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lundi 7 septembre 2026

Des concerts en automne

4 groupes que nous suivont auront la chance de se produire dans le mois qui vient. Certes les parisiens seront privilégiés mais en un temps où la culture se porte mal, voici de belles occasions à ne pas rater !

Caillou : 18 Septembre, Triton, Les Lilas.

Free Human Zoo & Oiapok : 25 Septembre, Freakwhow 2026, Wurzburg.

Yochk'O Seffer Neffesh Music : 3 Octobre, Le Triton, Les Lilas.

vendredi 4 septembre 2026

Bernard Szajner s'en est allé

Son nom ne vous dira, sans doute rien, pour beaucoup d'entre vous. Pourtant il fut l'auteur de la pochette du double Magma Live de 1975 à l'époque où il "illustrait" les concerts du groupe après avoir couvert ceux de Gong. Barved Zumizion c'était lui... A la fin des années 70 il publia quelques disque, mélange d'électro et d'influences Zeuhl avec des musiciens tels que Klaus Blasquiz, Bernard Paganotti, Pierre Chéreze... Une intéressante fusion qui aurait mérité un autre impact... Au début des années 80, il sort son album le plus abouti chez Island, Brute Reason, avec Howard Devoto, Philipe Maujard... La new-wave rencontre l'électro et la Zeuhl dans un disque scandaleusement oublié de nos jours. Quelques maxi suivont chez New Rose afin qu'il ne passe à autre chose, en robotique notamment. Un avc l'avait atteint il y a quelques années et il est parti, il y a deux jours, à la Rochelle où il résidait. Quelque chose me dit qu'il deviendra culte tôt ou tard...

Merci à Klaus Blasquiz pour l'info.

mercredi 5 août 2026

Gérard Nguyen, fondateur du label Atem nous a quitté...

Gérard Nguyen, fondateur du fanzine puis magazine Atem, et par la suite du label du même nom vient de rejoindre la trop longue liste de celles et ceux qui nous ont quitté. 

Une interview de 2010 par Citizen Jazz Ici vous donnera quelques clés de ce personnage singulier du monde musical "RIO" français voire européen, monument musical incontournable de Nancy. J'avais été le voir dans son magasin il y a fort longtemps, bien avant internet, afin de discuter déjà de Magma et autres.

Le label Atem, c'est Univers Zéro, Art Zoyd et tant d'autres musiciens et groupes, Français ou d'ailleurs, gravitant dans la même sphère que le label belge Cramned Disc. Allez voir la discographie complète sur Discog .


mardi 14 avril 2026

Carmina accède enfin à la lumière

Avec le temps, on a trop oublié l'impact qu'a eu Magma auprès de toute une génération de (jeunes) musiciens. La présence, continue et alors inédite, du groupe sur l'ensemble de l'hexagone a suscité bien des vocations en un temps où les écoles de musiques n'existaient pas. 

Peu à peu, une scène alternative s'est mise en place chaperonnée, pour partie, par le Utopia de Gomelsky réactivant le concept de Rock pas Dégénéré et de ses tournées dans les MJC (Gong, Magma, Nico, Crium Delirium...). A Bordeaux ce sera Xalph, à Toulouse Potemkine, à Nantes Zig Zag, en Ile de France Eskaton et à Chaumont Carmina donc.

Faute de disque, et de documents sonores décents, le groupe est resté longtemps un objet d'attention pour quelques spécialistes. Les documents présentés ici (répétitions, studio et concert) ont une qualité correcte compte tenu de leur rareté. 3 prises de l'emblématique Hamra enregistrées sur une période d'un an et demi. L'influence de Köhntarkösz est notable mais malheureusement Carmina ne disposait pas d'un Klaus Blasquiz dans son moteur, les vocaux étant par moments assez caricaturaux. Ce sont les parties instrumentales qui s'avèrent être les plus intéressantes, de belles tourneries de claviers, des thèmes qui rentrent en tête, des chorus coltraniens assez prenants. Deux musiciens issus de la fournaise feront un joli parcours : Manuel Denizet, la batteur, longtemps aux côtés de Claude Barthelemy et Philippe Gisselmann, le sax de la première période, vu aux côtés de Y.Seffer. 

Ajoutez à cela une pochette bien dans "l'esprit" de Thierry Moreau, une biographie documentée d'Aymeric Leroy et vous obtenez une parution qui jette une regard sincère et pertinent sur cette scène spécifiquement française que les aficionados, dont je suis, auront à coeur de découvrir.


Distribution : Soleil Zeuhl

samedi 14 mars 2026

Avec les années Eskaton n'a rien perdu de son ardeur

Initialement paru en 1980, sans réelle distribution, Ardeur a longtemps fait figure de 1er album du groupe, formé 10 ans auparavant. Eskaton avait pourtant enregistré, 1 an plus tôt, 4 visions qui vit ultérieurement le jour sous la forme d'une cassette aux Etats-Unis avant de connaître plusieurs rééditions en LP ou CD.

Face à ce premier essai, Ardeur présente des titres plus courts, plus ramassés même si Magma reste le grand inspirateur. Fender Rhodes, chœurs féminins (mais paroles en français), basse "grondante" se conjuguent dans la grande tradition zeuhlienne. Toute réédition peut être œuvre de démystification mais force est de constater que cet album, malgré quelques jolies rides, attachantes d'ailleurs, garde un attrait certain, faisant même figure de modèle du genre. C'est joliment envoyé, avec esprit et énergie et j'avoue avoir redécouvert pas mal de nuances sonores grâce à un remastering qui a bien éclairci l'enregistrement original, le tout étant livré sur un LP blanc de belle facture. Joli bonus avec un maxi reprenant le 45 tours de 1979 et 3 titres inédits plus tardifs.

Selon nos meilleurs espions cette édition se vendrait très bien, à tel point que les 500 copies devraient partir assez vite, ce qui n'est que justice pour Alain Lebon (à quand une réédition CD ?) et Soleil Zeuhl. Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas tarder...

En vente ICI

lundi 23 février 2026

Un 4eme opus pour Corima

Corima – Hunab Ku / Soleil Zeuhl (2026)

Le nouveau disque de Corima marque une étape décisive dans Son évolution artistique. On est d’emblée frappé par la qualité de la production et la clarté du mixage, à la fois puissant, ample et précis.
L’influence du Zeuhl demeure perceptible, mais Corima a su s’en détacher pour affirmer une identité singulière. Les compositions laissent transparaître des influences sous-jacentes de formations telles que le Magma guerrier, Koenji,  Area – International POPular Group et Arti & Mestieri, figures majeures du rock progressif et du jazz-rock italien. La dynamique générale évoque également l’intensité rituelle de Kōenji Hyakkei et du RIO et par certains  côtés King Crimson.
La pulsation de Corima est dense et incandescente : les musiciens, tous virtuoses, occupent pleinement l’espace sonore. Basse, batterie et claviers s’entrelacent dans une mécanique à la fois obsessionnelle et hypnotique, maintenant une tension rythmique constante, sans relâchement. Le son est massif, mais toujours lisible et structuré. Le concept de l'album évoque l’impulsion organisatrice de l’existence, le centre qui maintient le monde uni et garde dans une universalité. 
Là où nombre de groupes issus de la mouvance para-Zeuhl sombrent dans les clichés formels, Corima parvient à s’en affranchir. Leur singularité ouvre de nouvelles perspectives à ce courant musical, en lui apportant fraîcheur, profondeur et une véritable personnalité sonore. Après Quetzalcoatl (2012) et Amaterasu (2016), le groupe explore ici de nouveaux horizons et confirme une maturité artistique pleinement assumée.

Thierry Moreau

dimanche 15 février 2026

A Ambarès Minimum Vital au cœur de son royaume

 

Depuis les années 80, Minimum Vital mène sa barque avec une détermination qui force le respect. Avec humilité, et une bonne dose de travail, le groupe s'est construit une signature musicale qui va bien au delà du simple "rock progressif". Malgré le fait d'être sur un créneau "underground", de jouer bien trop rarement faute de propositions, le groupe des frères Payssan a acquis une sacrée efficacité que bon nombre de "pros" pourraient envier.
Ce concert à Ambarès, dans un joli lieu bien accueillant, est l'occasion pour les musiciens de présenter leur dernier opus Le Royaume (distribution Muséa) paru quelques semaines auparavant. Le répertoire de la soirée a donc été majoritairement composé de titres issus de ce dixième (!) album studio avec quelques incartades dans le passé du groupe. 

Le groupe fait  preuve d'une cohésion sans faille : la solidité de la section rythmique (Eric Rebeyrol-Charly Berna) permet aux deux solistes de s'échapper sur un socle vivant et rigoureux. Le concert est vif, affûté, le groupe développe une belle énergie scénique ce qui n'interdit pas certains traits d'humour d'ailleurs. Minimum Vital est en plein maîtrise de son art et embarque sans difficulté la salle quasi pleine dans son univers entre électricité et réminiscences médiévales.

Un petit moment de nostalgie avec la présence de Sonia Nédélec qui fut, un temps la chanteuse du groupe. Tout ceci se fait dans une jolie ambiance amicale et le groupe en profite pour explorer des pièces plus anciennes.

Le temps passe très vite avec Minimum Vital et la soirée s'achève après deux rappels. Le public est souriant, conscient d'avoir vécu un beau moment de musique. Pour preuve la présence de Philippe Cauvin, Serge Korjanevski et Didier Lamarque, tous trois anciens d'Uppsala et figures marquantes de la scène bordelaise... Une bien belle soirée girondine ! 

 

lundi 9 février 2026

Des nouveautés chez Soleil Zeuhl

Le label qu'on avait cru disparu se réactive donc cet hiver avec 4 publications, 2 LP, 2 CD. Disponibles sur le nouveau Bandcamp de Soleil Zeuhl ! 

vendredi 4 juillet 2025

"Takk" de Sylvie Fisichella : Une Odyssée Musicale Spirituelle entre Racines Nordiques, Jazz-Fusion, Rock Progressif, soul, world.

Sylvie Fisichella, chanteuse et choriste émérite au sein du groupe Magma depuis plusieurs années, et également coach vocal de référence, nous convie à découvrir "Takk", un album bien singulier.

Dès la visualisation de la pochette, une esthétique résolument nordique se dégage, notamment par l'intégration de runes, faisant écho au titre même de l'opus, "Takk", qui signifie "merci" en norvégien. Cette incrémentation linguistique est d'ailleurs profondément ancrée dans le morceau "Kaos", entièrement chanté dans cette langue, ce qui lui confère une tonalité résolument Zeuhl. Si cette orientation visuelle pourrait, de prime abord, laisser présager une incursion dans des univers musicaux plus sombres, tels que le métal ou le gothique, il n'en est rien. Cette esthétique est en réalité un hommage subtil et personnel aux racines profondes de Sylvie Fisichella, qui s'est établie en France à l'âge de dix-neuf ans.
L'intégralité des compositions est l'œuvre d'André Fisichella. Son nom est familier auprès des passionnés de rock progressif avisés, il rappellera sans doute son passé de membre de Shylock, un excellent groupe de rock progressif français emblématique des années 70. Soulignons par ailleurs la participation notable de Frédéric L'Epée, guitariste historique de Shylock, qui apporte sa touche distinctive sur les pistes 1, 3 et 7 de "Takk". Il est également important de mentionner le parcours d'André Fisichella, compositeur autodidacte en dépit d'études musicales en percussions au C.R.R. de Nice, qui fonda le musical Arion  créé en 1985 et le studio Arion d’enregistrement  en 1987. 

Musicalement, "
Takk" s'inscrit dans une approche audacieuse qui puise avec maestria dans le jazz-fusion, le rock progressif et des sonorités ethniques variées, notamment celles d'Afrique (continent où Sylvie a résidé un certain temps) ou d'influences nordiques. On y décèle des réminiscences et ancrages dans la musique soul/Tamla. Le chant de Sylvie, quant à lui, s'exprime avec aisance  en français et en anglais, norvégien explorant des tessitures vastes qui dégagent autant de force que de sensibilité, conférant une dimension  «habitée» à la richesse de l'ensemble.


Des échos lointains en filigranes se dessinent de légendes telles que "Weather Report", Wayne Shorter, Jean-Luc Ponty ou Return to Forever, Stevie Wonder, Otis Redding et les filles de la soul  le tout rehaussé d'une touche résolument rock progressif incisif. 
Ces multiples inspirations sont non seulement assimilées avec brio, mais également sublimées, créant une œuvre à la fois familière dans ses influences et profondément  fraiche, évitant de tomber dans la tentation du para Zeuhl attendu du RIO, de nombreux invités renforcent les rangs de Takk dont Thierry Eliez, Stella Vander, Morgan Agren, Robert Waechter, Jimmy Top et tous les musiciens amis (cités plus bas). 
Le véritable maître-mot de cet opus est l'émotion : "Takk" se révèle être un album dont la démarche spirituelle vise à un profond équilibre, tant dans le fond que dans la forme.
C'est un disque à découvrir absolument pour sa richesse et son originalité.


Enfin, pour les puristes et les curieux désireux d'explorer davantage cet univers, il est essentiel de (re)découvrir le merveilleux "Jafis 'Otis'", présent sur le disque "Hur! Hommage à la musique de Christian Vander" (édité par Soleil Zeuhl), un titre co-écrit par André Fisichella, Jean-Marc Jafet et Sylvie Fisichella, qui offre un aperçu supplémentaire de leur univers créatif commun.

Thierry Moreau

samedi 22 février 2025

Masal Siempre

Cette fin d’année 2024 aura vu la sortie du dernier album de Masal, deux ans après le précédent, Ahora. Voilà une histoire qui se déroule sur presque un demi-siècle, avec une longue parenthèse jusqu’en 2009 où le groupe se réactive pour une nouvelle série d’albums mettant à la manœuvre la famille PRAT : Jean Paul et son fils Jean. Ces 2 opus ont pour point commun, entre autres, de rassembler un vaste collectif de musiciens, ouvrant ainsi un large éventail de possibilités harmoniques.


Quelques jours avant la mise en vente officielle de l’album, Masal avait convié son public sur Bandcamp pour une écoute en live et en avant-première de son nouveau disque, intitulé Siempre,

Nous étions donc une poignée de chanceux à nous être connectés pour le découvrir ensemble et en présence de Jean Paul PRAT en personne.

Une initiative originale et heureuse qui nous a offert le luxe de partager ce moment de découverte, comme une sorte de concert privé entre « happy few ». Un tchat était disponible pendant toute la durée de la session, ce qui a permis aux uns et aux autres d'exprimer leurs ressentis et d'interagir avec le compositeur. L’accueil a été unanimement enthousiaste et c’était à la fois agréable et instructif pourvoir partager ces feedbacks.

Tout au long de l’album, on est frappés par la richesse musicale des arrangements et compositions, par la recherche et la finesse d’écriture, mais aussi certains partis pris dans le choix des instruments. C’est une musique expressive et picturale : on voit au fil des morceaux se former des images, des couleurs et des formes. La réalisation est aussi d’une grande qualité, il s’agit d’une autoproduction de très belle facture.

On remarque également le grand contraste entre la 1ère et la 2e partie de l’album. Nous avons là un « noir et blanc » assez saisissant, un fort contraste d’ambiance et d’esprit : animus et anima, feu et eau, ombre et lumière …


 Ainsi, dans la première partie se retrouvent des compositions issues ou inspirées des opus des années 80, avec une belle patine de cuivres, un registre plus nerveux et plus Zeuhl. La deuxième partie fait place à des morceaux plus longs, mettant en valeur des instruments que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans ces territoires musicaux : hautbois, clarinette, flûte, mandoline ….

L’album s’ouvre ainsi sur un 1er monceau très tonique : le TGV vers le Paradis nous emmène crescendo, dans un rythme joyeux et soutenu. La guitare électrique et les cuivres s’en donnent à cœur joie, soutenus par une batterie sans faille.

Petite variante pour le morceau suivant, Feu, construit sur les boucles avec des accords répétitifs sur lesquelles s'implantent des tourneries, avec une ambiance un peu plus pesante. On reste dans cet esprit électrique augmentée de cuivres, c’est d’ailleurs le morceau de l’album où l’influence de Magma se fait sentir le plus clairement. Certains sur le tchat évoquent une « marche des géants » et c’est vrai qu’on se figure bien leur pas décidé, rappelant un peu la « marche des éléphants » de la section cuivre de certaines versions de MDK.

Après le dernier accord, nous voilà en train de changer de monde sans transition aucune ! On passe à une tout autre palette et à une tout autre énergie.

La Danse de l’eau nous transporte dans une ritournelle inspirée des musiques anciennes, où le thème est décliné et réinterprété par plusieurs instruments : clarinette, piano, flute … On entre dans l’univers de la limpidité, de la fluidité et de la légèreté. Ce n’est pas démenti par la suite, Isami déclinant sa danse gracieuse et poétique, sur une douzaine de minutes, avec une très jolie mélodie au piano. Des flots d’eau vive, le bien nommé, invite le hautbois à broder autours du piano dont l’ostinato permet à chaque instrument de raconter son histoire. Un très bel ensemble de flute et clarinette, des cuivres s’exprimant en douceur et en rondeur, puis une tonalité nostalgique qui s’invite avec la guitare, et une conclusion sur la pointe des pieds en s’effaçant petit à petit dans un écho japonisant.


D’une façon surprenante, l’album se conclut sur une reprise de La Marseillaise dans une forme de douceur jazzistique qui gomme l'aspect martial de l'hymne jusqu'à s'éloigner franchement du thème bien connu.

Au final, ce court album « deux en un » nous permet de passer un beau moment de musique, servi par une escouade de musiciens de talent. On ne saurait trop vous encourager à y glisser une oreille et à vous laisser tenter par la (re)découverte de l’ensemble de la discographie (un coup de cœur pour Vient des Quatre vents, dans cette antériorité pour ma part, mais l’ensemble mérite d’être écouté attentivement.)

Eurydice Anahë


mardi 11 février 2025

Embarquez-vous avec Ubik Kaotik Orkestra

Il y a des disques qui surgissent sans qu'on ne les voie arriver. C'est le cas de ce Magik arrivé dans ma boite aux lettres grâce à l'ingénieur du son. Le groupe dispose d'un site  Ici qui est visiblement, pour le moment, le seul moyen d'obtenir le disque. Pensez donc, aucun contact ne figure sur le CD, pas de site mentionné (pourtant existant donc) pas d'email, zéro pointé en com' et c'est sacrément dommage vu les qualités de cet enregistrement.
Car UKO a de belles choses à dire dans la lignée d'une certaine scène française, celle qui a enfanté tant de propositions musicales depuis plus de 40ans...
L'ensemble, uniquement instrumental, est composé par Paul Borrelli qui assure tous les claviers dont le Fender Rhodes. Autour de lui on retrouve 6 musiciens dont beaucoup de percussions qui ne manquent pas de rappeler par moments le Gong de Pierre Moerlen. Une discrète influence magmaïenne émerge parfois, mais de façon subtile et en évitant l'excès de citation. De jolies couleurs se succèdent au cours de paysages sonores "progressifs" habilement construits. Il y a matière à découverte ici et les amateurs de sentiers de traverse devraient trouver, ici, leur compte ! 

A Découvrir ICI


lundi 11 novembre 2024

Sortie de l'album de Gorgone

Le groupe composé de Caroline Indjien, Laura Guarrato, Jimmy Top, Thomas Baudin (guitare) sous le leadership du compositeur  Alexandre Indjien (batterie et chant) vient de publier son premier disque. Il est également en écoute sur le Bandcamp du groupe et disponible en support numérique pour ceux qui veulent découvrir sa musique "progressive" chantée dans une langue fictive...

Cela se passe ICI

jeudi 7 novembre 2024

Siempre de Masal bientôt disponible


 Le nouvel album de Masal est annoncé pour le 8 Décembre. Outre Philippe Bussonnet à la basse, et Norbert Galo aux guitares, Jean Paul Prat a réuni une large formation pour des pièces composées entre 1974 et 1985. 

L'album est en pré-commande sur le Bancamp du groupe ICI 

On y reviendra...

mardi 4 juin 2024

Un prochain concert pour Anaïd le 14 Juin

Après un passage remarqué au Triton en Mars, Le groupe se produira le 14 Juin à Saint Savinien, dans le 17, en une formule en trio originale : chant, vibraphone et basse... A découvrir avec intérêt ! Et n'hésitez pas à visiter leur Chaîne You Tube, plein de bonnes choses vous y attendent ! La preuve plus bas ! 




dimanche 5 mai 2024

Masal toujours sur la brèche plus de 50 ans après

Les plus anciens d'entre nous se souviennent sans doute de la mention de ce groupe lyonnais pour jouer en première partie de la tournée de début 76 de Magma. Après ce fut un premier et longtemps unique album, qui vit le jour en 1982, avec une distribution hélas déficiente et je ne vous parle pas de la promotion quasi-inexistente... C'est grace à Muséa qui, quelque années plus tard, distribua l'album, qu'il fut enfin permis aux afficianados de découvrir la musique composée par Jean Paul Prat pour un groupe qui avait raccroché en 1986.

Mais depuis 2009, Jean Paul Prat a réactivé le groupe avec son fils, désormais à la batterie. 4 disques ont vu le jour, en formation plus ou moins etoffée mais avec la persistence d'une signature personnelle bien caractéristique.

Alors que Masal finalise un nouvelle album, un financement participatif a été mis en place. Pour aider la groupe c'est ici que cela se passe : Cagnotte

Le groupe a, par ailleurs, un Bandcamp assez complet qui permettra aux plus curieux d'entre vous de découvrir, ou redécouvrir Masal... bandcamp


vendredi 2 février 2024

Et un Rhùn de plus avant son concert parisien

Alors que le groupe avait été bien silencieux de 2013 à 2023, le voici avec une nouvelles actualité discographique. Tozzos, c'est le nom du nouveau disque, verra le jour en Mars et a été enregistré en même temps que son prédécesseur paru l'an dernier.

Le tout est en précommande sur le Bandcamp du groupe et c'est ICI

Rappelons que le groupe sera sur la scène parisienne du Zèbre de Belleville le 8 Mars prochain aux côtés de Free Human Zoo. On s'y retrouve ?


jeudi 11 janvier 2024

Le festival Soleil Zeuhl fait son retour

Souvenez-vous, en Septembre 2013 Setna, Unit Wail, Scherzoo et Neom se retrouvaient pour une soirée d'anthologie pour les autres musiques. KSZ avait un an et avait couvert l'évènement. 10 ans plus tard nous sommes toujours sur le front et outre Caillou en apéritif le 6 Mars, le festival se déclinera en deux soirées à ne pas manquer compte tenu de l'affiche : Vak, One Shot, Rhùn er Free Human Zoo. Vous avez toutes les informations ci-contre...

samedi 1 juillet 2023

Rarissime, un disque de Weidorje, live at Toulon 1978 !

Une sortie ultra confidentielle pour ce CD, 200 exemplaires seulement, il ne faut donc pas attendre Noël si vous en voulez un ! Et peut être un collector en puissance. Les 50 premières commandes auront un bonus, parut depuis le 30 juin, donc il vous reste peut être une chance de l'avoir.

7 titres, formation aussi de 7 musiciens, ce chiffre 7 est décidément tenace avec la Zeuhl !!

CD édité au Mexique, alors n'ayez pas les cheveux (pour ceux qui en ont encore...) qui se dressent sur la tête en voyant le prix, le peso et le dollar ont le même signe $, mais pas le même taux de change !!


Le lien Ici  pour le commander.

mardi 2 mai 2023

Ad Vitam a repris son chemin

Samedi 22 avril avait lieu au Triton le 1er concert de la nouvelle formule d’Ad Vitam pour présenter son dernier né : « Une Seconde Chance ».

Si l’on ne présente plus cette salle, il est peut-être utile de dire un mot du groupe, dans sa composition actuelle. Quelques lustres après son précédent opus, Ad Vitam revient en effet sous la forme d’un trio guitare / voix / basse-batterie.

Sur l’enregistrement, c’est Philippe Gleizes qui assure la partie de basse en plus de la batterie et des percussions, mais celui-ci ne disposant pas du don d’ubiquité, le trio s’enrichit à l’occasion des concerts d’un bassiste, en la personne de Charles Lucas.

Le fil rouge de tout cela demeure Jad Ayache, créateur du groupe, compositeur et parolier, qui délaisse le piano des précédentes formules pour la guitare et le chant.


C’est donc avec le goût particulier des « premières » que s’est déroulée cette soirée : premier concert de la série, lancement de l’album tout frais sorti des presses, mais aussi une première pour cette formation qui n’a pu répéter que peu de temps ensemble avant de monter sur scène. On y sentait de ce fait une émotion tangible mais également une sorte de fraîcheur assez réjouissante : ils étaient contents d’être là, et nous aussi. Je me suis interrogée sur le style musical que l’on pouvait affecter à cet album, sans trouver vraiment de réponse. Mais est-il besoin de mettre une étiquette sur une musique, lorsque celle-ci sait vous parler ?

Au gré des morceaux, le groupe nous mène de l’ombre à la lumière au fil des ambiances musicales, des plus sombres (J’avais cru) aux plus légères (Le printemps) en passant par une quasi berceuse (Malo, dont le jeune dédicataire se trouvait ce soir-là dans la salle) ou une magnifique ballade (Providence, où, en préambule, la chanteuse confiera au public que c’est cette chanson qui l’a décidée à rejoindre l’aventure Ad Vitam, et l’on comprend bien pourquoi à l’écoute.).

Il faut d’ailleurs noter la très belle prestation d’Isabelle Modica au chant. Déjà, s’imposer vocalement au sein de ce collectif qui ne fait pas semblant de jouer et résister à batterie de Philippe Gleizes est une performance en soi. Le faire en gardant autant de sensibilité et d’émotions, de justesse (à tous les sens du terme) dans les interprétations dénote d’un véritable talent. A cela s’ajoute une présence scénique élégante, qui s’impose sans jamais surjouer ni dans la voix ni dans l’attitude. Quand on sait, en plus, qu’elle n’est pas professionnelle, cela force le respect et l’admiration.

Coté section rythmique, impossible de faire l’impasse sur le jeu de Philippe Gleizes : expressif, tout en puissance et en vélocité, avec un « swing » très libre, il apporte tour à tour la danse ou la charge, le feu ou la subtilité. Face à cette exubérance, la basse imperturbable de Charles Lucas s’illustre comme un ancrage, sans rien céder en musicalité. Pour tout dire, l’effet de contraste entre ces deux musiciens est plutôt amusant vu du public.


Et bien sur, il y a l’âme d'Ad Vitam en la personne de son fondateur. Alternant les instruments – j’ai compté 3 guitares différentes ! il nous amène dans son univers avec beaucoup de sincérité. Les accents jazz et rock se métissent parfois résonances teintées de flamenco, expressions d’une « patte » très personnelle. Régulièrement, sa voix se joint à celle d’Isabelle, nous offrant de très jolies harmoniques, sur des mélodies ciselées (de celles qui se nichent dans votre oreille et que vous vous retrouvez à fredonner sans vous en rendre compte, les jours qui suivent...).

En plus de cette découverte des nouveaux titres, le groupe nous a proposé un morceau issu d’une précédente époque (Vallon des Auffes), adapté pour l’occasion, ainsi qu’une reprise de Brassens (Le fidèle) toute en finesse et en couleurs.

Le concert donne clairement envie de se retourner vers l’album, pour redécouvrir la palette musicale mais aussi avoir le loisir de prêter un peu plus d’attention aux paroles des chansons : dans une langue simple mais non exempte de poésie, elles expriment des sentiments et des vécus qui ne peuvent être étrangers à aucun de nous.


Mais comme la perfection n’est pas de ce monde, il faudra tout de même pointer une ombre à ce joli tableau : la rupture de stock de bière au bar du Triton dès le début de soirée, laissant le public sur sa soif à défaut de le laisser sur sa faim !

Chronique et photos couleurs : Eurydice Anahé
Photos N&B : El Memorizatör

mercredi 5 avril 2023

Weidorje repressé

Muséa vient de represser le Cd de Weidorje avec les trois titres de l'album original, dont les deux magnifiques compositions de Patrick Gauther, et les deux titres "bonus" tirés du concert de Rombas. 

Rien de nouveau donc, pour ceux qui ont déjà le CD, je dirai hélas faute de remastering ou d'ajouts. Pour les autres, c'est l'occasion de plonger dans un monument de la scène para-zeuhl des années 70, un magnifique projet collectif et un potentiel immense hélas arrivés trop tard...