vendredi 10 février 2023

Magma à la une de Euro Rock Press

 

Une couverture de revue, c'est possible... au Japon à l'occasion des concerts de cet automne. Quelques pages pour vous donner envie d'apprendre le japonais...





mardi 7 février 2023

Un Magma à trois temps : I Cholet

En ce mois de Février, l'équipe de KSM est sur le pont à l'occasion d'une mini tournée magmaïenne d'hiver. Et, pour cette première date, c'est à une nouvelle plume, féminine, que nous laissons l'honneur d'ouvrir le bal... 

"Par les hasards de la vie et des calendriers, j’ai eu la grande chance d’assister le 1er février au concert donné par Magma à Cholet.

Autant l’annoncer d’emblée, j’assume d’être bon public et je ne boude jamais mon plaisir lorsqu’il s’agit de Magma, n’ayant pas vu assez de leurs concerts pour en être blasée.

Première surprise, cependant : l’absence d’affiches. Ni dans Cholet, ni à Nantes, ni dans le théâtre où avait lieu le concert. C’est bien la première fois que je vois cela. Magma faisant partie de la programmation du théâtre, il faut croire que les abonnements, la comm’ sur le net et le bouche à oreilles ont suffi à remplir la salle. Une belle salle d’ailleurs, d’environ 800 places, pleine comme un œuf -ce qui fait plaisir.

Au programme de la première partie, le dernier album : Walomehndem warreï, la composition de Thierry Eliez ouvre le bal, et installe l’ambiance. Elle a pris de l’ampleur depuis Vitrolles en octobre 21, le précédent concert auquel j’avais assisté. Suivent un Hakëhn Deïs festif, Do rïn ïlï üss d’Hervé Aknin, une lumineuse Irena Balladina et Wii Melehn Tü, la composition de Simon Goubert, sans doute la pièce la plus hétéroclite de l’album.


Problèmes de son ou de retour pour les choristes pendant cette première partie ? On les voit solliciter fréquemment les techniciens, qui s’activent en arrière scène. Coté public par contre, du moins de là ou je me trouve, pas d’impact : le son est très correct, on entend bien les voix comme les instruments, et ce de manière équilibrée. Cela ne parait malheureusement pas se vérifier à tous les endroits de la salle, les rangs du fond semblant moins favorisés.

Coté lumières, les habillages bleu et rouge habituels sont de mise, mais avec quelques aménagements subtils – dans la mesure où l’éclairage Led le permet : projection du sigle de façon intermittente en fond de scène, irisations, jeu sur les couleurs complémentaires...Pas simple pour les photographes j’imagine, mais le rendu est joli.

Pour la 2e partie, nous avons la chance d’avoir Ëmëhntëhtt-Rê, que Stella présente sans le nommer comme « un classique de Magma ». Une tout autre ambiance et une joie pour moi qui n’avais jamais entendu l’œuvre en live. Le groupe nous en offre une très belle interprétation, très en place, avec des moments de profonde émotion. Rindë d’abord, et bien sûr Hhaï, le moment solaire de l’œuvre, mais pas seulement. La seconde moitié ne relâche pas la tension, voix et instruments se complètent autour de la batterie qui ne cède rien.

Encore un beau voyage musical.

Bien sûr, on pourra dire que la voix de Christian n’est plus ce qu’elle a pu être. Mais quelle présence quand même ! L’intensité et l’intention compensent les éventuelles fragilités, à la voix comme à l’instrument, et la magie opère. « La musique passe », une fois de plus.

Le public, bien qu’assez stoïque dans l’ensemble ne s’y est pas trompé : les applaudissements sont nourris à chaque césure entre les morceaux, et il offre au groupe plusieurs « standing ovation » bien méritées à la fin du concert ainsi qu’après chaque rappel.

En rappel, donc, le groupe nous offre d’abord The Night We Died, dans une interprétation qui a gagné en épure sans perdre son charme bien au contraire.

Puis ce sera Dënhdë, la perle du dernier album, que Christian présente en précisant qu’il s’agit d’une composition de Stundëhr « [mon] meilleur ami » : là aussi l’émotion est tangible. La version qui nous est donnée est de toute beauté, une Tamla Zeuhl habitée et joyeuse, dansante et pleine de vie.

A nouveau de belles réactions dans l’assemblée, auxquelles Christian répond sur le ton de l’humour -une première pour moi qui n’avais jamais eu l’occasion de le voir dialoguer et plaisanter ainsi avec son public.

En résumé, une bien belle soirée musicale, avec un Magma renouvelé qui a encore gagné en cohésion et où l’engagement de chacun se ressent dans chaque note. Grâces en soit rendues aux  musiciens qui nous ont emmenés avec eux très loin, dans cette Zeuhl aux expressions multiples mais toujours aussi puissante !"

Article : Eurydice Anahë

Photos : Memorizatör




lundi 23 janvier 2023

Uppsala Live 1982 : la scène bordelaise à son apogée


Si, dans les années 70, Xalph a fait figure de mythe emblématique de la scène girondine, Uppsala, power trio atypique, restera comme l'aboutissement de cette scène spécifique au Sud-Ouest où les noms de  Potemkine, Verto, Evohé ne devraient pas être sans rappeler certains souvenirs...

Uppsala avait plusieurs atouts dans son jeu : Philippe Cauvin, bien sur, principal compositeur à l'univers très personnel, on redécouvre ici quel exceptionnel guitariste électrique il fut. Ajoutez à cela une voix de haute-contre imparable, un langage imaginaire aux accents nordiques et vous commencez à comprendre l'originalité de la démarche. Avec Dany Marcombe, à la basse, le groupe disposait de solides fondations et d'un son ample et large auquel cet enregistrement rend justice, plus que sur l'album studio sorti en 1984. C'est un régal à la réécoute... Le troisième larron n'est pas en reste. Je me souviens du set de batterie de Didier Lamarque ce soir d'Octobre 1983 au Grand Parc Bordelais, un foisonnement percussif  peu courant, une sacrée puissance que l'on goûte à nouveau ici.

Uppsala c'était de sacrées individualités mais surtout une vrai projet collectif. Pour avoir croisé leur route en 1985, alors que le groupe s'interrogeait sur son orientation musicale, je me souviens de cet esprit de groupe, cette solidarité, cette humanité entre eux... On ne peut arriver à un tel niveau d'excellence sans une totale implication des participants et un immense travail.

Alors, certes, cet enregistrement n'est pas parfait, malgré tout le soin apporté par les musiciens, on est loin des standards actuels et c'est finalement heureux. Nous sommes ici à l'ère de l'analogique avec des vrais musiciens jouant sur de vrais instruments. Pour avoir eu la chance de voir le groupe un an plus tard, je retrouve ici le "son" du groupe, bien plus que dans son album studio pourtant de bonne facture. La puissance de feu du trio est vraiment impressionnante, y compris 40 ans plus tard. Le propos n'a rien perdu de son originalité, Uppsala un groupe de rock, oui... mais différent, un groupe "d'ailleurs" qui aurait mérité un tout autre destin... A noter le texte très bien documenté de Thierry Payssan (Minimum Vital) expert en musiques Uppsaliennes et Cauvinales. Toute une époque qu'il vous appartient de redécouvrir enfin.

Disponible auprès de Aqui Label (le structure de production de Post Image) et de Muséa.

lundi 16 janvier 2023

Quand Christian Vander fait sa radio


Samedi dernier, Christian Vander a pu, pendant une heure, partager ses envies musicales sur France Inter. De quoi avoir quelques surprises pour un exercice de style forcément un peu formaté, mais pour qui sait bien entendre...

A découvrir en cliquant sur le lien ! 

Merci à Cyrille Chaigneau pour l'info ! 


https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-radio-de/la-radio-de-du-samedi-14-janvier-2023-9799304

dimanche 15 janvier 2023

D'un rocher, l'autre

 

Après celui de Monaco et une escale à Cholet, Magma s’installera pour deux soirées au Rocher de Palmer de Cenon (33). Vendredi 3 et samedi 4 février 2023, deux soirées avec deux répertoires pour chacune. Le public du samedi soir aura le bonheur d’écouter Anaïd en première partie. Patrick Duval, le directeur artistique de Musiques de Nuit , l’association qui s’occupe de la programmation musicale du Rocher, est un fidèle de Magma. Il revient sur toutes ces années de compagnonnage. Un entretien où l’intervieweur et l’interviewé ont des calendriers approximatifs mais Magma n’est-il pas intemporel ?

Entretien réalisé par Didier Houde.


samedi 7 janvier 2023

François Causse - Yochk'o Seffer : Elektrofar

 

Y.Seffer aura 84 ans cette année. Avec un tel parcours, on pourrait s'attendre à ce que l'artiste s'efface peu à peu, pris par d'autres priorités. Mais le besoin de créer, de jouer, est sans doute le moteur de ce musicien hors des sentiers battus.
Il y a trois ans, un nouvel album de la Neffesh Music avait vu le jour comme un clin d'oeil aux années 70. Pour ce nouvel album, il retrouve le percussionniste François Causse (Ethnic Trio, Zao...) dans un dédale de sons illustrant habilement les obsessions sonores de Seffer comme une forme de synthèse d'un cheminement unique. Le travail sur les orchestrations est assez bluffant et on oublie très vite ce qui est du ressort des machines ou des humains.
Et comme deux avis valent mieux qu'un, voici ce que Thierry Moreau nous a écrit au sujet de ce disque : 


On ne présente plus François Causse et Yochk'o Seffer, du moins dans les sphères qui nous concernent. 
Elektrofar (concerto pour robots-percussionistes) revêt l'habillage de l'innovation ancré dans le sillage du fragile équilibre entre l'expérimentation, la rigueur d'intentions. 
Confronter l'homme et les machines n'est pas nouveau en soi, dans un autre registre Kraftwerk avait innové dans la mouvance électronique de Düsseldorf, mais ici on se positionne plus dans  le brouillage  de pistes, qui est qui? qui fait quoi? 
L'oreille se fait prendre au piège, est-on dans l’avant-garde jazz,  le jazz-rock, l'expérimental,  le free, musique écrite,  improvisée, programmée, aléatoire?  
Peu importe les classements. 
L'homme et les robots sont en symbiose, un duo/duel en confrontation mais ici fusionné dans une cohérence où l'homme, les hommes restent les maitres d'oeuvre. On retrouve l’assiste pianistique et la rigueur légendaire du soufflant Yochk'o Seffer, et les références à Béla Bartók (Musique pour cordes, percussion et célesta) entre autres. 
On ne peut s’empêcher de penser en résonances lointaines aux percussions de Moondog, Stomu Yamash'ta ou Karlheinz Stockhausen, Art Zoyd Studio, l’armée de robots-percussionnistes martèlent comme un seul homme cet  opus, les percussions acoustiques en  surimpressions de François causse exultent dans des soubressauts  percussifs acoustiques haletants. Le travail de François Causse est impressionnant tant par sa novation que par sa précision. 
On aura pu se dire qu'un tel disque aurait pu être ennuyeux mais non, les cordes apportent une orchestration presque hollywoodienne décalée, une musique de film possible, mais qui reste de la musique vivante et vibrante. 
(ACEL 029. Inouie distribution)

Thierry Moreau


samedi 31 décembre 2022

Roulement de tambours... et cadeau de fin d'année !


Oui, roulement de tambours au pluriel !! Pour vous remercier de votre assiduité, et avec l'accord de Seventh et Stella, un petit cadeau pour vous. 

Filmé le 30 avril dernier, le Christian Vander Trio dans une fameuse salle des Lilas, un extrait vidéo d' "Impressions" dans un moment nous laissant aussi beaucoup d'impressions, forcément bonnes.

Voila, terminons l'année en beauté et espérons un cru 2023 pour toutes et tous, d'exception !!! Peut difficilement être pire...



samedi 24 décembre 2022

Christian Vander en couverture de Magma...

Sous ce titre énigmatique, une petite tentative de recensement des couvertures de magazines par notre batteur favori, Christian Vander ou l'une de ses formations, à savoir Magma, Offering ou une formule jazz en trio, quartet... L'idée de ce petit post part de la dernière couverture en date de Batteur Magazine (merci à lui).

Les dits magazines nationaux, internationaux ou fanzines sur Magma ne sont pas légions, que ces média soient dédiés au "rock", au "jazz" ou tout simplement à la musique ou aux arts, mais pour autant, au fil des ans, on a pu y découvrir quelques couvertures "zeuhliennes". Les couvertures ne sont prises en compte que s'il y a photo, voire le sigle, pour une couverture entière ou partielle, peu importe, mais le simple nom lui n'est pas retenu. Non mais, c'est vrai, je fais comme je veux puisque c'est mon article !!! Ensuite, pas de journaux (oui, pleurés jeunes Kobaïens...), uniquement des magazines ou apparentés et enfin, pas de "fanzine" dédié à Magma, car forcément les couvertures sont presque toutes sur le thème (Ork Alarm !, Transe, Sundïa, Muzik Zeuhl ou Ascension). Pour autant, il y a certainement des oublis et autres omissions, n'hésitez donc pas à participer !!!

J'en ai recensé 48, du 20 janvier 1972 à novembre 2022. Les magazines "officiels" sont au nombre de 39 et donc par soustraction mathématique (oui, je réclame la médaille Fields...) nous en trouvons 9 du coté des fanzines. L'on peut voir, même sans lunettes à fort grossissement, que 5 magazines extra hexagonaux ont mis à la une Christian Vander ou Magma (peut être plus car il doit me manquer 1 ou 2 Euro-Rock Press sur notre sujet). Toujours ce même nombre de 5 pour les couvertures de magazines dédiées au jazz, finalement, c'est plutôt sympa. Les magazines de batterie se font une part belle, normal, avec 14 revues dont 12 rien que pour Batterie Magazine, record forcément ! Extra fut le premier magazine français "d'envergure" à mettre en avant Magma avec une très belle photo du concert de Reading pour le n°46 en septembre 1974, Best n'a jamais franchi le cap et a fini par sombrer (dans l'oubli ? dommage, il y avait de bons journalistes, dont Hervé Picard) et Rock & Folk a enfin daigné le faire, et en plus avec une photo étonnante et fort ancienne, en mars 2009 avec le n° 499.

Plus étonnant, l'on trouve le portrait de Christian Vander dans 4 revues n'ayant pas de rapport direct avec le monde de la musique, du spectacles voire des arts, intéressant non ?

Sur les 9 couvertures des fanzines, 7 sont intégralement dédiées à notre sphère zeuhlienne, alors que du coté des magazines, il y en a 27 sur les 39. Vous voyez donc sur qui l'on peut compter... Plaisanterie.

Bon, tout ceci ne vaut que si j'ai bien toutes les unes, ce qui n'est certainement pas le cas, alors vous compléterez par vous mêmes ces petites stats afin de les rendre le plus juste possible. Et c'est sans prétention non plus...

Bon réveillon de Noël !!

PS : en bas, un nouveau magazine ajouté grâce à Bruno, je vous laisse recalculer les statistiques par vous même, c'est un travail collectif !!!



Magazines 1 à 4 :  - 20-01-1972 Pop 2000 n°2   - 09-1974 Extra n°46   - 03-1977 Rock en Stock n°3   
- 01-1977 Rock'n'roll Musique n°6   
Magazines 5 à 8 :  - 09-1978 le Monde de la Musique   - 12-1980 D.I.S.C. International n°59   
- 02-1981 Jazz Hot n°381   - 10&11-1986 Batteur Magazine n°2   
Magazines 9 à 12 :  - 05-1987 Jazz Hot n°441   - 12-1987 Sono n°110   - 11-1990 Jazz Swing n°18   
- 06-1993 Marquee n°48
Magazines 13 à 16 :  - 09-1993 Batteur Magazine n°60   - 01-1991 Music Annonce n°3   
- 11au18-01-1994 Paris Espaces n°14   - 10-1995 Batteur Magazine n°83
Magazines 17 à 20 :  - 12-1996 Action n°11   - 01-2005 Batteur Magazine n°177   
- 06-2006 Oldie-Markt n°6   - 04-2007 Batteur Magazine n°202
Magazines 21 à 24 :  - 11-2008 Jazz Magazine n°597   - 11au17-02-2009 Télérama supplément n°3083   - 03-2009 Rock and Folk n°499   - 08-2009 Euro-Rock Press n°42
Magazines 25 à 28 :  - 04-2011 Batteur Magazine n°246   - 02&03-2012 Batterie Magazine n°30   
- 09-2012 Prog Magazine n°246   - été-2012 Réfléchir & Agir n°41
Magazines 29 à 32 :  - 01-2013 Batteur Magazine n°265   - Sup Dominical de la Haute Marne n°6774   - 02-2013 Batteur Magazine n°266   - 11-2013 Batteur Magazine n°274
Magazines 33 à 36 :  - 11-2015 The Wire n°381   - 11-2016 Batteur Magazine n°306   
- 04-2019 Batteur Magazine n°332   - 07-2019 Jazz Magazine n°718
Magazines 37 à 39 :  - 10&11-2019 Batterie Magazine n°171   - 03à05-2020 Egypte, Afrique & Orient n°97   - 11&12-2022 Batteur Magazine n°358

Fanzines 1 à 4 :  - 15-01-1976, Atem n°2   - 02&03-1976, Tartempion n°9   
- 10&11-1976, Tartempion HS1   - 09-1981, Notes n°2 & 3   
Fanzines 5 à 9 :  - 07-1985, Notes n°18   - 07&08-1988, La Grenouille Etourdie n°9   
- 04-2004, Koid9 n°49   - 05-2010, Traverses n°28   
- 06-2012, Les Petites Nouvelles n°2

Magazines 1 à 4

Magazines 5 à 8

Magazines 9 à 12

Magazines 13 à 16







Magazines 17 à 20

Magazines 21 à 23

Magazines 24 à 27

Magazines 28 à 31

Magazines 32 à 35

Magazines 36 à 38



























Fanzines 1 à 4

Fanzines 5 à 9























mardi 20 décembre 2022

Anaïd : une première partie et un nouveau disque

Anaïd aura l'honneur de jouer en première partie de Magma le Samedi 4 Février prochain au Rocher de Palmer à Cenon (33). 

Un bonheur n'arrivant jamais seul, le groupe finalise son prochain album que vous pouvez toujours financer en participant à cette belle aventure ICI 

Et en cadeau un petit teaser....


dimanche 18 décembre 2022

Nouvelle vidéo de Magma, Montreux 1972

Un document vidéo vient d'apparaitre sur YouTube. C'est rare, c'est bien court, 2m32s, le public est plus filmé que les musiciens et ça laisse un goût de ... "on en aurait bien voulu plus !". Mais bon, ne gâchons pas notre plaisir, c'est toujours mieux que rien. Et peut être que ça augure d'un futur document plus long, allez savoir...


Villeneuve (Suisse), le 24 juin 1972, plage de la Piscine, festival international de jazz de Montreux, STOAH, extrait du premier album.


Photo n&  de Dany Ginoux, celle extraite de la vidéo par Thierry Moreau, doc YouTube exhumé par Jay Korber (mais qui est-il donc ?!!?).





samedi 17 décembre 2022

Oiapok se découvre

 

Oiapok vient de publier sonr premier disque, un drôle d'OVNI entre scène progressive et musique du monde pour un résultat très séduisant. Histoire de changer un peu, nous avons demandé à notre ami Thierry Moreau de nous confier ses impressions...


Dans le marasme des productions formatées et de l’abondance des Bandcamp, on se réjouit de sorties originales loin des styles dominants, si le rock progressif actuel a parfois des parfums de rock régressif, Oiapok arrive avec un opus d'une grand fraicheur dont le nom "Oiapok" est un néologisme, un croisement entre le fleuve guyanais Oyapock, berceau des aventuriers sans peur, et la ceinture de l’astéroïde Chariclo, Oiapoque, dont l'orbite croise celle des planètes externes du système solaire . Entre la Guyane et le Brésil, l'Oyapock est un endroit sauvage, passionnant et dangereux. C’est un lieu d’exploration pour les téméraires ». 

Les racines musicales de Oiapok oscillent entre les musiques du monde venant du Brésil, africaines, afro-cubaines par le prisme de l'utilisation de harpe, xylophone-vibraphone, cuivres, basse, batterie, guitare, chant), mais aussi du rock progressif et du jazz fusion, immédiatement je pense au groupe de Pierre Moerlen's Gong/Mireille Bauer, Mimi Lorenzini Orchestra, voire Mike Oldfield ou Camel en plus planant, il y a des réminiscences et clins d'oeil lointains à Frank Zappa, Hatfield and the North, Flora Purim pour le chant de Mélanie Gerber, Hermeto Pascoal, Oregon, Deleyaman, Full Circle. La virtuosité des musiciens sert la musique et ne cède pas à la démonstration comme cela se présente souvent. L'album nous embarque vers des contrées positives immersives à la prise de conscience écologique mondiale, un voyage onirique qui me fait penser aux espaces tropicaux sublimés de Midori Takada (Midori Takada - Mr. Henri Rousseau's Dream) ou de Jon Hassell dans la forme esthétique. Udi Koomran que l'on connait pour ses mastering est de la partie, beau travail du son. Pour le coup la notion de fusion porte bien son nom tant les incrémentations sont homogènes. 

Un plaisir a ne pas rater dans ce monde anxiogène. 

Etienne Agard : Trombone Fréderic Durrmann: Trombone, whistling Mélanie Gerber: vocals Guillaume Gravelin: Harp Clarissa Imperatore : Xylophone, Vibraphone, Flutes, Percussions Udi Koomran : Mastering Matthieu Lenormand : Drums Valentin Sylvain Metz: Guitars, Mix Pierre Wawrzyniak : Composition, Bass 


 https://oiapok.bandcamp.com/album/oisol-n-first-album-release-autumn-2022

jeudi 15 décembre 2022

Le Trio au Triton samedi 10 décembre, Les Lilas

En ce 10 décembre, la température est bien froide, mais une chose est sure, cela ne va pas durer. Et oui, avec ce Christian Vander Trio, c'est toujours la canicule, le thermomètre s'enflamme !!
Bon, revenons sur ce concert de manière un peu plus chronologique. Votre serviteur n'étant jamais en retard, pour ce jour c'était 17h00 et déjà quelques spectateurs, pas beaucoup, 4 ou 5. Ca parle dedans et dehors et justement, dedans, arrive Didier Hébrard, installateur et régleur hors pair de batterie de combat. Il est bientôt suivi par Emmanuel Grimonprez, venu se réchauffer à l'aide de café noir. Nous échangeons quelques mots et je les laisse dans leur conversation. Les minutes passent et c'est au tour de Christian de pointer le bout de ses baguettes, ou plutôt de ses tiges, et d'en griller une dehors. La lumière attirant les papillons, et Christian étant un passionné passionnant, je me dirige tout naturellement vers l'extérieur. Conversations diverses, Monaco (voir Ici quelques infos tirées de cette conversation), les Ferrari de Monaco, Ferrari enfin ses Ferrari et sa passion pour cette marque, ses expériences sur circuit auto... 
Le public arrive, gentiment mais surement, à coups de klaxon (à moins que ce ne fut pour une autre raison...). Triton et Vander obligent, quelques visages connus d'inconnus ou ou d'ancien d'Offering (Claude Lamamy). Afin de vous faire de biens belles photos (oui je m'auto congratule) et donc être bien placé au premier rang face batterie, je m'éclipse très tôt vers la porte de la salle 1. Ouverture de l'antre à 20h15 et découverte d'une salle bien fraiche. Merci aux Macron et Lemaire pour ces résolutions à vous glacer un pingouin mais comme la soirée va faire fondre tout cela... D'autant plus que le concert est annoncé complet, avec public debout un soir de concurrence footballistique avec équipe de France et pour du non Magma, c'est plutôt plaisant et encourageant !!

Autre surprise, quelques très jeunes spectateurs, 8-10 ans et pré-ados, c'est plutôt rare en concert de jazz et beaucoup moins en version Magma, mais en tout cas c'est plaisant de voir des chevelures non grisonnantes et bien présentes ! Attente dans la bonne humeur et les discutailles puis tamisage de lumière pour annoncer l'arrivée du Trio vers 20h45.



Le concert est indiqué sur le site du Triton comme étant en vue d'un album avec un répertoire renouvelé. Pas forcément si sûr car j'en ai parlé avec Christian Vander et Emmanuel Grimonprez avant le concert et pour différentes raisons, ce n'est qu'un projet et non une certitude. D'autre part, il serait co-édité par le Triton et Seventh mais distribué par Seventh (et sans doute sur place au Triton). Donc, la seule certitude, c'était de les voir ce 10 décembre, la suite n'ayant pas la même assurance. 



Pour info, il sera possible ou d'attendre ou de se consoler, le concert ayant été filmé devrait être disponible en VOD sur le site du Triton en début d'année, février voire mars. C'est déjà ça !

Passons au concert lui même, objet du post et de votre curiosité exacerbée !
Triton salle 1, bien fraiche vous ai-je dit plus haut et complète. Le concert n'a duré qu'environ 1h10 et en un seul set, avec un rappel, le deuxième n'ayant pas eu lieu, applaudissements trop frêles sans doute...
Je ne connais pas la ou les raisons pour ces choix (durée et 1 set) mais néanmoins, au détour d'une conversation entendue entre C Vander, JP Vivante et d'autres après le concert, ce serait une volonté du Triton tout comme le fait que ce soit en un seul jet. Certes Christian disait que ce n'était pas un problème pour lui cette durée mais qu'il (le Trio) manquait encore de certains repères et d'habitudes sur le premier morceau pour le rendre plus fluide. Ceci explique peut être cela.
Et justement, les morceaux ce sont enchainés de la manière suivante (titres et ordre d'après la feuille de route posée sur la batterie) : 
- Partie 123
- Body and Soul
- The Coaster
- Lonnie's Lament
- Naima
- Impressions
- rappel : Equinox

Tous ces titres sont joués régulièrement, en avril 2022 par exemple, par contre le premier, dont je ne sais si le titre est correct, est une œuvre d'Emmanuel Borghi et lui est pour ce Trio une réelle nouveauté. Vous vous doutez, et à juste titre, que c'est de lui qu'il est question et, en plus d'être tout nouveau dans le répertoire, ce morceau a été écourté. Ce qui n'était pas forcément à la demande de son auteur...

En tout cas, inutile de dire que le concert fut fort, intense, puissant, un solo de contrebasse au début du concert et un de batterie sur la fin, et l'ami Christian, il en a encore beaucoup dans les biceps...! Un public bien plus chaud que la température d'accueil, ce qui n'était pas difficile.

Alors voila ce que je pouvais vous dire sur cette soirée, qui aurait, elle aussi, méritée d'envahir les Champs Elysées.



lundi 12 décembre 2022

MAJ (petit) retour sur le concert de Monaco

Et oui petit, même tout petit car nous n'y étions pas et nous n'avons pu ni le voir ni l'entendre car non autorisè à l'enregistrement. Bien, mais il reste tout de même Facebook (entre autres) où les commentaires ne manquent pas et même deux tout petits extraits vidéos, qui finalement font plus baver qu'autre chose de n'avoir pu faire partie du public !!!

Le lieu, opéra Garnier de Monte Carlo, ça en jette quand même. Bien, le prince actuel est un passionné de longue date de Magma, cela a du grandement participer à cette programmation, et qu'il en soit remercié. 

Patrick Thubaut a eu l'aimable gentillesse de me communiquer le programme et l'on peut dire qu'il est quelque peu surprenant. Jugez en par vous même : 

Piano + voix : Zess (intro), Tilim M'Dohm, I Must Return.

Groupe : K.A. 1, Hakëhn Deïss.

Groupe + orchestre :Ehn Deïss, Ëmëhntëhtt-Rê, The Night we Died.

Plutôt pas mal. Non, plutôt vraiment formidable, et que des retours positifs et enflammés. Mais pourquoi ni vous ni nous n'y étions; La vie est injuste...

Photo aimablement autorisée à être publiée par Kamal Bahloul, et bien sûr de lui !


PS MAJ : Samedi soir, dans les couloirs du Triton, quelques infos communiquées par Christian lui-même, c'est vous dire s'il fallait les ajouter. Tout d'abord, lorsque Christian s'est retrouvé seul (+ le piano) sur scène pour Ehn Deïss, il a eu une forme de stress ou d'appréhension d'être là avec l'orchestre qui finalement s'est dissipée de suite. La raison en est que, avec le groupe, ils ont l'habitude de jouer ensemble et de s'autoriser quelques "facéties" mais là, pas possible avec l'orchestre, il fallait que ce soit réglé comme du papier musique, pas d'écart aussi infime soit-il. Rigueur de la musique classique et de ses règles. Et justement, tous les musiciens de l'orchestre de Monaco sont venus individuellement remercier Christian à la fin du concert, et certains lui ont dit avoir pleurer d'émotion sur ce titre. Alors là...! Enfin, le Prince, grand amateur de Magma depuis très longtemps, ne devait être présent que peu de temps dans sa loge, mais finalement il est resté tout le temp, au moins pour la partie groupe-orchestre. Quant on aime et que c'est bon, on reste !! Et pour finir, Christian, Simon et le chef d'orchestre sont restés à discuter jusqu'à 6h00 du mat. Le courant est très bien passé. On en doutait pas.

jeudi 8 décembre 2022

Cartel des magazines pour Kãrtëhl !

Oui, quelques magazines ont chroniqué le dernier né de Magma, Kãrtëhl. Nous vous les offrons en cette période de fêtes et d'augmentation du coût de la vie mais pas de celle des salaires et pensions. Faut pas exagérer quand même... Bon, le mieux serait d'acheter ces magazines, mais si par hasard vous étiez un peu à court ces temps-ci, vous pouvez toujours les avoir ici. Certes, nous ne publions jamais les articles, que des petites chroniques ou infos diverses. Il faut aussi soutenir la presse qui parle de Magma ou Vander, évidente évidence...

Rock & Folk

Pour commencer, Rock & Folk, pas vraiment sur le disque mais plutôt sur le concert des Folies Bergère. Mais puisque c'était la présentation de l'album, hop, on vous l'intègre ! Il s'agit du numéro 664 de décembre 2022. 

Ensuite, une première chronique, tirée du numéro 754 (et oui !) de Jazz Magazine de novembre dernier. 
Encore, celle de Batterie Magazine, 196 de novembre également. 
Egalement, le 7 octobre, sur le site Rolling Stone.
Pour finir (provisoirement) cette série, celle de Prog Mag, éditée en anglais et sur le Net. Vous pourrez noter au passage que seuls nos amis Anglais ont correctement écrit le titre de l'album, Kãrtëhl, les autres ont des difficultés de problèmes (sic)...
Je ne doute pas que Batteur Magazine et d'autres ont ou vont publier les leurs, alors ouvrez les yeux (et les oreilles).

Batterie Mag
Jazz Mag



Prog Mag

Rolling Stone