Caillou : 18 Septembre, Triton, Les Lilas.
Free Human Zoo & Oiapok : 25 Septembre, Freakwhow 2026, Wurzburg.
Yochk'O Seffer Neffesh Music : 3 Octobre, Le Triton, Les Lilas.
Zeuhl forcément mais aussi autour, ailleurs et surtout libre de toutes chapelles... Vidéos, sons, archives... le meilleur est à venir... ici ! Definitely Zeuhl but all around it too, elsewhere and above all free from all clans… Videos, sounds, archives … the best is to come… here !
Caillou : 18 Septembre, Triton, Les Lilas.
Free Human Zoo & Oiapok : 25 Septembre, Freakwhow 2026, Wurzburg.
Yochk'O Seffer Neffesh Music : 3 Octobre, Le Triton, Les Lilas.
Merci à Klaus Blasquiz pour l'info.
Une interview de 2010 par Citizen Jazz Ici vous donnera quelques clés de ce personnage singulier du monde musical "RIO" français voire européen, monument musical incontournable de Nancy. J'avais été le voir dans son magasin il y a fort longtemps, bien avant internet, afin de discuter déjà de Magma et autres.
Le label Atem, c'est Univers Zéro, Art Zoyd et tant d'autres musiciens et groupes, Français ou d'ailleurs, gravitant dans la même sphère que le label belge Cramned Disc. Allez voir la discographie complète sur Discog Là.
Peu à peu, une scène alternative s'est mise en place chaperonnée, pour partie, par le Utopia de Gomelsky réactivant le concept de Rock pas Dégénéré et de ses tournées dans les MJC (Gong, Magma, Nico, Crium Delirium...). A Bordeaux ce sera Xalph, à Toulouse Potemkine, à Nantes Zig Zag, en Ile de France Eskaton et à Chaumont Carmina donc.
Faute de disque, et de documents sonores décents, le groupe est resté longtemps un objet d'attention pour quelques spécialistes. Les documents présentés ici (répétitions, studio et concert) ont une qualité correcte compte tenu de leur rareté. 3 prises de l'emblématique Hamra enregistrées sur une période d'un an et demi. L'influence de Köhntarkösz est notable mais malheureusement Carmina ne disposait pas d'un Klaus Blasquiz dans son moteur, les vocaux étant par moments assez caricaturaux. Ce sont les parties instrumentales qui s'avèrent être les plus intéressantes, de belles tourneries de claviers, des thèmes qui rentrent en tête, des chorus coltraniens assez prenants. Deux musiciens issus de la fournaise feront un joli parcours : Manuel Denizet, la batteur, longtemps aux côtés de Claude Barthelemy et Philippe Gisselmann, le sax de la première période, vu aux côtés de Y.Seffer.
Ajoutez à cela une pochette bien dans "l'esprit" de Thierry Moreau, une biographie documentée d'Aymeric Leroy et vous obtenez une parution qui jette une regard sincère et pertinent sur cette scène spécifiquement française que les aficionados, dont je suis, auront à coeur de découvrir.
Distribution : Soleil Zeuhl
Face à ce premier essai, Ardeur présente des titres plus courts, plus ramassés même si Magma reste le grand inspirateur. Fender Rhodes, chœurs féminins (mais paroles en français), basse "grondante" se conjuguent dans la grande tradition zeuhlienne. Toute réédition peut être œuvre de démystification mais force est de constater que cet album, malgré quelques jolies rides, attachantes d'ailleurs, garde un attrait certain, faisant même figure de modèle du genre. C'est joliment envoyé, avec esprit et énergie et j'avoue avoir redécouvert pas mal de nuances sonores grâce à un remastering qui a bien éclairci l'enregistrement original, le tout étant livré sur un LP blanc de belle facture. Joli bonus avec un maxi reprenant le 45 tours de 1979 et 3 titres inédits plus tardifs.
Selon nos meilleurs espions cette édition se vendrait très bien, à tel point que les 500 copies devraient partir assez vite, ce qui n'est que justice pour Alain Lebon (à quand une réédition CD ?) et Soleil Zeuhl. Je ne saurais trop vous conseiller de ne pas tarder...
En vente ICI
Sylvie Fisichella, chanteuse et choriste émérite au sein du groupe Magma depuis plusieurs années, et également coach vocal de référence, nous convie à découvrir "Takk", un album bien singulier.
Cette fin d’année 2024 aura vu la sortie du dernier album de Masal, deux ans après le précédent, Ahora. Voilà une histoire qui se déroule sur presque un demi-siècle, avec une longue parenthèse jusqu’en 2009 où le groupe se réactive pour une nouvelle série d’albums mettant à la manœuvre la famille PRAT : Jean Paul et son fils Jean. Ces 2 opus ont pour point commun, entre autres, de rassembler un vaste collectif de musiciens, ouvrant ainsi un large éventail de possibilités harmoniques.
Quelques jours avant la mise en vente officielle de l’album, Masal avait convié son public sur Bandcamp pour une écoute en live et en avant-première de son nouveau disque, intitulé Siempre,
Nous étions donc une poignée de chanceux à nous être connectés pour le découvrir ensemble et en présence de Jean Paul PRAT en personne.
Une initiative originale et heureuse qui nous a offert le luxe de partager ce moment de découverte, comme une sorte de concert privé entre « happy few ». Un tchat était disponible pendant toute la durée de la session, ce qui a permis aux uns et aux autres d'exprimer leurs ressentis et d'interagir avec le compositeur. L’accueil a été unanimement enthousiaste et c’était à la fois agréable et instructif pourvoir partager ces feedbacks.
Tout au long de l’album, on est frappés par la richesse musicale des arrangements et compositions, par la recherche et la finesse d’écriture, mais aussi certains partis pris dans le choix des instruments. C’est une musique expressive et picturale : on voit au fil des morceaux se former des images, des couleurs et des formes. La réalisation est aussi d’une grande qualité, il s’agit d’une autoproduction de très belle facture.
On remarque également le grand contraste entre la 1ère et la 2e partie de l’album. Nous avons là un « noir et blanc » assez saisissant, un fort contraste d’ambiance et d’esprit : animus et anima, feu et eau, ombre et lumière …
Ainsi, dans la première partie se retrouvent des compositions issues ou inspirées des opus des années 80, avec une belle patine de cuivres, un registre plus nerveux et plus Zeuhl. La deuxième partie fait place à des morceaux plus longs, mettant en valeur des instruments que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans ces territoires musicaux : hautbois, clarinette, flûte, mandoline ….
L’album s’ouvre ainsi sur un 1er monceau très tonique : le TGV vers le Paradis nous emmène crescendo, dans un rythme joyeux et soutenu. La guitare électrique et les cuivres s’en donnent à cœur joie, soutenus par une batterie sans faille.
Petite variante pour le morceau suivant, Feu, construit sur les boucles avec des accords répétitifs sur lesquelles s'implantent des tourneries, avec une ambiance un peu plus pesante. On reste dans cet esprit électrique augmentée de cuivres, c’est d’ailleurs le morceau de l’album où l’influence de Magma se fait sentir le plus clairement. Certains sur le tchat évoquent une « marche des géants » et c’est vrai qu’on se figure bien leur pas décidé, rappelant un peu la « marche des éléphants » de la section cuivre de certaines versions de MDK.
Après le dernier accord, nous voilà en train de changer de monde sans transition aucune ! On passe à une tout autre palette et à une tout autre énergie.
La Danse de l’eau nous transporte dans une ritournelle inspirée des musiques anciennes, où le thème est décliné et réinterprété par plusieurs instruments : clarinette, piano, flute … On entre dans l’univers de la limpidité, de la fluidité et de la légèreté. Ce n’est pas démenti par la suite, Isami déclinant sa danse gracieuse et poétique, sur une douzaine de minutes, avec une très jolie mélodie au piano. Des flots d’eau vive, le bien nommé, invite le hautbois à broder autours du piano dont l’ostinato permet à chaque instrument de raconter son histoire. Un très bel ensemble de flute et clarinette, des cuivres s’exprimant en douceur et en rondeur, puis une tonalité nostalgique qui s’invite avec la guitare, et une conclusion sur la pointe des pieds en s’effaçant petit à petit dans un écho japonisant.
D’une façon surprenante, l’album se conclut sur une reprise de La Marseillaise dans une forme de douceur jazzistique qui gomme l'aspect martial de l'hymne jusqu'à s'éloigner franchement du thème bien connu.
Au final, ce court album « deux en un » nous permet de passer un beau moment de musique, servi par une escouade de musiciens de talent. On ne saurait trop vous encourager à y glisser une oreille et à vous laisser tenter par la (re)découverte de l’ensemble de la discographie (un coup de cœur pour Vient des Quatre vents, dans cette antériorité pour ma part, mais l’ensemble mérite d’être écouté attentivement.)
Eurydice Anahë
L'album est en pré-commande sur le Bancamp du groupe ICI
On y reviendra...
Mais depuis 2009, Jean Paul Prat a réactivé le groupe avec son fils, désormais à la batterie. 4 disques ont vu le jour, en formation plus ou moins etoffée mais avec la persistence d'une signature personnelle bien caractéristique.
Alors que Masal finalise un nouvelle album, un financement participatif a été mis en place. Pour aider la groupe c'est ici que cela se passe : Cagnotte
Le groupe a, par ailleurs, un Bandcamp assez complet qui permettra aux plus curieux d'entre vous de découvrir, ou redécouvrir Masal... bandcamp
Le tout est en précommande sur le Bandcamp du groupe et c'est ICI
Rappelons que le groupe sera sur la scène parisienne du Zèbre de Belleville le 8 Mars prochain aux côtés de Free Human Zoo. On s'y retrouve ?
7 titres, formation aussi de 7 musiciens, ce chiffre 7 est décidément tenace avec la Zeuhl !!
CD édité au Mexique, alors n'ayez pas les cheveux (pour ceux qui en ont encore...) qui se dressent sur la tête en voyant le prix, le peso et le dollar ont le même signe $, mais pas le même taux de change !!
Le lien Ici pour le commander.
Si l’on ne présente plus cette salle, il est peut-être utile de dire un mot du groupe, dans sa composition actuelle. Quelques lustres après son précédent opus, Ad Vitam revient en effet sous la forme d’un trio guitare / voix / basse-batterie.
Sur l’enregistrement, c’est Philippe Gleizes qui assure la partie de basse en plus de la batterie et des percussions, mais celui-ci ne disposant pas du don d’ubiquité, le trio s’enrichit à l’occasion des concerts d’un bassiste, en la personne de Charles Lucas.
Le fil rouge de tout cela demeure Jad Ayache, créateur du groupe, compositeur et parolier, qui délaisse le piano des précédentes formules pour la guitare et le chant.
Au gré des morceaux, le groupe nous mène de l’ombre à la lumière au fil des ambiances musicales, des plus sombres (J’avais cru) aux plus légères (Le printemps) en passant par une quasi berceuse (Malo, dont le jeune dédicataire se trouvait ce soir-là dans la salle) ou une magnifique ballade (Providence, où, en préambule, la chanteuse confiera au public que c’est cette chanson qui l’a décidée à rejoindre l’aventure Ad Vitam, et l’on comprend bien pourquoi à l’écoute.).
Il faut d’ailleurs noter la très belle prestation d’Isabelle Modica au chant. Déjà, s’imposer vocalement au sein de ce collectif qui ne fait pas semblant de jouer et résister à batterie de Philippe Gleizes est une performance en soi. Le faire en gardant autant de sensibilité et d’émotions, de justesse (à tous les sens du terme) dans les interprétations dénote d’un véritable talent. A cela s’ajoute une présence scénique élégante, qui s’impose sans jamais surjouer ni dans la voix ni dans l’attitude. Quand on sait, en plus, qu’elle n’est pas professionnelle, cela force le respect et l’admiration.Coté section rythmique, impossible de faire l’impasse sur le jeu de Philippe Gleizes : expressif, tout en puissance et en vélocité, avec un « swing » très libre, il apporte tour à tour la danse ou la charge, le feu ou la subtilité. Face à cette exubérance, la basse imperturbable de Charles Lucas s’illustre comme un ancrage, sans rien céder en musicalité. Pour tout dire, l’effet de contraste entre ces deux musiciens est plutôt amusant vu du public.
En plus de cette découverte des nouveaux titres, le groupe nous a proposé un morceau issu d’une précédente époque (Vallon des Auffes), adapté pour l’occasion, ainsi qu’une reprise de Brassens (Le fidèle) toute en finesse et en couleurs.
Le concert donne clairement envie de se retourner vers l’album, pour redécouvrir la palette musicale mais aussi avoir le loisir de prêter un peu plus d’attention aux paroles des chansons : dans une langue simple mais non exempte de poésie, elles expriment des sentiments et des vécus qui ne peuvent être étrangers à aucun de nous.
Chronique et photos couleurs : Eurydice Anahé
Photos N&B : El Memorizatör
Rien de nouveau donc, pour ceux qui ont déjà le CD, je dirai hélas faute de remastering ou d'ajouts. Pour les autres, c'est l'occasion de plonger dans un monument de la scène para-zeuhl des années 70, un magnifique projet collectif et un potentiel immense hélas arrivés trop tard...