendemain...

Ceux qui nous ont quitté cette année : Jean De Antoni et René "Stündëhr" Garber côté Magma sans oublier Daevid Allen dans une série qui n'a pas cessé, malheureusement, en ce début d'année...

Pour 2016 certains rendez-vous se profilent déjà à l'horizon : un nouveau DVD de Magma enregistré au Triton à l'automne 2014, un nouvel album d'Albert Marcoeur et du quatuor Béla pour l'automne, le coffret d'archives d'Art Zoyd sur Cuneiform, un projet d'inédits d'Uppsala, le coffret de One Shot... Et bien d'autres choses à découvrir sur KSZ durant ces prochains mois !
Bonne année 2016 à tous !



dimanche 6 septembre 2015

Plus que six jours pour boucler le budget des 44 ans 1/2 d'Art Zoyd

A 5 jours de la fin de la campagne de financement participatif lancée par Art Zoyd à l'occasion de ses 44 ans 1/2 il manque un peu moins de 2000 Euros pour boucler le projet. Rappelons que si les 15.000 Euros ne sont pas atteint, la collecte de fond sera annulée.

Pour participer c'est ICI



Et pour situer les choses, voici quelques mots publiés ce jour sur la page Facebook du groupe :


"Les 44 1/2 c'est un anniversaire ! ET 44 1/2 en temps de crise pour un groupe qui n'a jamais fait de concession, c'est rare ! 
Ce n'est pas une reconstitution de groupe, ni une renaissance, ni celui d'hier, ni unb nouvel Art Zoyd, c'est un moment unique de réunion de Gérard Hourbette et Thierry Zaboitzeff qui ont partagé quasi 30 ans de vie commune.
C'est aussi une réunion de musiciens qui ont tous leur propre histoire avec Art Zoyd : certains font partie du groupe actuel depuis 16 ans, 5 ans, 10 ans, d'autres ont joué dans le passé, un moment ou plus longtemps, car un groupe est une entité mobile et non fixe ! Et puis il y a de grands absents, faits de hasard, Patricia Dallio ou Jerome Soudan, ou d'autres, question calendrier et aussi parce qu'on ne pouvait pas créer un orchestre symphonique avec tous les anciens musiciens d'Art Zoyd, il aurait fallu un Ulule puissance 10 ^^.
Aujourd'hui, nous avons besoin de vous tous, et il reste peu de jours, pour nous garder bien vivants, un projet non bouclé économiquement de nos jours, mettrait en péril, non pas l'anniversaire, mais la vie entière du groupe. Autrement dit, ce serait sa mort.
Aujourd'hui, on n'a pas le droit de se tromper ! Puis, on est dans une Région où l'avenir semble bien sombre politiquement, nous avons besoin d'être forts pour résister,c'est pour cette raison que nous avons monté ce projet Ulule, je tenais à le rappeler, d'avance merci et bon dimanche !"

mercredi 2 septembre 2015

Septembre : une rentrée très festivals

La fin de l'été c'est encore le temps des festivals et autres réjouissances avec l'incontournable RIO et la "Rétrospective" Art Zoyd que vous pouvez toujours soutenir Ici . Signalons également à Würzburg le Freakshow Artrock  2015 avec la participation du collectif Ptäh. En Italie c'est le festival de Veruno qui retient l'attention avec le retour de Magma en Italie. Le groupe ne s'y est pas produit depuis... 1979 !
Et n'oublions pas les 5 années du Rocher de Palmer... Et pour les amateurs, le passage de King Crimson à l'Olympia avec une set list très "early 70's"...


Art Zoyd "Retrospective" :
19 Septembre, RIO, Carmaux.

Christian Vander "Piano Solo" (+ Julie Vander "Bijou") :
26 Septembre, Cenon, Rocher de Palmer.


Collectif Ptäh :
26 Septembre, FreakShow Artrock, Würzburg.

Magma :
4 Septembre : Veruno, Festival.




lundi 20 juillet 2015

Art Zoyd, réédition de Génération sans Futur

L'actualité estivale nous conduit à nouveau vers Art Zoyd. En effet, le label belge Subrosa, basé à Bruxelles, vient de rééditer le troisième album de cette formation valenciennoise, initialement parue en 1980. Cette réédition, au format vinyl ou CD (avec en bonus "Les Fourmis" live de 1979 à Bordeaux), est accessible à la vente Ici.
Dépêchez vous avant que le stock ne soit épuisé !

MAJ : Art Zoyd : appel à contribution pour la tournée 2015-2016

Après le projet de DVD Magma en Chine, un autre appel à contribution pour une non moins emblématique formation hexagonale, Art Zoyd.
Pour sa tournée anniversaire de ses 44 ans et demi (...!) A. Z. fait lui aussi appel à vous, à nous.
Cette souscription, sous une forme originale de cadeaux et surprises en récompense (des pièces de collection), est ouverte afin de mener à bien les répétitions des 9 musiciens européens réunis autour de ce projet.
Cette tournée, commençant à Carmaux le 19 septembre 2015 dans le cadre du festival RIO, verra autour des membres fondateurs d'Art Zoyd, Gérard Hourbette et Thierry Zaboitzeff, 9 musiciens dont Jean-Pierre Soarez à la trompette, lui aussi musicien des débuts d'Art Zoyd ainsi que Daniel Denis aux percussions. Un parfum de nostalgie pour un concert de 2h30 revisitant les grands moments de la formation, de 1976 à maintenant !
Juillet-août n'est pas la meilleure période pour lancer ce genre de projet mais nous ne doutons ni de votre implication ni de votre générosité, alors maintenant, cliquez !

Lien pour la souscription sur le site d'Ulule : Ici

Lien sur le site d'Art Zoyd : 

Lien pour RIO 2015 : et Là





















dimanche 14 juin 2015

Art Zoyd se retrouve pour ses 44 ans 1/2 et se fêtera en 11 CDS !

Certes, ceci n'est plus tout à fait un scoop puisque ces retrouvailles ont été révélées par Michel Besset pour son futur festival RIO.  Mais cette formule n'étant pas destinée à un unique événement, un autre concert étant programmé à Bourgoin Jallieu, nous avons eu le désir de revenir sur ce fait majeur d'un groupe crucial de ce que l'on appelait naguère, les musiques nouvelles. Dix musiciens réunis avec les retours exceptionnels de Thierry Zaboitzeff, Jean-Pierre Soarez ou encore Daniel Denis pour un répertoire allant de 1976 à 2008 ! Pour en savoir plus allez donc lire le dossier de présentation Ici. Un bonheur n'arrivant seul, un coffret de onze CDS d'inédits verra bien le jour fin 2015/ début 2016 !

vendredi 30 janvier 2015

Trois Rêves Non Valides d'Art Zoyd sur scène le 3 Février à Maubeuge

Inspiré de l'univers de Philip K.Dick, ce projet composé par Gérard Hourbette est une collaboration avec trois scénographes : Christian Châtel, Serge Meyer et Pierrick Sorin. Cela se déroule à 20 heures sur la scène du Manège.
Plus de détails sur le site du Manège Ici

Et la vidéo de présentation du projet :