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vendredi 4 juillet 2025

"Takk" de Sylvie Fisichella : Une Odyssée Musicale Spirituelle entre Racines Nordiques, Jazz-Fusion, Rock Progressif, soul, world.

Sylvie Fisichella, chanteuse et choriste émérite au sein du groupe Magma depuis plusieurs années, et également coach vocal de référence, nous convie à découvrir "Takk", un album bien singulier.

Dès la visualisation de la pochette, une esthétique résolument nordique se dégage, notamment par l'intégration de runes, faisant écho au titre même de l'opus, "Takk", qui signifie "merci" en norvégien. Cette incrémentation linguistique est d'ailleurs profondément ancrée dans le morceau "Kaos", entièrement chanté dans cette langue, ce qui lui confère une tonalité résolument Zeuhl. Si cette orientation visuelle pourrait, de prime abord, laisser présager une incursion dans des univers musicaux plus sombres, tels que le métal ou le gothique, il n'en est rien. Cette esthétique est en réalité un hommage subtil et personnel aux racines profondes de Sylvie Fisichella, qui s'est établie en France à l'âge de dix-neuf ans.
L'intégralité des compositions est l'œuvre d'André Fisichella. Son nom est familier auprès des passionnés de rock progressif avisés, il rappellera sans doute son passé de membre de Shylock, un excellent groupe de rock progressif français emblématique des années 70. Soulignons par ailleurs la participation notable de Frédéric L'Epée, guitariste historique de Shylock, qui apporte sa touche distinctive sur les pistes 1, 3 et 7 de "Takk". Il est également important de mentionner le parcours d'André Fisichella, compositeur autodidacte en dépit d'études musicales en percussions au C.R.R. de Nice, qui fonda le musical Arion  créé en 1985 et le studio Arion d’enregistrement  en 1987. 

Musicalement, "
Takk" s'inscrit dans une approche audacieuse qui puise avec maestria dans le jazz-fusion, le rock progressif et des sonorités ethniques variées, notamment celles d'Afrique (continent où Sylvie a résidé un certain temps) ou d'influences nordiques. On y décèle des réminiscences et ancrages dans la musique soul/Tamla. Le chant de Sylvie, quant à lui, s'exprime avec aisance  en français et en anglais, norvégien explorant des tessitures vastes qui dégagent autant de force que de sensibilité, conférant une dimension  «habitée» à la richesse de l'ensemble.


Des échos lointains en filigranes se dessinent de légendes telles que "Weather Report", Wayne Shorter, Jean-Luc Ponty ou Return to Forever, Stevie Wonder, Otis Redding et les filles de la soul  le tout rehaussé d'une touche résolument rock progressif incisif. 
Ces multiples inspirations sont non seulement assimilées avec brio, mais également sublimées, créant une œuvre à la fois familière dans ses influences et profondément  fraiche, évitant de tomber dans la tentation du para Zeuhl attendu du RIO, de nombreux invités renforcent les rangs de Takk dont Thierry Eliez, Stella Vander, Morgan Agren, Robert Waechter, Jimmy Top et tous les musiciens amis (cités plus bas). 
Le véritable maître-mot de cet opus est l'émotion : "Takk" se révèle être un album dont la démarche spirituelle vise à un profond équilibre, tant dans le fond que dans la forme.
C'est un disque à découvrir absolument pour sa richesse et son originalité.


Enfin, pour les puristes et les curieux désireux d'explorer davantage cet univers, il est essentiel de (re)découvrir le merveilleux "Jafis 'Otis'", présent sur le disque "Hur! Hommage à la musique de Christian Vander" (édité par Soleil Zeuhl), un titre co-écrit par André Fisichella, Jean-Marc Jafet et Sylvie Fisichella, qui offre un aperçu supplémentaire de leur univers créatif commun.

Thierry Moreau

samedi 22 février 2025

Masal Siempre

Cette fin d’année 2024 aura vu la sortie du dernier album de Masal, deux ans après le précédent, Ahora. Voilà une histoire qui se déroule sur presque un demi-siècle, avec une longue parenthèse jusqu’en 2009 où le groupe se réactive pour une nouvelle série d’albums mettant à la manœuvre la famille PRAT : Jean Paul et son fils Jean. Ces 2 opus ont pour point commun, entre autres, de rassembler un vaste collectif de musiciens, ouvrant ainsi un large éventail de possibilités harmoniques.


Quelques jours avant la mise en vente officielle de l’album, Masal avait convié son public sur Bandcamp pour une écoute en live et en avant-première de son nouveau disque, intitulé Siempre,

Nous étions donc une poignée de chanceux à nous être connectés pour le découvrir ensemble et en présence de Jean Paul PRAT en personne.

Une initiative originale et heureuse qui nous a offert le luxe de partager ce moment de découverte, comme une sorte de concert privé entre « happy few ». Un tchat était disponible pendant toute la durée de la session, ce qui a permis aux uns et aux autres d'exprimer leurs ressentis et d'interagir avec le compositeur. L’accueil a été unanimement enthousiaste et c’était à la fois agréable et instructif pourvoir partager ces feedbacks.

Tout au long de l’album, on est frappés par la richesse musicale des arrangements et compositions, par la recherche et la finesse d’écriture, mais aussi certains partis pris dans le choix des instruments. C’est une musique expressive et picturale : on voit au fil des morceaux se former des images, des couleurs et des formes. La réalisation est aussi d’une grande qualité, il s’agit d’une autoproduction de très belle facture.

On remarque également le grand contraste entre la 1ère et la 2e partie de l’album. Nous avons là un « noir et blanc » assez saisissant, un fort contraste d’ambiance et d’esprit : animus et anima, feu et eau, ombre et lumière …


 Ainsi, dans la première partie se retrouvent des compositions issues ou inspirées des opus des années 80, avec une belle patine de cuivres, un registre plus nerveux et plus Zeuhl. La deuxième partie fait place à des morceaux plus longs, mettant en valeur des instruments que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans ces territoires musicaux : hautbois, clarinette, flûte, mandoline ….

L’album s’ouvre ainsi sur un 1er monceau très tonique : le TGV vers le Paradis nous emmène crescendo, dans un rythme joyeux et soutenu. La guitare électrique et les cuivres s’en donnent à cœur joie, soutenus par une batterie sans faille.

Petite variante pour le morceau suivant, Feu, construit sur les boucles avec des accords répétitifs sur lesquelles s'implantent des tourneries, avec une ambiance un peu plus pesante. On reste dans cet esprit électrique augmentée de cuivres, c’est d’ailleurs le morceau de l’album où l’influence de Magma se fait sentir le plus clairement. Certains sur le tchat évoquent une « marche des géants » et c’est vrai qu’on se figure bien leur pas décidé, rappelant un peu la « marche des éléphants » de la section cuivre de certaines versions de MDK.

Après le dernier accord, nous voilà en train de changer de monde sans transition aucune ! On passe à une tout autre palette et à une tout autre énergie.

La Danse de l’eau nous transporte dans une ritournelle inspirée des musiques anciennes, où le thème est décliné et réinterprété par plusieurs instruments : clarinette, piano, flute … On entre dans l’univers de la limpidité, de la fluidité et de la légèreté. Ce n’est pas démenti par la suite, Isami déclinant sa danse gracieuse et poétique, sur une douzaine de minutes, avec une très jolie mélodie au piano. Des flots d’eau vive, le bien nommé, invite le hautbois à broder autours du piano dont l’ostinato permet à chaque instrument de raconter son histoire. Un très bel ensemble de flute et clarinette, des cuivres s’exprimant en douceur et en rondeur, puis une tonalité nostalgique qui s’invite avec la guitare, et une conclusion sur la pointe des pieds en s’effaçant petit à petit dans un écho japonisant.


D’une façon surprenante, l’album se conclut sur une reprise de La Marseillaise dans une forme de douceur jazzistique qui gomme l'aspect martial de l'hymne jusqu'à s'éloigner franchement du thème bien connu.

Au final, ce court album « deux en un » nous permet de passer un beau moment de musique, servi par une escouade de musiciens de talent. On ne saurait trop vous encourager à y glisser une oreille et à vous laisser tenter par la (re)découverte de l’ensemble de la discographie (un coup de cœur pour Vient des Quatre vents, dans cette antériorité pour ma part, mais l’ensemble mérite d’être écouté attentivement.)

Eurydice Anahë


mardi 11 février 2025

Embarquez-vous avec Ubik Kaotik Orkestra

Il y a des disques qui surgissent sans qu'on ne les voie arriver. C'est le cas de ce Magik arrivé dans ma boite aux lettres grâce à l'ingénieur du son. Le groupe dispose d'un site  Ici qui est visiblement, pour le moment, le seul moyen d'obtenir le disque. Pensez donc, aucun contact ne figure sur le CD, pas de site mentionné (pourtant existant donc) pas d'email, zéro pointé en com' et c'est sacrément dommage vu les qualités de cet enregistrement.
Car UKO a de belles choses à dire dans la lignée d'une certaine scène française, celle qui a enfanté tant de propositions musicales depuis plus de 40ans...
L'ensemble, uniquement instrumental, est composé par Paul Borrelli qui assure tous les claviers dont le Fender Rhodes. Autour de lui on retrouve 6 musiciens dont beaucoup de percussions qui ne manquent pas de rappeler par moments le Gong de Pierre Moerlen. Une discrète influence magmaïenne émerge parfois, mais de façon subtile et en évitant l'excès de citation. De jolies couleurs se succèdent au cours de paysages sonores "progressifs" habilement construits. Il y a matière à découverte ici et les amateurs de sentiers de traverse devraient trouver, ici, leur compte ! 

A Découvrir ICI


lundi 11 novembre 2024

Sortie de l'album de Gorgone

Le groupe composé de Caroline Indjien, Laura Guarrato, Jimmy Top, Thomas Baudin (guitare) sous le leadership du compositeur  Alexandre Indjien (batterie et chant) vient de publier son premier disque. Il est également en écoute sur le Bandcamp du groupe et disponible en support numérique pour ceux qui veulent découvrir sa musique "progressive" chantée dans une langue fictive...

Cela se passe ICI

jeudi 7 novembre 2024

Siempre de Masal bientôt disponible


 Le nouvel album de Masal est annoncé pour le 8 Décembre. Outre Philippe Bussonnet à la basse, et Norbert Galo aux guitares, Jean Paul Prat a réuni une large formation pour des pièces composées entre 1974 et 1985. 

L'album est en pré-commande sur le Bancamp du groupe ICI 

On y reviendra...

mardi 4 juin 2024

Un prochain concert pour Anaïd le 14 Juin

Après un passage remarqué au Triton en Mars, Le groupe se produira le 14 Juin à Saint Savinien, dans le 17, en une formule en trio originale : chant, vibraphone et basse... A découvrir avec intérêt ! Et n'hésitez pas à visiter leur Chaîne You Tube, plein de bonnes choses vous y attendent ! La preuve plus bas ! 




dimanche 5 mai 2024

Masal toujours sur la brèche plus de 50 ans après

Les plus anciens d'entre nous se souviennent sans doute de la mention de ce groupe lyonnais pour jouer en première partie de la tournée de début 76 de Magma. Après ce fut un premier et longtemps unique album, qui vit le jour en 1982, avec une distribution hélas déficiente et je ne vous parle pas de la promotion quasi-inexistente... C'est grace à Muséa qui, quelque années plus tard, distribua l'album, qu'il fut enfin permis aux afficianados de découvrir la musique composée par Jean Paul Prat pour un groupe qui avait raccroché en 1986.

Mais depuis 2009, Jean Paul Prat a réactivé le groupe avec son fils, désormais à la batterie. 4 disques ont vu le jour, en formation plus ou moins etoffée mais avec la persistence d'une signature personnelle bien caractéristique.

Alors que Masal finalise un nouvelle album, un financement participatif a été mis en place. Pour aider la groupe c'est ici que cela se passe : Cagnotte

Le groupe a, par ailleurs, un Bandcamp assez complet qui permettra aux plus curieux d'entre vous de découvrir, ou redécouvrir Masal... bandcamp


vendredi 2 février 2024

Et un Rhùn de plus avant son concert parisien

Alors que le groupe avait été bien silencieux de 2013 à 2023, le voici avec une nouvelles actualité discographique. Tozzos, c'est le nom du nouveau disque, verra le jour en Mars et a été enregistré en même temps que son prédécesseur paru l'an dernier.

Le tout est en précommande sur le Bandcamp du groupe et c'est ICI

Rappelons que le groupe sera sur la scène parisienne du Zèbre de Belleville le 8 Mars prochain aux côtés de Free Human Zoo. On s'y retrouve ?


jeudi 11 janvier 2024

Le festival Soleil Zeuhl fait son retour

Souvenez-vous, en Septembre 2013 Setna, Unit Wail, Scherzoo et Neom se retrouvaient pour une soirée d'anthologie pour les autres musiques. KSZ avait un an et avait couvert l'évènement. 10 ans plus tard nous sommes toujours sur le front et outre Caillou en apéritif le 6 Mars, le festival se déclinera en deux soirées à ne pas manquer compte tenu de l'affiche : Vak, One Shot, Rhùn er Free Human Zoo. Vous avez toutes les informations ci-contre...

samedi 1 juillet 2023

Rarissime, un disque de Weidorje, live at Toulon 1978 !

Une sortie ultra confidentielle pour ce CD, 200 exemplaires seulement, il ne faut donc pas attendre Noël si vous en voulez un ! Et peut être un collector en puissance. Les 50 premières commandes auront un bonus, parut depuis le 30 juin, donc il vous reste peut être une chance de l'avoir.

7 titres, formation aussi de 7 musiciens, ce chiffre 7 est décidément tenace avec la Zeuhl !!

CD édité au Mexique, alors n'ayez pas les cheveux (pour ceux qui en ont encore...) qui se dressent sur la tête en voyant le prix, le peso et le dollar ont le même signe $, mais pas le même taux de change !!


Le lien Ici  pour le commander.

mardi 2 mai 2023

Ad Vitam a repris son chemin

Samedi 22 avril avait lieu au Triton le 1er concert de la nouvelle formule d’Ad Vitam pour présenter son dernier né : « Une Seconde Chance ».

Si l’on ne présente plus cette salle, il est peut-être utile de dire un mot du groupe, dans sa composition actuelle. Quelques lustres après son précédent opus, Ad Vitam revient en effet sous la forme d’un trio guitare / voix / basse-batterie.

Sur l’enregistrement, c’est Philippe Gleizes qui assure la partie de basse en plus de la batterie et des percussions, mais celui-ci ne disposant pas du don d’ubiquité, le trio s’enrichit à l’occasion des concerts d’un bassiste, en la personne de Charles Lucas.

Le fil rouge de tout cela demeure Jad Ayache, créateur du groupe, compositeur et parolier, qui délaisse le piano des précédentes formules pour la guitare et le chant.


C’est donc avec le goût particulier des « premières » que s’est déroulée cette soirée : premier concert de la série, lancement de l’album tout frais sorti des presses, mais aussi une première pour cette formation qui n’a pu répéter que peu de temps ensemble avant de monter sur scène. On y sentait de ce fait une émotion tangible mais également une sorte de fraîcheur assez réjouissante : ils étaient contents d’être là, et nous aussi. Je me suis interrogée sur le style musical que l’on pouvait affecter à cet album, sans trouver vraiment de réponse. Mais est-il besoin de mettre une étiquette sur une musique, lorsque celle-ci sait vous parler ?

Au gré des morceaux, le groupe nous mène de l’ombre à la lumière au fil des ambiances musicales, des plus sombres (J’avais cru) aux plus légères (Le printemps) en passant par une quasi berceuse (Malo, dont le jeune dédicataire se trouvait ce soir-là dans la salle) ou une magnifique ballade (Providence, où, en préambule, la chanteuse confiera au public que c’est cette chanson qui l’a décidée à rejoindre l’aventure Ad Vitam, et l’on comprend bien pourquoi à l’écoute.).

Il faut d’ailleurs noter la très belle prestation d’Isabelle Modica au chant. Déjà, s’imposer vocalement au sein de ce collectif qui ne fait pas semblant de jouer et résister à batterie de Philippe Gleizes est une performance en soi. Le faire en gardant autant de sensibilité et d’émotions, de justesse (à tous les sens du terme) dans les interprétations dénote d’un véritable talent. A cela s’ajoute une présence scénique élégante, qui s’impose sans jamais surjouer ni dans la voix ni dans l’attitude. Quand on sait, en plus, qu’elle n’est pas professionnelle, cela force le respect et l’admiration.

Coté section rythmique, impossible de faire l’impasse sur le jeu de Philippe Gleizes : expressif, tout en puissance et en vélocité, avec un « swing » très libre, il apporte tour à tour la danse ou la charge, le feu ou la subtilité. Face à cette exubérance, la basse imperturbable de Charles Lucas s’illustre comme un ancrage, sans rien céder en musicalité. Pour tout dire, l’effet de contraste entre ces deux musiciens est plutôt amusant vu du public.


Et bien sur, il y a l’âme d'Ad Vitam en la personne de son fondateur. Alternant les instruments – j’ai compté 3 guitares différentes ! il nous amène dans son univers avec beaucoup de sincérité. Les accents jazz et rock se métissent parfois résonances teintées de flamenco, expressions d’une « patte » très personnelle. Régulièrement, sa voix se joint à celle d’Isabelle, nous offrant de très jolies harmoniques, sur des mélodies ciselées (de celles qui se nichent dans votre oreille et que vous vous retrouvez à fredonner sans vous en rendre compte, les jours qui suivent...).

En plus de cette découverte des nouveaux titres, le groupe nous a proposé un morceau issu d’une précédente époque (Vallon des Auffes), adapté pour l’occasion, ainsi qu’une reprise de Brassens (Le fidèle) toute en finesse et en couleurs.

Le concert donne clairement envie de se retourner vers l’album, pour redécouvrir la palette musicale mais aussi avoir le loisir de prêter un peu plus d’attention aux paroles des chansons : dans une langue simple mais non exempte de poésie, elles expriment des sentiments et des vécus qui ne peuvent être étrangers à aucun de nous.


Mais comme la perfection n’est pas de ce monde, il faudra tout de même pointer une ombre à ce joli tableau : la rupture de stock de bière au bar du Triton dès le début de soirée, laissant le public sur sa soif à défaut de le laisser sur sa faim !

Chronique et photos couleurs : Eurydice Anahé
Photos N&B : El Memorizatör

mercredi 5 avril 2023

Weidorje repressé

Muséa vient de represser le Cd de Weidorje avec les trois titres de l'album original, dont les deux magnifiques compositions de Patrick Gauther, et les deux titres "bonus" tirés du concert de Rombas. 

Rien de nouveau donc, pour ceux qui ont déjà le CD, je dirai hélas faute de remastering ou d'ajouts. Pour les autres, c'est l'occasion de plonger dans un monument de la scène para-zeuhl des années 70, un magnifique projet collectif et un potentiel immense hélas arrivés trop tard...


mercredi 29 mars 2023

Des nouvelles de Rhùn avec un nouvel album pour Juin

 Il y a 10 ans, alors que KSZ était encore un poupon facétieux, nous vous avions parlé de Rhùn à l'occasion de la sortie de son premier disque. Dix années plus tard, le groupe réapparait dans une nouvelle formation où il ne subsiste que le batteur, Pierre Lebouteiller aux côtés de nouveaux membres.

Le nouvel album est disponible en pre-vente ICI 


Et une vidéo de présentation est même disponible, la voici ! 

A  suivre...


vendredi 3 mars 2023

Free Human Zoo : The Mysterious Island, entre album concept et poème symphonique

Avant de s’adresser à nos oreilles, le dernier opus de Free Human Zoo sait déjà charmer nos yeux.
Un bel objet, une couverture séduisante, d’inspiration légèrement steampunk, avec ce poisson qui nous regarde au travers d’un hublot de cuivre, comme dans une attitude de curiosité réciproque. (Une larve de poisson lune, apprend-on en explorant le livret). 
En ouvrant, changement d’ambiance, avec une fresque très colorée au dessin presque naïf qui s’étend sur les 3 volets et un texte de présentation lui aussi assez poétique. On y trouve d’un côté le CD et de l’autre un livret très soigné, mêlant textes, illustrations et photo.
On entre donc déjà par le regard dans un univers cohérent et singulier. 
L’écoute révèle une atmosphère onirique et enveloppante, par laquelle on se laisse volontiers porter. L’incipit, en voix parlée, plante le décor : un hommage à l’île Mystérieuse de Jules Verne, dont quelques passages sont également repris dans le livret. 
L’album s’ouvre d’ailleurs sur une reprise du thème du générique de la série télévisée éponyme des années 70, avec la voix de Stella. La plage suivante amorce une évolution en mode feutré vers des moments plus marqués par les accents zeuhl. 
Tantôt hypnotique, tantôt dansant, foisonnant ou épuré, apaisé ou bouillonnant, chaque morceau exprime sa personnalité sans entraver l’harmonie de l’ensemble ni trahir le fil conducteur qui nous conduit le long de ce voyage musical. 
Ma préférence va à L’essentielle ascension (très bien nommée vue la construction musicale), avec ses séquences rythmiques et ses accords obsédants sur lesquels s’élève progressivement le morceau, La splendeur du volcan, ou encore Premiers craquements qui procèdent de la même manière, mais en développant une couleur différente notamment grâce à la présence affirmée de la guitare électrique sur ce dernier. Très joli travail de mélodie aussi dans les Mouettes de l’île avec l’intervention de la flûte et des chœurs, portés comme partout ailleurs par un jeu de batterie infaillible. 
L’excipit, en voix parlée à nouveau, nous guide vers la coda qui, elle, affiche une ambiance plus aquatique et mystérieuse. 
On sort du disque comme d’une bulle, à la dernière note et pas avant, un peu comme on revient d'un voyage : avec l’envie d’y retourner.

Eurydice Anahë

lundi 23 janvier 2023

Uppsala Live 1982 : la scène bordelaise à son apogée


Si, dans les années 70, Xalph a fait figure de mythe emblématique de la scène girondine, Uppsala, power trio atypique, restera comme l'aboutissement de cette scène spécifique au Sud-Ouest où les noms de  Potemkine, Verto, Evohé ne devraient pas être sans rappeler certains souvenirs...

Uppsala avait plusieurs atouts dans son jeu : Philippe Cauvin, bien sur, principal compositeur à l'univers très personnel, on redécouvre ici quel exceptionnel guitariste électrique il fut. Ajoutez à cela une voix de haute-contre imparable, un langage imaginaire aux accents nordiques et vous commencez à comprendre l'originalité de la démarche. Avec Dany Marcombe, à la basse, le groupe disposait de solides fondations et d'un son ample et large auquel cet enregistrement rend justice, plus que sur l'album studio sorti en 1984. C'est un régal à la réécoute... Le troisième larron n'est pas en reste. Je me souviens du set de batterie de Didier Lamarque ce soir d'Octobre 1983 au Grand Parc Bordelais, un foisonnement percussif  peu courant, une sacrée puissance que l'on goûte à nouveau ici.

Uppsala c'était de sacrées individualités mais surtout une vrai projet collectif. Pour avoir croisé leur route en 1985, alors que le groupe s'interrogeait sur son orientation musicale, je me souviens de cet esprit de groupe, cette solidarité, cette humanité entre eux... On ne peut arriver à un tel niveau d'excellence sans une totale implication des participants et un immense travail.

Alors, certes, cet enregistrement n'est pas parfait, malgré tout le soin apporté par les musiciens, on est loin des standards actuels et c'est finalement heureux. Nous sommes ici à l'ère de l'analogique avec des vrais musiciens jouant sur de vrais instruments. Pour avoir eu la chance de voir le groupe un an plus tard, je retrouve ici le "son" du groupe, bien plus que dans son album studio pourtant de bonne facture. La puissance de feu du trio est vraiment impressionnante, y compris 40 ans plus tard. Le propos n'a rien perdu de son originalité, Uppsala un groupe de rock, oui... mais différent, un groupe "d'ailleurs" qui aurait mérité un tout autre destin... A noter le texte très bien documenté de Thierry Payssan (Minimum Vital) expert en musiques Uppsaliennes et Cauvinales. Toute une époque qu'il vous appartient de redécouvrir enfin.

Disponible auprès de Aqui Label (le structure de production de Post Image) et de Muséa.

vendredi 28 octobre 2022

Dans l'Entrelacs des Roses-Pierres, nouveau CD de Patrick Gauthier.

Un album de Patrick Gauthier, c'est toujours un plaisir, plaisir pas si fréquent. Et oui, difficile de sortir un disque lorsque l'on est pas dans une Major ou si l'on est pas un "majeur" dans le "buzz e ness"...

Patrick nous a gentiment fait suivre pour écoute un MP3 de cet album (tout le monde ne le fait pas...) afin de le découvrir et de vous le faire découvrir, et bien sur pour l'acheter afin de soutenir cet artiste singulier.

Sur ce disque de 7 + 4 titres (voir en bas*), nous retrouvons, au fil des titres, les fidèles Bernard Paganotti à la basse et Antoine Paganotti au chant et à la caisse claire. Ainsi que Stéphane Chausse (clarinette), Eric Mula (trompette) et Jean-Marc Welch (trombone) pour les cuivres, et au chant, nous trouvons la fidèle Isabelle Carpentier, et Véronique Perrault, Margo Corto Lucia Schreyer et Philippe Drevet. L'Entrelacs est sur le label Assaï Records et est disponible sur les sites Internet de la FNAC, Amazon ainsi que sur ledisquaire.com pour une sortie mondiale le 28 octobre.

Comme si justement écrit dans la discographie ci-dessous, des influences de Stravinsky, Bartok, Vander ou Glass sont discernables voire clairement audibles. Il n'empêche, Patrick a une sensibilité bien à lui et qui n'appartient qu'à lui, comme un fil conducteur de ses différentes, et bien trop rares, réalisations tout au long de sa carrière. Pour ceux que ne le connaissent pas ou peu, on peut y admirer tout son talent de compositeur mais aussi de pianiste au gré de ses inspirations.
Un album qui pourrait nous faire croire à une œuvre piano-voix, ce qui est vrai sur 3 morceaux, mais nous en avons un autre avec en plus une basse et deux autres avec des vents, le dernier, en fait celui qui ouvre l'album (La Petite Marche) est une composition plus orchestrale car nous trouvons des voix, cuivres, percussion, vibraphone et claviers.
Donc un album avec différentes formules mais avec une cohésion générale évidente, une fluidité de la musique, de sa musique qui coule comme un petit ruisseau dans une verte prairie de printemps ! Légèreté mais profondeur, simplicité mais émotions, tels sont les maîtres mots de cette œuvre que l'on peut écouter pour se reposer, se détendre, pour méditer, pour la mélodie, des plaisirs vrais car essentiels, ceux qui touchent l'âme et le cœur.

La photo de couverture d'un Patrick un peu raide et stricte, voudrait nous faire croire à une œuvre qui le serait alors que c'est tout autre. Des titres plutôt courts mais qui ne demandent, j'en sui persuadé, qu'à s'étirer lors de futurs concerts que l'on espère prochains. Pour lui, mais aussi pour nous !

*A noter que cet album a été enrichi de quatre titres (Estinien, Fantomas, Nathalie C. & Vilna, avec Himiko, Antoine & Bernard Paganotti ainsi qu'Isabelle Carpentier) issus de son avant dernier opus (Clinamens), sortie au Japon, à la demande de son éditeur. Nous ne pouvons que saluer cette idée car ce disque nippon n'a été distribué que lors des concerts (trop rares) ou via Internet.



dimanche 11 septembre 2022

Cruciferius ! enfin réédité

 

Avec cette réédition c'est une page d'histoire de la Pop française qui est réhabilitée. A l'origine Cruciférius Lobonz, comprenait en ses rangs un certain Christian Vander. Le groupe simplifia son nom au départ de son batteur pour l'Italie tout en intégrant François Bréant et Patrick Jean.

Après un premier 45 tours et un passage au festival d'Amougies, le groupe se dissout en 1970 suite au départ de son leader, Bernard Paganotti, pour le Japon, départ qui scelle la fin du groupe alors que son premier disque sort enfin.

52 ans après A Nice Way of Life reste un disque attachant, représentatif de l'époque mais sortant du lot grace à une certaine originalité, le vibraphone de F.Bréant, certaines discrètes influences coltraniennes...

Cette réédition est conforme au LP d'époque, y compris dans la découpe de la pochette. Aucune info complémentaire n'est ici disponible, nous sommes loin des biographies à rallonge du Muséa du début... Bon remastering du à Jean-Pascal Boffo, une édition qui remplace avantageusement le pirate apparu il y a quelques années.

Disponible ICI

mercredi 31 août 2022

Rhésus 0 joue Kobaïa en 1971

Petit post estival (remerciements à l'incontournable Mémo d'avoir découvert cette pépite...!)  

Rhésus 0, formation ayant eu en son sein Jean-Pol Asseline, joue au festival de Gigondas durant l'été 1971 une version acoustique de Kobaïa.

A découvrir !


mardi 2 août 2022

Anaïd en concert ce 19 Août au Crescendo


Bonne nouvelle estivale, nos amis d'Anaïd présenteront un nouveau repertoire à l'occasion du Festival Crescendo, à Saint Palais (17), le 19 Août à 18H. Bord de mer, été et belle musique. A ne pas rater....

samedi 30 juillet 2022

Des disques et des retours cet automne

Faut-il y voir une compensation suite à ces tristes années "Covid", plusieurs sorties d'album sont annoncées pour cet automne.

Suite à sa reformation en une formule à deux claviers, et un album live il y a quelques mois, One Shot vient d'enregistrer un nouvel opus au Triton. Sortie sur le label du même nom dans quelques semaines...

Free Human Zoo a de la suite dans les idées et son "leader", le batteur Gilles Le Rest, ne renonce pas à concrétiser sa vision musicale. Inspiré de l'Ile Mystérieuse, on retrouvera dans ce nouvel opus Alexis Delva à la guitare (tient donc...) et une certaine Stella en invitée... Le groupe propose une pré-vente de son album et il n'est pas interdit de l'aider... C'est ICI

Finissons par le plus surprenant : le retour d'Ad Vitam ! Le groupe mené par Jad Ayache s'était éteint après sa magnifique version de Morrison In The Storm sur la Compilation 'Hommage" Hamtaï. Un nouvel album vient d'être enregistré à Metz avec le renfort de Philippe Gleizes pour une sortie à l'automne sur le Label Acel distribué par Muséa.