Sylvie Fisichella, chanteuse et choriste émérite au sein du groupe Magma depuis plusieurs années, et également coach vocal de référence, nous convie à découvrir "Takk", un album bien singulier.
Zeuhl forcément mais aussi autour, ailleurs et surtout libre de toutes chapelles... Vidéos, sons, archives... le meilleur est à venir... ici ! Definitely Zeuhl but all around it too, elsewhere and above all free from all clans… Videos, sounds, archives … the best is to come… here !

vendredi 4 juillet 2025
"Takk" de Sylvie Fisichella : Une Odyssée Musicale Spirituelle entre Racines Nordiques, Jazz-Fusion, Rock Progressif, soul, world.
samedi 22 février 2025
Masal Siempre
Cette fin d’année 2024 aura vu la sortie du dernier album de Masal, deux ans après le précédent, Ahora. Voilà une histoire qui se déroule sur presque un demi-siècle, avec une longue parenthèse jusqu’en 2009 où le groupe se réactive pour une nouvelle série d’albums mettant à la manœuvre la famille PRAT : Jean Paul et son fils Jean. Ces 2 opus ont pour point commun, entre autres, de rassembler un vaste collectif de musiciens, ouvrant ainsi un large éventail de possibilités harmoniques.
Quelques jours avant la mise en vente officielle de l’album, Masal avait convié son public sur Bandcamp pour une écoute en live et en avant-première de son nouveau disque, intitulé Siempre,
Nous étions donc une poignée de chanceux à nous être connectés pour le découvrir ensemble et en présence de Jean Paul PRAT en personne.
Une initiative originale et heureuse qui nous a offert le luxe de partager ce moment de découverte, comme une sorte de concert privé entre « happy few ». Un tchat était disponible pendant toute la durée de la session, ce qui a permis aux uns et aux autres d'exprimer leurs ressentis et d'interagir avec le compositeur. L’accueil a été unanimement enthousiaste et c’était à la fois agréable et instructif pourvoir partager ces feedbacks.
Tout au long de l’album, on est frappés par la richesse musicale des arrangements et compositions, par la recherche et la finesse d’écriture, mais aussi certains partis pris dans le choix des instruments. C’est une musique expressive et picturale : on voit au fil des morceaux se former des images, des couleurs et des formes. La réalisation est aussi d’une grande qualité, il s’agit d’une autoproduction de très belle facture.
On remarque également le grand contraste entre la 1ère et la 2e partie de l’album. Nous avons là un « noir et blanc » assez saisissant, un fort contraste d’ambiance et d’esprit : animus et anima, feu et eau, ombre et lumière …
Ainsi, dans la première partie se retrouvent des compositions issues ou inspirées des opus des années 80, avec une belle patine de cuivres, un registre plus nerveux et plus Zeuhl. La deuxième partie fait place à des morceaux plus longs, mettant en valeur des instruments que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans ces territoires musicaux : hautbois, clarinette, flûte, mandoline ….
L’album s’ouvre ainsi sur un 1er monceau très tonique : le TGV vers le Paradis nous emmène crescendo, dans un rythme joyeux et soutenu. La guitare électrique et les cuivres s’en donnent à cœur joie, soutenus par une batterie sans faille.
Petite variante pour le morceau suivant, Feu, construit sur les boucles avec des accords répétitifs sur lesquelles s'implantent des tourneries, avec une ambiance un peu plus pesante. On reste dans cet esprit électrique augmentée de cuivres, c’est d’ailleurs le morceau de l’album où l’influence de Magma se fait sentir le plus clairement. Certains sur le tchat évoquent une « marche des géants » et c’est vrai qu’on se figure bien leur pas décidé, rappelant un peu la « marche des éléphants » de la section cuivre de certaines versions de MDK.
Après le dernier accord, nous voilà en train de changer de monde sans transition aucune ! On passe à une tout autre palette et à une tout autre énergie.
La Danse de l’eau nous transporte dans une ritournelle inspirée des musiques anciennes, où le thème est décliné et réinterprété par plusieurs instruments : clarinette, piano, flute … On entre dans l’univers de la limpidité, de la fluidité et de la légèreté. Ce n’est pas démenti par la suite, Isami déclinant sa danse gracieuse et poétique, sur une douzaine de minutes, avec une très jolie mélodie au piano. Des flots d’eau vive, le bien nommé, invite le hautbois à broder autours du piano dont l’ostinato permet à chaque instrument de raconter son histoire. Un très bel ensemble de flute et clarinette, des cuivres s’exprimant en douceur et en rondeur, puis une tonalité nostalgique qui s’invite avec la guitare, et une conclusion sur la pointe des pieds en s’effaçant petit à petit dans un écho japonisant.
D’une façon surprenante, l’album se conclut sur une reprise de La Marseillaise dans une forme de douceur jazzistique qui gomme l'aspect martial de l'hymne jusqu'à s'éloigner franchement du thème bien connu.
Au final, ce court album « deux en un » nous permet de passer un beau moment de musique, servi par une escouade de musiciens de talent. On ne saurait trop vous encourager à y glisser une oreille et à vous laisser tenter par la (re)découverte de l’ensemble de la discographie (un coup de cœur pour Vient des Quatre vents, dans cette antériorité pour ma part, mais l’ensemble mérite d’être écouté attentivement.)
Eurydice Anahë
mardi 11 février 2025
Embarquez-vous avec Ubik Kaotik Orkestra
lundi 11 novembre 2024
Sortie de l'album de Gorgone
jeudi 7 novembre 2024
Siempre de Masal bientôt disponible
Le nouvel album de Masal est annoncé pour le 8 Décembre. Outre Philippe Bussonnet à la basse, et Norbert Galo aux guitares, Jean Paul Prat a réuni une large formation pour des pièces composées entre 1974 et 1985.
L'album est en pré-commande sur le Bancamp du groupe ICI
On y reviendra...
mardi 4 juin 2024
Un prochain concert pour Anaïd le 14 Juin
dimanche 5 mai 2024
Masal toujours sur la brèche plus de 50 ans après
Mais depuis 2009, Jean Paul Prat a réactivé le groupe avec son fils, désormais à la batterie. 4 disques ont vu le jour, en formation plus ou moins etoffée mais avec la persistence d'une signature personnelle bien caractéristique.
Alors que Masal finalise un nouvelle album, un financement participatif a été mis en place. Pour aider la groupe c'est ici que cela se passe : Cagnotte
Le groupe a, par ailleurs, un Bandcamp assez complet qui permettra aux plus curieux d'entre vous de découvrir, ou redécouvrir Masal... bandcamp
vendredi 2 février 2024
Et un Rhùn de plus avant son concert parisien
Le tout est en précommande sur le Bandcamp du groupe et c'est ICI
Rappelons que le groupe sera sur la scène parisienne du Zèbre de Belleville le 8 Mars prochain aux côtés de Free Human Zoo. On s'y retrouve ?
jeudi 11 janvier 2024
Le festival Soleil Zeuhl fait son retour
samedi 1 juillet 2023
Rarissime, un disque de Weidorje, live at Toulon 1978 !
7 titres, formation aussi de 7 musiciens, ce chiffre 7 est décidément tenace avec la Zeuhl !!
CD édité au Mexique, alors n'ayez pas les cheveux (pour ceux qui en ont encore...) qui se dressent sur la tête en voyant le prix, le peso et le dollar ont le même signe $, mais pas le même taux de change !!
Le lien Ici pour le commander.
mardi 2 mai 2023
Ad Vitam a repris son chemin
Si l’on ne présente plus cette salle, il est peut-être utile de dire un mot du groupe, dans sa composition actuelle. Quelques lustres après son précédent opus, Ad Vitam revient en effet sous la forme d’un trio guitare / voix / basse-batterie.
Sur l’enregistrement, c’est Philippe Gleizes qui assure la partie de basse en plus de la batterie et des percussions, mais celui-ci ne disposant pas du don d’ubiquité, le trio s’enrichit à l’occasion des concerts d’un bassiste, en la personne de Charles Lucas.
Le fil rouge de tout cela demeure Jad Ayache, créateur du groupe, compositeur et parolier, qui délaisse le piano des précédentes formules pour la guitare et le chant.
C’est donc avec le goût particulier des « premières » que s’est déroulée cette soirée : premier concert de la série, lancement de l’album tout frais sorti des presses, mais aussi une première pour cette formation qui n’a pu répéter que peu de temps ensemble avant de monter sur scène. On y sentait de ce fait une émotion tangible mais également une sorte de fraîcheur assez réjouissante : ils étaient contents d’être là, et nous aussi. Je me suis interrogée sur le style musical que l’on pouvait affecter à cet album, sans trouver vraiment de réponse. Mais est-il besoin de mettre une étiquette sur une musique, lorsque celle-ci sait vous parler ?
Au gré des morceaux, le groupe nous mène de l’ombre à la lumière au fil des ambiances musicales, des plus sombres (J’avais cru) aux plus légères (Le printemps) en passant par une quasi berceuse (Malo, dont le jeune dédicataire se trouvait ce soir-là dans la salle) ou une magnifique ballade (Providence, où, en préambule, la chanteuse confiera au public que c’est cette chanson qui l’a décidée à rejoindre l’aventure Ad Vitam, et l’on comprend bien pourquoi à l’écoute.).
Il faut d’ailleurs noter la très belle prestation d’Isabelle Modica au chant. Déjà, s’imposer vocalement au sein de ce collectif qui ne fait pas semblant de jouer et résister à batterie de Philippe Gleizes est une performance en soi. Le faire en gardant autant de sensibilité et d’émotions, de justesse (à tous les sens du terme) dans les interprétations dénote d’un véritable talent. A cela s’ajoute une présence scénique élégante, qui s’impose sans jamais surjouer ni dans la voix ni dans l’attitude. Quand on sait, en plus, qu’elle n’est pas professionnelle, cela force le respect et l’admiration.Coté section rythmique, impossible de faire l’impasse sur le jeu de Philippe Gleizes : expressif, tout en puissance et en vélocité, avec un « swing » très libre, il apporte tour à tour la danse ou la charge, le feu ou la subtilité. Face à cette exubérance, la basse imperturbable de Charles Lucas s’illustre comme un ancrage, sans rien céder en musicalité. Pour tout dire, l’effet de contraste entre ces deux musiciens est plutôt amusant vu du public.
Et bien sur, il y a l’âme d'Ad Vitam en la personne de son fondateur. Alternant les instruments – j’ai compté 3 guitares différentes ! il nous amène dans son univers avec beaucoup de sincérité. Les accents jazz et rock se métissent parfois résonances teintées de flamenco, expressions d’une « patte » très personnelle. Régulièrement, sa voix se joint à celle d’Isabelle, nous offrant de très jolies harmoniques, sur des mélodies ciselées (de celles qui se nichent dans votre oreille et que vous vous retrouvez à fredonner sans vous en rendre compte, les jours qui suivent...).
En plus de cette découverte des nouveaux titres, le groupe nous a proposé un morceau issu d’une précédente époque (Vallon des Auffes), adapté pour l’occasion, ainsi qu’une reprise de Brassens (Le fidèle) toute en finesse et en couleurs.
Le concert donne clairement envie de se retourner vers l’album, pour redécouvrir la palette musicale mais aussi avoir le loisir de prêter un peu plus d’attention aux paroles des chansons : dans une langue simple mais non exempte de poésie, elles expriment des sentiments et des vécus qui ne peuvent être étrangers à aucun de nous.
Mais comme la perfection n’est pas de ce monde, il faudra tout de même pointer une ombre à ce joli tableau : la rupture de stock de bière au bar du Triton dès le début de soirée, laissant le public sur sa soif à défaut de le laisser sur sa faim !
Chronique et photos couleurs : Eurydice Anahé
Photos N&B : El Memorizatör
mercredi 5 avril 2023
Weidorje repressé
Rien de nouveau donc, pour ceux qui ont déjà le CD, je dirai hélas faute de remastering ou d'ajouts. Pour les autres, c'est l'occasion de plonger dans un monument de la scène para-zeuhl des années 70, un magnifique projet collectif et un potentiel immense hélas arrivés trop tard...
mercredi 29 mars 2023
Des nouvelles de Rhùn avec un nouvel album pour Juin
Le nouvel album est disponible en pre-vente ICI
Et une vidéo de présentation est même disponible, la voici !
A suivre...
vendredi 3 mars 2023
Free Human Zoo : The Mysterious Island, entre album concept et poème symphonique
Eurydice Anahë
lundi 23 janvier 2023
Uppsala Live 1982 : la scène bordelaise à son apogée
Uppsala avait plusieurs atouts dans son jeu : Philippe Cauvin, bien sur, principal compositeur à l'univers très personnel, on redécouvre ici quel exceptionnel guitariste électrique il fut. Ajoutez à cela une voix de haute-contre imparable, un langage imaginaire aux accents nordiques et vous commencez à comprendre l'originalité de la démarche. Avec Dany Marcombe, à la basse, le groupe disposait de solides fondations et d'un son ample et large auquel cet enregistrement rend justice, plus que sur l'album studio sorti en 1984. C'est un régal à la réécoute... Le troisième larron n'est pas en reste. Je me souviens du set de batterie de Didier Lamarque ce soir d'Octobre 1983 au Grand Parc Bordelais, un foisonnement percussif peu courant, une sacrée puissance que l'on goûte à nouveau ici.
Uppsala c'était de sacrées individualités mais surtout une vrai projet collectif. Pour avoir croisé leur route en 1985, alors que le groupe s'interrogeait sur son orientation musicale, je me souviens de cet esprit de groupe, cette solidarité, cette humanité entre eux... On ne peut arriver à un tel niveau d'excellence sans une totale implication des participants et un immense travail.
Alors, certes, cet enregistrement n'est pas parfait, malgré tout le soin apporté par les musiciens, on est loin des standards actuels et c'est finalement heureux. Nous sommes ici à l'ère de l'analogique avec des vrais musiciens jouant sur de vrais instruments. Pour avoir eu la chance de voir le groupe un an plus tard, je retrouve ici le "son" du groupe, bien plus que dans son album studio pourtant de bonne facture. La puissance de feu du trio est vraiment impressionnante, y compris 40 ans plus tard. Le propos n'a rien perdu de son originalité, Uppsala un groupe de rock, oui... mais différent, un groupe "d'ailleurs" qui aurait mérité un tout autre destin... A noter le texte très bien documenté de Thierry Payssan (Minimum Vital) expert en musiques Uppsaliennes et Cauvinales. Toute une époque qu'il vous appartient de redécouvrir enfin.
Disponible auprès de Aqui Label (le structure de production de Post Image) et de Muséa.
vendredi 28 octobre 2022
Dans l'Entrelacs des Roses-Pierres, nouveau CD de Patrick Gauthier.
Patrick nous a gentiment fait suivre pour écoute un MP3 de cet album (tout le monde ne le fait pas...) afin de le découvrir et de vous le faire découvrir, et bien sur pour l'acheter afin de soutenir cet artiste singulier.
Sur ce disque de 7 + 4 titres (voir en bas*), nous retrouvons, au fil des titres, les fidèles Bernard Paganotti à la basse et Antoine Paganotti au chant et à la caisse claire. Ainsi que Stéphane Chausse (clarinette), Eric Mula (trompette) et Jean-Marc Welch (trombone) pour les cuivres, et au chant, nous trouvons la fidèle Isabelle Carpentier, et Véronique Perrault, Margo Corto Lucia Schreyer et Philippe Drevet. L'Entrelacs est sur le label Assaï Records et est disponible sur les sites Internet de la FNAC, Amazon ainsi que sur ledisquaire.com pour une sortie mondiale le 28 octobre.
Comme si justement écrit dans la discographie ci-dessous, des influences de Stravinsky, Bartok, Vander ou Glass sont discernables voire clairement audibles. Il n'empêche, Patrick a une sensibilité bien à lui et qui n'appartient qu'à lui, comme un fil conducteur de ses différentes, et bien trop rares, réalisations tout au long de sa carrière. Pour ceux que ne le connaissent pas ou peu, on peut y admirer tout son talent de compositeur mais aussi de pianiste au gré de ses inspirations.La photo de couverture d'un Patrick un peu raide et stricte, voudrait nous faire croire à une œuvre qui le serait alors que c'est tout autre. Des titres plutôt courts mais qui ne demandent, j'en sui persuadé, qu'à s'étirer lors de futurs concerts que l'on espère prochains. Pour lui, mais aussi pour nous !
*A noter que cet album a été enrichi de quatre titres (Estinien, Fantomas, Nathalie C. & Vilna, avec Himiko, Antoine & Bernard Paganotti ainsi qu'Isabelle Carpentier) issus de son avant dernier opus (Clinamens), sortie au Japon, à la demande de son éditeur. Nous ne pouvons que saluer cette idée car ce disque nippon n'a été distribué que lors des concerts (trop rares) ou via Internet.
dimanche 11 septembre 2022
Cruciferius ! enfin réédité
Avec cette réédition c'est une page d'histoire de la Pop française qui est réhabilitée. A l'origine Cruciférius Lobonz, comprenait en ses rangs un certain Christian Vander. Le groupe simplifia son nom au départ de son batteur pour l'Italie tout en intégrant François Bréant et Patrick Jean.
mercredi 31 août 2022
Rhésus 0 joue Kobaïa en 1971
Rhésus 0, formation ayant eu en son sein Jean-Pol Asseline, joue au festival de Gigondas durant l'été 1971 une version acoustique de Kobaïa.
A découvrir !
mardi 2 août 2022
samedi 30 juillet 2022
Des disques et des retours cet automne
Suite à sa reformation en une formule à deux claviers, et un album live il y a quelques mois, One Shot vient d'enregistrer un nouvel opus au Triton. Sortie sur le label du même nom dans quelques semaines...
Free Human Zoo a de la suite dans les idées et son "leader", le batteur Gilles Le Rest, ne renonce pas à concrétiser sa vision musicale. Inspiré de l'Ile Mystérieuse, on retrouvera dans ce nouvel opus Alexis Delva à la guitare (tient donc...) et une certaine Stella en invitée... Le groupe propose une pré-vente de son album et il n'est pas interdit de l'aider... C'est ICI
Finissons par le plus surprenant : le retour d'Ad Vitam ! Le groupe mené par Jad Ayache s'était éteint après sa magnifique version de Morrison In The Storm sur la Compilation 'Hommage" Hamtaï. Un nouvel album vient d'être enregistré à Metz avec le renfort de Philippe Gleizes pour une sortie à l'automne sur le Label Acel distribué par Muséa.